Archives de janvier, 2015

Dans la vraie vie qu’elle est vachement plus moche et triste et dégueulasse que sur les internets, y’a des trucs qui me hérissent méchamment le poil. Féministe inter-sectionnelle et non hétérosexuelle, je suis au taquet sur pas mal de sujets sensibles.

Genre les meurtres de jeunes noirs aux States environ toutes les 2 semaines par des flics blancs.

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Le slutshaming en vogue sur les sites populaires à la 9Gerbe et compagnie.

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La grossophobie ambiante dans les magasins de fringues hors spécialisés.anigif_enhanced-buzz-703-1385146154-36

Les gens incapables de respecter les pronoms choisis par les transexuels/agenders.

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Les chiottes dégueulasses qui servent de bouche à Christine Boutin.

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Etc, etc.

A mes yeux, la communauté « rock/métal » est plutôt masculine et souvent ouvertement misogyne. J’ai été bousculée volontairement à de nombreuses reprises dans des concerts parce que j’avais le malheur d’être une meuf seule avec un sac à l’épaule, trop rigolaule. On m’a déjà tripoté en douce. On se fout de ta gueule.

Ça fantasme allègrement sur les meufs « alternatives » et autres suicide girls en mini-jupe/résilles, mais IRL, t’es une grosse chaudasse et de surcroît une sale fake si tu peux pas donner tous les line-up du groupe dans l’ordre chronologique.

 

Bref, pour une communauté qui se revendique souvent comme discriminée du lycée au marché du travail, y’a un peu BEAUCOUP de taf à faire sur pas mal de points.

Alors que certaines icônes du rock, vénérées par les fans hardcore comme par les lycéens qui découvrent petit à petit ce que cette musique peut offrir, ont méchamment ouvert leurs gueules sur le sujet. Je vais donc me lancer dans une série d’articles sur les Social Justice Rockers, des gens qu’ils sont biens.

Prenez-en de la graine.

 

  • Kurt Cobain

Aaaaahh, Nirvana. Mes années lycée. J’ai toujours un vieux t-shirt tout pourrave XXL bouffé par les trous que je ne jetterais pour rien au monde. On avait trop la pouquette sur Smells Like Teen Spirit et on badait bien sa race sur Something In The Way.

Kurt Cobain, papa du grunge, membre du Club 27 qui a eu l’impolitesse de mourir le jour de mon premier anniversaire, a toujours été profondément féministe et ne s’est jamais caché au sujet des robes qu’il aimait porter.

On ne retient que son addiction, les affres de sa dépression, et sa mort aux circonstances plus que douteuses. Alors que dans la série Social Justice Warriors, ce mec était une perle.

Dans cette vidéo, vous pouvez le voir interrompre la chanson, se lever, et aller défendre une fan qui se faisait emmerder par un mec dans le public, avec une jolie humiliation verbale (désolée pour la qualité) :

 

La chanson Polly traite du viol, et voici un écrit à ce sujet issu de ses journaux personnels:

"C'est comme à l'école, il y avait une classe où on allait, et ils apprenaient aux filles comment se préparer au viol et quand on regardait dehors, on voyait les mecs jouer au foot et on se disait, "c'est à eux qu'il faut apprendre à ne pas violer"."

« C’est comme à l’école, il y avait une classe où on allait, et ils apprenaient aux filles comment se préparer au viol et quand on regardait dehors, on voyait les mecs jouer au foot et on se disait, « c’est à eux qu’il faut apprendre à ne pas violer ». »

 

Il militait également contre le racisme et l’homophobie de manière très active. Ce texte provient de la version américaine de l’album Incesticide :

« At this point I have a request for our fans. If any of you in any way hate homosexuals, people of different color, or women, please do this one favor for us – leave us the fuck alone! Don’t come to our shows and don’t buy our records. Last year, a girl was raped by two wastes of sperm and eggs while they sang the lyrics to our song Polly I have a hard time carrying on knowing there are plankton like that in our audience. »

« Maintenant j’ai une requête pour nos fans. Si l’un d’entre vous hait les homosexuels, les gens de couleur différente, ou les femmes, s’il vous plait faites-nous une faveur – foutez-nous la paix! Ne venez pas à nos concerts et n’achetez pas nos disques. L’année dernière, une fille a été violée par deux résidus de sperme et d’œufs qui chantaient les paroles de notre chanson Polly. J’ai beaucoup de mal à continuer en sachant qu’il y a ce genre de plancton dans notre public. »

Cobain était également en guerre ouverte avec les Guns’n’Roses dont il ne supportait pas l’intolérance.

Nirvana a donné un concert dans un événement contre la Measure 9, mesure homophobe aux USA. Un môme les a abordé en leur conseillant de se réconcilier avec les Guns. Réponse sans appel :

« No, kid, you’re really wrong. Those people are total sexist jerks, and the reason we’re playing this show is to fight homophobia in a real small way. The guy is a fucking sexist and a racist and a homophobe, and you can’t be on his side and be on our side. I’m sorry that I have to divide this up like this, but it’s something you can’t ignore. »

« Non, gamin, tu te trompes vraiment. Ces gens sont des connards sexistes, et si nous faisons ce concert c’est pour lutter contre l’homophobie d’une petite manière. Ce mec est un putain de sexiste et un raciste et un homophobe, et tu ne peux être dans son camp et dans le notre. Désolé de devoir faire une telle division, mais c’est quelque chose que tu ne peux pas ignorer.« 

 

Toujours contre le racisme (journal) :

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« J’aime bien le confort apporté en sachant que les Afro-Américains ont créé le Rock’nRoll, alors qu’ils n’ont été récompensé pour leur succès que lorsqu’ils se conforment aux standards de l’homme blanc. J’aime bien le confort apporté en sachant qu’encore une fois, les Afro-Américains sont la seule race à avoir apporté une nouvelle forme de musique à cette décennie (ie hip hop/rap). »

 

Et toc.

Cobain s’est aussi beaucoup interrogé sur son orientation et son identité sexuelles, comme dans cet extrait d’interview de  1993 pour The Advocate.

« – Because people thought you were gay and you had gay friends, did you ever wonder if you might be gay?

– Yeah, absolutely. See I’ve always wanted male friends that I could be real intimate with and talk about important things with and be as affectionate with that person as I would be with a girl. Throughout my life, I’ve always been really close with girls and made friends with girls. And I’ve always been a really sickly, feminine person anyhow, so I thought I was gay for a while because I didn’t find any of the girls in my high school attractive at all… So I thought I would try to be gay for a while, but I’m just more sexually attracted to women. But I’m really glad that I found a few gay friends, because it totally saved me from becoming a monk or something. »

« – Vous vous êtes déjà demandé si vous étiez gay, vu que beaucoup de gens le pensent et que vous avez des amis gays?

– Ouais, tout à fait. Vous voyez, j’ai toujours voulu avoir des amis hommes avec qui je pourrais être très intime et parler de choses importantes et être aussi affectueux avec eux qu’avec une fille. Au cours de ma vie, j’ai été très proche de filles et je me suis fait des amies. Et j’ai toujours été une personne extrêmement féminine, donc j’ai pensé que j’étais gay pendant un temps car je ne trouvais aucune fille du lycée attirante… Donc j’ai pensé que je pourrais essayer d’être gay quelques temps, mais je suis juste plus attiré sexuellement par les femmes. Mais je suis heureux de m’être fait des amis gays, ça m’a complètement empêché de devenir moine ou un truc comme ça.« 

 

Au final, il se définissait plutôt comme bisexuel :

« I’m definitely gay in spirit, and I probably could be bisexual… If I wouldn’t have found Courtney, I probably would have carried on with a bisexual lifestyle. »

« Je suis définitivement gay dans l’esprit, et je pourrais probablement être bisexuel… Si je n’avais pas trouvé Courtney, j’aurais probablement adopté un style de vie bisexuel.« 

 

Enfin, tiré d’un autre de ses journaux :

I am not gay, although I wish I were, just to piss off homophobes

Je ne suis pas gay, mais j’aimerais l’être, juste pour faire chier les homophobes.

 

Rebelle anti-conformiste au sujet des codes sociaux genrés, genderfluid, transexuelle/agender qui s’ignorait? Beaucoup de citations données en interview font s’interroger les fans.

« I definitely feel closer to the feminine side of the human being than I do the male – or the American idea of what a male is supposed to be. Just watch a beer commercial and you’ll see what I mean. »

« Je me sens définitivement plus proche du côté féminin de l’être humain que du côté masculin – ou de l’idée américaine de ce qu’un homme doit être. Regardez une pub de bière, vous verrez ce que je veux dire. »

 

Pour ce qui est des robes…

« My transvestite period. The only reason I wear a dress is because it’s comfortable and I look pretty. But I’ve got a new thing now. Every once in a while I wear an inflatable love doll. I cut the hands and feet off, slit the back and climb inside.“
« Ma période travesti. La seule raison pour laquelle je porte une robe c’est parce que c’est confortable et je me sens joli. Mais j’ai un nouveau truc. De temps en temps je porte une poupée gonflable. Je coupe les mains et les pieds, j’ouvre le dos et je rentre dedans. »
Impossible pour moi de trouver plus d’infos sur la dernière partie de la citation, donc je ne saurais dire s’il s’agit d’une blague pour se foutre de l’interviewer ou si c’est vrai.
En bref, Kurt Cobain n’était pas juste un rebelle de la life, un junkie, l’un de nos héros d’adolescence. C’était un militant impliqué sur tous les fronts, en plein questionnement sur sa sexualité, qui n’a jamais eu honte de ce qu’il était/pouvait être et souhaitait ardemment que chacun puisse faire de même.
Sur ce je vais m’écouter le MTV Unplugged en boucle pendant 4h.
Sources :
  • Extraits de ses journaux intimes publiés dans Journals (éditions Riverhead). Je suis à peu près certaine que Camion Noir avait publié un livre similaire, mais je ne le retrouve pas sur leur site. Vous n’aurez aucun mal à vous procurer un bouquin reprenant ses écrits personnels cependant, ça vend bien les mots des malheureux.
  • Extraits d’interviews données pour la presse. Il vous faudra être anglophone la majeure partie du temps pour pouvoir les lire en intégralité sur le net, même si certaines, comme celle-ci, proposent une traduction complète.
  • Le Wikipédia anglais propose pas mal de liens intéressants sur d’autres aspects de sa vie (encore une fois, pour anglophones).
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Dans la Rockosphere, on trouve de tout… Les classiques, hardrock, glamrock, deathmetal, hardcore et bien d’autres… Également, plein de groupes qui s’invente un genre comme modern death technic metal, indus hardcore post-rock, hardcore mélodique givré, sandwich à la mayo et papier chiotte… Ah non, ça, c’est ma liste de course.
Et puis, il y a la fusion, qui consiste à mixer deux genres totalement opposés, un peu comme For Minor ou Body Count. Et puis, il y a Human Vacuum.

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Humain Vacuum, c’est un groupe étrange, taré, complètement retourné, qui ne sait pas ce qu’il veut, mais qui au final nous offre un cocktail explosif servi dans une bétonneuse et remué à grands coups de foreuse géante… J’ai une image sale en tête maintenant ! Bref, ce groupe nous sort leur premier album qui vient tout juste de sortir du four, Enter The Playground.
Human Vacuum, c’est donc un groupe sérieux… Ou pas. C’est un truc hybride, fusion entre de gros bourrins metalleux, de belles paroles, un rappeur qui passait dans le coin, pas mal d’inspi et de belles grosses pépites en termes d’humour. Ils sont parisiens et déjà sur Human Vacuum depuis 2009. Ils sont quatre, Aurélien au chant, accompagné par les vocalises de Baptiste, qui sait aussi gratter sa guitare et faire du sample, Alexandre à la batterie et enfin, Wojtek (que tu prononces « Voïtek », mea culpa du podcast #10) à la batterie.

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Vous l’aurez compris, Human Vacuum pousse le vice carrément plus loin qu’un simple groupe de fusion ! Le groupe à un phrasé très rap, un flow rapide qui coule dans ton canal auditif (comme dans Néo, l’un des titres de l’album), puis il va complètement changer pour une bonne voix bien métalleuse, sceamer à se faire péter les cordes vocales. La compo part en couille elle aussi, dans le bon sens du terme hein… Le groupe arrive à commencer un morceau de façon lounge avant de se barrer dans un riff à la sauce hardcore et finir sur une compo un peu dub… Human Vacuum, c’est un peu la schizophrénie de la musique, qui ne se pose pas et qui tape dans tout ce qui est bon autour !
En inspi, ils me font vachement pensée à du System Of A Down sur Unicorns Represent, l’un des morceaux de l’album. Eh oui… On parle de licornes… Ou encore du Lofofora sur Les gens qui parlent seuls… Ah ouais, je ne vous ai pas dit… Ils chantent en anglais et en frenchie !

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Enter The Playground c’est le premier album du groupe, avec 12 morceaux dont deux accompagnés par des guests. L’album est enregistré, produit, et mixé au studio Zoé Von H. C’est rempli d’humour et ça vous donnera sûrement une patate d’enfer. Bon ce n’est pas parfait non plus, le changement brusque de langue et de compo pourrait en rebuter certains, mais ce groupe mérite au moins une écoute, ça s‘amuse derrière et ça nous est offert avec plaisir !

Human Vacuum à l’Euromusicfest (Bracciano, Italie, le 3 août 2012)

Pour les news récentes, le groupe a passé la première poul du tremplin Headbang Contest pour une place pour le Motocultor. Février 2015 pour le deuxième tour, on leur souhaite tout le courage !

En attendant, le groupe à mis sont album sur son bandcamp et y’a toute les infos sur www.humanvacuum.net. L’occas’ de découvrir un très très bon groupe de fusion en rentrant ce soir à la maison… Et en plus, y’a des licornes !

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On recap’ :

Quatrième épisode de nos vidéos du dimanche, de quoi laver tes oreilles durant le petit déj’ et te réveiller après la cuite du samedi. Allez on commence, soyez attentif les enfants !

1. Shake Out, 17 Seconds Left
30 second to Mars, 5 seconds of summer… Tant de secondes perdues comparées à 17 Seconds Left, qui nous propose un morceau plein d’amour et de tendresse à grand coup de « Shut up bitch ! ». Shake Out est le premier morceau du second EP du groupe, à paraitre courant 2015 !

 

2. Let’s Not Keep In Touch, Retox
Parce que nous aussi, on à le droit d’être aussi vénèr que Greg Puciato de The Dillinger Escape Plan, qui s’invite dans le nouveau clip de Retox.

 

3. Cardiac Forest, Death Medical
Aujourd’hui, Death Medical vous fait découvrir comment votre corps réagit lors d’une séance de sport, tout en death metal bien évidemment !

 

4. Dragon & Where Is My Mind, Bandit
Issu de son premier EP, la demoiselle qui se cache derrière la voix de Bandit a fait découvrir son univers via un bon nom de vidéo. Entre Dragon et une reprise de Where Is My Mind, vous avez le choix pour découvrir sa douceur.

 

5. Enemigo, Xibalba
Un petit hardcore qui tache bien avec Xibalba qui nous sort un nouveau clip, Enemigo. On est jamais assez méchant le dimanche !

 

6. Mashup Frozen, Devin Townsend
Tu prends Frozen (La reine des neiges quoi) et tu lui ajoutes Devin Townsend, voila ce que ça donne !

 

7. Unforgettable
Le skate, longboard et autres, ça peu être dangereux… Un virage trop serré, une bagnole qui déboule ou juste le karma… Alors voila une petite vidéo avec plein de fails dedans.

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Magnolia est le dixième album studio du groupe. All the Wars, sont prédécesseur, avait mis la barre très haut. Et, heureusement pour nous, Magnolia reste dans la même lignée, autant en terme de sonorités que de qualité. La recette reste la même : des morceaux relativement courts, ce qui reste rare dans le genre, à la fois accessibles, accrocheurs et sophistiqués, quelques touches de mélancolie, et une bonne dose d’énergie. La voix de Bruce Soord, meilleure que jamais, nous offre un discours authentique, une ambiance intimiste et accentue notre sentiment de pénétrer au cœur d’un univers sombre, mais toutefois porteur d’espoir.

Bien que les influences « prog » se fassent encore sentir, difficile de coller cette étiquette à Magnolia, penchant tantôt vers une pop énergique, tantôt vers un rock « heavy ». Bond, qui ferme l’album, est certainement le seul morceau du disque à rappeler le passé du groupe grâce à ses passages atmosphériques et hypnotiques, caractéristiques de nos voleurs d’ananas.

On peut reprocher à Magnolia d’être quelque peu inconstant. Bien que nous offrant des titres merveilleusement bien orchestrés tels que Alone at the Sea, un titre pêchu, rythmé et agrémenté de quelques touches électro, Season’s Past et ses envolées mélancoliques, Don’t Tell Me et sa montée en puissance qui prend aux tripes, Sense of Fear, titre à la construction intéressante, qui n’est pas sans nous rappeler les compositions de Muse, ou encore l’enivrant The One you Left to Die, d’autres titres auront plus de mal à convaincre. En tant que single et morceau d’ouverture, Simple as That et ses guitares agressives peut paraître un peu simpliste, et From Me vient littéralement casser le rythme de l’album. Enfin, Coming Home, A Loneliness et Breathe (qui nous fera une fois de plus penser à Muse !) restent objectivement de bons morceaux si on les considère de manière isolée, mais font pale figure parmi le reste. Question de contraste perceptif, très certainement.

 

 

Bien qu’irrégulier, Magnolia reste un album de qualité, que l’on appréciera autant en fond musical qu’en écoute plus attentive. Il s’inscrit de manière logique dans l’évolution musicale du groupe. Les arrangements renforcent les atmosphères et donnent, en plus de la voix colorée de Bruce Soord, cet aspect palpable à la musique. On notera aussi que la dynamique de cet album semble parfaite pour le live. Bref, encore une belle réussite pour The Pineapple Thief.

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Last.fm : http://www.lastfm.fr/music/The+Pineapple+Thief?ac=the%20pinea

Facebook : https://www.facebook.com/thepineapplethief?ref=ts&fref=ts

Twitter : https://twitter.com/pineapplethief

Site Internet : http://pineapplethief.com/

Le weekend du 12 & 13 décembre dernier, L’Oreille Qui Traîne nous proposait son Marathon Fest : 2 soirées, 10 groupes à passer, le tout dans leur salle située rive gauche de Rouen, en association avec Emergence et Postghost Records..

J’ai donc bravé ma toux de tuberculeuse, la pluie normande et les relous du métro pour accompagner Baha lors de cet évènement pour vous proposer un live report à 4 mains.

12/12/14

  • La salle

L’Oreille Qui Traîne est une toute petite salle comme je les aime, intimiste, avec un petit bar aux prix carrément chouettes et des tables réservées au merch. L’une d’entre elles propose un beau stock de CD, vinyles, et même cassettes dans lequel on peut trifouiller à loisir. Il n’y a pas encore grand monde, mais on se sent bien, on pose nos culs sur des chaises après y avoir empilé nos affaires et on trinque au bon déroulement de la soirée avant d’aller recevoir les groupes.

  • Android Vegas [Death Metal Indus, Rouen]

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Baha

Qui ne connait pas Android Vegas sur Rouen (celui qui lève le doigt dégage de la salle), l’un des pionniers de l’indus rouennais avec Noein (pour ne citer qu’eux). Découvert il y a quelques années, puis dans la cave du Gibier (il s’en passe des choses dans cette cave), au cœur du Théâtre du P’tit Ouest avec Noein et enfin à l’Oreille, ce soir-là. C’est l’occas’ également de chopper leur EP pour pas cher, afin de supporter l’un de nos groupes les plus connu de Rouen, avec Noein, Drenaï et j’en passe…

Pour en revenir à l’Oreille, le groupe lancera la première soirée et remuera doucement les spectateurs blasés par le taff, les cours, la vie quoi… Après tout, si on est ici, c’est pour se défouler, se prendre une bonne part de cake dans la tronche et être avec des gens qui, comme moi ou Squid, avons envie de passer un bon moment. Ça headbang doucement sur un indus maitrisé teinté d’une voix forte. Les lutins de Squid s’éclatent dessus en plein milieu du set. La soirée commence bien, pourtant… Pourtant !

Il y a un truc qui manque à Android Vegas, un je-ne-sais-quoi qui empêche le groupe d’avoir une vraie part de personnalité. Ça sonne trop « random » dans leurs compos et le synthé présent sur scène est vite oublié. On ne peut pas nier le talent des musiciens, ni qu’il s’agit de leur premier EP, mais même si j’ai passé un très bon moment pour cette ouverture, ça ne restera pas mémorable.

Squid

Je les ai déjà vus au Gibier de Potence en octobre, et j’avais bien kiffé ma race. Ils avaient la pouquette, on headbangait joyeusement avec les copains, bref, j’étais contente de les voir attaquer la soirée.

Pour l’anecdote, la bouille du chanteur et ses intonations me font clairement penser à Till Lindemann. Ce qui déclenche d’office pas mal de choses dans ma culotte. Je sais, c’est vous emmener très loin dans mon intimité mais Baha voulait que je commente sur le monsieur vu que j’ai pu dire un ou deux trucs sales pendant le concert à ce sujet. Voilà voilà.

Sinon, pour ce qui est du live : ils font le nécessaire pour chauffer le public, comme tant de premières parties avant eux, et les têtes bougent même si l’ambiance n’est pas à son maximum. Les lutins du premier rang par contre sont déjà à fond, à headbanger bien comme il faut collés devant le chanteur, qui interagit avec eux de manière tout à fait sympatoche.

Mais niveau présence scénique, je reste sur ma faim quand je compare à leur prestation au Gibier de Potence, où je les avais trouvé bien plus pêchus. Je trouve aussi, pour avoir réécouté par la suite, que le synthé avait tendance à se faire un peu oublier, ce qui est dommage.

Vous pouvez les retrouver ici et les écouter .

 

  • The Fourth Is Bearded [Massive Post Hardcore/Stoner, Le Havre]

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Baha

Aie… Je n’ai rien contre le post, mais il y a un truc à ne pas faire… Ne jamais, JAMAIS, mettre du post en plein milieu d’une soirée. Android Vegas avait réussi à donner le ton, The Fourth is Bearded calmera les ardeurs. Après quelques échanges avec quelques membres bénévoles de l’Oreille, on apprendra que ce choix est surtout stratégique pour le groupe, qui nous vient du Havre et qui avait tout de même un bout de route à faire.

J’ai beau avoir commencé la critique sur un ton plutôt négatif, il n’en est rien du groupe ! J’ai appris à aimé le post avec les découvertes de Tenta ou encore avec ce que me propose Postghost Records. Je dois vous avouer que The Fourth Is Bearded tourne pas mal dans ma playlist maintenant.

Les gars ont une certaine présence sur scène, ils se montrent, prouvent qu’ils savent ce qu’ils font. Je me surprendrai à plusieurs reprises à fermer les yeux pour me laisser couler dans leur posthardcore.

Un petit regret quand même, mais des moindres. Je ne sais pas si c‘est dû à une certaine timidité ou juste sa personnalité, mais le chanteur qui a pourtant une certaine présence sur scène, se contentera de dire que quelques mots dans le micro, du bout des lèvres, un simple « merci » qui sera presque inaudible… Bah peu importe, leur set était plaisant et je serais ravi de les revoir sur scène, mais dans un concert uniquement post…

Squid

On enchaîne avec ce groupe au son nettement post-rock venu de chez moi (LH RPZ sisi (pardon)), qui cite comme références principales Cult Of Luna, Neurosis et Caspian (mais sans s’y limiter, précisent-ils).

Si tu veux encore une anecdote débile sur le chanteur, il me fait vaguement penser à l’un de mes cousins 10 ans plus tôt.

Pas de folie dans le public ; on écoute calmement en suivant la batterie, on se laisse porter. Quelques samples interviennent sur les morceaux, ce que j’aime beaucoup. Cependant, Baha et moi partageons le même avis : il est dommage que du post joue en deuxième. Mais après Android Vegas qui a cherché à chauffer le public, The Fourth Is Bearded le calme, ce qui nous fait espérer que les groupes suivants n’en pâtiront pas s’ils sont punchy. Et personnellement, j’aurais sans doute plus apprécié leur prestation en fin de soirée, après le rush, histoire de redescendre en douceur et de savourer davantage.

Cependant, le public est plus nombreux. Ah, ces gens qui arrivent à la bourre en festoche…

Ils sont et vous pouvez écouter leur titre Winter Sun ici.

 

  • Lost Pagan [Hardcore Marécageux, Amiens]

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Baha

Je n’ai pas accroché à l’écoute de leur bandcamp, j’étais plus sur le groupe suivant (Tetchiot Krov) et c’est là mon erreur. Il y a vraiment un fossé entre l’écoute sur le net et les voir sur scène, te foutre une claque dans ta tronche tout en te disant «c’est du bon ça ! ».

Originaire d’Amiens, le groupe nous a offert un core sombre, aux mélodies lourdes et avec une voix d’outre-tombe. D’ailleurs le chanteur semble être totalement ailleurs, parti dans un univers que seul lui connait et le transmet à la salle avec le set de leur premier album.

Dans la salle, l’ambiance revient et la fureur de certains se libère dans le pit. Un homme-crabe passe par la, sans aucun rapport et on se tape une bonne banquette du core de Lost Pagan. Ça nous permet de nous préparer pour la suite !

Squid

Et « teinté de noirceur métallique » d’après leur bandcamp.

Le chanteur frétille, les musiciens sont dedans, l’ambiance redécolle sans problème après la douce parenthèse de The Fourth Is Bearded. Les lutins caracolent au premier rang, et se lancent même dans des pogos pour le moins sujets à débat (quand une demi-douzaine de personnes prend un espace de 2 fois la taille de mon salon pour se mettre sur la gueule véner tu te poses quelques petites questions quant à leur respect d’autrui, mais je ferais sûrement un article à part entière là-dessus).

On a la pouquette, on se dandine aussi bien qu’on puisse se dandiner dans un fest métalleux, on apprécie carrément l’énergie du groupe, très communicative. Le public est donc bien chaud pour accueillir le dernier groupe, que Baha et moi attendions avec une curiosité grandissante.

Ces messieurs sont  et tu peux acheter leur album et écouter un extrait ici.

 

  • Tetchiot Krov [Russian Death Metal, Rouen]

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Baha

T’imagine même pas la patate que j’ai eu lors de ce concert. L’un des seuls groupes que j’ai eu le temps d’écouter en amont avant le fest et celui que j’attendais le plus pour cette soirée. Tetchiot Krov, un death métal russe fait par des Rouennais pour « la gloire de la mère patrie ».

Une session de 45min d’un death metal bien technique et franchement plaisant (je n’accroche quasi pas au death, c’est donc rare de me voir prendre mon pied sur ce genre). Malgré sa voix qui déconne (et encore, moi je n’ai pas vu la différence), le chanteur à la trique, descend dans la fosse, joue avec le public et reste dans son rôle toute le set.

Tecthiot Krov conclura parfaitement cette première soirée du marathon, offrant même par la, l’occasion d’avoir un avant-goût du lendemain !

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C’est chapka sur le crâne et faucille en main que le chanteur démarre pour un cours de death metal communiste. Le grand final, blague sur Boris Yeltsin comprise (malgré les plaintes des lutins qui crient leur peine car ils ignorent qui est ce monsieur (sans déconner cliquez le lien c’est mon fou rire du soir)). On nous prévient que le chanteur a la voix niquée depuis le début de semaine, mais la prestation reste à la hauteur de nos attentes.

C’est cool, ça passe crème, on en redemande même. Le public est au maximum, à slammer contre un fond de Jack Daniel’s, la fosse à nouveau dangereuse pour quiconque ne souhaite pas recevoir des tatanes un peu trop enthousiastes et même berceau d’un authentique homme-crabe tellement à donf qu’on ne peut qu’avoir la banane.

On s’éclate, on se quitte en se fendant la gueule, et on a hâte de voir ce que la soirée du lendemain nous réserve.

Ces cocos sont ici et tu peux les écouter .

 

13/12/14

 

  • Murder Sermon [Horror Hardore, Rouen]

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Baha

H&C horror show venu de Rouen, c’est le plat d’entrée pour cette seconde soirée du marathon et on tape fort avec Murder Sermon. Premier constat, y’a plus de monde au rendez-vous, la fosse prend ses premiers pogos de la soirée et le groupe met déjà le feu sur scène. Quoi de mieux pour commencer la nuit ?

Bon, je n’accroche pas à Murder Sermon, la voix me rebute un peu et l’univers ne m’invite pas à entrer (ou alors c’est moi qui reste sur le pas de la porte), mais je ne peux pas nier que le groupe à pas mal travailler sur lui-même, la compo est fluide, on comprend la voix du chanteur et leur set est varié.

La salle est chaude au bout d’une quinzaine de minutes, on peut passer à la suite, en espérant que le groupe suivant ne soufflera pas le froid comme la soirée passée.

Squid

Je précise de suite que je n’ai aucune légitimité pour donner un avis objectif car… je n’aime pas le hardcore.

Rien à faire, j’accroche pas. Du coup je me sens plutôt mal placée pour critiquer, que ce soit en positif ou en négatif, quelque chose que je ne connais pas et ne suis de toute façon pas capable d’apprécier à sa juste valeur.

Voilà qui est dit.

Pour attaquer cette soirée, c’est Murder Sermon, un groupe local dont l’EP est en cours d’enregistrement.

Il y a plus de monde que la veille, et l’ambiance chauffe aussi plus rapidement. On retrouve nos lutins maléfiques et intenables qui sautent partout. Il y a de l’ambiance, ça se bouge, il fait déjà presque trop chaud. Une belle mise en jambe qui se fera avec moins de difficultés que la veille.

Retrouvez-les sur leur facebook.

 

  • A Rising Hand For Elijah [Metal/Hardcore/Progressive, Louviers]

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Baha

OK, claque dans ma gueule…

A Rising Hand For Elijah, c’est un groupe de metalcore dopé aux amphet’, survitaminé et maintenu en éveil constant par de la caféine en intraveineuse. Tu as deviné tout seul champion, mais ce groupe est l’une de mes grosses surprises et découvertes de la soirée.

Murder Sermon avait posé les fondations, A Rising Hand For Elijah y mettra les murs, le plafond, les chiottes et les rideaux (pourquoi les rideaux ? On s’en fout). Inspiré par des groupes comme Architects, August Burns Red ou Viatrophy encore. Sinon, sur scène, ça donne quoi ? Bah les ptits gars  s’amusent comme des fous en restant pro, le chanteur est dans son trip et ça, c’est du bon. Le set nous en balance plein les mirettes. C’est du core clair, avec une compo bien maitrisée, autant plaisant à l’écoute que dans le pogo. En plus, leurs trois premiers titres sont dispo gratuitement sur leur bandcamp si tu veux t’y essayer.

N’empêche, grosse surprise au bout du compte, c’était leur premier concert sur scène. Sur le coup, je me dis que ce groupe mérite un putain de coup de projecteur sur eux et je leur souhaite de poursuivre leurs aventures !

Squid

Comme l’a souligné le patron, première prestation sur scène, même si chaque membre a déjà joué auparavant. J’ai plus apprécié que Murder Sermon, à titre personnel, mais je ne saurais pas m’expliquer exactement.

Enfin, je suis plus sensible à la voix du chanteur, certes, mais quant à savoir le reste du pourquoi, je suis moi-même sur la touche. Je trouve également leurs titres studio plutôt chouettes, même si on reste loin de mon registre (pourtant bien random et wtf). Je me laisse porter par le groupe, j’ai le sourire et la pouquette.

Ils sont  et tu peux les écouter ici.

 

  • Nasty Toaster [Modern Hardcore/Metal, Rouen/Le Havre]

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Baha

Allez, ça continue ! Nasty Toaster est un groupe qui virevolte pas mal sur Rouen et Le Havre, qu’on retrouve souvent sur scène et qui s’est déjà bien fait connaitre. Autant dire que c’est de la qualité, leur prestation pour cette soirée sera à la hauteur de leur réputation.

Le grille-pain infernal balance sans complexe son hardcore/modern métal avec un chanteur qui bondit sur scène, qui se roule par terre et qui profite de son public. C’est cool, ça claque bien, un gars tente un slam et se mange le sol, ça sera le gros LOL de la soirée ! Le set se poursuit, brutal et implacable, Nasty Toaster retourne la tête des spectateurs et certains marchent « littéralement » au plafond lors des slams.

Mais ce qu’on ressent surtout, c’est que Nasty Toaster, outre son professionnalisme, prépare la scène pour le groupe suivant. Les musicos enchainent les morceaux, ne laissant aucun répit à la salle et la fait chauffer à blanc. Lorsqu’ils arrêteront, l’odeur de sueur se fait sentir et la vibration qui secoue tes os est encore la, bien présente, en attendant de ressortir pour le clou du spectacle.

Squid

Encore du hardcore, décidément, cette soirée n’est pas la mienne!

Des problèmes de dos assez violents m’empêcheront de profiter du concert de toutes façons. J’ai passé le set assise derrière la foule, ce qui ne permet pas vraiment de kiffer.

Je ne peux donc que vous conseiller de vous fier à l’avis de Baha.

Leur page ici, leur bandcamp .

 

  • Noein [Cyber Metal, Rouen]

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Baha

On le savait un peu avant le marathon, c’était la dernière de Jenni, la chanteuse du groupe Noein, l’un des autres piliers du métal indus de Rouen, alors quoi de mieux qu’une dernière danse à l’Oreille pour conclure cette belle aventure ?

C’est dans cette esprit que le groupe s’est installé sur scène avant de balancer la sauce Noein : des riffs rapides, saccadés, puissants, une batterie qui cogne au rythme du cœur d’un petit vieux en train de copuler, agrémentant une compo sombre, mécanique, le tout servant de tapis rouge à la voix de Jenni, une voix forte, brutale et sombre qui colle parfaitement avec le thème de Noein (clonage, corporation… Bref, le futur sale).

Le set du groupe dura un peu plus que prévu, il faut bien conclure cette page en beauté et le groupe s’en donnera à fond ! La dernière fois que je les ai vus, c’était au concert dans le théâtre le P’tit Ouest et je peux dire que leur passage a été le meilleur que j’ai vu du groupe.

Au final, Jenni quitte le groupe pour de nouvelles aventures et c’est sur une belle photo que le concert de Noein se termine.

Squid

Groupe rouennais qu’on ne présente plus, Noein était bien entendu LA tête d’affiche de ce festival, et pour cause : c’est le dernier concert avec leur chanteuse actuelle, qui quitte le groupe pour raisons personnelles. Ils sont attendu de pied ferme, le nom Jenny est hurlé à tire-larigot, et les gens sont transis dès que Noein débarque. C’est la folie, ça hurle, ça fait même une pyramide de cheerleaders (POURQUOI) qui sera dégagée assez violemment par une demoiselle (merci mille fois).

Cette prestation de Noein, c’est la première pour moi, et je me sens un peu exclue de débarquer à the end of an era. Ma première et ma dernière avec Jenny comme chanteuse, donc.

Anybref, qu’est-ce que ça vaut en live aux yeux d’une noob? C’est bon, c’est très bon, la voix est puissante, les zikos mènent un train d’enfer, ça sent la sueur et les cheveux dans la gueule. Mon dos soulagé par la station assise pendant Nasty Toaster, je kiffe bien, je sautillerais presque, prise dans la chaleur de la fosse et du groupe dont l’enthousiasme est putain de communicatif.

J’aurais vraiment raté quelque chose si je n’avais pu assister à ce concert.

Leur facebook et leur site officiel.

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Malheureusement, la fatigue et le dos pourri aidant, nous ne pourrons assister à la performance des 2 derniers groupes. Je ne doute pas qu’ils ont été à la hauteur pour reprendre la scène après l’explosion Noein, et souhaite de tout cœur pouvoir les applaudir rapidement.

 

  • Alors ? Heureuse…

 

Baha

Notre premier report se termine sur le départ de Jenni, mais également sur une putain de bonne soirée de fin d’année, qui nous a permis de découvrir de nombreux groupes et de retravailler avec l’Oreille qui traîne.

Premier report et on voit nos lacunes, nos manques…C’était plus un entrainement pour moi, afin de voir ou nous pourrions aller la prochaine fois ! Les fêtes de fin d’année nous ayant retardés, on espère que ce report vous a rappelé de bon souvenir, à contrario, de découvrir d’excellents groupes et de vous donner envie de traîner l’oreille à l’Oreille (ahaha, jeu de mot pourri, j’ai honte !).

Merci à l’équipe de L’Oreille qui traîne, Postghost records et Émergence records pour leurs invitations et leur sympathie, aux groupes pour la soirée et à Fabien Giraud pour les photos de la seconde soirée ! Les autres photos viennent des FB des groupes.

Et enfin, merci à Squid d’avoir bravé fièrement ses douleurs et d’être venu taffer avec moi !