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TOBOGGAN est un groupe de Post-Hardcore rouennais formé fin 2013 par d’anciens membres de Venosa, Juggernaut, The Birds End et de Cavalry. En janvier 2015, le groupe sort son premier EP composé de trois titres, sobrement appelé TBGN.

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C’est dans une jolie pochette carton que TOBOGGAN nous livre son EP. Si vous les avez aimé en live, vous les aimerez aussi en version studio. En effet, que ce soit sur scène ou sur CD, le groupe ne néglige pas ses principaux atouts, à savoir une bonne dose d’énergie sur fond de Post-Hardcore qui parlera aussi bien aux amateurs de musique énervée qu’aux cœurs plus tendres.

Prayers of Dust, le premier morceau, ne nous ménage pas. C’est un raz-de-marée sonore qui s’abat. Des riffs énergiques, une voix puissante, sans pour autant que le travail de composition ne soit négligé. Ce titre est un avertissement : TOBOGGAN a plusieurs corde à son arc, et n’hésitera pas à en abuser, pour notre plus grand plaisir.

There’s a Storm Coming parlera immédiatement aux amateurs de Post-Rock à l’instrumentation travaillée. C’est sur un orage que le morceau débute, comme pour annoncer ce qui suivra. Cette mélodie lancinante, saisissante, est à peine troublée par l’intervention du chanteur. Bien au contraire : celle-ci ne fait que renforcer l’impression d’être à la merci du flot d’émotions qui se déverse dans nos canaux auditifs. Et puis les choses s’accélèrent, sans pour autant briser cette spirale infernale dans laquelle le groupe nous a entraîné, sans nous demander notre avis. On lâche prise, et on se vautre sans la moindre gêne dans ce que TOBOGGAN nous offre. Bref, un petit bijou.

La voix durant la première minute de Black Screen / Sleepless Night donnerait presque un petit air de Post-Punk au morceau… du moins, jusqu’à ce que les choses sérieuses reprennent. Voilà une parfaite illustration du rentre-dedans sur fond de mélancolie. On aimerait pouvoir s’abandonner à la rage qui dégouline de toute part, mais quelque chose de plus insidieux fait rempart, nous clouant au sol. C’est avec une fascination malsaine que l’on savoure l’ambivalence de ce morceau.

Pour un premier EP, TOBOGGAN place la barre très haut ! Rien ne semble avoir été mis de côté, que ce soit sur le plan des compositions, de la technique, ou de la qualité du son. De même, l’ordonnancement des morceaux et leur complémentarité nous donne un large aperçu du potentiel du groupe. On regrettera peut-être le fait que ces treize minutes passent très très vite. On espère en tout cas les retrouver prochainement pour quelque chose de tout aussi prometteur.

N’hésitez pas à télécharger et partager. TBGN est en téléchargement à prix libre sur le Bandcamp du groupe. Soutenez la scène underground, faites un don !

Les habitués de la scène locale ont très certainement déjà entendu parler de Sounds Against Vultures. Pour les autres, faisons les présentations. SAV est un groupe havrais formé en 2010. C’est quatre ans plus tard que leur premier EP, Write your Pain, vit le jour. L’enregistrement, le mixage et le mastering sont signés Eric Docteur (Studio des Docks), et la très jolie pochette est l’œuvre de Wobadé (je vous conseille d’ailleurs vivement d’aller jeter un œil à son travail : http://wobade.com/). Le groupe évolue dans un univers teinté de Rock Noise, mêlé à quelques touches Hardcore.

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La première écoute est assez déroutante lorsque l’on a découvert le groupe en live. En effet, les compositions semblent plus posées, moins pêchues. Fort heureusement, cette impression est vite balayée après quelques écoutes. D’entrée, bien que les influences de SAV se font légèrement sentir (Neurosis, Fugazi, Noir Désir, Sleepers…), le groupe impose sa recette bien personnelle, difficile à assimiler à un genre ou à un groupe bien particulier. L’originalité est de mise !

C’est Write your Pain, morceau éponyme, qui introduit l’EP. Dès les premières secondes, SAV nous présente sa marque de fabrique : un savant mélange de riffs bien lourds, de mélodies entraînantes, et une voix transpirante d’émotions, sans jamais se vautrer dans l’excès. La structure de ce morceau reste assez classique, mais les variations sont suffisamment présentes pour permettre à l’auditeur de ne pas se lasser. On savoure particulièrement les plages instrumentales, et la manière dont les guitares semblent se faire plus discrètes sur les couplets, faisant ainsi de la voix un instrument à part entière, se mêlant harmonieusement à l’ensemble.

On enchaîne sur Naufragés. Ici, la voix semble légèrement plus en retrait et la mélodie plus enragée, rendant l’ambiance générale du morceau très pesante. Le sentiment de malaise s’accentue quand le chanteur troque son chant crié contre une voix claire, presque parlée. La structure est assez linéaire et répétitive, alimentant la sensation d’être prisonnier d’une spirale infernale dont il est difficile de s’extraire.

Bleeding vient nous sortir de là, à coup de « Wake up now ! ». Fini les ruminations, il faut que ça bouge ! Ce morceau bourré d’énergie, un peu plus léger, mais toujours aussi furieux nous fait sortir de notre torpeur, comme un coup de fouet qui nous rappelle à l’ordre. Belle manière de maintenir l’attention de l’auditeur !

Et puis, c’est tout naturellement que L’humanité succède à Bleeding. SAV semble être ici au sommet de son art, autant par la puissance des riffs que par la longueur des plages instrumentales très habilement agencées. A ce stade de l’EP, on commence à réaliser que l’ordonnancement des morceaux a été savamment pensé. Depuis le début, le groupe nous raconte une histoire, que chacun interprétera à sa guise.

Le temps passe vite quand on s’amuse. C’est déjà l’heure du majestueux Break, en guise de conclusion. La pression retombe un peu. Puis vient la montée en puissance. Ce morceau a tantôt une allures Prog, tantôt une allure Post-Rock. SAV met ici en avant sa capacité à bâtir quelque chose qui lui est propre en mélangeant des tonnes d’ingrédients qui n’ont pas grand chose à voir les uns avec les autres. Il faudra attendre la quatrième minute pour que le chanteur se manifeste, comme pour nous dire au revoir. Et le rideau tombe.

Cet EP est disponible à prix libre sur leur bandcamp, n’hésitez pas à le télécharger contre un petit quelque chose!

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Tiens ami lecteur, cela fait longtemps que je n’ai pas chroniqué de Hardcore (le dernier en date, c’est Alea Jacta Est) et c’est dans un petit coup de chaud, suite à une critique comme l’aiment les gens comme moi, qui bosse en Freelance, que je me suis lancé Sensorial Damage, un petit groupe proposé par Go Music France pour que j’en dise ce que je pense et pour bien me défouler. Bon, tu te rendras compte lecteur qu’au final, j’ai été très mitigé, commençons par le début…

Originaires de Poitiers, Matthieu (batterie), Mattéo (guitare et chant), Guillaume (guitare et chant), Moussa (basse) et Antoine (frontman) sont apparus dans le paysage coreux poitevin vers mai 2010. Ils nous font un métal hardcore teinté de touche de metalcore (mais refuse l’appellation modern metalcore) et qui en ont dans les baskets, mate un peu ça :

La seconde place du tremplin Helloween fest 2014, la demi-finale du Fallen fest 2014, une Ppestation à Zo Prod de l’année 2014, un Second prix du concours Crouss musical de Poitiers et une 2ème édition du Brutal Night Fever. Une rafle de prix et de prestations en 2014, assez pour attiser ma curiosité.

J’ai donc choppé quatre morceaux de leur EP pour découvrir ce groupe et dire ce que j’en pense.

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Ce que le dragonnet en pense

New Mind est le premier titre que j’ai écouté, c’est là déjà qu’on peu voir le doublé hardcore/metalcore. La compo est claire, assez libre et pas franchement agressive, alors que la voix est tout autre, grave, violente, Antoine crache dans le micro et se déchaine de façon à ce qu’on comprenne bien à qui ont a à faire. Et justement, a qui avons-nous à faire ? New Mind et ses petits accents metalcore ouvrent le bal et déjà, première grimace : c’est bien trop commun. Même si c’est agréable à l’écoute, que la piste te démange un peu, en dehors tu restes stoïque. Rien à dire sur la compo qui est variée et qui lorgne plus sur le metalcore que sur le hardcore lui-même.

In – Out  démarre de la même façon, avec encore une fois cette note de metalcore dans la compo. Le morceau se veut plus énergique que le précédent, avec des riffs beaucoup plus accrocheurs et un refrain qui bombarde bien, sûrement plus sympa à voir en live avec une dizaine de coreux agglutinés sur la scène en levant le poing ! Plus dynamique, plus violent (malgré l’atténuation constante que donne le côté metalcore), In – Out est l’un des morceaux phares de l’EP.

 

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Face To Disgust dégage le côté metalcore pour vraiment tomber dans le bon vieux hardcore. Des quatre morceaux, c’est le plus rapide dans sa compo, le plus violent dans sa voix. Bref, c’est du hardcore qui créée les moshpit et les pogos. Le morceau nous offre des riffs plus nerveux jusqu’au milieu où la guitare nous montre de quel bois elle est faite avant de se relancer, toujours aussi nerveusement. La fin du morceau ralentit la cadence et se laisse aller à un moment de pur instru qui prépare le dernier morceau, Endless Sunset.

Endless Sunset commence un peu comme les trois autres, violemment, on ouvre la porte de chez toi pour te gueuler dans les oreilles. Et puis subitement, même pas un quart du morceau passe et cette rage se dilue à travers un long passage qui restera pour le reste du morceau et qui pourrait être jugé d’atmosphérique, la voix en second plan. Endless Sunset termine donc l’EP sur un hardcore atmosphérique, assez étrange… On ne sait pas où cela nous emmène, mais le morceau se termine lentement, comme pour calmer toute l’énergie dépensée lors de ses quatre titres…

Alors, quoi de neuf docteur ?

Chroniquer du hardcore, ce n’est pas simple… Vous avez surement eu le droit un jour à cette réflexion typique « ouais, mais le hardcore, c’est toujours la même chose », le genre de phrase qui me fait bien rire !

Malheureusement, Sensorial Damage, ce n’est pas ça… Il n’y avait aucune raison de faire une mauvaise chronique, mais aucune non d’encenser le groupe non plus. Pour l’instant, Sensorial Damage se noie parmi les autres groupes au hardcore beaucoup trop commun, même l’aspect metalcore ne change rien… Il manque le truc, ce putain de truc qui va te faire remuer chez toi, le truc qui va mettre te mettre le groupe dans ta playlist « retour du travail – envie de tuer le patron –divorcer à coup de boule de ma femme ». Bien entendu, cette critique n’engage que moi.

« Alors tu expliques comment leur réussite ? ». Le live ! Bon dieu, le live ! Le hardcore est une musique scénique, que tu écoutes pour libérer ta rage et t’oublier un peu dans tout ce bordel auditif qui va rarement te laisser une part de ton âme une fois perdu dans un moshpit. Sensorial Damage, je ne les ai pas vu sur scène et c’est ça qui pêche, car le groupe doit avoir un tout autre jeu qui changerait certainement ma vision des choses.

Je te le dis lecteur, cette chronique est naturellement faussée… Sans avoir vu le groupe jouer, je ne peux clairement pas donner mon avis plus que ça. L’EP n’est pas indispensable pour moi pour l’instant. Pourtant, si je vais à l’un de leur concert et que je reviens sur cette chronique, j’aurai sûrement plus de choses à dire, plus de choses à creuser. Bon ou mauvais ? Je ne donne pas mon avis et je peux déjà mettre ce groupe dans la catégorie « à revoir » de Rock’in Radio et ça sera surement le cas, je n’aime pas faire les choses à moitié.

 

Des liens, plein de liens :

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Je ne connais pas grand groupe rouennais de rock progressif, je ne pourrai donc pas faire de comparaison et c’est peut être mieux ainsi, ça me permettra d’avoir l’esprit clair quand je vais vous parler de Shadow Dream.

(Enfin clair… Les gens qui me connaissent savent que je ne suis pas très clair comme gars… Bref, ce n’est pas la question !)

Shadow Dream ou « Le Rêve de l’Ombre » – « L’Ombre du Rêve » ou simplement « Ombre » et « Rêve » comme dit dans leurs bio, alors qui sont-ils, d’où viennent-ils et qu’est-ce qu’ils ont dans le coffre ? Allons fouiller le domaine de Sandman découvrir tout ça !

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Shadow Dream est donc originaire de la ville aux cent clochers (Rouen), fondé en 2012 et nous fait un rock/métal progressif, avec quelques accents métal symphonique. Les membres du groupe (Béatrice : chant, Benjamin : basse, Laurent : guitare, Tahitala : guitare, batterie (poste vacant)) viennent tous d’influences différentes (Béatrice à notamment bossé avec Mylidian, un groupe de métal symphonique qui est passé sur Rock’in Radio a l’époque de R2R, Laurent a eu un groupe de Jazz-rock du nom de CHUNGA, Tahitala fait dans la pop-electro…), on s’attend donc avec Shadow Dream à un éventail de morceaux aux influences variées, mais finalement complémentaires.

L’histoire du groupe veut que « l’ombre » et le « rêve » soit deux éléments majeurs, deux entités distinctes et pourtant proches qui sont présentes dans chacune des compos du groupe, d’où ce côté rock progressif aux sonorités très claires, bien portées et profondes. La voix de l’ancienne chanteuse (car oui, l’album a été fait avant le changement de Line-up) ouvre le bal avec un ton qui rappelle forcément le métal symphonique, surtout que celle-ci ne cherche pas à en faire trop (j’avais eu ce petit souci avec The Way i am avec la voix de la chanteuse partant dans le scream à outrance, qui est le seul groupe dont le jeu me rappelle Shadow Dream) et du coup, ça se marie parfaitement avec le jeu des autres membres, chacun apportant sa pierre à l’édifice. La guitare nous offre parfois un moment de solo tout aussi agréable, maitrisé et bien diversifié, alors que le reste de la compo prend parfois une teinte un peu plus électrique.

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À vrai dire, j’ai du mal à les catégoriser… Rock progressif ou métal symphonique ? Dans tous les cas, le boulot mis en place donne du crédit au groupe, rien que sur le morceau Into The Dark qui est mon préféré de l’album Winter où justement, je le mettrais plus dans la case métal symphonique. Bref, c’est onirique, beau, hypnotique, sombre sans être dépourvu de lumière, agréable à l’écoute et largement diversifié, et ça, dans les cinq morceaux que l’album nous propose.

Tiens, parlons de Winter justement. Enregistré en aout 2013, on peut le retrouver sur le site pour une dizaine d’euros. L’album nous entraine dans cinq morceaux d’un rock qui est bon à mettre en fin de journée, après une journée de taff, afin de calmer ses ardeurs et de se poser quelque temps.

December est le morceau d‘intro et surement celui qui m’a le moins accroché. Une intro assez longue et un passage en instru tout aussi long (bon, c’est un morceau de 12min, c’est sûr qu’ils peuvent se le permettre) gâchent un peu le lancement. Attention, je ne dis pas que le morceau est mauvais, juste un poil long pour une ouverture. Pour le reste, on voit bien qu’on est dans du rock progressif, la compo est plutôt calme et variée, avec quelques moments dynamiques.

Bon, je n’ai pas accroché à December, tu l’as bien compris cher lecteur. Cependant, le second morceau Into The Dark, beaucoup plus dynamique et avec des accents de métal symphonique rattrape le tout. On découvre le savoir-faire et la passion qu’y ressort de Shadow Dream dans ce morceau, avec un solo de guitare qui emmène bien loin son auditeur. Comme je le disais plus haut, c’est beau, sombre, mais pas dépourvu de lumière et ce morceau en est la preuve parfaite !

Beetwen Dog and Wolf commence encore plus dynamiquement que son prédécesseur, mais également de façon bien plus sombre. Plus lent sur la voix et avec une compo plus agressive, c’est un morceau que j’ai du mal à saisir et qui, dès les quatre minutes passées, devient plus étrange, plus complexe et gagne en intensité de noir. Rainy Day qui suit ce morceau s’ouvre sur une intro plus onirique, plus légère et cela va suivre tout le long du morceau, avec des chœurs en fond. Alors que Beetwen Dog And Wolf prenait en obscurité, Rainy Day récupère de la lumière et aussi de ce côté rêveries.

Altaïr (pas l’assassin) ferme l’album sur un morceau calme et lent, mais qui prend son envol au tiers du morceau livrant toute la force contenue dans l’album. Il est le clou du spectacle et offre une fin qui convient parfaitement à l’album sur un moment d’instru qui porte à rêver dans la nuit noire.

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Photo prise lors de la réalisation du clip « Into the dark » par Romain Flohic

Qu’est-ce que j’en ai à dire pour la fin de cette chronique ? Je ne m’en suis pas lassé, à part December. Le désir de créer et d’offrir une musique qui puisse faire rêver, toucher l’auditeur, est bien présent et le but est, je pense que je peux le dire sans prétention, clairement réussi !

Si vous aimez le rock progressif et le métal symphonique, alors Shadow Dream»mérite l’écoute et bien plus encore. Je le conseille également à ceux qui veulent passer une fin de soirée au calme (après l’apéro et le vomi) afin de poser une ambiance de rêverie au travers de cette compo onirique.

C’est dans la discothèque de Rock’in radio et avec un grand plaisir ! Maintenant, il ne nous reste plus qu’a rêver que le groupe décolle et nous sorte un deuxième album.

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Dans les contrées oniriques des cauchemars, c’est entre quelques mélodies perdues au milieu d’une brutalité sans nom qu’est né Yorblind. Bon ok, je cherchais une phrase d’accroche classe et pas trop débile lorsque je l’ai écrit, un matin, shooté au sirop qui te fait pioncer deux minutes après l’avoir ingurgité.

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Yorblind, c’est quoi et c’est qui ? C’est du death/trash métal venant de Paris, formé en 2002 (Rash Roberts : vocals, Mike : lead guitar, Jipi : rythm guitar, Djiss : bass, Thew : drums) et qui pond sa première démo éponyme en 2003. Cette première démo arrive sur la scène métal comme une belle surprise et les critiques sont élogieuses, du coup les voilà en train de partager l’affiche avec Carnal Lust, Outcast ou Killers. Ce n’est qu’un an plus tard que le groupe retourne en studio et sort son premier album Melancholy Souls en 2005, le test dans la cour des grands. Sans surprise, ils sont bien accueillis et les voilà de nouveau partageant la scène avec Hacride, Mors Principium Est, Kronos, Arkan et d’autres encore.

Ce qui est bien avec Yorblind (voire aussi la fin de ma critique), c’est que le groupe est en recherche constante d’évolution. En 2008, nouvel essai en studio et en 2010 sort Réflexion où la patte se fait plus brutale, plus perso et plus mélodique. Yorblind se trouve, mais il lui faut encore tâter le terrain. Ça n’empêche pas de tourner avec Klone, Hacride, the Arrs et d’avoir le nom du groupe en tête d’affiche à la scène Bastille (Paris).

Mars 2015 sort Blind… But Alive et le label Klonosphere nous a envoyé la galette, puisque c’est chez eux que se retrouve Yorblind à présent, pour voir ce qu’on en pensait. J’ai écouté l’album en boucle pour me faire bien une idée, n’étant pas forcement fan du côté Death, mais j’ai eu… Une bonne surprise…

Ce que le dragonnet en pense :

Blind… But Alive secoue l’auditeur entre ses mélodies calmes et ses brusques accès de rage. Le tout est maitrisé sans aucune bavure et l’oreille prend plaisir à se prendre des riffs furieux, avec une voix qui crache bien son flow au micro, mais qui sonne parfois un peu trop « brute » pour être appréciée pleinement.

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Pour les non-connaisseurs, il ne faut pas se fier à l’intro (ou l’ountro, ça dépend comment vous le prenez si vous aimez commencer par la fin). On pourrait croire que Yorblind est un groupe de post puisque les deux morceaux sont en totale instru, mais c’est une mise en matière pour préparer la sauce Yorblind, celle qui tâche, qui brûle et qui te laisse des marques.

C’est le cas du premier morceau I am Not, qui se barre en 4 :10 de pures folie enragée, le truc s’emballe sans te prévenir pour te balourder dans le mur après cette intro, qui n’était que le calme avant la tempête.

Et quelle tempête mon vieux, entre des riffs lourd et agressif, la batterie qui enchaîne les morceaux sans prendre une minute pour comprendre ce qui se passe et ces brusques moments de calme, mélodiques, mais tout aussi violents, puisqu’ils ne font que préparer des redescentes comme celle d’un junkie dans l’univers de Yorblind.

I Am Not ouvre le bal, The Scapegoat(et non The Spacegoat comme j’ai pu mal le lire) renchaine tout aussi brutalement, mais se montre répétitif jusqu’au milieu du morceau où s’enchaine un petit coup d’instru, mais retombe ensuite dans le même cercle…

Vous pouvez être sympa avec mon cerveau ?

Vous pouvez être sympa avec mon cerveau ? Parfois, il a du mal.

On trébuche sur ce morceau et on se rattrape sur The Exploited. Tu n’as pas le temps de te remettre sur tes pieds que ce morceau te fout à terre avec un guest qui accompagne la voix, le coup est violent et rattrape facilement la chèvre de l’espace (parce que mon esprit à la con peu vraiment pas prendre ça au sérieux). Le morceau jubile entre passages clairs et violents, peu de chant, beaucoup plus mélodieux que les deux premiers, mais on se sent enfin absorbé par l’album.

« The exploited » par Yorblind, dans l’émission ENORME TV

Quitte ou double pour The Self Centered qui dès les premières notes te promet un niveau de menace à faire se planquer les petits Japs sous leurs tables. On est au milieu de l’album et ce morceau servira de transition, finalement aucun Hiroshima, mais un morceau appréciable avec de nouveau un moment d’instru en plein milieu. Tout du long, la voix est plus claire, plus hard rock 70’, ce qui donne un souffle bien appréciable dans cette suite (je reviendrai sur la voix).

The Master commence lourdement et donnera le ton pour le reste du morceau. Lourd, imparable, le morceau tente de s’imposer comme l’un de ceux qui font toute la personnalité de l’album. On y retrouve la base même que dans I Am Not et ça sera le seul morceau dénué de moment d’instru. De bout à bout, le morceau vous frappera dans le bide pour vous faire comprendre qui est le patron !

Genesis se lance là où s’arrête The Master : nulle part. Il reprend aussi sec derrière le dernier morceau. Beaucoup plus dynamique, il propose sa dose de moments aux chant clair et s’agite dans sa propre tempête. Ça sera également le moment de faire une belle place à la guitare qui aura le droit à son moment perso.

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The Teacher est le « dernier » morceau. Comparé à The Master, il s’ouvre de la même manière pour présenter le personnage, mais cette fois-ci plus rapide, moins lourd et plus diversifié. Yorblind termine en exposant sa galerie de savoir-faire, passe en vitesse accélérée toutes les bonnes surprises de ce troisième album.

Blind… Et …But alive ne sont pas en reste comme intro et ountro de l’album, présentant deux morceaux calmes, reposants, mais qui cachent bien leur jeu si on n’écoute pas le reste de l’album. Comme deux inconnus, elles représentent à la fois le calme avant la tempête et l’œil du cyclone, car je doute que Yorblind s’arrête à un troisième essai…

Troisième essai marqué ? Yorblind a quand même un bon palmarès… Hacride, Kronos, The Arrs, Klone comme partenaires de scène et une tête d’affiche à la scène Bastille, plusieurs invités sur l’album… Ok, Yorblind sait quel genre de match il joue et même si je ne suis pas un gros fan du genre, j’ai passé un excellent moment à écouter Blind… But Alive pour cette chronique. Mis à part Scapegoat qui m’a ennuyé et une voix que je n’arrive pas à bien apprécié, Blind… But Alive est l’évolution d’un groupe qui à su prendre son temps pour se définir, grandir auprès d’autres groupes et nous sortir un album pas totalement parfait, mais qui a le mérite de se chercher. Sans compter les nombreux guests qui se partagent l’album (Cyd – Magoa / Julien – Lokurah / Raf – T.A.N.K. / Krys – MUR / Mathieu – Gorod)

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Est-ce que je le conseille maintenant ? Oui, sans hésiter. Yorblind a du talent et de la ressource, ça se sent à travers tous les morceaux de l’album, ça en transpire même ! Je suis prêt à parier que vous y passerez un bon moment et même si vous n’êtes pas un grand fan des intros et outros en instru, laissez-les faire, sans être anecdotiques, ils sont surement les deux morceaux qui vous permettront de prendre conscience de toute la force de Yorblind.

En somme, Blind… But Alive est dans la discothèque Rock’In Radio et peut être dans la votre, a partir du 13 mars ! Ça sera dispo chez tous les bons disquaires, Klonosphere et Season of Mist.

Des liens, plein de liens:

Et pleins d’images

Aujourd’hui, on se disperse entre Dijon, Lyon et Annecy pour partir à la rencontre de Curious, gathered & awake, dernier EP en date du groupe de Post-Rock répondant au doux nom de The Beauty The World Make us Hope For. Leur démarche est assez simple : chaque composition fait écho à une histoire vraie, un fait divers, et est remaniée de sorte à « transmettre une vision positive et optimiste de la musique instrumentale mélodique, où le chant laisse la place à la puissance des changements d’intensité qu’offre ce genre ». La messe est dite. On part d’office avec le sentiment de n’avoir juste à presser le bouton « play » pour s’évader, le temps de quelques morceaux.

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La première écoute est agréable, bien qu’il nous soit difficile de saisir la patte musicale de TBTWMUHF. On pense à God is an Astronaut, If These Trees Could Talk, Explosions in the Sky, Sleepmakeswaves, et parfois même à Maybeshewill ou This Will Destroy You. Et puis, sans trop savoir pourquoi, touché en plein cœur par la sincérité qui se dégage de chaque morceau, on lance l’EP une fois encore. On réécoute plus attentivement, pour se rendre compte que la mélancolie ambiante, si familière au Post-Rock est quasi inexistante chez TBTWMUHF.

NB: you can’t meet the figment of your imagination ouvre l’EP de manière théâtrale, grâce à quelques secondes, presque cacophoniques. Puis le chaos se dissipe, laissant place à l’apaisement, parfaitement retranscrit par une instrumentation sans fioritures. L’intensité varie, tout s’emballe de nouveau, nous garde en haleine. Difficile de ne pas faire un bond dans l’enfance, où, les yeux pleins d’étoiles, nous étions pendus aux lèvres du conteur, impatients de connaître la suite de l’histoire.

A travers Margot, margaut, margault, margo, margaud, on s’éveille doucement. La mélodie s’enrichit au fil des minutes, menaçant à chaque instant de se tourner dans quelque chose de plus sombre, comme pour nous rappeler que l’optimisme et la naïveté sont deux choses bien distinctes. C’est ce malaise en arrière plan qui donne à ce morceau sa profondeur et son intérêt.

Enfin, The Lake Will Reappear qui vient clôturer ce trois titres est très certainement le morceau le plus abouti de l’EP, que ce soit au niveau des nuances musicales, de son agencement, de la composition, mais aussi et surtout de ce qu’il dégage. Comparativement aux deux titres précédents, peut-être un peu trop « prévisibles », celui-ci laisse place à la surprise. Les choses arrivent, repartent, se calmes et s’accélèrent, sans schéma distinct.

Pour résumer, TBTWMUHF a su nous bercer grâce à ses récits musicaux, à cette ambiance envoûtante propre au genre, mais qui se démarque nettement par son optimisme, sans pour autant négliger la composition, nous offrant ainsi des lignes mélodiques de qualité. Il ne faut pas s’attendre ici à des envolées musicales grandiloquentes, mais à une instrumentation parfois minimaliste, qui a le mérite d’être sincère à chaque instant. Bref, encore un groupe qui promet de se bonifier avec le temps !

Vous pourrez les retrouver en première partie de God is an Astronaut le 28 avril à Annecy.

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Dans la Rockosphere, on trouve de tout… Les classiques, hardrock, glamrock, deathmetal, hardcore et bien d’autres… Également, plein de groupes qui s’invente un genre comme modern death technic metal, indus hardcore post-rock, hardcore mélodique givré, sandwich à la mayo et papier chiotte… Ah non, ça, c’est ma liste de course.
Et puis, il y a la fusion, qui consiste à mixer deux genres totalement opposés, un peu comme For Minor ou Body Count. Et puis, il y a Human Vacuum.

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Humain Vacuum, c’est un groupe étrange, taré, complètement retourné, qui ne sait pas ce qu’il veut, mais qui au final nous offre un cocktail explosif servi dans une bétonneuse et remué à grands coups de foreuse géante… J’ai une image sale en tête maintenant ! Bref, ce groupe nous sort leur premier album qui vient tout juste de sortir du four, Enter The Playground.
Human Vacuum, c’est donc un groupe sérieux… Ou pas. C’est un truc hybride, fusion entre de gros bourrins metalleux, de belles paroles, un rappeur qui passait dans le coin, pas mal d’inspi et de belles grosses pépites en termes d’humour. Ils sont parisiens et déjà sur Human Vacuum depuis 2009. Ils sont quatre, Aurélien au chant, accompagné par les vocalises de Baptiste, qui sait aussi gratter sa guitare et faire du sample, Alexandre à la batterie et enfin, Wojtek (que tu prononces « Voïtek », mea culpa du podcast #10) à la batterie.

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Vous l’aurez compris, Human Vacuum pousse le vice carrément plus loin qu’un simple groupe de fusion ! Le groupe à un phrasé très rap, un flow rapide qui coule dans ton canal auditif (comme dans Néo, l’un des titres de l’album), puis il va complètement changer pour une bonne voix bien métalleuse, sceamer à se faire péter les cordes vocales. La compo part en couille elle aussi, dans le bon sens du terme hein… Le groupe arrive à commencer un morceau de façon lounge avant de se barrer dans un riff à la sauce hardcore et finir sur une compo un peu dub… Human Vacuum, c’est un peu la schizophrénie de la musique, qui ne se pose pas et qui tape dans tout ce qui est bon autour !
En inspi, ils me font vachement pensée à du System Of A Down sur Unicorns Represent, l’un des morceaux de l’album. Eh oui… On parle de licornes… Ou encore du Lofofora sur Les gens qui parlent seuls… Ah ouais, je ne vous ai pas dit… Ils chantent en anglais et en frenchie !

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Enter The Playground c’est le premier album du groupe, avec 12 morceaux dont deux accompagnés par des guests. L’album est enregistré, produit, et mixé au studio Zoé Von H. C’est rempli d’humour et ça vous donnera sûrement une patate d’enfer. Bon ce n’est pas parfait non plus, le changement brusque de langue et de compo pourrait en rebuter certains, mais ce groupe mérite au moins une écoute, ça s‘amuse derrière et ça nous est offert avec plaisir !

Human Vacuum à l’Euromusicfest (Bracciano, Italie, le 3 août 2012)

Pour les news récentes, le groupe a passé la première poul du tremplin Headbang Contest pour une place pour le Motocultor. Février 2015 pour le deuxième tour, on leur souhaite tout le courage !

En attendant, le groupe à mis sont album sur son bandcamp et y’a toute les infos sur www.humanvacuum.net. L’occas’ de découvrir un très très bon groupe de fusion en rentrant ce soir à la maison… Et en plus, y’a des licornes !

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On recap’ :

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Magnolia est le dixième album studio du groupe. All the Wars, sont prédécesseur, avait mis la barre très haut. Et, heureusement pour nous, Magnolia reste dans la même lignée, autant en terme de sonorités que de qualité. La recette reste la même : des morceaux relativement courts, ce qui reste rare dans le genre, à la fois accessibles, accrocheurs et sophistiqués, quelques touches de mélancolie, et une bonne dose d’énergie. La voix de Bruce Soord, meilleure que jamais, nous offre un discours authentique, une ambiance intimiste et accentue notre sentiment de pénétrer au cœur d’un univers sombre, mais toutefois porteur d’espoir.

Bien que les influences « prog » se fassent encore sentir, difficile de coller cette étiquette à Magnolia, penchant tantôt vers une pop énergique, tantôt vers un rock « heavy ». Bond, qui ferme l’album, est certainement le seul morceau du disque à rappeler le passé du groupe grâce à ses passages atmosphériques et hypnotiques, caractéristiques de nos voleurs d’ananas.

On peut reprocher à Magnolia d’être quelque peu inconstant. Bien que nous offrant des titres merveilleusement bien orchestrés tels que Alone at the Sea, un titre pêchu, rythmé et agrémenté de quelques touches électro, Season’s Past et ses envolées mélancoliques, Don’t Tell Me et sa montée en puissance qui prend aux tripes, Sense of Fear, titre à la construction intéressante, qui n’est pas sans nous rappeler les compositions de Muse, ou encore l’enivrant The One you Left to Die, d’autres titres auront plus de mal à convaincre. En tant que single et morceau d’ouverture, Simple as That et ses guitares agressives peut paraître un peu simpliste, et From Me vient littéralement casser le rythme de l’album. Enfin, Coming Home, A Loneliness et Breathe (qui nous fera une fois de plus penser à Muse !) restent objectivement de bons morceaux si on les considère de manière isolée, mais font pale figure parmi le reste. Question de contraste perceptif, très certainement.

 

 

Bien qu’irrégulier, Magnolia reste un album de qualité, que l’on appréciera autant en fond musical qu’en écoute plus attentive. Il s’inscrit de manière logique dans l’évolution musicale du groupe. Les arrangements renforcent les atmosphères et donnent, en plus de la voix colorée de Bruce Soord, cet aspect palpable à la musique. On notera aussi que la dynamique de cet album semble parfaite pour le live. Bref, encore une belle réussite pour The Pineapple Thief.

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Last.fm : http://www.lastfm.fr/music/The+Pineapple+Thief?ac=the%20pinea

Facebook : https://www.facebook.com/thepineapplethief?ref=ts&fref=ts

Twitter : https://twitter.com/pineapplethief

Site Internet : http://pineapplethief.com/

 

Quand j’ai débuté Rock’in radio, l’un des premiers groupes avec qui j’ai pu bosser s’appelait Not Scientists. J’ai découvert le groupe en même temps que leur premier EP, Leave Stickers On Our Graves, qui venait tout juste de sortir chez « Delete Your Favorite Record », leur label.

Imaginez, le tout jeune Rock’in’Radio faisant ses premiers pas et bavant à moitié. Quand ce n’était pas pour faire son rot, il prenait contact avec un label pour demander timidement des infos sur Not Scientists… Bon, aujourd’hui, on est plutôt en bons termes avec le label et le groupe (et on compte bien le rester !), tellement bien que je me suis dit que ça serait cool de les remercier avec une petite chronique sur Not Scientists… D’ailleurs ça tombe bien, ils ont un 7″ qui sort le 3 septembre et qui garde le même nom que l’EP : Leave Stickers On Our Graves.

Pochette de l’EP

 

Crée en 2013 chez les Lyonnais, Not Scientists est un mélange entre les gars d’Uncommonmenfrommars et de No Guts No Glory, deux références de la scène punk française. Mais ici, on est loin des Uncos, pas de remix ou d’inspiration tenant des deux groupes précédemment cités, c’est un nouveau son qui sort de chez eux. Ed et Jim, accompagnés de Basile de No Guts No Glory et de Thibault, ont su créer un nouveau groupe sans pour autant traîner derrière eux l’âme de leurs prédécesseurs. Bon, ok je ne dis pas qu’ils se sont fait un lifting pour ça, mais clairement on sent bien le besoin de renouveau.

Avec Leave Stickers On Our Graves, premier EP du groupe composé de six titres, on se retrouve avec un son mélodique, presque punk californien ou rock indie avec des influences comme Buzzcocks, The Briefs, Hot Water Music, Billy Talent ou encore Superchunk… En soit, l’EP est simple, facile d’écoute, maîtrisé. Les gars savent y faire avec leur nouveau groupe, puisque l’expérience est derrière eux !

L’EP a été enregistré au Warm Studio, mixé au Sound Art Studio à Puerto Rico par Jamie McMann (Dead To Me, NOFX, Swingin’ Utters…  QUAND MÊME !), sortie en février 2014 Chez Delete Your Favorite Record !

Et depuis six mois alors ? Le groupe a tourné en France, en Europe et au Québec pour le Pouzza fest… Bref, même pas un an d’existence et Not Scientists est déjà une référence ! Et puis tout récemment, j’apprends la sortie d’un 7″, composé de trois titres dont Leave Stickers On Our Graves (je me demande d’ailleurs pourquoi ça n’est pas paru sur l’EP du même nom ?) et qui nous rebalance dans l’ambiance très personnelle de Not Scientists : ce punk doux et accueillant que personne pourrait ne pas aimer.

Bon, ça, c’est pour un EP et un single… Que donnerait ce même son avec un album d’une heure ? Il faut bien avouer que malgré les six pistes de l’EP et les trois du single, on a un peu l’impression de tourner en rond.  Sur que pour un début, le groupe marque les esprits et nos oreilles (sinon, je ne serais pas là en train de vous en parler), mais espérons une prise de risques pour l’album ou un changement de rythme, avant que cela ne tourne en rond !

Autrement, je ne peu que conseillé Not Scientists à ceux qui veulent, sans prise de tête, écouter un son mélodique, calme et aux airs californiens. Not Scientists, on vous attend pour la prochaine !

 

Personnellement, quand on me propose quelque chose de gratuit, je ne suis pas du genre à cracher dessus, surtout quand c’est pour un groupe, une assoc’ ou toute autre structure visant à se faire connaitre (sauf les capotes… en général, ça ne marche jamais lors de la phase d’essai).

C’est ce que j’aime dans ce genre de promotion au niveau de la musique : on vous file une compil’, un EP gratos et vous, votre boulot, c’est juste de l’écouter et de faire connaitre ça autour de vous. Rien ne vous oblige à acheter et puis, franchement parfois, on a de bonnes surprises.

Une bonne surprise, c’est ce que j’ai eu sur Bandcamp, en téléchargeant gratuitement l’EP de ce groupe : Madjive. Inked Magazine en faisait la promo sur son édition de juillet/août qui en parlait comme un « Grand coup de néologisme crasse genre high-voltage-punk’n’roll-garage-revival-truc… ».

T’imagine qu’avec ce genre d’étiquette, mon esprit carrément barré punk a sauté sur l’occas’ pour découvrir ce groupe et voilà ce que j’en retiens.

Madjive est né en septembre 2008. Quatre gars de Besançon (Sébastien (chant), Ben (guitare), Max (basse) et Thibault (batterie)) se sont rejoint pour créer Madjive, chacun d’eux ayant déjà eu une expérience dans un autre groupe (Groovy Baby Funky Boost, Texas Mongols et Lead Orphans). Leur but étant de créer un groupe qui sent bon l’oldschool… à la sauce MC5, The Clash, The Sonics… C’est dire : un punk garage, quelque peu suédois dans sa réalisation avec des accents rock’n’roll des 70’s modernisés à nos jours.

Le groupe est hyperactif depuis sa création, sortant une démo (Swing’n’rock) en 2009 et enchaînant les concerts dans l’est de la France, puis rapidement les festivals en France, Espagne, Allemagne, Suisse. Ils ont également remporté plusieurs tremplins dont celui de la Guerre du son (France) et du Rock air Festival (Suisse). Ils ont également partagé la scène sur de nombreux festivals avec The Inspector Cluzo, Nada Surf, Vietcong Pornsurfers, Lords of Altamont, Menomena, Das Aktion Team…

Du côté des productions, on peu compter deux LP : le premier s’intitulant Ready Made Rock en 2011, puis il y eu l’unanimement applaudit A la Royale en 2013 qui a beaucoup fait parler de lui à sa sortie du côté des Webzines (« Brut, énergique, burné, A la Royale est une bonne grosse claque qui s’abat comme ça, sans prévenir » (sensationrock.net) ou encore « explosif et interdit de maisons de retraite pour éviter un grand nombre de fractures » (w-fenec.org)).

Tout récemment sort Keep Quiet, l’EP gratuit dont je parle un peu plus haut et qui figure sur la compilation des rêveries (avec plein d‘autres groupes avec qui Rock’in’Radio a bosser !) et pour le néophyte, qu’est ce que vaut cet EP ?

Ce qui m’a fait craquer pour ce groupe, c’est son côté décomplexé et décalé. Il suffit d’écouter les quatre morceaux pour comprendre ce style sautillant, changeant du tout au tout en quelques riffs, reprenant la folie et les variations de rythmes de leurs inspirations, tout comme les mélodies de chacun de leurs morceaux qui ne se ressemblent pas. Au contraire, c’est totalement différent d’un morceau à l’autre et ça plaque sa personnalité dans le creux de tes oreilles. Prépare-toi à chantonner l’air de Mainstream ou de Cheap Love Song !

On y retrouve bien cette ambiance 70’s modernisées dans la composition. D’ailleurs, le rajout des samples de radio/vieille télé sur Keep Quiet en rajoute une couche. On peut se retrouver un peu déstabilisé par la composition des paroles un peu anarchique, mais ça ne rajoute qu’un charme un peu fou à l’ensemble (plusieurs écoutes seront nécessaires aux plus sceptiques)!

L’EP lui, nous sort des fourneaux du studio Distorsion de Paris suite à la reprise de venus (Shocking Blue) par Madjive, qui enregistre gratuitement l’EP et le met à notre disponibilité sur la page Bandcamp de Madjive. Ils y gagnent contrat d’exclusivité avec le studio au passage.

En tout cas, ça a fait « sboum là-dedans » comme dirait Dan Aykroyd dans Ghostbuster. Les amateurs de punk 70’s et de rock garage ne pourront qu’apprécier cette nouvelle réussite du groupe après A la Royale. D’ailleurs, ceux qui connaissent déjà ne verront pas grande changement entre l’album et cet EP, mais ils ne pourront pas dire que Madjive s’est pas encore trouvé : La personnalité du groupe est bel et bien là !

Pour les curieux et les amateurs, n’oubliez pas que l’EP Keep Quiet est en téléchargement gratuit >ici< et sur présent sur le Bandcamp des Reveries.

Baha