Sons of Tonatiuh + Grey Widow, Emporium Galorium – Rouen [9 octobre 2015]

Publié: 15 octobre 2015 par Squideleiev dans Live Reports, Musique
Tags:, , , , , , , ,

12002238_10205077334592603_5430735939401455161_n

C’est encore une bien belle affiche que nous proposait Braincrushing vendredi dernier à l’Emporium Galorium. En effet, Grey Widow (Brighton, UK) et Sons of Tonatiuh (Atlanta, US) nous ont fait l’honneur de faire un petit crochet par Rouen lors de leur tournée européenne. Au programme : du Sludge, du Doom, et même quelques pincées de Punk, le tout à un volume très très élevé. Je tiens d’ailleurs à préciser que les deux groupes ont réalisé un split, que vous pouvez retrouver ici.

Malheureusement, Ruines (Post-Black / Sludge, Tours) n’était pas de la partie comme il était prévu initialement, suite au braquage de leur van. On espère tout de même avoir l’occasion de les voir prochainement dans nos froides contrées normandes.

On chausse ses boules Quies, obligatoires, au risque de laisser nos tympans et éventuellement quelques miettes de cervelle sur les murs déjà peu ragoûtants de la cave du bar, on prend un Kinder et quelques bonbons pour la route (vous a t-on déjà dit que monsieur Braincrishing, a.k.a. Jordan, offre à chaque concert de quoi ne pas finir sourd et des sucreries ? Vous savez ce que ça veut dire pour un béhavioriste ?), et on y va.

grey

Setlist : X, III, Obey, VIII, IX

Grey Widow s’installe. On peut lire que le groupe s’est formé sur les cendres de Dopefight (Sludge), Parole (Sludge / Crust / Doom) et The Ergon Carousel (Punk / Noise Rock / Grind / Tralala). Les musiciens n’en sont donc pas à leur premier coup d’essai dans le genre, à savoir le Sludge / Doom. Je jette rapidement un œil à leur page Facebook : « Nihilistic Putrid Fuckin Hatred », clame leur photo de couverture. Ma curiosité est à son maximum. D’entrée, on s’attend à un son gras et à une avalanche de parpaings.

Les premières secondes du set s’apparentent à un ras de marée. Le groupe joue si fort que le son, presque palpable, nous heurte de plein fouet. Lorsque le bassiste (face à son ampli, dos au public la grande majorité du temps, pour un maximum de Drone) frôle les cordes de son instrument, c’est le public qu’il vient frapper à coup de poing dans la mâchoire. Il faudra un léger temps d’adaptation avant de se familiariser avec les sensations physiques engendrées par la musique et réussir à aller outre cette impression d’avoir perdu tous ses repères. Et par on ne sait quelle prouesse technique, malgré un tel amont de décibels, on distingue parfaitement la voix et chaque instrument.

Alors que les musiciens sont installés bien tranquillement sur scène, le chanteur, duquel émane une certaine froideur (alors qu’en réalité, il s’avère être quelqu’un de très sympathique !), est au plus près du public. Le chant est assez classique et ne se différencie par de ce que l’on peut entendre habituellement dans le genre. Toutefois, celui-ci est propre et bien maîtrisé. On en demande pas plus. La voix principale est d’ailleurs soutenue par celle du guitariste, qui assure les backing vocals. Alors qu’en studio, la combinaison des deux voix peut parfois sembler un peu étrange, le rendu live, quant à lui, est plutôt intéressant, et donne du relief à l’ensemble.

Le son de la guitare ainsi que ce fond très drone créé par la basse ne sont pas sans nous rappeler Sunn O))). Parce que Grey Widow, c’est aussi l’art et la manière de donner à ses compositions Sludge / Doom ce je ne sais quoi de bruitiste qui nous captive. Malgré tout, le groupe a su placer des passages plus mélodiques, permettant aux non adeptes des longueurs d’onde venant du fin fond des abysses d’y trouver leur compte.

Le temps passe à une vitesse vertigineuse, et le set se termine comme il a commencé, poisseux, suintant la haine. Le public est conquis, même si les âmes les plus sensibles ont dû quitter la salle en cours de route. Avouons que c’était une sacrée expérience. C’est donc un sans faute pour Grey Widow !

Le changement de plateau se fait en deux temps trois mouvements. Rapidement, les américains de Son of Tonatiuh prennent les commandes. On change d’ambiance, mais pas radicalement non plus : mettez le drone et la haine au placard, faites place aux gros riffs et aux rythmiques punks sur fond de Sludge.

n

Si ce papier traîne depuis des jours, c’est à cause de mon incapacité à écrire quelque chose pouvant rendre honneur à la musique de SoT. En effet, sur le moment, j’ai aimé leur prestation, les morceaux joués pendant le set, le jeu de scène, la manière qu’avait le bassiste de faire sonner ses cordes, le mélange de la voix lead (cependant bien trop basse par rapport aux instruments pour que l’on puisse l’apprécier à sa juste valeur) et des backing vocals qui se mariaient à la perfection, la batterie très punk, rendant l’ensemble plus sautillant qu’écrasant, comme on peut s’y attend habituellement dans le Sludge…

Mais paradoxalement, je ne peux pas dire que ce show m’ait marqué. Habituellement, on aurait tendance à reprocher aux concerts organisés par Braincrushing de faire traîner les changements de plateau, mais, cette fois, celui-ci a pu nous paraître trop court . Ayant encore la tête embuée et le cœur remué par la musique de Grey Widow, un temps de latence un peu plus long aurait été appréciable (mais cela n’était pas faisable à cause de certaines contraintes horaires). Je vais donc m’arrêter ici, ne pas m’étendre en blabla inutiles et te conseiller fortement d’aller jeter une oreille à leur musique.

On vous donne rendez-vous prochainement pour la chronique de l’album de Grey Widow !

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s