Hot Rod Bastards + Spring Taste + Sticky Boys, Le Crooner [12 mars, Rouen]

Publié: 18 mars 2015 par Squideleiev dans Live Reports, Musique
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[Les photos du concert seront ajoutées à l’article dès leur parution sur le site du Crooner, avec autorisation du photographe.]

 

On dirait pas mais s’improviser baby-sitter, ça peut avoir des avantages. Comme, au pif, être invitée au concert d’une tête d’affiche du Hellfest parce que tu gardes le môme du batteur du premier groupe de la soirée.

Oui, tu peux m’envier très fort.

C’était également l’occasion pour moi de foutre les pattes pour la première fois dans une boîte de Rouen… et d’y constater les problèmes d’organisation.

Règle numéro 1 de n’importe quel concert digne de ce nom : ça ne commencera pas à l’heure. Le temps mort est l’occaz rêvée pour choper sa première conso avant que le comptoir ne soit assiégé, de boujouter les copains qu’on croise, de fumer sa clope, yadda yadda.

Sauf qu’au Crooner, pour un concert censé débuter à 20h30, nous avons eu l’autorisation d’entrer à… 20h37. Rien de foncièrement dramatique en soi, hein, mais poireauter 20 minutes dans le froid normand, ça n’a jamais été mon hobby de prédilection. Et je n’étais pas la seule à râler. Au final, le temps de saluer et de prendre une bière et le concert est déjà enquillé. Soit.

Tu sais ce qui est aussi très rigolo dans un concert rock en boîte? La tronche des videurs.

Tu sais ce qui est vachement moins rigolo? Se faire presser dehors pendant 5 minutes parce qu’on veut faire rentrer la « vraie » clientèle du local. Impossible de retrouver les gens pour une éventuelle after, ou de finir son verre tranquillou. Il faut sortir, affronter le raz de marée de fringants clubbers brique de jus d’orange en main en train de se foutre de la gueule du public qui s’en va. Niveau amabilité du staff, on repassera.

Quant à la salle en elle-même, elle est petite, comme la scène, mais présente un avantage assez cool : quand tu sors cloper, t’as pas les oreilles bouchées.

Anybref, j’ai suffisamment râlé, place au concert en tant que tel!

 

  • Hot Rod Bastards [Hard Rock’n’Blues]

Le show s’ouvre donc sur le groupe de mon patron, qui m’avait déjà fait écouté des morceaux enregistrés à l’arrache en répèt’.  C’était également leur première scène, bien que chaque membre du trio ait déjà sa propre expérience au sein d’autres groupes, y compris Ricky Dozen.

Trio classique basse/guitare/batterie, les Hot Rod Bastards nous envoient du rock énergique, 100% pouquette. Tous ont la grosse banane, interagissent beaucoup avec le public, et la sauce prend immédiatement. On ne peut que sourire et avoir envie de se dandiner sur les riffs efficaces, les minauderies rockab’ du chanteur, les accents de blues qui ponctuent les morceaux.

La technique est calée, le public conquis, on ne peut qu’applaudir le premier live de ce groupe encore tout jeune qui ramènera sa tronche sur les planches du McDaid’s (Le Havre 76600 sisi rpz) le 8 mai.

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  • Spring Taste [Rock alternatif]

Encore une sorte de première ici, puisque c’était le premier véritable concert du groupe avec leur nouveau guitariste rythmique. Les gars sont 5, rouennais, et n’en sont pas à leur coup d’essai, existant en tant que tel depuis 2011 et avec un EP sorti en 2013. D’ailleurs, il semblerait que le public ait été agrandi par une certaine fanbase.

J’ai moyennement accroché. La voix du chanteur n’était pas à mon goût, et il m’a semblé que ça manquait un peu d’énergie. Le jeu est également calé et le public suit sans aucun problème, c’est juste mes goûts qui m’ont ici fait défaut. Cependant, j’étais plus emballée par la dernière chanson du set (compo du nouveau gratteux), qui m’a semblé avoir la pouquette qu’il manquait au reste du show.

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  • Sticky Boys [Rock’n’Roll]

Tête d’affiche du concert et pour la première fois programmés au Hellfest, les gars de Sticky Boys déboulent en chemisette en jean, shorts, cheveux longs et baskets pour foutre le feu à la salle. A peine leur set commencé, ça pogote, ça slam, ça s’éclate dans le public. Ils sont généreux, drôles, sans prétention, et l’enthousiasme de chaque personne présente dans la boîte est communicatif.

Leur nusique respire l’insouciance de mes années lycée-punkette-rebelle-de-la-life, et c’est avec une certaine nostalgie que je me laisse aller à leurs hymnes au rock’n’roll, aux perfectos customisés et à la bière. Une reprise de I Fought The Law me fera me replonger dans la discographie des Clash dès le lendemain matin.

Vu l’ambiance qu’ils ont réussi à lancer dans le public, je ne doute pas que leur show au Hellfest cet été soit un carton plein. C’est l’esprit du festoche, après tout : la camaraderie, la déconnade, sans prise de tête et sur un son qui fait se remuer.

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