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La plupart des grandes villes de France ont leurs conventions tatouages… Paris, Nantes, Tours, Lyon, Nancy… Même Nancy, putain ! Mais Rouen ? Jusqu’alors, on a eu les puces rouennaises, Créativa, le master du camping-car… Ah et aussi, le salon de l’érotisme, faut pas déconner quand même ! Rapport ? Aucun, je voulais juste faire une intro qui sert à rien !

Pour revenir au sujet, c’est grâce au shop Chair et Tendre et à l’association Terrain Vague  que la première convention tatouage de Rouen fut possible et ce, les 19&20 septembre (tu n’étais pas là ? Tant pis pour toi, passe ton tour et attend l’année prochaine !) et qui s’est déroulée dans la salle de concert la plus réputée de Rouen, le 106, sur les quais.

Que vaut cette première et tant attendue convention ? C’est ce que j’ai été découvrir le samedi 19, à la fois pour me faire du mal (mais pas à la peau malheureusement) et aussi pour m’en envoyer plein les mirettes ! Bonnes et mauvaises choses, je vous dis tout dans ce report d’event !

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Nota : Pour des raisons d’emploi du temps, je ne suis venu que la journée de samedi et dû à mes soucis de dos, je ne suis pas resté toute la journée, j’ai cependant fait une grosse partie de l’event, assez en tout cas pour en faire une bonne chronique.

Merci à l’équipe de Mort Bleue pour l’événement, l’accueil et l’organisation.

Crédit photoBen RedCatCity (Galerie Mort Bleue)

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Samedi 15h, l’event est ouvert depuis une bonne heure. Si j’arrive à cette heure, c’est pour voir l’affluence de ce premier jour. Pari réussi en arrivant aux portes du 106, heureusement que j’ai pris mon pass sur le site de la salle. Une trentaine de personnes font la queue au guichet, pendant que ceux qui ont déjà leurs places entre dans la convention sans attendre. J’apprendrai plus tard de la part d’amis que la journée du samedi aura signé sold-out, mettant en colère quelques personnes ayant fait une longue route pour se retrouver refoulées. Je peux comprendre, mais prendre son billet à l’avance via le site du 106 est un moindre effort pour se retrouver dedans en moins de 2min, bracelet en main et prog dans l’autre. Faute du staff ? Il fallait s’y attendre, mais je ne pense pas que l’équipe ait quoi que ce soit à se reprocher !

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L’entrée du 106 avec son bar propose son lot de stands, où je parviens (et j’ai eu la bonne idée) de choper deux t-shirts (sur 200 prévu) de l’event. Il n’y aura que du L, le S et le M ayant déjà disparus. Plus tard, j’apprendrais qu’il ne reste que quelques XL et ça, vers 17h. J’ai le plaisir de revoir les filles du Garage, chez qui je me fais couper les tifs maintenant, s’occupant du stand de leur boutique, mais aussi de faire quelques barbes et coupes de cheveux. L’entrée du 106 permet aussi de voir l’expo « Mauvais garçon » dispo jusqu’au 12 décembre, qui permet de tuer un peu le temps entre deux concerts vers 16h30. On découvre pas mal de chose sur la pègre française à travers ses tatouages (d’ailleurs, ça me permettra aussi de faire un article plus complet sur cet event, à voir gratuitement au 106).

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Passons à ce qui nous intéresse le plus là-dedans. Quand on entre dans la salle de concert (et c’est là que tu te rends compte que c’est vachement petit en fait), le chant du paradis se fait entendre… ou de la douleur, ça dépend de quel côté de l’aiguille du te trouve. Ici pas de basse, de guitare folle ou de chant métal, c’est le « Bzzz » incessant et qui gratte à la porte de ta dépendance à l’encrage ! Sur plusieurs allées, une trentaine de shops connus et moins connus se font la part belle en présentant leurs books tout en encrant quelques masos… passionnés de body-mod (dont le gars qui a eu le courage de se faire tatouer le pied, il a dû prendre… son pied… Ok, juste pour ça, je gagne un point « blague de merde »). L’allée centrale, pas la peine d’y penser, on ne passera pas et il faut jouer des coudes pour voir quelques books ou le taf des tatoueurs.

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En prenant mon temps, je mets une petite demi-heure à faire mon premier tour afin de repérer quelques tatoueurs : Rogers Weir, la boucherie moderne, Capitaine Plum’, Sixo ou encore Mr Tot, sur qui je suis resté bloqué vu son taf, non pas avec une machine à tatouer, mais direct à la plume traditionnel, bluffant ! Ça sera pas le seul, car l’un des books propose carrément de la scarification, mais qui ne sera pas visible au sein de la conv’ (me demandez pas qui, j’ai un blanc sur le nom du shop, désolé !).

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En refaisant un tour, j’aurai l’occasion de discuter avec quelques un des tatoueurs et avec l’équipe de Rouen Veg, dont le stand très appétissant me donne faim… et je n’ai pas de thune, tiens si on allait retirer pour voir. Sauf que j’oublie, le 106 n’as pas de tireuse (à bière… Non pardon, sérieusement, c’était tentant !), du coup je demande à l’équipe de bénévoles si il y a une tireuse à proximité, mais non… il faut retraverser les ponts de Rouen et mon dos me dira d’aller me faire foutre. Un mauvais point donc, pour les gens qui comme moi, ne pensent pas à prendre assez de thune pour se faire plaisir lors d’un tel événement. Mais une tireuse installée comme en festival, dans un coin de la salle, aurait été un plus. Un autre truc me saute aux yeux, là par contre la question reste ouverte au staff de Mort Bleue : seul un tatoueur rouennais est présent. Je sais qu’il faut de la place pour les guests, mais certains tatoueurs rouennais méritaient quand même une présence lors de l’event. Alors volonté d’ouverture, oublie, membre rouennais qui refuse ou l’envie de mettre un seul tatoueur sous les projos : Titou ; de De Bruit et d’encre.

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A côté des tatoueurs, on retrouve les stands de De Bruit et d’encre avec sa jolie collection de vinyles, Urban Tribe pour les bijoux en tout genre, My Queendom for…, Mabricole qui fait dans les accessoires recyclés via des sacs cabas de supermarché et Chris Bonobo et ses créations originales comme une pipe en forme de crâne.

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Il est 16h30 quand commencent les concerts proposés par la convention, au programme Baron Crane, Greyfell, Surrounded by Sins et The Birds End… Je ne savais pas ce que valais Baron Crane, impossible de trouver un bandcamp (puis trouvé, mais à l’écriture de ses lignes) sur lequel découvrir le groupe, j’y vais donc en mode yolo et les oreilles grandes ouvertes.

Baron Crane, c’est donc du post-rock parisien, dommage ce n’est pas mon style de prédilection à part quelques groupes et malgré un faux départ (problème technique), je n’accroche pas à ce post-hipster-jazzy-chelou… En milieu de morceau, ma conscience m’engueule et me demande d’arrêter de réfléchir, je me vide la tête et j’écoute le reste du set. Au final, je reviens avec un avis plutôt positif envers le groupe, qui prend son pied à jouer sur scène et dont les compos, au lieu d’être chelou, son vachement plus travaillées que je ne le pensais, mettant en place une véritable atmosphère. On apprend à la fin du set que c’était leur premier concert en salle. Félicitation les gars, beau départ et je pense revenir vers vous, pour faire découvrir ça à Tenta.

Une prestation à ne pas louper, c’était bien "The Birds end"... Erf

Une prestation à ne pas louper, c’était bien « The Birds end »… Erf

Si j’ai pris autant de temps à parler de Baron Crane, c’était surtout comme je l’ai précisé, leur premier concert. Greyfell (Rouen) vient ensuite et je n’accroche pas du tout, je n’ai jamais vraiment aimé ce groupe malgré leurs performances. Les goûts et les couleurs, dans l’ensemble je n’irai pas critiquer, simplement parce que le groupe mérite tout de même ses applaudissements. C’est simplement que je n’aime pas, voilà tout ! Viens ensuite Surrounded by Sins, du hardcore qui vient du Havre, un groupe qui me file la patate, mais que mon dos n’arrivera pas à suivre. Je décide de prendre la tangente pour sauvegarder ce qui me reste de ma colonne vertébrale. Je ne verrai donc pas The Birds end (Rouen), groupe que j’attendais. Déjà vu à l’Oreille qui Traîne, c’était une belle claque ! Ça sera pour une prochaine.

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A 20h30, Chris Bonobo a remis le Best of the Day à Seven Echek pour le meilleur tatouage de la journée.

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Pour terminer, cette journée a été une réussite complète pour l’équipe de Mort Bleue, même si je pense qu’il y a des choses à revoir. Même si le 106 est une excellente place, il se trouve être vite rempli et on voit très vite que la salle est petite. Désolé pour ceux qui ne sont pas rentrée dans le 106, qui ont poireauté jusqu’au sold-out, mais comme il a été dit, il valait mieux avoir sa place avant. Dans l’ensemble, je ne pense que du bien de cet event, même si je vous avoue qu’en off, certains points me gênent… Mais c’est du off et si j’ai l’occas’ un jour, j’aimerais que l’équipe de Mort Bleue m’éclaire. En attendant, j’espère que l’event sera remis au gout du jour l’année prochaine, mais PLEASE ! PAS EN MÊME TEMPS QUE CIDRE & DRAGON !…. Oui, parce que l’an prochain, j’y manque pas, je passe sous l’aiguille !

 

Plus d’info:

Mardi 17 mars, le 106 nous offrait une soirée mouvementée à l’occasion de la 42ème édition du 106 expérience (tous les mois, le 106 organise un concert gratuit où sont présentés trois groupes régionaux sélectionnés par l’équipe d’accompagnement). Au programme, TOBOGGAN, un groupe de Post-Hardcore originaire de Rouen, The Fourth Is Bearded et leur Post-Hardcore teinté de Post-Rock, qui nous viennent du Havre, et Mick Hypnotik Sensation un groupe de Grunge / Stoner lui aussi originaire de Rouen.

  • TOBOGGAN [Post-Hardcore, Rouen]
Antonia Eros, au 106

Antonia Eros, au 106

SET-LIST : Wings for Icarus, I died a thousand times, Prayers of dust, Cur(s)e, Black screen/Sleepless night, Born dead, There’s a Storm coming

C’est TOBOGGAN qui ouvre le bal, avec Wings for Icarus. Sans prendre de pincettes. L’entrée en matière a pu sembler violente pour nos esprits encore un peu anesthésiés. Il a suffit de quelques secondes pour palper la monstrueuse énergie qui se dégage du groupe, pour être submergé par la puissance du son. Le chanteur ne tarde pas à se mêler au public, parmi lequel il passera la majeure partie de son temps. La foule s’agite, la température monte un peu plus à chaque morceau. Et lorsque l’on croit apercevoir quelques minutes de répit à l’horizon, tout s’agite à nouveau. TOBOGGAN ne nous a pas laissé souffler, nous a tenu en haleine du début à la fin de son set. Les morceaux s’enchaînent naturellement et les moments de communication avec le public sont toujours emplis d’humour et de sympathie. Bien que formé depuis relativement peu de temps (fin 2013), on a peu de reproches à faire sur cette performance live, et n’avons à aucun moment l’impression d’être face à des amateurs. Bref, des découvertes live comme celle-ci, j’en veux bien tous les jours !

  • The Fourth Is Bearded [Post-Hardcore/Post-Rock, Le Havre ]
Aské

Aské

SET-LIST : Winter Sun, End of an Era, Adixia, Insomnia

Le temps d’une bière et d’une cigarette, et on enchaîne sur The Fourth Is Bearded. Les musiciens s’installent, et soudain, on comprend l’origine du nom du groupe. Il est vraiment très très barbu, le quatrième. Et il a même agrémenté sa pilosité faciale de petites fleurs, la preuve en image !

Trêve de plaisanterie. The Fourth Is Bearded est incontestablement mon plus gros coup de cœur de la soirée. Et l’un de mes plus gros coup de cœur en live depuis un moment. Le groupe a su harmonieusement mêler la puissance du Post-Hardcore à la douceur et la mélancolie d’un Post-Rock plus posé, mettant parfois nos émotions à rude l’épreuve. Le jeu est propre, calé et fluide, les compositions nous touchent droit au cœur par leur sincérité, l’intensité fluctue en permanence, nous surprend. A aucun moment le groupe ne sombre dans le pathos, ni dans cette espèce de « trop énergique » mal dosé que l’on peut parfois rencontrer dans le genre. Puis vient le moment où The Fourth Is Bearded annonce son dernier morceau, Insomnia. On s’y plonge corps et âme, tentant de ne pas rater la moindre la note, la moindre subtilité. On aimerait que le temps s’arrête, que la musique continue encore un petit moment. Et puis c’est la fin. Le bruit de fond reprend le dessus. On se sent un peu démuni, presque mis à nu, privé du cocon offert cette musique enveloppante.

  • Mick Hypnotik Sensation [Grunge/Stoner, Rouen]

SET-LIST : non communiquée

Suite à ces deux agréables surprises, c’est plutôt confiante que j’attends Mick Hypnotik Sensation, bien que l’étiquette Grunge/Stoner me fasse toujours un petit peu peur. Mais malheureusement, ce que je redoutais le plus arriva. Messieurs, s’il vous plaît, arrêtez d’imiter la voix de Kurt Cobain. N’étant pas une adepte du genre, je pense ne pas être totalement objective, mais le temps m’a semblé long. On ne peut pas dire que leur set était désagréable, que la technique n’était pas là, ou que le groupe n’étais pas sympathique, bien au contraire. Mais disons qu’après la claque offerte par TOBOGGAN et The Fourth Is Bearded, Mick Hypnotik Sensation semble un peu faiblard. Cependant, une bonne partie du public avait l’air d’apprécier. Vous savez les goûts et les couleurs, hein.

Bref, un 106 expérience comme on aimerait en avoir tous les mois ! Encore merci aux groupes pour leur talent et leur générosité.

Toboggan

The Fourth is Bearded

Mick Hypnotic Sensation