Archives de janvier, 2016

Le 5 février prochain, The Fourth is Bearded sortira son tout premier album. Nous avons eu le privilège de recevoir le bébé en avant-première.

Nb : Je parlerai ici de la version CD, sur laquelle figure Winter Sun en Bonus Track. En effet, par soucis de place sur le support, elle n’est pas disponible sur la version vinyle.

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Constat à la première écoute : des morceaux de 10 minutes, de la Delay, des parpaings, des sentiments. Les choses s’annoncent plutôt bien. On remarque aussi que l’album est divisé en deux grandes parties : la première est plutôt massive et énervée alors que la seconde, beaucoup plus atmosphérique, est ponctuée par de longues plages instrumentales typiquement post-rock.

[Teaser : https://vimeo.com/145112320]

Sleepless Night ouvre l’album proprement et efficacement. Assez répétitif et lancinant, on se retrouve immédiatement happé par la musique. On assiste à une superposition d’ambiances : tantôt, ce sont des riffs qui nous explosent au visage, tantôt on se noie sous une avalanche de delay saupoudrée de longs monologues parlés. La structure du morceau n’est pas sans nous faire penser à la manière dont Lost in Kiev structure ses compositions. Quoi qu’il en soit, le ton de l’album est donné : tristesse, souffrance, et autres joyeusetés.

Préparez-vous à sentir votre cœur se serrer et l’angoisse vous envahir. C’est le moment d’écouter His Eyes. Niveau composition, le groupe a joué la carte de la simplicité. En effet, ce morceau ne brille pas pour son originalité. Mais le travail vocal est tel que cela devient vite un détail. Impossible de ne pas être touché par ces intonations, cette voix presque cassante, qui donne une impression de profonde douleur et d’extrême fragilité.

End of an Era, seul morceau de moins de cinq minutes marque la fin de la première partie de l’album dont je parlais précédemment. Ici, The Fourth is Bearded a joué la carte de l’avalanchedeparpaingsdanstaface (oui, en un seul mot, parfaitement). C’est lourd, c’est violent, c’est direct, et ça fait du bien.

Puis vient notre Bonus Track, Winter Sun (le clip est juste au dessus, n’hésite pas à y jeter un coup d’oeil). Des plages instrumentales planantes, des samples, encore des plages instrumentales, un peu de chant pour agrémenter le tout. Je suis très curieuse de découvrir ce morceau en live !

Adixia (incontestablement mon gros coup de cœur de l’album) et Insomnia suivent à peu près le même chemin. L’agencement de la tracklist est judicieuse. En effet, on sent une réelle continuité entre ces trois morceau. De ce fait, difficile d’en écouter un sans avoir envie d’écouter les deux autres.

De manière générale, The Fourth is Bearded maîtrise l’art de créer de longs morceaux durant lesquels on ne s’ennuie pas. L’habile mélange de post-rock et de post-hardcore permet à l’auditeur d’explorer un riche panel d’émotions, bien que l’ambiance générale soit assez sombre. On appréciera particulièrement les longues plages instrumentales qui nous permettent de souffler et de prendre du recul sur ce que la musique nous procure.

On notera tout de même que le chant peut sembler un peu fort sur certains morceaux, notamment sur Sleepless Night, et que la batterie aurait gagné à être mise un peu plus en avant afin d’amplifier le côté massif des compositions axées post-hardcore.

Et si vous vous demandez ce que cela donne en live (Spoiler : ça déchire), vous pourrez retrouver The Fourth is Bearded à l’occasion de leur Release Party le 5 février au Havre, le 6 février à Caen, le 7 février à Paris (en compagnie de MIME que je vous recommande d’aller voir si vous en avez l’occasion) ou encore le 13 février à Rouen.

Vous pouvez retrouver l’album sur leur bandcamp.

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