Archives de la catégorie ‘Musique’

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Tiens, si je me remettais à écrire des chroniques ? Mais avant de vous parler du sujet, je vous laisse en compagnie de vieilles mamies sympathiques comme intro !

Le bon côté, c’est que mon humour de merde ne m’a pas quitté, mais au moins on a déjà un pied dans la thématique de cette chronique… Non, pas le couscous, les pirates ! (Suis un peu lecteur !).

Pour le coup, je vais vous parler de Barbar’O’Rhum, un groupe qui nous vient de Toulouse et qui joue du pirate folk métal… Allez, on embarque et on lève l’ancre !

 

Mets ton tricorne et bois ton rhum !

C’est dans la marée humaine toulousaine que le navire de Mathieu (Libertalia/Ex-Les compagnons du Gras jambon) vogue depuis huit ans en composant des dizaines de morceaux avec pour thématique la piraterie, les Caraïbes et le rhum (oui lecteur, tu vas avoir beaucoup de référence à cet alcool !). Durant son voyage à travers les mers, il rencontre en 2013, deux flibustiers avec qui Mathieu créera son équipage : Boris (Basse/ ex-Natural Mortica) et Colin (Synthétiseur/ Ex-Natural Mortica aussi).

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Avril 2014, deux autres marins rejoignent le navire, d’un côté Corentin (Guitare) et Richard (Batterie/Ex-Brick A Drac) et en 2015, on peut déjà compter un grand nombre d’abordages sur les scènes du Sud-Ouest de la France (Le Bikini de Toulouse a été également victime d’actes de piraterie de la part du groupe) et d’une excursion en Allemagne pour le Festival Maritim.

Ainsi naît Barbar’O’Rhum, un Rock & Rhum, agrémenté de flûte, de cornemuse, le tout avec la basse, la guitare et la batterie d’une scène métal. Un groupe qui a débarqué en début d’année chez Rock’in Radio et à qui ont a promis une critique sur leur démo Barbar’O’Rhum. Du coup, j’enfile mon tricorne, je prends mon sabre, je m’engloutis un shoot de Kraken et je file à l’abordage !

 

Ce qu’en pense le Kraken… Euh, le dragonnet !

La démo de nos chers pirates est dispo sur Soundcloud et contient trois morceaux, enregistrés, mixés et masterisés par PhormorG en 2014. Les trois morceaux, tous chantés en français et d’une durée d’à peu près cinq minutes chacune, racontant chacun une histoire se rapprochant des grandes légendes des mers… Barbe Noire ou bien le Hollandais volant, c’est ce que nous propose le groupe !

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Cœur de l’océan est le premier morceau et nous raconte une belle histoire d’amour… de cul… Bref ! Notre bon capitaine tombe sous le charme d’une donzelle lors d’un abordage et s’en retrouve envouté par la belle sirène. Première chose qui me fait tiquer… La voix ! Sur le soundcloud du groupe, elle est partiellement couverte par la compo des autres membres du groupe, ce qui fait que j’ai loupé certains passages, avant de réécouter et de tendre l’oreille… Ou alors c’est foutu et je deviens sourd ! Par contre, le fait de chanter dans la langue de Molière ne me gêne absolument pas, j’ai pris un malin plaisir à écouter les histoires du groupe, mais revenons au Cœur de l’océan qui reste un morceau énergique avec la flûte qui accompagne le tout ! Mi-figue, mi-raison et pas trop de rhum pour le coup avec ce premier morceau malgré l’énergie dont elle déborde.

Le trésor maudit de Barbe Noire que je dédie au cap’taine du Gibier de Potence, lui qui veut tellement prendre la mer (ou ta mère, ça dépend des fois)! C’est une chanson de taverne, une histoire de pirate sur le fameux trésor du maître des mers, le capitaine Barbe Noire. Encore une fois, la voix se fait mâcher par la composition, que je n’accroche pas totalement pour le coup avec le synthé derrière, malgré la présence des instruments à vent. Je ne dis pas que le morceau est mauvais, attention ! Mais sa construction me laisse pensif, peu être que s’il avait été un poil moins rapide, on comprendrait mieux le chant (même si le refrain est tout à fait audible ?!).

Le Hollandais Volant transforme la donne, j’entends enfin la voix bordel !!! La rythmique est beaucoup plus accrocheuse et le côté pirate de la compo ressort plus. Par rapport aux autres morceaux, que je trouvais un tantinet faiblards, celui-ci dévoile toute l’identité de Barbar’O’Rhum : des chansons de pirates sur des instruments à vents et électriques, qui nous racontent l’histoire des mers et de ceux qui tentent de la dompter ! Est-ce parce qu’il s’agit du dernier enregistré et que le groupe à eu le temps de gérer les quelques soucis ?

 

Alors cap’taine ? On fait quoi pour le rhum ?

On le boit ! Pardon…

Que dire de Barbar’O’Rhum ? J’y crois ! Bien sûr, j’adore l’univers, la thématique pirate et ce côté folk. Comme le disent les potos de Drenaï (Rouen) dans le folk, vous avez plein d’univers variés, mais tous très utilisés… La piraterie reste l’un des rares qu’on ne voit pas à tous les concerts de folk… Oui bon, vous avez Alestorm et puis ? Je pense que Barbar’O’Rhum à un énorme potentiel, malgré que, deux morceaux sur trois, je n’entends pas la voix (ou alors il est temps de me mettre un sonotone).

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Je conseille ce groupe aux plus curieux, mais aussi aux amateurs de folk et de pirate. De mon côté, j’attends la suite… Allez les gars, sortez un Ep qu’on puisse reprendre la mer avec vous !

 

MAJ 04/07: Il semblerait que ce soit mon son qui merde, après discussion avec un autre amateur de musique pirate… Je vais donc réecouter avec un casque et en fonction, j’éditerais la chrochro !

 

Des liens, plein de lien !

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Dans les albums « j’ai du mal à chroniquer parce que c’est trop bien, mais impossible de le mettre dans une case », on va prendre pour notre chronique de cette semaine le tout dernier Klone, Here Comes The Sun».

C’est un peu l’OVNI du premier trimestre 2015, jamais Klone n’a fait un album ressemblant à son précédent, Here Comes The Sun ne déroge par à la règle avec une ambiance plus atmosphérique, envoûtante, contemplative… Bon avant tout, Klone, c’est ça :

 

Klone, c’est aussi le Label Klonosphere, donc t’imagine bien qu’il y a matière à faire un truc qui vaut largement le coup d’oreille… OK, c’était nul, pardon ! Pardon ! Je voulais dire, y mettre l’oreille, ça va, c’est mieux ?

Klone nous vient de Poitiers, créé en 1995 et avec à la base le chanteur David, Guillaume à la guitare, Julien à la basse et Laurent le batteur. Changement de line-up oblige, aujourd’hui on retrouve Yann (chant), Guillaume (guitare), Adrick (guitare), Jean Étienne (basse), Florent (batterie) et Mathieu (Ssxophone et clavier).

On a pu les voir en tournée, avec notamment Gojira, King’s X ou encore Orphaned Land, mais pour beaucoup, ce fut aussi sur les planches des mainstages du Hellfest.

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Le groupe est passé par plusieurs phases d’évolution et de styles, avec un album pour marquer le cap à chaque fois. Parfois brutal, parfois électrique, parfois violent ou imprévisible. Impossible de prévoir le style de Klone tellement celui-ci change du tout au tout entre chaque album. Il n’est pas question ici d’écouter le premier album du groupe et l’actuel pour y voir une « évolution » de style, chaque album étant une pièce de l’immense puzzle qu’est Klone. Alors que le groupe était plutôt parti vers une ambiance plus progressive, délaissant leurs racines metal, voilà qu’arrive Here Comes The Sun en mars 2015.

Here Comes The Sun a été financé en tant que projet ulule, plateforme participative de financement et ceux qui ont participé ont pu ainsi avoir en preview l’avancement du projet (d’ailleurs, j’attends mon vinyle !).
Je ne prendrai pas en exemple d’autres albums de Klone, malgré leur palmarès. Comme je le dis plus haut, Klone ne fait jamais deux fois la même chose. Pour le coup, c’est avec un regard neuf que je vais vous parler de cet album.

 

Ce que le dragonnet en pense :

Septième réalisation studio du combo poitevin, il est temps de savoir ce que cet album et ses dix titres ont dans le bide !

On commence avec Immersion que ceux qui ont participé au projet ulule ont pu avoir en preview de l’album. Je me rappelle d’ailleurs ma réaction à son écoute, entre surprise, questionnement et plaisir. Surprise de voir la tournure que le groupe avait prit, questionnement sur l’album et la peur qu’il soit rapidement redondant et plaisir, car derrière la lenteur de la composition, le calme qu’on y perçoit, on ressent également toute la puissance mise dans ce morceau avec le vrombissement de la basse, la voix de Yann qui, sans grimper, arrive à fournir une force à ce morceau qui te fait comprendre immédiatement que même si Klone change son style d’un album à un autre, ils maîtrisent parfaitement ce qu’ils font. Pour l’anecdote, à l’écoute avec un ami réalisateur de Web-série, il trouvait que le morceau irait très bien comme B.O de trailer pour l’un de ses projets.

Fog quitte ce côté « puissance contenue » pour livrer un morceau calme, sans aucune forme d’agressivité et donne a l’album ce côté envoîtant, atmosphérique. Les accords de guitare et le ton que prend Yann pour ce morceau rappellent vraiment la brume qui étire ses bras et nous perd. On retrouve de nouveau cette puissance contenue au trois quarts du morceau après une phase atmosphérique, qui ressemble presque à une fuite éperdue à travers la brume pour s’ouvrir sur le troisième morceau.

Gone Up In Flame est beaucoup plus atmosphérique que ses deux autres prédécesseurs. On y découvre tout le travail mis en place par Klone pour donner cette touche qui fait la personnalité de l’album. S’il y a bien un morceau accessible aux néophytes, c’est bien celui-là alors que ceux qui baignent dans ce style y verront une richesse qui agrémente d’un bout à l’autre l’album. Pas le meilleur morceau, mais l’un des plus travaillés au niveau de l’ambiance.

The Drifter reprend en grande partie la construction atmosphérique de Gone Up In Flame. C’est un morceau calme et même si la voix de Yann s’élève parfois, le reste est d’un calme qu’on pourrait presque fermer les yeux et se laisser porter par la mélodie. Même le temps au deux tiers du morceau, complètement instrumental, nous laisse aller à la rêverie.

Nebolus quitte le calme et la quiétude pour un morceau un peu plus nerveux sur la compo et la voix, on grimpe dans le son et dans l’épique. L’album prend de l’ampleur et Klone refuse de faire uniquement dans le doux, sans pour autant frapper à la porte du brutal. On se retrouve dans un équilibre qui mixe à la fois le côté atmosphérique que veut l’album et cette énergie, ni trop brute, ni trop douce.

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Gleaming est un morceau étrange, uniquement instrumental avec des notes tout aussi curieuses. On se retrouve avec 3min de son qui pourrait paraitre dans un album post-rock. Rien à dire là-dessus.

Grim Dance quant à lui monte en puissance tout du long du morceau. On commence doucement, puis petit à petit, le ton monte, les instruments donnent de l’ampleur. On s’essouffle, on se repose pendant quelques secondes et dès que Yann reprend, le son s’élève de plus belle. Grim Dance est de loin le morceau le plus puissant de l’album et vous vous en rendrez compte qu’il ne s’agit pas la de violence, ni de force, mais plus d’ampleur, d’ambiance…

Come Undone est le titre qui m’a le moins marqué, sûrement parce que ce côté atmosphérique devient trop pesant. Après sept titres, je vous avoue que mes oreilles ont envie d’écouter autre chose. Rien à redire sur la composition, ni sur le chant, même si ça revient souvent au même… On commence à sentir un désir de changement !

The Last Experience est l’avant-dernier morceau, un poil plus énergique qui me sort de ma torpeur. On sent la fin approcher et l’album doit se clore dans une belle explosion, une explosion instrumentale qui prendra les deux tiers du morceau, se terminant dans un capharnaüm de son, la batterie grimpant en flèche, quitte à terminer dans un son incompréhensible

Summertime est une cover qui commence sur un air de saxophone et sur quelques grattements de corde. Terminus pour l’album, c’est sur ce dernier morceau que tout ce termine et de toute beauté. On se demande déjà à quelle sauce Klone nous prépare son prochain album une fois le morceau terminé.

 

Et enfin…

Difficile de place Klone sur l’étagère, est-ce du métal atmosphérique, de l’expérimental, du rock… En tout cas, Klone mettra tout le monde d’accord avec son dernier album sur la dose de travail, la composition et l’ambiance mise en place. Chapeau bas, Klone réussit son pari de changer profondément son style à chaque album et celui-là ne change pas la donne.

Et moi, ce que j’en pense ? J’ai eu du mal à saisir l’ampleur de l’album à sa première écoute. C’est le genre d’album qui vous demande plusieurs écoutes, un temps mort et une réécoute. Je suis bon public, vous le savez, mais malgré une chronique plutôt bonne dans l’ensemble, Here Comes The Sun ne sera pas l’album qui m’aura le plus marqué, ni que je réécouterais souvent.

Le côté atmosphérique, au bout de dix morceaux (neuf, le dernier ne compte pas vraiment) m’a pas mal asphyxié et au bout d’un moment, j’ai vraiment lâché l’affaire, question de m’occuper à d’autre chose, puis de revenir dessus, le cerveau clair.

L’album n’est juste pas fait pour moi, je pense que d’autres le kifferont, d’autres en seront curieux et passeront un bon moment. Moi, simplement, ce n’est pas ma tasse de thé, mais dans l’ensemble et sur un point de vue totalement neutre, cela donne ma chronique.

 

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Des liens, plein de liens:

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C’est en écoutant le dernier Klone (dont on vous fait la chronique cette semaine) que je vais vous présenter Freaksound. Freaksound, c’est qui ? C’est quoi ? Ça se mange ? Je vais répondre à ses questions lors de la présentation de ce nouveau magazine sur la metalsphere (et non, ça, se mange pas !).

Sorti en mars dernier, Freaksound est un magazine sur la culture rock, métal et indie Frenchie. Uniquement frenchie ? Ouep, ma bonne dame, les petits gars de Freaksound ont visé la scène française dans son intégralité… Boudé par les plus grands mags, il était temps qu’on redore le blason du rock français, parce qu’au final on ne s’arrête pas à Noir Désir ou à Trust. On ne parle pas que de grands groupes connus non plus, place à la jeunesse décadente et à des petits groupes bien sympatoches. Bon ok, pas tout, on parle aussi de Carpenter dans les news, mais Carpenter mec…

Disséquons cette nouvelle bible de la culture rock (j’entends déjà des cris aigus derrière mon crâne venant d’un pseudo film d’horreur).65 pages sobres, avec du texte lisible sans être écrasé en gros pavés, des illustrations tout aussi sobres et discrètes, les infos et les liens des groupes se retrouvent aux premiers coups d’œil. C’est fait pour que le lecteur ne se sente pas écrasé par la masse d’info, mais tu sais ce qu’on dit ? Ne pas juger sur le 90D et regarder si le cerveau est bien en haut (ouais, je l’ai inventé et alors ?), qu’est-ce qu’a Freaksound sous le capot ?

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Le magazine s’ouvre sur 8 pages de news, concrètes, qui vont droit au but, pas le temps de blablater et de s’astiquer le manche. Les news sont là pour donner du sérieux, pas pour te rabâcher 50 fois « faut acheter ce cd, il est trop bien ! ». On poursuit sur de micro-entretiens, c’est la même que pour les news, droit au but, pas de détour, le format me plait et je le piquerais bien comme exemple pour la zine de Rock’in Radio (Quoi ? Chut….). De plus gros entretien à partir de la page 18, on creuse un peu plus, mais on garde la même idée : que le lecteur ne lâche pas l’affaire au bout de deux lignes. Une grosse partie du magazine se constitue d’entretiens, peut être même trop, j’aurais aimé plus de pages sur la culture rock, mais le bon côté c’est que le tout dernier entretien concerne ceux qui se cachent derrière les tournés de concert, les « acteurs de l’ombre » comme le cite Freaksound en parlant de Sounds Like Hell.

En parlant culture musicale, Freaksound fait de la deuxième partie de son magazine une vraie caverne d’Ali Baba. On creuse l’histoire de Blood, Fire, Death de Bathory et le tout premier Black Sabbath, on apprend pas mal de trucs comme l’explosion Black Metal ou l’histoire du guitariste Tony Iommi et sa perte de deux doigts. L’autre dossier culture est un peu glauque, assez surprenant pour une première (tendance death metal chez nos amis de Freaksound ?) puisqu’il concerne les morts de l’histoire du rock, mais attention, celles vraiment crues

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On passe à la troisième partie, avec plusieurs pages sur la pratique musicale et là, gros coup de cœur : On commence avec des conseils sur le choix de matériel, des riffs à deux accords et deux pages « à la manière de… » Avec des riffs bien connus comme ceux de Tool, Rammstein ou encore Rage Against The Machine. Je reprendrais juste une expression de Squid quand elle l’a feuilleté « Mais il n’y a rien pour la basse !!! ».

 

Le dernier dossier que nous réserve Freaksound est surprenant : Le street art. Domaine plus axé sur l’électro et le hip-hop, il fait la part belle avec un article consacré à Goin. On y découvre sa passion de la bombe et sa relation avec la musique rock, le tout se noyant dans le street-art et me crèvant mon futal tellement je suis heureux de voir un art que je pratique et que j’aime enfin mis à l’honneur aux côtés de mon autre passion, la musique.

Les dernières pages concernent la culture de poche, des livres passe-partout bons pour ton cerveau. Ce qui conclut Freaksound. Voilà pour le topo, maintenant mon avis sur la question.

Freaksound, j’ai eu plusieurs conversations avec des gens du milieu, certains n’y croient pas, d’autres ont des réserves. En même temps, c’est normal, premier numéro, l’occasion de tâter le terrain. Je suis du genre à retourner le truc dans tous les sens pour donner mon avis et pour ma part, Freaksound, j’y crois… Pas comme le futur challenger, mais comme l’indie qui fait tranquillement sa place et qui a sa petite communauté, celle de passionnés de la musique, plus intéressés par les chroniques que part le nombre d’albums vendus par le dernier groupe en vogue. Je regrette peut-être un peu sa trop grande sobriété, mais qui semble être plus par timidité que part manque de personnalité.

Freaksound parait tout les deux mois, nous sommes fin avril et le prochain, le N°2 arrive la semaine prochaine. À 5,90€ (le prix d’une pinte), vous avez l’occasion d’aider un petit magazine bien motivé et plein d’idée, en même temps que votre culture musicale et vos gouts. Alors, n’hésitez pas : l’abonnement est à 29,50€ avec deux albums en cadeau pour un an.

À retrouver dans votre marchand de journaux ! Toute l’actu française est chez Freaksound !

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Des liens, plein de liens:

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Dans la famille Chevalier, je demande les frangins ! Deux frères qui fondé ensemble le groupe Debasement et c’est de celui-ci qu’on va vous parler aujourd’hui.

Debasement, c’est un groupe de Brutal Death metal qui vient de notre bonne vieille ville de Rouen, composé donc de deux frères (Clément Chevalier – vocals et Thomas Chevalier – guitars). À la base, le groupe se nommait « Naboth ». Plus un death mélodique que du brutal, le groupe n’était qu’un plaisir pour les deux frangins. C’est l’arrivée d’Hugo (drums) et de sa créativité qui commence à changer peu à peu le visage de « Naboth » et qui devient Debasement. Courant 2014, Jules (basse) rejoint le groupe, le line-up est fondé et le style de Debasement devient un bon vieux brutal death des familles !

La ligne directrice du groupe : Debasement souhaite traduire la violence de notre société à travers sa musique extrême. Même le nom a été choisi pour ça, se rapprochant de l’idée de « dépravation » humaine, montrer, pointer du doigt, refuser les atrocités faites par main humaine (autant sur le plan religieux, qu’écologiste, politique et, etc.…). Bref, tu vois déjà l’ambiance, alors tu te prépares à te prendre plein de coups dans ta jolie p’tite gueule d’humain (moi je m’en fous, j’suis un dragonnet !).

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Debasement a déjà un beau palmarès de concerts, et ont notamment joué en première partie de The Walking Dead Orchestra, Otargos, Kause 4 Konflit, Impureza… Les quelques critiques que j’ai pu lire également sont élogieuses… Maintenant voyons voir ça entre mes griffes…

Ce que le dragonnet en pense

Tranchant, voilà comment je pourrais décrire la démo de trois titres que propose Debasement sur son bandcamp. Trois titres aux riffs tranchants comme le couperet d’une guillotine. La compo est lourde, puissante et bien travaillée. J’ai du mal avec la voix qui part dans les aiguës, mais on verra ça plus tard.

La démo s’ouvre sur Save a Child, Fuck a Priest, inutile de t’expliquer la thématique, tu l’auras compris, copain. On part pour un brutal death qui laisse des marques, avec des riffs rapides, une batterie qui ne doit plus sentir son pouls à certains moments et une voix puissante, pas trop écrasée par le ton grave qu’utilise Clément, le chanteur, et c’est plutôt une bonne chose. Le titre part pour quatre minutes de violence verbale qui nous met dans le bain dès l’introduction.

Next I Will Drink your Blood like Beer, encore une fois, je ne te fais pas la traduction. On récupère un deuxième membre en vocal pour notre plus grand plaisir, avec une compo toujours aussi tranchante et bondissante, car j’avais bien envie de me jeter dans un pogo sur les quelques passages bien rapides et violents que nous sort Debasement en 5min. Bon, il y a juste un truc qui pêche, mais vu que je ne suis pas un gros amateur de brutal, ni de death, j’en parle juste en dessous sur le dernier morceau de la démo, Virunga.

Virunga, pour la trad…. Euh… Bref, j’ai dit dans le paragraphe au-dessus qu’un truc me chiffonnait. En fait, je kiffe pas du tout le trip du cochon. Je t’explique, Clément se lâche dans ce dernier morceau en couinant bien fort comme il faut. Je ne vais pas juger, le brutal death, ce n’est pas le coin que je visite le plus souvent dans ma discothèque. Pour le reste, on bouge bien son crâne, la violence du groupe se fait toujours aussi bien ressentir et c’est bon pour tes mickettes !

Tu en veux encore, Biatch ?

Alors, Debasement ? mmh mmh…

Debasement est l’un des jeunes groupes qui représentent l’avenir de la musique extrême de Rouen. Je ne peux pas complètement juger sur trois morceaux, ni sur leurs précédentes critiques, mais par leur volonté de se faire connaitre et le plaisir qu’ils ont à jouer. Je rappelle qu’à la base, le groupe n’était qu’un passe-temps, un hobby…

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C’est le genre de groupe qu’on verra notamment aux Arts bourrins, en mai prochain… Tiens, mais… Debasement est justement sur l’affiche ! Je pense que c’est suffisant comme explication, pour que tu puisses voir, lecteur, que ce groupe en a dans le pantalon et qu’il peut encore aller très loin.

Je ne suis pas un fan de death, c’est pourquoi si, dans un futur pas si lointain, on chope un chroniqueur de Death, on vous refera une chronique bien plus complète, mais je me devais au moins de faire ce premier jet. Debasement est un groupe à découvrir pour les amateurs de brutal et de death, qui n’en sortiront pas totalement entiers, à mon avis.

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A l’heure où les genres et les sous genres se multiplient (qui n’a jamais entendu parlé de post-dark-cold-indus-pagan-metal ?), il reste de ces ovnis musicaux que l’on ne se risque pas à vouloir gentiment ranger dans une case. Hear the Chief Moo Downtown fait partis de ceux-là. Klymt nous offre donc un album, sorti chez Postghost, à la croisée de l’Indus, de la Noise, de la Coldwave, le tout saupoudré de quelques touches Electro savamment dosées.

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La première écoute nous laisse plein d’interrogations. Dans un premier temps, on assimile aisément le groupe à My Own Private Alaska, Nine Inch Nails ou encore Pendulum. Puis, on saisit les quelques touches Electro à la Daft Punk et à la Kavinsky. Il nous arrive même d’avoir une pensée pour certaines formations Coldwave telles que Bauhaus, New Order, No Tears ou encore Dead Can Dance. Toujours est-il qu’une fois terminé, Hear the Chief Moo Downtown continue à nous trotter dans la tête, comme une expérience déroutante à laquelle on ne trouverait pas d’explication. Et puis, au fil du temps, les choses deviennent plus limpides : Klymt, à travers ses ambiances saisissantes et entraînantes a su s’imposer comme un groupe à la patte bien particulière sur une scène où il devient de plus en plus difficile de se démarquer.

On commence avec Concrete Mantra. Ce morceau semble très accessible dans un premier temps : un vocodeur sur les couplets, un refrain plus distinct, des guitares pour donner de la substance, des synthétiseurs qui occupent la majorité de l’espace sonore. On appréciera ce contraste entre la voix froide, très mécanique des couplets et celle des refrains, emplie de sentiments tellement humains. La fin du morceau est quant à elle plus agressive, plus tachante. On imagine sans peine cet homme torturé, en proie à lui-même, luttant de toutes ses forces pour sa survie psychique. Impulse se la joue plus pop. Niveau ambiance, on change radicalement. Ici, la voix chantée est plus légère, la ligne de basse et les touches électro plus entraînantes. La petite interlude, massive, donnera tout son intérêt au morceau. Et pour finir cette trilogie, c’est We’ll Find a Use for your Laugh qui régale. En comparaison avec Impulse, les performances vocales semblent plus maîtrisées, la mélodie plus entêtante, plus percutante, mais la recette est globalement la même .

Puis vient l’avalanche de riffs. The Low a presque un petit côté Depeche Mode. Ce titre semble légèrement moins abouti que les autres, nous laisse un peu sur notre faim. Cependant, par effet de contraste perceptif, After Me, The Flood paraît on ne peut plus majestueux. Il s’agit incontestablement de la pièce maîtresse de l’album. Dès les premières secondes, un écho malsain résonne dans la voix (qui pourra nous rappeler Radiohead à certains moments). Celle ligne dissonante nous oppresse, nous fait perdre l’équilibre. On suffoque, on cherche désespérément quelque chose à quoi nous raccrocher. Et la seule chose qui est à notre portée, c’est cette voix dégoulinante de psychose paranoïaque au milieu de ce capharnaüm. Suite à cela, Cactus est salvateur. Niveau ambiance, on passe du coq à l’âme. Ce poids, si lourd sur notre poitrine se dissipe et laisse place à la légèreté de quelques notes de guitare acoustique. Ce qui pourrait n’être qu’un morceau naïf prend de l’ampleur grâce à la voix déchirée, mise au premier plan.

Mother of a Trembling Heart est difficilement descriptible. Il mise sur une structure musicale simple mais efficace. On a, d’un côté, cette voix totalement déshumanisée, et de l’autre, des plages très Rock’n’Roll. On a du mal à saisir le message que Klymt tente de nous faire passer tant le panel d’émotions qui nous est présenté est immense. Il en est de même pour Roads, qui vient fermer l’album. A travers ce morceau, l’ambiance plus Electro et les riffs dissonants ne font plus qu’un, comme pour permettre à l’auditeur de remettre un peu d’ordre dans ce qui vient de s’abattre sur lui.

Hear the Chief Moo Downtown est un album abouti, aux ambiances et à la composition soigneusement travaillées. Certains seront gênés par la technique vocale parfois malhabile, tandis que d’autre trouveront ce petit défaut parfaitement adapté à l’univers de Klymt.

L’album est téléchargeable sur le Bandcamp de Klymt pour la modique somme de 4€.

Décidément, L’Oreille qui Traîne ne cesse de nous offrir des concerts de qualité. Le 16 avril, ce sont Eye Of The Liger (Grunge/Blues), Greyfell (Black Metal/Stoner) et Pneu (« Maths-machin, Noise Truc » venu de Tours, nous dit l’événement) qui étaient à l’honneur.

  • Eye Of The Liger [Grunge/Blues, Yvetôt/Dieppe]

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Quand un groupe est étiqueté « Grunge », je crains toujours de devoir subir une énième pâle copie de Nirvana, pas forcément désagréable, mais sans cette touche d’originalité qui retiendra mon attention. De ce fait, j’ai été d’autant plus surprise par Eye Of The Liger, qui a su tirer son épingle du jeu et se créer une identité musicale qui lui est propre. La formation est déjà atypique en elle-même : un chanteur guitariste, et un batteur choriste. Et, qu’on se le dise, voir un musicien qui arrive à coordonner ses baguettes et sa voix, je trouve ça fascinant. Ce duo vitaminé était donc parfaitement approprié pour introduire la soirée. Leur musique, en parfaite adéquation avec la météo estivale, nous inspire ces soirées adolescentes à faire griller des saucisses dans le jardin familial quand nos parents s’étaient absentés pour le week-end, et les longues heures de routes sous un soleil de plomb, à mourir de chaud entassés à 5 dans une 205 sans climatisation. Bref, de la bonne humeur par paquets de douze !

  • Facebook (allez lire leur bio dans l’onglet « à propos », c’est à mourir de rire)

 

  • Greyfell [Black Metal/Stoner, Rouen]

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Greyfell, que l’on ne présente plus, prend le relais. J’avais entendu parlé d’eux un bon paquet de fois, sans jamais avoir eu l’occasion de les voir. Quoi qu’il en soit, ce concert m’a prouvé qu’ils étaient à la hauteur de leur réputation. D’ailleurs, eux aussi font chanter leur batteur. A croire que c’était le thème de la soirée ! Je jette un œil sur scène : plein de pédales, un appareil bizarroïde qui sert à produire des sons étranges. Ok, de base, ça met direct en confiance. Si tu veux de la musique hybride, qui mélange tout un tas d’influences pour obtenir un cocktail détonnant, en voici en voilà. Ma première impression ? « Je vais faire l’amour à la voix du chanteur » (comprenez par là que le monsieur a une voix qui a tout de suite parlé à mon petit cœur). Autour de cette voix, il y une ambiance musicale complexe et travaillée, un jeu propre et calé (même quand le groupe affirme ne pas maîtriser un morceau, on a juste droit à quelques pains réglementaires). Là où ça pêche peut-être un peu, c’est au niveau de l’émotion transmise au public. Bien que la musique de Greyfell ait l’air de se prêter aux voyages de l’âme [edit : toute ressemblance entre cette phrase et un certain album bien connu d’Alcest n’est que pure coïncidence], elle ne m’a pas atteinte outre mesure sur ce plan. Mais ça n’empêche pas d’apprécier, loin de là.

  • Pneu [Maths-machin/Noise truc, Tour]

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Et le clou du spectacle, tout droit venu de Tours pour nous faire perdre notre latin, j’ai nommé Pneu ! Laissez moi vous faire un bref résumé : « Hier soir, je suis allée à un concert à L’Oreille qui Traîne. Il y avait un groupe de Math-Rock. Les mecs, ils ont pris tout leur matos, ils se sont installés au milieu du public, et là, c’était la folie ». Jouer sur scène ? TOO MAINSTREAM. Des morceaux structurés ? TOO MAINSTREAM. Du chant et une basse ? TOO MAINSTREAM AGAIN. J’aimerais tellement vous transmettre mes souvenirs de la foule, agglutinée autour des deux musiciens martyrisant leurs instruments, s’agitant comme atteinte d’une crise d’épilepsie qui se serait propagée telle un virus destructeur, au rythme des mélodies décousues qui dégoulinaient des amplis. Bien que relativement familière à ce genre musical, je n’avais jamais osé imaginer vivre une telle expérience de live. Si jamais tu as l’occasion de les voir, n’hésite pas une seconde. C’est une expérience hors du commun, susceptible de plaire à tous.

Je le répète un fois de plus mais, si tu aime rouler ta bosse en concert et découvrir des groupes venus d’horizons différents, viens faire un tour à l’Oreille. C’est la garantie de ne pas être déçu.

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Quand j’ai commencé a écouter Soundcrawler, je me suis dit que c’était un son qui aurait parfaitement sa place dans un univers comme Fallout… Un monde post-apocalyptique, avec comme bande-son la musique lourde, grasse et aux accents atmosphériques de Soundcrawler, qui rendrait presque poétiques les bâtiments en ruine, la nature sauvage et la vie de maraudeur d’un tel univers…

Alors quand j’ai commencé à lire le press-book, je n’étais pas loin… Soundcrawler est un métal proche du stoner et du grunge, dont les cordes de guitares grippent sur le sable chaud et où la batterie est recouverte d’un fin voile de poussière. Avant d’être un groupe, Soundcrawler est une histoire qui se déroule dans un univers aride, ou chaque morceau forme le chapitre d’une grande histoire, celle du « Sandcrawler ». J’enfile ma tenue de survie, prends ma gourde et ma carte avant de parcourir les étendues désertiques de Soundcrawler pour faire faire découvrir ce groupe et son second album, The Dead-end Host.

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Soundcrawler est né en 2011 de Remy Pocquet (au chant) et de Clément Revieriego (Guitariste et compositeur). En 2012, le premier album montre le bout de son nez et laisse du sable partout, voilà Sandcrawler, contant l’histoire du protagoniste errant dans un désert aride et allant à la rencontre d’une entité au nom éponyme de l’album. D’abord acoustique, le groupe grandit avec l’arrivée de Paul, Firouze et Robin, rendant la chose beaucoup plus dynamique et ils feront la première partie de The Nothing.

En 2014, le groupe enregistre The Dead-end Host, qui clôture l’aventure du Sandcrawler. Guillaume Bernard (compositeur dans Klone) ajoute sa touche avec la prod’ des voix et quelques arrangements (et bordel, ça s’entend !). La galette sort du four, on croque dedans… Alors, un goût de sable ?

 

Ce qu’en pense le dragonnet

Il existe le stoner qui te fait décoller, aller loin dans ta tête et qui te fait passer le temps, un peu comme Brain Pyramid ou The Fur. Puis, il y a le stoner de Soundcrawler, qui part chacun de ses riffs, et construit tout un univers. Chacun des morceaux qui composent The Dead-end Host forme son histoire à part entière grâce à une compo étonnement intelligente, fluide et variée. Loin de la forme d’un stoner/grunge qui se répète une fois sur deux, Soundcrawler à su foutre en neuf morceaux assez d’influences et de tons pour offrir l’un des albums avec l’une des personnalités les plus travaillées que j’ai pu voir depuis que j’ai lancé Rock’in radio.

Raiders s’ouvre et comme je l’avais pressenti, on peut déjà sentir le sable chaud tanner la peau de notre voyageur. Les riffs sont lourds et gras, la batterie l’accompagne par à-coups, la voix semble lointaine, nous faisant profiter d’un écho plus que bienvenu dans la compo et fait très penser à un narrateur omniscient. Bref, on a la couleur de l’album dès le premier morceau, on sait où ça veut aller et dès que Raiders se termine d’un coup, sans prévenir, on passe à la suivante avec plus d’intérêt et de curiosité.

Burning Scales quitte l’ambiance « introductive » du premier morceau pour une autre, qui laisse la batterie, la basse et la guitare ouvrir sur quelque chose de plus sale et de plus violent. On a le droit à plusieurs longs moments de solo, comme si le narrateur de cette longue histoire était en train d’admirer un paysage dévasté. On assiste aussi à quelques moments de calme dans la compo du morceau. Le morceau coupe tout aussi sèchement pour laisser place à A God to Feed.

Quand je vous dis que Soundcrawler a vraiment du génie et de la personnalité dans la composition de son album, ce n’est pas pour rien. Le troisième morceau de l’album est rapide, en dents de scie, et commence violemment sans attendre une quelconque intro avant un passage de calme d’une trentaine de secondes avant de reprendre sa course folle. Jusque là, aucun ennui, aucun temps mort…

Long Coma Slow me fait penser à l’un de ses bars à la lumière tamisée, aux fauteuils en cuir et aux planchers de bois craquant sous tes pas. On change de registre pour une ballade, avec une guitare aux sons toujours aussi gras et à la voix toujours aussi pénétrante. Un morceau « passerelle » vers Souls from the Trash.

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Cette fois, tu veux du son gras, tu ne seras pas déçu, la guitare prend toute la place, occultant la voix. Ce n’est qu’au milieu du morceau qu’on reprend notre respiration avec un son beaucoup plus libre, moins saturé, pour retomber dedans. Autant Long Coma Slow nous bordait quelque peu, autant Souls from the Trash essaye de nous noyer sous ses riffs aussi brutaux que lourds. La dernière minute va de plus en plus vite, comme si on se retrouver étouffé, qu’un besoin d’air se faisait de plus en plus sentir.

The Plastic Truth sonne comme le glas de l’album. Ce n’est pas l’un des meilleurs morceaux, mais il a un je-ne-sais-quoi qui te fera comprendre que le narrateur est devant l’un des tournants de son existence. Après, Civil avec son petit côté électro, un peu cuivré et résonnant, nous donne encore une fois cette impression de fin qui approche, sans pour autant que l’album s’essouffle.

Infinite Genocide change la donne. Civil était un morceau quelque peu calme, Infinite Genocide s’excite et rend celui-ci nerveux, alors que la voix reste calme, la fracture rendra ce passage tout aussi bon, avec toujours cette impression de ne pas s’ennuyer de tout l’album.

And All the Seconds Left est une ballade instrumentale qui termine l’album sur une touche de calme atmosphérique, qui nous force à jeter un regard en arrière sur les huit autres morceaux et qui nous pose la question : est-ce la fin du Sandcrawler ? Vraiment ? Alors on appuie sur « Restart » et on relance l’album une nouvelle fois…

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Un long chemin à travers les sables…

J’ai mis du temps à chroniquer cet album, que j’ai eu bien avant sa sortie en février (20/02). J’ai tourné et retourné la galette un nombre incalculable de fois dans mon mp3, sur l’ordi alors que j’écrivais la chronique ou après une journée de taff sur la chaine hi-fi… Je vous avoue que j’ai eu du mal à écrire cette chronique, car je cherchais quelques points noirs, mais non… Rien, j’étais simplement absorbé par Soundcrawler, qui est (et ce n’est que mon avis encore une fois) une surprise de taille dans la metalsphere, à écouter au moins une fois.

On aime ou on n’aime pas, chacun son choix, pour ma part Soundcrawler est l’un des meilleurs albums Stoner/Grunge du premier trimestre 2015. Puissant, inventif, varié… Quelques mots pour le désigner… Je l’encense depuis le début de cette chronique, mais The Dead-end Host, album concept, un l’un des mes plus gros coups de cœur depuis 2 ans de Rock’in radio !

En attendant, n’hésitez pas à jeter un coup d’œil sur leur Facebook et sur leurs dates de concert… Si vous avez du sable dans les chaussures, ce n’est pas une coïncidence !

 

Des liens, plein de liens

TOBOGGAN est un groupe de Post-Hardcore rouennais formé fin 2013 par d’anciens membres de Venosa, Juggernaut, The Birds End et de Cavalry. En janvier 2015, le groupe sort son premier EP composé de trois titres, sobrement appelé TBGN.

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C’est dans une jolie pochette carton que TOBOGGAN nous livre son EP. Si vous les avez aimé en live, vous les aimerez aussi en version studio. En effet, que ce soit sur scène ou sur CD, le groupe ne néglige pas ses principaux atouts, à savoir une bonne dose d’énergie sur fond de Post-Hardcore qui parlera aussi bien aux amateurs de musique énervée qu’aux cœurs plus tendres.

Prayers of Dust, le premier morceau, ne nous ménage pas. C’est un raz-de-marée sonore qui s’abat. Des riffs énergiques, une voix puissante, sans pour autant que le travail de composition ne soit négligé. Ce titre est un avertissement : TOBOGGAN a plusieurs corde à son arc, et n’hésitera pas à en abuser, pour notre plus grand plaisir.

There’s a Storm Coming parlera immédiatement aux amateurs de Post-Rock à l’instrumentation travaillée. C’est sur un orage que le morceau débute, comme pour annoncer ce qui suivra. Cette mélodie lancinante, saisissante, est à peine troublée par l’intervention du chanteur. Bien au contraire : celle-ci ne fait que renforcer l’impression d’être à la merci du flot d’émotions qui se déverse dans nos canaux auditifs. Et puis les choses s’accélèrent, sans pour autant briser cette spirale infernale dans laquelle le groupe nous a entraîné, sans nous demander notre avis. On lâche prise, et on se vautre sans la moindre gêne dans ce que TOBOGGAN nous offre. Bref, un petit bijou.

La voix durant la première minute de Black Screen / Sleepless Night donnerait presque un petit air de Post-Punk au morceau… du moins, jusqu’à ce que les choses sérieuses reprennent. Voilà une parfaite illustration du rentre-dedans sur fond de mélancolie. On aimerait pouvoir s’abandonner à la rage qui dégouline de toute part, mais quelque chose de plus insidieux fait rempart, nous clouant au sol. C’est avec une fascination malsaine que l’on savoure l’ambivalence de ce morceau.

Pour un premier EP, TOBOGGAN place la barre très haut ! Rien ne semble avoir été mis de côté, que ce soit sur le plan des compositions, de la technique, ou de la qualité du son. De même, l’ordonnancement des morceaux et leur complémentarité nous donne un large aperçu du potentiel du groupe. On regrettera peut-être le fait que ces treize minutes passent très très vite. On espère en tout cas les retrouver prochainement pour quelque chose de tout aussi prometteur.

N’hésitez pas à télécharger et partager. TBGN est en téléchargement à prix libre sur le Bandcamp du groupe. Soutenez la scène underground, faites un don !

Le 10 avril, Terrain Vague nous conviait à un concert d’exception à l’Oreille qui Traîne (MJC Rouen Rive Gauche), en compagnie de Genital Jiggling, Toboggan, Cortez et KEN Mode.

Les photos sont de Donatien Redwitchdoctor. Malheureusement, nous n’avons pas trouvé de photos de Genital Jiggling lors de ce concert, l’image utilisée provient de leur page facebook (lien plus bas).

 

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  • Genital Jiggling [Fast Punk Hardcore, Rouen]

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Tenta : Les rouennais de Genital Jiggling sont les premiers à entrer dans l’arène. Soit dit en passant, le Fastcore, ce n’est franchement pas ma came. Et pourtant, je n’ai pas été déçue du voyage ! Le groupe enchaîne une pléthore de morceaux aussi brefs que survoltés, saupoudrés d’une bonne humeur très communicative. Il n’aura fallu que quelques minutes au public pour s’en saisir, et commencer à s’agiter dans tous les sens. En ce qui concerne la composition des morceaux, j’ai eu l’impression d’entendre quelque chose d’assez conventionnel, sans pour autant tomber dans le manque d’originalité. Niveau technique et propreté du son, pas grand chose à redire. Bref, Genital Jiggling a réussi à me faire ravaler mes à priori sur le genre, et croyez-moi, ce n’était pas gagné !

Squid : Comme Tenta, je ne suis pas fan de fastcore, mais j’aime l’aventure et les bonnes surprises. Les 4 gars de Genital Jiggling ont su correspondre à mes attentes, avec une patate d’enfer qui a permis à la sauce de prendre immédiatement. Je ne suis toujours pas adepte des morceaux de moins d’une minute (ça me fait un peu penser à un TGV qui passerait tout près de moi sans que j’ai le temps de biter ce qui est en train de se passer), mais l’enthousiasme dont le groupe déborde me fait passer l’éponge sans effort pour juste apprécier ce qu’il a à offrir : de la bonne grosse pouquette des familles qui fait sautiller pour une mise en bouche qui donne sacrément envie.

 

 

  • TOBOGGAN [Post-Hardcore, Rouen]

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Tenta : TOBOGGAN prend le relais. L’avantage avec eux, c’est qu’on n’est jamais déçu. A peine ont-ils commencé à jouer que le public est déjà en transe. Ce n’est pas un groupe, ce n’est pas de la musique, c’est une ogive nucléaire qui arrive sans détour dans ta face. Le chanteur franchit sans pudeur le quatrième mur, se mêle à la foule, tandis que les musiciens font hurler leurs instruments, déversant un post-hardcore qui mêle habilement les gros riffs qui sentent la sueur et cette atmosphère plus lourde, qui donne toute sa personnalité à TOBOGGAN. Impossible de détourner son attention tant le son nous enveloppe, nous électrise. Et puis vient la fin du set. La musique s’arrête, les lumières s’allument. On est désorienté quelques secondes, et puis, nous voilà plus reboostés que jamais. Bref, le groupe n’a pas à rougir devant les têtes d’affiche de la soirée !

Squid : Découverte pour moi, puisque je n’avais pas encore eu le plaisir de voir ces messieurs sur scène. Grosse claque dans ta race. La puissance de TOBOGGAN te prend de court, et te scotche sur place. On kiffe le jeu avec le public, on fait partie intégrante du show et ça fait super plaisir. L’énergie dégouline de partout, et on glisse sans peine dans l’ambiance subtile et oppressante qui te chope sans prévenir. Les gars de TOBOGGAN savent ce qu’ils font et t’emmènent pile là où ils veulent que tu sois, et c’est avec ferveur que tu les laisses faire. Chaque morceau est intense, et tu as tout sauf envie que le set se termine, te permettant de te ruer sur leur EP TBGN, à prix libre sur leur bandcamp, que nous chroniquerons prochainement. De quoi attendre patiemment leur prochain prestation live pour en reprendre plein la tête.

 

 

  • Cortez [Post-Hardcore/Metal, Suisse]

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Setlist : Borrelia, Un lendemain sans chaîne…, Arrogants que nous sommes, Idylle, Sulfure, El Vetic, Au-delà des flots, Temps-Mort

 

Tenta : Vient le tour de Cortez. Le show débute par une introduction quelque peu inquiétante avant l’entrée en scène des musiciens. Permettez-moi tout d’abord de faire une aparté sur le chanteur (qui portait un T-Shirt Russian Circles. Il ne faut pas négliger ce genre de détails). N’importe quel humain normalement constitué ne tiendrait pas trois minutes à s’agiter comme il le fait. C’est comme s’il était possédé par ce qui sortait des amplis de ses musiciens, comme s’il n’était qu’un pantin désarticulé, se soumettant à la volonté d’une guitare et d’une batterie (point de basse dans Cortez). C’est ce que j’appelle un jeu de scène qui ne laisse pas indifférent. Outre cela, Cortez nous offre des sonorités complexes, teintées à la fois de hardcore, de metal et de noise, écrasant le public sous une ambiance sombre, aussi malsaine que violente. On est étonné du contraste entre la douceur du chanteur lorsqu’il s’adresse au public, et toute cette hargne mêlée au désespoir que l’on retrouve lorsqu’il se met à chanter (je pense notamment à la fin du morceau qu’il a dédié aux filles présentes dans la salle, lorsqu’il est seul, à répéter cette même phrase qui à chaque fois fait l’effet d’un coup de poignard en plein cœur). Et puis, le guitariste qui en fin de set, joue de la guitare avec le public en guise de médiator, là je dis bravo.

Squid : Je n’ai pas encore écouté les albums studio, par peur de ne pas réussir à retrouver les émotions que Cortez m’a fait subir sur scène.  Y’a des groupes comme ça, qui ont une présence tellement écrasante que tu as du mal à te représenter la musique sans les images. Car Cortez, c’est une intensité, une violence scénique incroyables qui te serrent le cœur et t’angoissent, te plongeant très, très bas. Le chanteur t’en envoie plein la gueule, ses gesticulations et grimaces martèlent la douleur, la rage, le désespoir que véhicule la musique. En effet, on ne peut qu’avoir quelques secondes de confusion lorsqu’il nous parle tout doucement entre 2 morceaux, comme si on sortait la tête de l’eau sans trop comprendre comment on en est arrivé là. Et ça repart. Angoisse, malaise, cœur serré et une fascination totale pour ce qui se passe devant tes yeux et dans tes oreilles. J’ai adoré Cortez, au point que j’ai peur de les réécouter aujourd’hui. Et big up pour le guitariste qui joue sur les gens, c’est effectivement très très cool.

 

  • KEN Mode [Punk Hardcore/Noise Rock, Canada]

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Tenta : Enfin, le moment que tout le monde attendait : KEN Mode, la tête d’affiche. Dommage pour moi, c’est le groupe auquel j’ai le moins accroché. Évidemment, le jeu est très pro, pas une bavure, les morceaux sont pêchus, le public était hors de contrôle. Bien que j’ai trouvé la première partie du set sympathique, elle ne m’a pas transcendée outre mesure. Et puis, peu à peu, d’un morceau à l’autre, toute cette rage presque palpable lors des premiers morceaux s’est faite plus discrète, plus insidieuse, rendant les ambiances plus lourdes et dérangeante. C’est à ce moment que j’ai commencé à réellement me laisser porter par KEN Mode. Et puis, c’est très naturellement que le groupe a enchaîné ses morceaux, jusqu’à la fin, et nous a dit au revoir suite au rappel.

Squid : Pour être honnête, je n’ai apprécié que la dernière partie du set. C’est quand les morceaux ont commencé à se faire plus subtils et à jouer sur l’atmosphère que je les ai trouvé percutants, et que je me suis prise au jeu. Comme l’a déjà dit Tenta, tout est nickel chrome, le public est fou furieux, l’ambiance est au top et ça fait plaisir à voir, mais je ne suis pas rentrée dans le délire pour autant. Sûrement parce qu’après TOBOGGAN et Cortez, il était plus difficile de m’accrocher l’oreille, tellement j’ai pris cher et kiffé ma race pendant leurs sets. Mais ils ont assuré du début à la fin, sans aucune fausse note d’aucune sorte, et je ne peux que saluer très bas cette performance.

 

Une fois n’est pas coutume, cette soirée à l’Oreille qui traîne était une nouvelle fois une franche réussite, et ce du début à la fin. Bravo à l’orga ainsi qu’à l’équipe son et lumière, qui ont assuré bien comme il faut.

Les habitués de la scène locale ont très certainement déjà entendu parler de Sounds Against Vultures. Pour les autres, faisons les présentations. SAV est un groupe havrais formé en 2010. C’est quatre ans plus tard que leur premier EP, Write your Pain, vit le jour. L’enregistrement, le mixage et le mastering sont signés Eric Docteur (Studio des Docks), et la très jolie pochette est l’œuvre de Wobadé (je vous conseille d’ailleurs vivement d’aller jeter un œil à son travail : http://wobade.com/). Le groupe évolue dans un univers teinté de Rock Noise, mêlé à quelques touches Hardcore.

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La première écoute est assez déroutante lorsque l’on a découvert le groupe en live. En effet, les compositions semblent plus posées, moins pêchues. Fort heureusement, cette impression est vite balayée après quelques écoutes. D’entrée, bien que les influences de SAV se font légèrement sentir (Neurosis, Fugazi, Noir Désir, Sleepers…), le groupe impose sa recette bien personnelle, difficile à assimiler à un genre ou à un groupe bien particulier. L’originalité est de mise !

C’est Write your Pain, morceau éponyme, qui introduit l’EP. Dès les premières secondes, SAV nous présente sa marque de fabrique : un savant mélange de riffs bien lourds, de mélodies entraînantes, et une voix transpirante d’émotions, sans jamais se vautrer dans l’excès. La structure de ce morceau reste assez classique, mais les variations sont suffisamment présentes pour permettre à l’auditeur de ne pas se lasser. On savoure particulièrement les plages instrumentales, et la manière dont les guitares semblent se faire plus discrètes sur les couplets, faisant ainsi de la voix un instrument à part entière, se mêlant harmonieusement à l’ensemble.

On enchaîne sur Naufragés. Ici, la voix semble légèrement plus en retrait et la mélodie plus enragée, rendant l’ambiance générale du morceau très pesante. Le sentiment de malaise s’accentue quand le chanteur troque son chant crié contre une voix claire, presque parlée. La structure est assez linéaire et répétitive, alimentant la sensation d’être prisonnier d’une spirale infernale dont il est difficile de s’extraire.

Bleeding vient nous sortir de là, à coup de « Wake up now ! ». Fini les ruminations, il faut que ça bouge ! Ce morceau bourré d’énergie, un peu plus léger, mais toujours aussi furieux nous fait sortir de notre torpeur, comme un coup de fouet qui nous rappelle à l’ordre. Belle manière de maintenir l’attention de l’auditeur !

Et puis, c’est tout naturellement que L’humanité succède à Bleeding. SAV semble être ici au sommet de son art, autant par la puissance des riffs que par la longueur des plages instrumentales très habilement agencées. A ce stade de l’EP, on commence à réaliser que l’ordonnancement des morceaux a été savamment pensé. Depuis le début, le groupe nous raconte une histoire, que chacun interprétera à sa guise.

Le temps passe vite quand on s’amuse. C’est déjà l’heure du majestueux Break, en guise de conclusion. La pression retombe un peu. Puis vient la montée en puissance. Ce morceau a tantôt une allures Prog, tantôt une allure Post-Rock. SAV met ici en avant sa capacité à bâtir quelque chose qui lui est propre en mélangeant des tonnes d’ingrédients qui n’ont pas grand chose à voir les uns avec les autres. Il faudra attendre la quatrième minute pour que le chanteur se manifeste, comme pour nous dire au revoir. Et le rideau tombe.

Cet EP est disponible à prix libre sur leur bandcamp, n’hésitez pas à le télécharger contre un petit quelque chose!