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Stoned pebble night – ITW The Fur

Samedi, à l’occasion du Stoned Pebble Night organisé par Nek-Ros à Dieppe, j’ai eu l’occasion de faire une interview pour la tou-toute première fois (ce qui ne serait pas arrivé si le taulier savait parler un broc d’anglais (mais comme c’était vachement cool une fois la panique et la peur de voir mes dons linguistiques disparaître en fumée passées c’est pas grave)).

The Fur donc, un trio de stoner psyché instru, venu tout droit des Flandres.

 

C’est dans les loges, à côté des gâteaux, des m’n’ms et des odeurs d’herbes aromatiques fleurant bon l’Europe un peu plus au nord que je taille le bout de gras avec le groupe : Elias, le batteur à la bouille de petit bézo, Jens Hugo, le guitariste à la main bousillée par un nerf problématique et Theli, le bassiste qui est le seul à avoir l’air d’avoir dépassé les 20 ans.

The Fur a débuté il y a environ 4 ans comme beaucoup de rêves d’ados, me raconte Elias :

On avait, quoi, 18-19 ans, nous jouions juste de la guitare et de la batterie dans son garage [celui de Jens Hugo], avec une batterie électrique pourrie et du matos très naze.

C’est grâce à un postier qu’ils rencontreront Theli, à la recherche d’un groupe. Le nom du groupe viendra d’un quiproquo au sujet d’une vidéo youtube…

Theli : La vidéo qu’ils m’ont montré, The Fur

Elias : En vrai c’était le nom de la chanson, pas du groupe. Le groupe devait s’appeler Zazawie mais il a inversé les 2 dans sa tête ! Puis finalement on s’est dit qu’en fait, The Fur… C’est pas si mal après tout !

Le choix du stoner s’est fait naturellement via leurs influences musicales, type Color Haze. Ils se sont tout de suite décidé pour de l’instrumental, principalement parce que c’est ce qu’ils écoutent le plus, et aussi parce d’après Theli, « aucun de nous ne sait chanter!« .

Ils disent devoir beaucoup à Idealus Maximus, un groupe également originaire de Ghent. Elias :

Ce sont des amis proches, ils nous ont emmené sur scène avec eux quand on a commencé. On joue beaucoup avec eux et ce sont vraiment des modèles pour nous. Ce sont de supers potes et c’est un super groupe.

Chez The Fur, tout est DIY, enregistrement compris. Mais même si cette méthode a son charme, ils ne sont pas contre l’idée de travailler avec un label.

Jens Hugo : Un label serait très intéressant, notamment parce qu’on voudrait sortir l’album en vinyle, mais c’est super cher à faire soi-même… On joue souvent gratuitement aussi.

Theli : Du coup ça coûte aussi cher de se déplacer, ça a coûté cher de venir [en France], donc on peut pas vraiment économiser…

Elias : Un label serait vraiment cool. On est ouvert aux bonnes propositions !

Donc, à tous les labels susceptibles de me lire, traînez une oreille sur leur bandcamp et ne vous refusez pas le plaisir d’un putain de bon petit groupe tel que The Fur!

Bien qu’ayant joué en Hollande auparavant, ce n’est que leur deuxième date en France. Contents de leur show à Lille la veille, « bonne ambiance, gens super sympas, bon public« , ils attendent du Stoned Pebble Night de s’éclater et espèrent y voir beaucoup de monde.

Ils partagent la scène avec Brain Pyramid, qu’ils ont tout juste rencontrés avant l’interview.

Jens Hugo : On préfère juger les groupes sur les performances live… On préfère la surprise!

Pas de projets particuliers pour les mois à venir, si ce n’est l’envie de tourner plus à l’étranger, notamment en Allemagne. Ils ont également prévu un weekend à Amsterdam…

Cadeau bonus : le live d’une chanson absente de l’album!

Je suivrai personnellement leur avancée avec beaucoup d’intérêt.

Vous aurez l’occasion d’avoir mon avis détaillé sur leur musique dans le livereport du Stoned Pebble Night, mais sachez juste que ces mecs ont déjà une maturité musicale assez exceptionnelle et que je n’ai pas eu besoin de leurs « flipbooks » d’astronaute pour me retrouver à planer au milieu des petits-gris.

Merci encore à eux de nous avoir accordé leur première interview chez les français!

Retrouvez leur interview en anglais en intégralité sur le soundcloud de Rock’in’Radio.

Des liens, plein de liens:

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Il y a des découvertes parfois qui ont une belle histoire, plus qu’une bande de potes répétant dans une cave sombre et humide (et où il se passe des trucs très…. hum… sales). Il existe de ces groupes qui sortent de l’ordinaire juste parce que l’intro de leurs belles histoires est digne d’un roman. C’est donc l’histoire de Larmor Light.

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Pour la petite histoire, ce n’est pas Rock’in Radio qui à découvert Larmor Light, mais le groupe qui s’est présenté à nous. Continuez comme ça, on aime les surprises !

Enfin, pas CE genre de surprise…

Venu de Dieppe, Larmor Light nous offre donc une belle histoire, plusieurs années de créations, d’idées et d’inspiration, le tout compilé dans un objet que les ados ne connaissent sûrement pas aujourd’hui : la cassette audio.
Nous sommes à l’époque du « vintage : c’est chic », même moi je me cherche un lecteur cassette pour faire comme Starlord. Pourtant ce n’est pas le sujet, il faut remonter aux années 90’ pour voir la genèse du projet Larmor Light.
Larmor Light, c’est avant tout le bébé de Reynald Lynden, musicien dont les inspirations grunge et rock alternatif nous emmènent de Kurt Cobain et son célèbre groupe Nirvana à Soundgarden, autant dire que les 90’ sont à l’honneur !
Pour en revenir à la cassette audio, c’est dedans qu’a pris forme The Linden Trees Tapes, nom évoquant le quartier dans lequel il a grandi. Recueil de ses premières ébauches, The Linden Trees Tapes est devenu un EP dispo sur Soundcloud pour la version mp3 et sur CD pour la version matérielle, le tout chez CD1D et le label Nek-Ros, label tout-atout dont j’aurai plaisir à vous en reparler bien plus tard.

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On va continuer de parler un peu de ce projet qu’est The Linden Trees Tapes, qui rassemble donc Reynald Lynden (guitare, vocale) Jean-Pierre Lecarpentier (batteur) Thomas Danger (basse) et Philgui (guitare). C’est en 2011, après avoir vogué de projet en projet (notamment un groupe de heavy metal) que le besoin de revenir aux racines se fait sentir. Avec ses nouvelles influences, Reynald a remis au goût du jour ses premières créations.
Nest of Viper semble avoir un impact particulier pour notre chanteur (vous pouvez d’ores et déjà en savoir plus via l’ITW en fin d’article !), titre qui est le fer de lance de l’EP. Direct, franc, punk, voilà quelques mots pour décrire ce titre, un peu comme l’EP il faut dire. À savoir que ce titre a fait son apparition sur une radio… Brésilienne ! En effet, le chanteur a réussi à se faire découvrir sur Kativa FM !


Fine, premier titre de l’EP nous balance dans la mêlée sans nous demander notre avis, alors que All But A Saint, beaucoup plus calme, nous emporte dans une belle balade sur accords de guitare folk et, dernier exemple, Leave After The Rain retombe dans cette ambiance très 90s’ empreint d’une certaine inspiration du groupe Nirvana, avec ce côté lancinant, avant de prendre de la vitesse, devenant plus agressif.
Bon à savoir, Larmor Light, c’est également deux projets, l’un solo avec Reynald et l’autre, avec le groupe. On pourra voir Reynald en solo très prochainement et on pourra discuter de ce projet avec lui !
The Linden Trees Tapes dispo gratuitement sur soundcloud ou 5€ version Cd via CD1D, vous avez les liens justes en dessous ! Dire que tout ça a commencé dans une simple K7 audio.

On recap’