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MISERY - LOGO CIRCLE - RVB

Cette semaine, je tiens à vous présenter un coup de cœur… C’est un groupe qui a pris contact avec nous il y a quelques mois et je n’ai eu la possibilité d’écouter ce qu’ils font que récemment. Dire que j’ai aimé est un euphémisme… Bon, je ne vous promets pas la lune non plus, ça ne sera pas le groupe qui vous fera bondir de votre chaise et vous faire faire des hélicos-bites, d’autres n’aimeront pas et d’autres resteront sur leurs blacks/death/hardcore/post… etc… tout en l’écoutant une fois et en passant à autre chose. Bref, c’est un groupe qui pourrait voir son EP rester six mois sur mon mp3 et je tenais à le signaler vu la rareté de la chose… Mais aussi grâce à la technicité de leur musique, l’ambiance qui s’en dégage et ce renouvellement constant dans leurs compos.

Je vous présente Misery, mon coup de cœur du second trimestre !

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Misery commence son aventure en 2012 sous l’impulsion de Greg Lorenc (ex-Guts Syndicate), compositeur et guitariste du groupe, s’en suit l’arrivée de Smus (Ex-Purify) au chant, de Romain alias « MachineGun » (ex-Our last Murder) à la batterie, de Thibault (Ex-Médius) et de Yohan (Ex-Ephedryne) à la guitare. Le groupe nous vient du Nord-Pas-de-Calais et nous offre un modern-metal entre Djent et Metal, tantôt mélodique, tantôt écrasant, dévoilant une personnalité proche d’Architects, Moth to Flames, Northlane ou encore Red.

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En aout 2014, le groupe sort sa première vidéo We Will Be Brave (que vous pouvez voir juste en dessous) et en février 2015, le groupe signe son premier contrat de distribution mondiale avec le label M & O Music pour deux ans. Pas d’EP en vue avant avril 2015 sous le nom de la même vidéo We Will Be Brave.

Du coup, que vaut cet EP qui mérite mon coup de cœur ? C’est ce que je vous invite à découvrir.

 

Ce que le dragonnet en pense

 

Lors de ma première écoute, Misery m’a franchement fait penser au groupe Red avec qui il partage beaucoup de points communs en commençant par son ambiance. S’il y a bien quelque chose qui sort de ce groupe, c’est cette ambiance particulière. Une ambiance qui suit l’EP tout du long et qui en donne toute sa particularité. Sombre, avec quelques rayons de lumière qui sortent par-ci par-là.

Le groupe a misé sur un modern-métal symphonique, navigant entre des moments calmes et limpides, puis en gueulant dans le micro avec quelques riffs brutaux et une compo qui suit, toujours en instillant cette ambiance qui m’est si chère dans cet eP.

We Will Be Brave est l’intro, qui commence par une longue session d’ambiance, qui m’a notamment fait penser à Red  dans son intro. Le tout se calme au bout d’une trentaine de secondes avec quelques riffs en dents de scie et bien accrocheurs. Smus prend ensuite la parole et tout s’enchaine avec, encore et toujours, cette ambiance derrière le morceau.

6 Feet Under poursuit et nous propose le premier morceau du groupe avec une intro qui met bien dans le ton. D’ailleurs, cette intro m’a réellement fait penser à l’otherworld du jeu  Soul Reaver  avec ces pleurs (petite parenthèse geek, si tu n’as jamais jouer a Soul Reaver, JE TE LE CONSEILLE !). Concrètement, le morceau nous présente le panel de talents du groupe, alternant entre passages proches d’un hardcore dans la voix à celui plus mélodique des refrains qui frôlent le metalcore par moments. La compo est bien établie, pas de brusque rupture, ce qui nous permet d’apprécier cet excellent morceau…

On continue avec Take dont vous pouvez voir le clip juste en dessous. Un morceau un peu plus brut, qui tape beaucoup plus dans le hardcore que son prédécesseur, avec un refrain plus calme. Bien qu’il soit le morceau phare de l’EP, j’ai du mal à l’apprécier, il manque un « je ne sais quoi » qui fait le charme, par exemple, du premier morceau 6 Feet Under. Pour le reste, je trouve ce morceau correct. Bref, pour le coup rien à redire à part ce petit manque, mais tout ne peut pas être parfait.

Pale & Cold est diffèrent des autres morceaux, puisque grosso-modo c’est un morceau d’ambiance. Cassant un peu le rythme imposé par les deux précédents morceaux, il marque une pause bienvenue qui nous permet  de souffler et de profiter un max du prochain morceau. Le tout restant dans cette ambiance très sombre, froide et mélancolique.

Answer est le dernier morceau de l’EP et suit le rythme de Pale & Cold pour son intro, quelque chose de vacillant, calme, puis qui te pète à la gueule dans un déluge de riffs. Pour ce dernier morceau, le groupe a décidé  de lâcher tout son potentiel de violence. Un dernier sprint pour la fin avec un morceau dynamique, puissant et plein d’énergie. On regrette seulement qu’il s’agisse de la fin tellement c’est bon. On comprend parfaitement la présence de Pale & Cold juste avant pour préparer tes oreilles.

 

Coup de cœur, explication

 

Après cette petite review des morceaux que constitue l’EP We Will Be Brave, il est peut-être temps que je vous explique ce qui me plait tant dans ce groupe. Tout d’abord l’ambiance qui en ressort, comme je l’ai assez pointé du doigt dans la chronique, il y a eu un véritable travail derrière pour faire cet EP, non pas pour combler un quelconque manque, mais pour donner une dimension plus personnelle à We Will Be Brave et au groupe en lui-même. Ce gros travail d’ambiance (les pleurs de l’intro 6 Feet Under ou tout simplement le morceau We Will Be Brave) est l’un de ces points qui m’a fait craqué.

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Le second vient notamment de la compo, c’est fluide, l’alternance entre tempos forts et calmes se fait sans cassure. On sent encore un énorme travail derrière. Bien que le morceau Take m’ait laissé sur ma faim, j’ai apprécié chaque riff, chaque temps…

Ce travail fait que l’EP vaut largement certains albums de modern metal que je peux écouter sans m’en lasser. Je ne mettrais pas au même niveau, mais Misery trône dans mon top 3 avec Trepalium (Voodoo Moonshine) et Klone  (Heres  Comes The Sun) depuis la création de Rock’in Radio.

C’est sûr et encore une fois, mon avis n’est pas divin (dommage) et certains n’aimeront pas, préférant tel ou tel autre groupe. Pour ma part, c’est un gros coup de cœur et j’ai hâte de voir la suite avec un album, pourquoi pas, un futur concert sur Rouen ! Après tout, ils sont Lillois, on est qu’à deux heures de route !

 

Des liens, plein de liens !

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C’est en écoutant le dernier Klone (dont on vous fait la chronique cette semaine) que je vais vous présenter Freaksound. Freaksound, c’est qui ? C’est quoi ? Ça se mange ? Je vais répondre à ses questions lors de la présentation de ce nouveau magazine sur la metalsphere (et non, ça, se mange pas !).

Sorti en mars dernier, Freaksound est un magazine sur la culture rock, métal et indie Frenchie. Uniquement frenchie ? Ouep, ma bonne dame, les petits gars de Freaksound ont visé la scène française dans son intégralité… Boudé par les plus grands mags, il était temps qu’on redore le blason du rock français, parce qu’au final on ne s’arrête pas à Noir Désir ou à Trust. On ne parle pas que de grands groupes connus non plus, place à la jeunesse décadente et à des petits groupes bien sympatoches. Bon ok, pas tout, on parle aussi de Carpenter dans les news, mais Carpenter mec…

Disséquons cette nouvelle bible de la culture rock (j’entends déjà des cris aigus derrière mon crâne venant d’un pseudo film d’horreur).65 pages sobres, avec du texte lisible sans être écrasé en gros pavés, des illustrations tout aussi sobres et discrètes, les infos et les liens des groupes se retrouvent aux premiers coups d’œil. C’est fait pour que le lecteur ne se sente pas écrasé par la masse d’info, mais tu sais ce qu’on dit ? Ne pas juger sur le 90D et regarder si le cerveau est bien en haut (ouais, je l’ai inventé et alors ?), qu’est-ce qu’a Freaksound sous le capot ?

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Le magazine s’ouvre sur 8 pages de news, concrètes, qui vont droit au but, pas le temps de blablater et de s’astiquer le manche. Les news sont là pour donner du sérieux, pas pour te rabâcher 50 fois « faut acheter ce cd, il est trop bien ! ». On poursuit sur de micro-entretiens, c’est la même que pour les news, droit au but, pas de détour, le format me plait et je le piquerais bien comme exemple pour la zine de Rock’in Radio (Quoi ? Chut….). De plus gros entretien à partir de la page 18, on creuse un peu plus, mais on garde la même idée : que le lecteur ne lâche pas l’affaire au bout de deux lignes. Une grosse partie du magazine se constitue d’entretiens, peut être même trop, j’aurais aimé plus de pages sur la culture rock, mais le bon côté c’est que le tout dernier entretien concerne ceux qui se cachent derrière les tournés de concert, les « acteurs de l’ombre » comme le cite Freaksound en parlant de Sounds Like Hell.

En parlant culture musicale, Freaksound fait de la deuxième partie de son magazine une vraie caverne d’Ali Baba. On creuse l’histoire de Blood, Fire, Death de Bathory et le tout premier Black Sabbath, on apprend pas mal de trucs comme l’explosion Black Metal ou l’histoire du guitariste Tony Iommi et sa perte de deux doigts. L’autre dossier culture est un peu glauque, assez surprenant pour une première (tendance death metal chez nos amis de Freaksound ?) puisqu’il concerne les morts de l’histoire du rock, mais attention, celles vraiment crues

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On passe à la troisième partie, avec plusieurs pages sur la pratique musicale et là, gros coup de cœur : On commence avec des conseils sur le choix de matériel, des riffs à deux accords et deux pages « à la manière de… » Avec des riffs bien connus comme ceux de Tool, Rammstein ou encore Rage Against The Machine. Je reprendrais juste une expression de Squid quand elle l’a feuilleté « Mais il n’y a rien pour la basse !!! ».

 

Le dernier dossier que nous réserve Freaksound est surprenant : Le street art. Domaine plus axé sur l’électro et le hip-hop, il fait la part belle avec un article consacré à Goin. On y découvre sa passion de la bombe et sa relation avec la musique rock, le tout se noyant dans le street-art et me crèvant mon futal tellement je suis heureux de voir un art que je pratique et que j’aime enfin mis à l’honneur aux côtés de mon autre passion, la musique.

Les dernières pages concernent la culture de poche, des livres passe-partout bons pour ton cerveau. Ce qui conclut Freaksound. Voilà pour le topo, maintenant mon avis sur la question.

Freaksound, j’ai eu plusieurs conversations avec des gens du milieu, certains n’y croient pas, d’autres ont des réserves. En même temps, c’est normal, premier numéro, l’occasion de tâter le terrain. Je suis du genre à retourner le truc dans tous les sens pour donner mon avis et pour ma part, Freaksound, j’y crois… Pas comme le futur challenger, mais comme l’indie qui fait tranquillement sa place et qui a sa petite communauté, celle de passionnés de la musique, plus intéressés par les chroniques que part le nombre d’albums vendus par le dernier groupe en vogue. Je regrette peut-être un peu sa trop grande sobriété, mais qui semble être plus par timidité que part manque de personnalité.

Freaksound parait tout les deux mois, nous sommes fin avril et le prochain, le N°2 arrive la semaine prochaine. À 5,90€ (le prix d’une pinte), vous avez l’occasion d’aider un petit magazine bien motivé et plein d’idée, en même temps que votre culture musicale et vos gouts. Alors, n’hésitez pas : l’abonnement est à 29,50€ avec deux albums en cadeau pour un an.

À retrouver dans votre marchand de journaux ! Toute l’actu française est chez Freaksound !

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Des liens, plein de liens:

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Dans la famille Chevalier, je demande les frangins ! Deux frères qui fondé ensemble le groupe Debasement et c’est de celui-ci qu’on va vous parler aujourd’hui.

Debasement, c’est un groupe de Brutal Death metal qui vient de notre bonne vieille ville de Rouen, composé donc de deux frères (Clément Chevalier – vocals et Thomas Chevalier – guitars). À la base, le groupe se nommait « Naboth ». Plus un death mélodique que du brutal, le groupe n’était qu’un plaisir pour les deux frangins. C’est l’arrivée d’Hugo (drums) et de sa créativité qui commence à changer peu à peu le visage de « Naboth » et qui devient Debasement. Courant 2014, Jules (basse) rejoint le groupe, le line-up est fondé et le style de Debasement devient un bon vieux brutal death des familles !

La ligne directrice du groupe : Debasement souhaite traduire la violence de notre société à travers sa musique extrême. Même le nom a été choisi pour ça, se rapprochant de l’idée de « dépravation » humaine, montrer, pointer du doigt, refuser les atrocités faites par main humaine (autant sur le plan religieux, qu’écologiste, politique et, etc.…). Bref, tu vois déjà l’ambiance, alors tu te prépares à te prendre plein de coups dans ta jolie p’tite gueule d’humain (moi je m’en fous, j’suis un dragonnet !).

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Debasement a déjà un beau palmarès de concerts, et ont notamment joué en première partie de The Walking Dead Orchestra, Otargos, Kause 4 Konflit, Impureza… Les quelques critiques que j’ai pu lire également sont élogieuses… Maintenant voyons voir ça entre mes griffes…

Ce que le dragonnet en pense

Tranchant, voilà comment je pourrais décrire la démo de trois titres que propose Debasement sur son bandcamp. Trois titres aux riffs tranchants comme le couperet d’une guillotine. La compo est lourde, puissante et bien travaillée. J’ai du mal avec la voix qui part dans les aiguës, mais on verra ça plus tard.

La démo s’ouvre sur Save a Child, Fuck a Priest, inutile de t’expliquer la thématique, tu l’auras compris, copain. On part pour un brutal death qui laisse des marques, avec des riffs rapides, une batterie qui ne doit plus sentir son pouls à certains moments et une voix puissante, pas trop écrasée par le ton grave qu’utilise Clément, le chanteur, et c’est plutôt une bonne chose. Le titre part pour quatre minutes de violence verbale qui nous met dans le bain dès l’introduction.

Next I Will Drink your Blood like Beer, encore une fois, je ne te fais pas la traduction. On récupère un deuxième membre en vocal pour notre plus grand plaisir, avec une compo toujours aussi tranchante et bondissante, car j’avais bien envie de me jeter dans un pogo sur les quelques passages bien rapides et violents que nous sort Debasement en 5min. Bon, il y a juste un truc qui pêche, mais vu que je ne suis pas un gros amateur de brutal, ni de death, j’en parle juste en dessous sur le dernier morceau de la démo, Virunga.

Virunga, pour la trad…. Euh… Bref, j’ai dit dans le paragraphe au-dessus qu’un truc me chiffonnait. En fait, je kiffe pas du tout le trip du cochon. Je t’explique, Clément se lâche dans ce dernier morceau en couinant bien fort comme il faut. Je ne vais pas juger, le brutal death, ce n’est pas le coin que je visite le plus souvent dans ma discothèque. Pour le reste, on bouge bien son crâne, la violence du groupe se fait toujours aussi bien ressentir et c’est bon pour tes mickettes !

Tu en veux encore, Biatch ?

Alors, Debasement ? mmh mmh…

Debasement est l’un des jeunes groupes qui représentent l’avenir de la musique extrême de Rouen. Je ne peux pas complètement juger sur trois morceaux, ni sur leurs précédentes critiques, mais par leur volonté de se faire connaitre et le plaisir qu’ils ont à jouer. Je rappelle qu’à la base, le groupe n’était qu’un passe-temps, un hobby…

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C’est le genre de groupe qu’on verra notamment aux Arts bourrins, en mai prochain… Tiens, mais… Debasement est justement sur l’affiche ! Je pense que c’est suffisant comme explication, pour que tu puisses voir, lecteur, que ce groupe en a dans le pantalon et qu’il peut encore aller très loin.

Je ne suis pas un fan de death, c’est pourquoi si, dans un futur pas si lointain, on chope un chroniqueur de Death, on vous refera une chronique bien plus complète, mais je me devais au moins de faire ce premier jet. Debasement est un groupe à découvrir pour les amateurs de brutal et de death, qui n’en sortiront pas totalement entiers, à mon avis.

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Soundcrawler artwork front

Quand j’ai commencé a écouter Soundcrawler, je me suis dit que c’était un son qui aurait parfaitement sa place dans un univers comme Fallout… Un monde post-apocalyptique, avec comme bande-son la musique lourde, grasse et aux accents atmosphériques de Soundcrawler, qui rendrait presque poétiques les bâtiments en ruine, la nature sauvage et la vie de maraudeur d’un tel univers…

Alors quand j’ai commencé à lire le press-book, je n’étais pas loin… Soundcrawler est un métal proche du stoner et du grunge, dont les cordes de guitares grippent sur le sable chaud et où la batterie est recouverte d’un fin voile de poussière. Avant d’être un groupe, Soundcrawler est une histoire qui se déroule dans un univers aride, ou chaque morceau forme le chapitre d’une grande histoire, celle du « Sandcrawler ». J’enfile ma tenue de survie, prends ma gourde et ma carte avant de parcourir les étendues désertiques de Soundcrawler pour faire faire découvrir ce groupe et son second album, The Dead-end Host.

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Soundcrawler est né en 2011 de Remy Pocquet (au chant) et de Clément Revieriego (Guitariste et compositeur). En 2012, le premier album montre le bout de son nez et laisse du sable partout, voilà Sandcrawler, contant l’histoire du protagoniste errant dans un désert aride et allant à la rencontre d’une entité au nom éponyme de l’album. D’abord acoustique, le groupe grandit avec l’arrivée de Paul, Firouze et Robin, rendant la chose beaucoup plus dynamique et ils feront la première partie de The Nothing.

En 2014, le groupe enregistre The Dead-end Host, qui clôture l’aventure du Sandcrawler. Guillaume Bernard (compositeur dans Klone) ajoute sa touche avec la prod’ des voix et quelques arrangements (et bordel, ça s’entend !). La galette sort du four, on croque dedans… Alors, un goût de sable ?

 

Ce qu’en pense le dragonnet

Il existe le stoner qui te fait décoller, aller loin dans ta tête et qui te fait passer le temps, un peu comme Brain Pyramid ou The Fur. Puis, il y a le stoner de Soundcrawler, qui part chacun de ses riffs, et construit tout un univers. Chacun des morceaux qui composent The Dead-end Host forme son histoire à part entière grâce à une compo étonnement intelligente, fluide et variée. Loin de la forme d’un stoner/grunge qui se répète une fois sur deux, Soundcrawler à su foutre en neuf morceaux assez d’influences et de tons pour offrir l’un des albums avec l’une des personnalités les plus travaillées que j’ai pu voir depuis que j’ai lancé Rock’in radio.

Raiders s’ouvre et comme je l’avais pressenti, on peut déjà sentir le sable chaud tanner la peau de notre voyageur. Les riffs sont lourds et gras, la batterie l’accompagne par à-coups, la voix semble lointaine, nous faisant profiter d’un écho plus que bienvenu dans la compo et fait très penser à un narrateur omniscient. Bref, on a la couleur de l’album dès le premier morceau, on sait où ça veut aller et dès que Raiders se termine d’un coup, sans prévenir, on passe à la suivante avec plus d’intérêt et de curiosité.

Burning Scales quitte l’ambiance « introductive » du premier morceau pour une autre, qui laisse la batterie, la basse et la guitare ouvrir sur quelque chose de plus sale et de plus violent. On a le droit à plusieurs longs moments de solo, comme si le narrateur de cette longue histoire était en train d’admirer un paysage dévasté. On assiste aussi à quelques moments de calme dans la compo du morceau. Le morceau coupe tout aussi sèchement pour laisser place à A God to Feed.

Quand je vous dis que Soundcrawler a vraiment du génie et de la personnalité dans la composition de son album, ce n’est pas pour rien. Le troisième morceau de l’album est rapide, en dents de scie, et commence violemment sans attendre une quelconque intro avant un passage de calme d’une trentaine de secondes avant de reprendre sa course folle. Jusque là, aucun ennui, aucun temps mort…

Long Coma Slow me fait penser à l’un de ses bars à la lumière tamisée, aux fauteuils en cuir et aux planchers de bois craquant sous tes pas. On change de registre pour une ballade, avec une guitare aux sons toujours aussi gras et à la voix toujours aussi pénétrante. Un morceau « passerelle » vers Souls from the Trash.

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Cette fois, tu veux du son gras, tu ne seras pas déçu, la guitare prend toute la place, occultant la voix. Ce n’est qu’au milieu du morceau qu’on reprend notre respiration avec un son beaucoup plus libre, moins saturé, pour retomber dedans. Autant Long Coma Slow nous bordait quelque peu, autant Souls from the Trash essaye de nous noyer sous ses riffs aussi brutaux que lourds. La dernière minute va de plus en plus vite, comme si on se retrouver étouffé, qu’un besoin d’air se faisait de plus en plus sentir.

The Plastic Truth sonne comme le glas de l’album. Ce n’est pas l’un des meilleurs morceaux, mais il a un je-ne-sais-quoi qui te fera comprendre que le narrateur est devant l’un des tournants de son existence. Après, Civil avec son petit côté électro, un peu cuivré et résonnant, nous donne encore une fois cette impression de fin qui approche, sans pour autant que l’album s’essouffle.

Infinite Genocide change la donne. Civil était un morceau quelque peu calme, Infinite Genocide s’excite et rend celui-ci nerveux, alors que la voix reste calme, la fracture rendra ce passage tout aussi bon, avec toujours cette impression de ne pas s’ennuyer de tout l’album.

And All the Seconds Left est une ballade instrumentale qui termine l’album sur une touche de calme atmosphérique, qui nous force à jeter un regard en arrière sur les huit autres morceaux et qui nous pose la question : est-ce la fin du Sandcrawler ? Vraiment ? Alors on appuie sur « Restart » et on relance l’album une nouvelle fois…

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Un long chemin à travers les sables…

J’ai mis du temps à chroniquer cet album, que j’ai eu bien avant sa sortie en février (20/02). J’ai tourné et retourné la galette un nombre incalculable de fois dans mon mp3, sur l’ordi alors que j’écrivais la chronique ou après une journée de taff sur la chaine hi-fi… Je vous avoue que j’ai eu du mal à écrire cette chronique, car je cherchais quelques points noirs, mais non… Rien, j’étais simplement absorbé par Soundcrawler, qui est (et ce n’est que mon avis encore une fois) une surprise de taille dans la metalsphere, à écouter au moins une fois.

On aime ou on n’aime pas, chacun son choix, pour ma part Soundcrawler est l’un des meilleurs albums Stoner/Grunge du premier trimestre 2015. Puissant, inventif, varié… Quelques mots pour le désigner… Je l’encense depuis le début de cette chronique, mais The Dead-end Host, album concept, un l’un des mes plus gros coups de cœur depuis 2 ans de Rock’in radio !

En attendant, n’hésitez pas à jeter un coup d’œil sur leur Facebook et sur leurs dates de concert… Si vous avez du sable dans les chaussures, ce n’est pas une coïncidence !

 

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Chez tous les bons disquaires, lieux de vie culturels et musicaux, chez ta grand-mère ou encore, sur le net, tu peux retrouver l’agenda Viens ! qui regroupe tout les concerts de Rouen pour moins de dix euros et au mois. Rencontre avec l’un des instigateurs de cette bonne idée, le grand guru, Thomas !

 

Salut Thomas et merci d’être avec nous ! En quelques mots, qui es tu et que fais-tu ?

Thomas : Je suis « Grand Guru » de Guru disque, un label rock’n’roll rouennais et on participe notamment à l’agenda Viens ! qui regroupe tout les concerts de moins de dix balles, voir même moins de cinq euros. On sort pas mal de disques en autoproduction, on organise des concerts sur Rouen et on a notre fanzine qui se nomme le Prêche.

 

Tu es là aujourd’hui pour nous parler de l’agenda (on parlera de Grand Guru et de la zine plus tard dans une prochaine ITW). D’où est venue l’idée de l’agenda et avec qui ?

Thomas : On l’a créée avec d’autres assoc’ de Rouen à partir d’un constat : c’est toujours les mêmes têtes qu’on voit aux concerts. En gros, les musiciens des autres groupes, les potes et quelques habitués du bar, voire des curieux. Pour remédier à ça, on s’est tous dis que ça serait cool de créer un agenda pour recenser tout les concerts, qui ne sont pas recensés dans des trucs plus gros comme What’up (même si la donne a changé aujourd’hui) ou Côté Rouen, qui a un plus large public en terme d’annonces.

Donc pour remédier à ça, on s’est dit qu’on aller le faire nous-même. Il parait tous les débuts de mois, avec tous les concerts de la ville dedans des assoc’ comme Braincrushing, metal hardcore, les enfants perdus, Guru disque, kepon team, l’Oreille qui traine, ect ect…

 

Ou est-ce qu’on peut retrouver l’agenda Viens ! ?

Thomas: C’est distribué le plus largement possible, notamment dans les lieux de concert (comme le 3 pièces) ou des lieux de vie (comme De bruit et d’encre). On essaye aussi d’en distribuer à la Fac, car c’était aussi l’un de nos but premier : faire revenir les étudiants aux concerts. C’était aussi l’un de nos constats en créant l’agenda. Les étudiants sont de plus en plus intéressés par l’électro, mais faut aussi leur montrer que la scène alternative existe toujours et que celle-ci est enrichissante.
Depuis quand l’agenda existe t-il ?

Thomas : Depuis janvier 2014, plus d’un an maintenant. Depuis on a pas mal grossi en terme de visibilité.

 

On va parler un peu de sa conception maintenant. La version papier, de quoi est elle composée en termes d’info (et non de papier) ?

Thomas : L’organisation est sensiblement la même à chaque parution, mis a part la couverture qui est fait par le Chevalet noir (regroupement d’artistes sur Rouen). Ensuite les assoc’ de Rouen balancent leurs dates sur un compte Fb et en gros, c’est une timeline qui est faite, avec chaque date, les groupes, le lieu et le paf. Toujours moins de dix balles !

 

Donc une personne qui a envie de proposer un concert sur Rouen, comment fait-elle pour vous contacter ?

Thomas : C’est simple, on a un site internet (http://viensagenda.tumblr.com/). Du coup, on peut nous contacter via ce tumblr ou sinon, via les assoc’ de Rouen déjà citées, qui vous reconduisent sur le groupe. Sinon, par mail. A savoir qu’on est ouvert à tout le monde, tous les styles. L’important est de respecter ce qu’on impose à l’agenda: donc le paf à moins de dix euros et rester indépendant… On ne reste pas non plus fermés sur nous-même, faire un squat. On accueille aussi de plus grosses dates, mais on veut que ce soit accessible pour tous.

 

Et maintenant, vous avez des projets pour l’agenda ?

Thomas : Tant qu’on aura une énergie hyper-positive, on va continuer. On a des projets pour être encore plus visibles, mais pour ça, il nous faut plus d’impressions, plus d’affiches… mais la prochaine chose qu’on va organiser, ce sont des concerts sur la Fac, à Mont-Saint Aignan, avec des groupes de Rouen, le tout gratuitement, mais j’en dis pas plus pour l’instant ! Rien n’est encore sûr…

On est vraiment dans l’optique de ramener les étudiants, leurs montrer qu’on se marre et, peut-être, en faire des acteurs de la vie culturelle. On ne va pas demander à un mec de quarante balais, qui est pharmacien, de venir organiser des concerts. Je pense que la sève originelle de tout ça, ça reste la jeunesse.

 

Thomas, merci pour ces quelques infos que tu nous a donné sur l’agenda… As-tu un dernier mot à dire avant la fin de notre ITW ?

Thomas : Viens !

 

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Tiens ami lecteur, cela fait longtemps que je n’ai pas chroniqué de Hardcore (le dernier en date, c’est Alea Jacta Est) et c’est dans un petit coup de chaud, suite à une critique comme l’aiment les gens comme moi, qui bosse en Freelance, que je me suis lancé Sensorial Damage, un petit groupe proposé par Go Music France pour que j’en dise ce que je pense et pour bien me défouler. Bon, tu te rendras compte lecteur qu’au final, j’ai été très mitigé, commençons par le début…

Originaires de Poitiers, Matthieu (batterie), Mattéo (guitare et chant), Guillaume (guitare et chant), Moussa (basse) et Antoine (frontman) sont apparus dans le paysage coreux poitevin vers mai 2010. Ils nous font un métal hardcore teinté de touche de metalcore (mais refuse l’appellation modern metalcore) et qui en ont dans les baskets, mate un peu ça :

La seconde place du tremplin Helloween fest 2014, la demi-finale du Fallen fest 2014, une Ppestation à Zo Prod de l’année 2014, un Second prix du concours Crouss musical de Poitiers et une 2ème édition du Brutal Night Fever. Une rafle de prix et de prestations en 2014, assez pour attiser ma curiosité.

J’ai donc choppé quatre morceaux de leur EP pour découvrir ce groupe et dire ce que j’en pense.

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Ce que le dragonnet en pense

New Mind est le premier titre que j’ai écouté, c’est là déjà qu’on peu voir le doublé hardcore/metalcore. La compo est claire, assez libre et pas franchement agressive, alors que la voix est tout autre, grave, violente, Antoine crache dans le micro et se déchaine de façon à ce qu’on comprenne bien à qui ont a à faire. Et justement, a qui avons-nous à faire ? New Mind et ses petits accents metalcore ouvrent le bal et déjà, première grimace : c’est bien trop commun. Même si c’est agréable à l’écoute, que la piste te démange un peu, en dehors tu restes stoïque. Rien à dire sur la compo qui est variée et qui lorgne plus sur le metalcore que sur le hardcore lui-même.

In – Out  démarre de la même façon, avec encore une fois cette note de metalcore dans la compo. Le morceau se veut plus énergique que le précédent, avec des riffs beaucoup plus accrocheurs et un refrain qui bombarde bien, sûrement plus sympa à voir en live avec une dizaine de coreux agglutinés sur la scène en levant le poing ! Plus dynamique, plus violent (malgré l’atténuation constante que donne le côté metalcore), In – Out est l’un des morceaux phares de l’EP.

 

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Face To Disgust dégage le côté metalcore pour vraiment tomber dans le bon vieux hardcore. Des quatre morceaux, c’est le plus rapide dans sa compo, le plus violent dans sa voix. Bref, c’est du hardcore qui créée les moshpit et les pogos. Le morceau nous offre des riffs plus nerveux jusqu’au milieu où la guitare nous montre de quel bois elle est faite avant de se relancer, toujours aussi nerveusement. La fin du morceau ralentit la cadence et se laisse aller à un moment de pur instru qui prépare le dernier morceau, Endless Sunset.

Endless Sunset commence un peu comme les trois autres, violemment, on ouvre la porte de chez toi pour te gueuler dans les oreilles. Et puis subitement, même pas un quart du morceau passe et cette rage se dilue à travers un long passage qui restera pour le reste du morceau et qui pourrait être jugé d’atmosphérique, la voix en second plan. Endless Sunset termine donc l’EP sur un hardcore atmosphérique, assez étrange… On ne sait pas où cela nous emmène, mais le morceau se termine lentement, comme pour calmer toute l’énergie dépensée lors de ses quatre titres…

Alors, quoi de neuf docteur ?

Chroniquer du hardcore, ce n’est pas simple… Vous avez surement eu le droit un jour à cette réflexion typique « ouais, mais le hardcore, c’est toujours la même chose », le genre de phrase qui me fait bien rire !

Malheureusement, Sensorial Damage, ce n’est pas ça… Il n’y avait aucune raison de faire une mauvaise chronique, mais aucune non d’encenser le groupe non plus. Pour l’instant, Sensorial Damage se noie parmi les autres groupes au hardcore beaucoup trop commun, même l’aspect metalcore ne change rien… Il manque le truc, ce putain de truc qui va te faire remuer chez toi, le truc qui va mettre te mettre le groupe dans ta playlist « retour du travail – envie de tuer le patron –divorcer à coup de boule de ma femme ». Bien entendu, cette critique n’engage que moi.

« Alors tu expliques comment leur réussite ? ». Le live ! Bon dieu, le live ! Le hardcore est une musique scénique, que tu écoutes pour libérer ta rage et t’oublier un peu dans tout ce bordel auditif qui va rarement te laisser une part de ton âme une fois perdu dans un moshpit. Sensorial Damage, je ne les ai pas vu sur scène et c’est ça qui pêche, car le groupe doit avoir un tout autre jeu qui changerait certainement ma vision des choses.

Je te le dis lecteur, cette chronique est naturellement faussée… Sans avoir vu le groupe jouer, je ne peux clairement pas donner mon avis plus que ça. L’EP n’est pas indispensable pour moi pour l’instant. Pourtant, si je vais à l’un de leur concert et que je reviens sur cette chronique, j’aurai sûrement plus de choses à dire, plus de choses à creuser. Bon ou mauvais ? Je ne donne pas mon avis et je peux déjà mettre ce groupe dans la catégorie « à revoir » de Rock’in Radio et ça sera surement le cas, je n’aime pas faire les choses à moitié.

 

Des liens, plein de liens :

C’est au Bureau, sur les quais de Rouen, que je suis accueilli par Loïc et Cédric, membres du groupe Snake Oil. Au lieu d’une simple chronique, j’ai directement été les voir pour découvrir Snake Oil pour une interview du groupe, de leurs influences et de leurs projets. Pour la petite histoire, cela fait un moment que Snake Oil devait passer sur Rock’in Radio… Il vaut mieux tard que jamais ! En piste !

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Salut Loïc, salut Cédric et merci d’avoir accepté cette interview pour parler de Snake Oil, mais avant tout, présentez-vous en quelques mots.
Loïc : Je suis le bassiste du groupe, présent depuis le début avec Nico, le chanteur. À côté de ça, je suis professeur, dessinateur et poète à mes heures perdues.
Cédric : Je suis le batteur depuis janvier 2014 et dans la vie de tous les jours, je suis musicien classique à l’opéra de Rouen.

 

Alors vous êtes avec moi aujourd’hui pour parler de Snake Oil… Parlez-moi un peu de ses débuts, de sa construction et surtout, pourquoi ce nom ?
Loïc : Au tout début, avec Nico, on n’avait pas de titre… c’était plutôt la phase de recherche, de composition. Nico avait déjà eu une précédente formation et en 2010, on a trouvé un batteur, un deuxième guitariste, tous avec leurs univers musicaux. Les compos se sont enchainées et très vite, on a enregistré le premier EP et le premier album. Au début, on s’appelait pas Snake Oil, on avait un autre nom (je m’en souviens plus !), mais ça ne le faisait pas, alors en cherchant et en composant l’image du premier album, on c’est dit qu’on avait une musique à la fois chaude et désertique, qu’il nous faillait un nom qui rappelle le sable chaud, la graisse, l’huile… Snake Oil nous plaisait bien et puis ça rappelle les remèdes miracles. Le nom rappelait pas mal aussi certains textes, certaines thématiques de Nico.

 

Votre musique guérit toutes les âmes alors !
Loïc : On verra bien, c’est la potion magique, celle qui soigne tout les tracas (rire).
Du coup, Cédric, tu es arrivé en 2014. Comment c’est déroulé ton entrée dans Snake Oil ?
Cédric : Déjà, c’est mon premier groupe. Je faisais un peu de batterie de temps en temps et j’ai pris trois ans de cours avec Alexis Damien (personnage assez connu sur Rouen) et c’est Marc (le nouveau guitariste) qui m’a dit que le groupe cherchait un batteur. J’ai essayé et apparemment, ça leur a plu (rire). J’ai écouté leurs compos, j’en ai appris quelques une et on est parti tout de suite à la création de nouvelles compos !

 

Effectivement, le premier album est arrivé assez vite, de ce que j’ai compris ?
Loïc : On a mis à peu près un an pour le faire. Nico est moi avions pas mal bossé dessus. Nico est une grosse partie de Snake Oil, puisqu’il a fait le gros de la composition et des textes. Après, on a chacun apporté nos univers, nos idées. C’est ce qui fait ce mélange intéressant. On avait déjà pas mal de travail donc et on a tous proposé au batteur et au guitariste de l’époque, ce qui à permis d’enchaîner aussitôt ! On a enregistré un an après.

 

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Dans votre bio, vous dites avoir eu un style plutôt grunge, puis vous êtes partis sur le stoner. Pourquoi ce revirement ?
Loïc : C’est une question qu’on se pose justement ! On essaye de nous caser, en nous demandant dans quel tiroir Snake Oil se range. On a plein d’influences, chacun apporte sa pierre à l’édifice et c’est ce qu’on met dans Snake Oil et qui produit notre musique. Après pour la classer ? Il y a des traces de grunge, un peu de stoner, du rock, voir du hard, du heavy, plein de choses comme ça…
Cédric : On est plus stoner crossover.
Loïc : Ouais, un bon gros « désert rock ». Je ne suis même pas sûr que ça existe, mais si j’y pense, c’est que ça doit forcement l’être ! Mais quand tu regardes la bio du stoner, il y a plein de sous-genres, selon l’endroit et le style musical. Le principal, c’est que de notre côté, ce qu’on fait nous représente.

 

Vous avez sorti un EP cette année, Atlar of Lies. Pouvez-vous m’en parler ?
Loïc : C’était au moment où Marc est arrivé, on avait un nouveau morceau en tête et du coup, c’est encore parti très vite. C’est devenu la nouvelle monture de Snake Oil, plus rock, plus dur, plus rocailleux.

 

 

Du coup, où l’avez-vous enregistré ?
Cédric : On l’a enregistré avec mon ancien prof de batterie, Alexis Damien, qui a ouvert un studio rue des bons enfants. Encore une fois, ç’a été rapide, en quatre jours sans sortir du studio avec un peu plus de temps pour le mixage. Le tout dans une bonne ambiance et c’était mon premier studio.
Loïc  : On en garde un bon souvenir. On avait déjà travaillé les titres, composés depuis un certain temps. Ça nous a permis une certaine liberté et d’avoir moins de pression derrière.

 

Quelles sont vos influences ?
Cédric : Je n’y connais pas grand-chose en stoner, je suis plus du genre heavy, thrash, le traditionnel on va dire !
Loïc : Comme je le disais tout à l’heure, on a plein d’influences, chacun de notre côté. Moi, je suis très grunge, très stoner, mais aussi le heavy des années 80 comme Iron Maiden… mais tout ce mélange se mêle très très bien et avec le premier album, il y avait des références du genre : « ça ressemble à du Soundgarden », « tiens, la on retrouve du Alice in Chains » par petites touches, mais ça restait du Snake Oil, notre Snake Oil.

 

S’il y avait quelque chose à changer de votre premier album, ça serait quoi ?
Loïc : Si tu écoutes le premier album, puis l’EP, l’ambiance est différente, plus soft. Même le son n’est pas le même, plus… Je ne sais pas… Volupté ? Dans l’EP, il y a une rythmique qui t’emporte dans ce fameux désert un peu perdu. C’est un son plus « sale ». je pense qu’on pourrait lui faire prendre plus d’ampleur, plus de son dans la prod’. Je pense qu’on pourrait se permettre de réenregistrer ces cinq titres-là.
Cédric : Beaucoup de choses ont évolué, je mets beaucoup plus de doubles pédales de mon côté (surtout en live). Les choses avancent et chaque fois qu’on joue, on peaufine nos morceaux.
Loïc : Pour le mois de juin, on a un concert qui nous demande un set plus particulier, l’occasion de sortir nos anciens morceaux et on va retravailler ça, pour que ça ressemble à l’EP actuel.

 

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Votre dernier concert était à Paris, une première fois et avec un groupe connu de Rock’in Radio, Beyond the Styx. Quel souvenir en gardez-vous ?
Cédric : Oh bah super !
Loïc : Royal ! Très bonne ambiance, l’endroit… je ne m’attendais pas du tout à ça. Parfait pour y jouer, l’orga au top. Sans parler des autres groupes qui étaient tous géniaux !
Cédric : Pour nous, c’était un challenge. C’était une affiche très très métal. Nous, on débarque pour ouvrir les hostilités avec deux groupes de death après et ce n’était pas gagné d’avance, mais finalement les gens se sont mis dedans et sans avoir un truc de fou, c’était génial !
Loïc : c’est notre style, notre rage… on s’impose, comme le veut la couleur de l’EP.

 

Quels sont vos projets pour la suite de l’année ?
Cédric : Préparer ce fameux concert en juin, on a deux sets à préparer, et puis, trouver des dates parce que ce n’est pas forcement facile vu que nous avons chacun un rythme différent (rien que Marc qui a deux autres groupes et bosse sur Paris).
Loïc : Dans l’idée, on veut présenter le projet, prendre de l’importance et se créer un réseau. Et puis, le deuxième album ! C’est aussi bien de composer, de faire ce deuxième album que de jouer en live. C’est nourrissant !

 

Un dernier mot ?
Loïc : Venez écouter Snake Oil, venez aux concerts et si ça vous intéresse de bosser avec nous, n’hésitez pas à venir sur notre page facebook, nous, on est demandeur !

 

Des liens, plein de liens !

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Je ne connais pas grand groupe rouennais de rock progressif, je ne pourrai donc pas faire de comparaison et c’est peut être mieux ainsi, ça me permettra d’avoir l’esprit clair quand je vais vous parler de Shadow Dream.

(Enfin clair… Les gens qui me connaissent savent que je ne suis pas très clair comme gars… Bref, ce n’est pas la question !)

Shadow Dream ou « Le Rêve de l’Ombre » – « L’Ombre du Rêve » ou simplement « Ombre » et « Rêve » comme dit dans leurs bio, alors qui sont-ils, d’où viennent-ils et qu’est-ce qu’ils ont dans le coffre ? Allons fouiller le domaine de Sandman découvrir tout ça !

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Shadow Dream est donc originaire de la ville aux cent clochers (Rouen), fondé en 2012 et nous fait un rock/métal progressif, avec quelques accents métal symphonique. Les membres du groupe (Béatrice : chant, Benjamin : basse, Laurent : guitare, Tahitala : guitare, batterie (poste vacant)) viennent tous d’influences différentes (Béatrice à notamment bossé avec Mylidian, un groupe de métal symphonique qui est passé sur Rock’in Radio a l’époque de R2R, Laurent a eu un groupe de Jazz-rock du nom de CHUNGA, Tahitala fait dans la pop-electro…), on s’attend donc avec Shadow Dream à un éventail de morceaux aux influences variées, mais finalement complémentaires.

L’histoire du groupe veut que « l’ombre » et le « rêve » soit deux éléments majeurs, deux entités distinctes et pourtant proches qui sont présentes dans chacune des compos du groupe, d’où ce côté rock progressif aux sonorités très claires, bien portées et profondes. La voix de l’ancienne chanteuse (car oui, l’album a été fait avant le changement de Line-up) ouvre le bal avec un ton qui rappelle forcément le métal symphonique, surtout que celle-ci ne cherche pas à en faire trop (j’avais eu ce petit souci avec The Way i am avec la voix de la chanteuse partant dans le scream à outrance, qui est le seul groupe dont le jeu me rappelle Shadow Dream) et du coup, ça se marie parfaitement avec le jeu des autres membres, chacun apportant sa pierre à l’édifice. La guitare nous offre parfois un moment de solo tout aussi agréable, maitrisé et bien diversifié, alors que le reste de la compo prend parfois une teinte un peu plus électrique.

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À vrai dire, j’ai du mal à les catégoriser… Rock progressif ou métal symphonique ? Dans tous les cas, le boulot mis en place donne du crédit au groupe, rien que sur le morceau Into The Dark qui est mon préféré de l’album Winter où justement, je le mettrais plus dans la case métal symphonique. Bref, c’est onirique, beau, hypnotique, sombre sans être dépourvu de lumière, agréable à l’écoute et largement diversifié, et ça, dans les cinq morceaux que l’album nous propose.

Tiens, parlons de Winter justement. Enregistré en aout 2013, on peut le retrouver sur le site pour une dizaine d’euros. L’album nous entraine dans cinq morceaux d’un rock qui est bon à mettre en fin de journée, après une journée de taff, afin de calmer ses ardeurs et de se poser quelque temps.

December est le morceau d‘intro et surement celui qui m’a le moins accroché. Une intro assez longue et un passage en instru tout aussi long (bon, c’est un morceau de 12min, c’est sûr qu’ils peuvent se le permettre) gâchent un peu le lancement. Attention, je ne dis pas que le morceau est mauvais, juste un poil long pour une ouverture. Pour le reste, on voit bien qu’on est dans du rock progressif, la compo est plutôt calme et variée, avec quelques moments dynamiques.

Bon, je n’ai pas accroché à December, tu l’as bien compris cher lecteur. Cependant, le second morceau Into The Dark, beaucoup plus dynamique et avec des accents de métal symphonique rattrape le tout. On découvre le savoir-faire et la passion qu’y ressort de Shadow Dream dans ce morceau, avec un solo de guitare qui emmène bien loin son auditeur. Comme je le disais plus haut, c’est beau, sombre, mais pas dépourvu de lumière et ce morceau en est la preuve parfaite !

Beetwen Dog and Wolf commence encore plus dynamiquement que son prédécesseur, mais également de façon bien plus sombre. Plus lent sur la voix et avec une compo plus agressive, c’est un morceau que j’ai du mal à saisir et qui, dès les quatre minutes passées, devient plus étrange, plus complexe et gagne en intensité de noir. Rainy Day qui suit ce morceau s’ouvre sur une intro plus onirique, plus légère et cela va suivre tout le long du morceau, avec des chœurs en fond. Alors que Beetwen Dog And Wolf prenait en obscurité, Rainy Day récupère de la lumière et aussi de ce côté rêveries.

Altaïr (pas l’assassin) ferme l’album sur un morceau calme et lent, mais qui prend son envol au tiers du morceau livrant toute la force contenue dans l’album. Il est le clou du spectacle et offre une fin qui convient parfaitement à l’album sur un moment d’instru qui porte à rêver dans la nuit noire.

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Photo prise lors de la réalisation du clip « Into the dark » par Romain Flohic

Qu’est-ce que j’en ai à dire pour la fin de cette chronique ? Je ne m’en suis pas lassé, à part December. Le désir de créer et d’offrir une musique qui puisse faire rêver, toucher l’auditeur, est bien présent et le but est, je pense que je peux le dire sans prétention, clairement réussi !

Si vous aimez le rock progressif et le métal symphonique, alors Shadow Dream»mérite l’écoute et bien plus encore. Je le conseille également à ceux qui veulent passer une fin de soirée au calme (après l’apéro et le vomi) afin de poser une ambiance de rêverie au travers de cette compo onirique.

C’est dans la discothèque de Rock’in radio et avec un grand plaisir ! Maintenant, il ne nous reste plus qu’a rêver que le groupe décolle et nous sorte un deuxième album.

Des liens, plein de lien:

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Dans les contrées oniriques des cauchemars, c’est entre quelques mélodies perdues au milieu d’une brutalité sans nom qu’est né Yorblind. Bon ok, je cherchais une phrase d’accroche classe et pas trop débile lorsque je l’ai écrit, un matin, shooté au sirop qui te fait pioncer deux minutes après l’avoir ingurgité.

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Yorblind, c’est quoi et c’est qui ? C’est du death/trash métal venant de Paris, formé en 2002 (Rash Roberts : vocals, Mike : lead guitar, Jipi : rythm guitar, Djiss : bass, Thew : drums) et qui pond sa première démo éponyme en 2003. Cette première démo arrive sur la scène métal comme une belle surprise et les critiques sont élogieuses, du coup les voilà en train de partager l’affiche avec Carnal Lust, Outcast ou Killers. Ce n’est qu’un an plus tard que le groupe retourne en studio et sort son premier album Melancholy Souls en 2005, le test dans la cour des grands. Sans surprise, ils sont bien accueillis et les voilà de nouveau partageant la scène avec Hacride, Mors Principium Est, Kronos, Arkan et d’autres encore.

Ce qui est bien avec Yorblind (voire aussi la fin de ma critique), c’est que le groupe est en recherche constante d’évolution. En 2008, nouvel essai en studio et en 2010 sort Réflexion où la patte se fait plus brutale, plus perso et plus mélodique. Yorblind se trouve, mais il lui faut encore tâter le terrain. Ça n’empêche pas de tourner avec Klone, Hacride, the Arrs et d’avoir le nom du groupe en tête d’affiche à la scène Bastille (Paris).

Mars 2015 sort Blind… But Alive et le label Klonosphere nous a envoyé la galette, puisque c’est chez eux que se retrouve Yorblind à présent, pour voir ce qu’on en pensait. J’ai écouté l’album en boucle pour me faire bien une idée, n’étant pas forcement fan du côté Death, mais j’ai eu… Une bonne surprise…

Ce que le dragonnet en pense :

Blind… But Alive secoue l’auditeur entre ses mélodies calmes et ses brusques accès de rage. Le tout est maitrisé sans aucune bavure et l’oreille prend plaisir à se prendre des riffs furieux, avec une voix qui crache bien son flow au micro, mais qui sonne parfois un peu trop « brute » pour être appréciée pleinement.

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Pour les non-connaisseurs, il ne faut pas se fier à l’intro (ou l’ountro, ça dépend comment vous le prenez si vous aimez commencer par la fin). On pourrait croire que Yorblind est un groupe de post puisque les deux morceaux sont en totale instru, mais c’est une mise en matière pour préparer la sauce Yorblind, celle qui tâche, qui brûle et qui te laisse des marques.

C’est le cas du premier morceau I am Not, qui se barre en 4 :10 de pures folie enragée, le truc s’emballe sans te prévenir pour te balourder dans le mur après cette intro, qui n’était que le calme avant la tempête.

Et quelle tempête mon vieux, entre des riffs lourd et agressif, la batterie qui enchaîne les morceaux sans prendre une minute pour comprendre ce qui se passe et ces brusques moments de calme, mélodiques, mais tout aussi violents, puisqu’ils ne font que préparer des redescentes comme celle d’un junkie dans l’univers de Yorblind.

I Am Not ouvre le bal, The Scapegoat(et non The Spacegoat comme j’ai pu mal le lire) renchaine tout aussi brutalement, mais se montre répétitif jusqu’au milieu du morceau où s’enchaine un petit coup d’instru, mais retombe ensuite dans le même cercle…

Vous pouvez être sympa avec mon cerveau ?

Vous pouvez être sympa avec mon cerveau ? Parfois, il a du mal.

On trébuche sur ce morceau et on se rattrape sur The Exploited. Tu n’as pas le temps de te remettre sur tes pieds que ce morceau te fout à terre avec un guest qui accompagne la voix, le coup est violent et rattrape facilement la chèvre de l’espace (parce que mon esprit à la con peu vraiment pas prendre ça au sérieux). Le morceau jubile entre passages clairs et violents, peu de chant, beaucoup plus mélodieux que les deux premiers, mais on se sent enfin absorbé par l’album.

« The exploited » par Yorblind, dans l’émission ENORME TV

Quitte ou double pour The Self Centered qui dès les premières notes te promet un niveau de menace à faire se planquer les petits Japs sous leurs tables. On est au milieu de l’album et ce morceau servira de transition, finalement aucun Hiroshima, mais un morceau appréciable avec de nouveau un moment d’instru en plein milieu. Tout du long, la voix est plus claire, plus hard rock 70’, ce qui donne un souffle bien appréciable dans cette suite (je reviendrai sur la voix).

The Master commence lourdement et donnera le ton pour le reste du morceau. Lourd, imparable, le morceau tente de s’imposer comme l’un de ceux qui font toute la personnalité de l’album. On y retrouve la base même que dans I Am Not et ça sera le seul morceau dénué de moment d’instru. De bout à bout, le morceau vous frappera dans le bide pour vous faire comprendre qui est le patron !

Genesis se lance là où s’arrête The Master : nulle part. Il reprend aussi sec derrière le dernier morceau. Beaucoup plus dynamique, il propose sa dose de moments aux chant clair et s’agite dans sa propre tempête. Ça sera également le moment de faire une belle place à la guitare qui aura le droit à son moment perso.

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The Teacher est le « dernier » morceau. Comparé à The Master, il s’ouvre de la même manière pour présenter le personnage, mais cette fois-ci plus rapide, moins lourd et plus diversifié. Yorblind termine en exposant sa galerie de savoir-faire, passe en vitesse accélérée toutes les bonnes surprises de ce troisième album.

Blind… Et …But alive ne sont pas en reste comme intro et ountro de l’album, présentant deux morceaux calmes, reposants, mais qui cachent bien leur jeu si on n’écoute pas le reste de l’album. Comme deux inconnus, elles représentent à la fois le calme avant la tempête et l’œil du cyclone, car je doute que Yorblind s’arrête à un troisième essai…

Troisième essai marqué ? Yorblind a quand même un bon palmarès… Hacride, Kronos, The Arrs, Klone comme partenaires de scène et une tête d’affiche à la scène Bastille, plusieurs invités sur l’album… Ok, Yorblind sait quel genre de match il joue et même si je ne suis pas un gros fan du genre, j’ai passé un excellent moment à écouter Blind… But Alive pour cette chronique. Mis à part Scapegoat qui m’a ennuyé et une voix que je n’arrive pas à bien apprécié, Blind… But Alive est l’évolution d’un groupe qui à su prendre son temps pour se définir, grandir auprès d’autres groupes et nous sortir un album pas totalement parfait, mais qui a le mérite de se chercher. Sans compter les nombreux guests qui se partagent l’album (Cyd – Magoa / Julien – Lokurah / Raf – T.A.N.K. / Krys – MUR / Mathieu – Gorod)

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Est-ce que je le conseille maintenant ? Oui, sans hésiter. Yorblind a du talent et de la ressource, ça se sent à travers tous les morceaux de l’album, ça en transpire même ! Je suis prêt à parier que vous y passerez un bon moment et même si vous n’êtes pas un grand fan des intros et outros en instru, laissez-les faire, sans être anecdotiques, ils sont surement les deux morceaux qui vous permettront de prendre conscience de toute la force de Yorblind.

En somme, Blind… But Alive est dans la discothèque Rock’In Radio et peut être dans la votre, a partir du 13 mars ! Ça sera dispo chez tous les bons disquaires, Klonosphere et Season of Mist.

Des liens, plein de liens:

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Baha et moi sommes partis vers la côte le week-end dernier à l’occasion de la deuxième édition du Stoned Pebble Night organisé par Nek-Ros. Le flyer plus qu’alléchant en plus d’être canon nous parlait de petits gris et de liquide cérébro-spinal, ce qui fait résonner mon petit cœur d’aspirante neurobiologiste fan de X-Files since 2001, pour nous vendre une soirée de stoner psychédélique en compagnie de Brain Pyramid et The Fur.

C’est la toute première fois que nous sommes officiellement invités pour chroniquer l’événement, et on a même notre logo sur le flyer signé Will Argunas.

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Ouais ouais. Biatch.

 

Du coup, est-ce que ça valait pour moi le coup de frôler la crise cardiaque en traversant un pont qui me fout grave les miquettes, pour Baha de m’écouter débiter une demi-heure sur des bébés calamars difformes et de se perdre en arrivant aux abords de Dieppe parce que décidément, nous sommes incapables de partager une caisse plus de 25 bornes sans finir dans des coins chelous ?

  • L’accueil

Nous arrivons un peu après 17h à la Maison Jacques Prévert à Dieppe, accueillis par Vincent de Nek-Ros. The Fur est en train de faire sa balance, les gars de Brain Pyramid ne sont pas encore arrivés, Will Argunas non plus. On est larges, très larges pour réaliser nos interviews et poser nos marques.

La team de Nek-Ros est très cool, les gâteaux sont déjà sortis, on a vite une bière à la main pour nous mettre dans l’ambiance. On visite les locaux, la salle est assez cool, mais on se rend très vite compte que l’acoustique n’est pas au top pour ce genre de concerts… Ce n’est bien entendu pas imputable à Nek-Ros, mais c’est dommage.

On pose notre bordel dans le coin cuisine qui sert de loges, où nous attendent les m’n’ms qu’on pillera allègrement avec Brain Pyramid.

Les stands sont en cours d’installation, coin buvette, merch de Nek-Ros, The Fur et Will Argunas. L’ambiance est cool et ne laisse présager que du bon pour la soirée à venir.

On retrouve chez Nek-Ros les t-shirts de la soirée, compil du précédent Stoned Pebble Night, albums du label (dont Larmor Light chroniqué précédemment par le patron), chez Will des t-shirts, badges, tirages d’affiches de Roller Derby et d’illustrations issues de Pure Fucking People, aussi en vente. Enfin, chez The Fur, on retrouve des t-shirts et leur album éponyme.

 

  • Brain Pyramid

Squid

On nous avait promis des influences 60s-70s, le ton est donné dès les premières notes. La voix chaude du chanteur-guitariste est raccord avec ses pattes d’éph’ et son attitude scénique qui apporte une bouffée d’air frais bienvenue. C’est carrément dansant, l’ambiance monte très vite et reste constante.

Baha

Je n’ai pas encore dit un mot sur cet article, vous voyez comment Squid bosse bien ? Future boss de Rock’in radio, mais pas avant que je me sois retrouvé la tête dans une sono en train de me masturber, mort d’une crise cardiaque soit dûe au choc, soit… Han bordel, ça me réussit pas d’être malade (Ps : santé de merde).

Je reviens sur le sujet, avec Brain Pyramid, petit aparté avant de débuter : Le stoner n’est pas ma tasse de thé, pourtant j’accrocherais assez bien aux deux groupes. Comme dit dans l’ITW de Brain Pyramid, ils ont une grosse influence 70’, d’un côté nous avons une basse et une batterie plutôt calmes et de l’autre, une guitare qui partira dans un trip psyché durant la bonne partie du set.

C’est un stoner vif, lourd, bien maitrisé qui nous a été donné dans la salle. Brain Pyramid s’éclatera durant leurs quarante-cinq minutes. Je ne suis pas resté jusqu’au bout, puisque j’avais une ITW sur le feu avec Vincent de Nek-Ros. Néanmoins, c’est avec plaisir que j’écoute leur album sur Bandcamp.

 

  • The Fur

Squid

Petit aparté avant de débuter : je kiffe bien beaucoup le stoner. Et j’aime bien partir très très loin quand j’écoute quelque chose, ce qui m’est vachement plus facile avec de l’instrumental. Donc j’étais grave curieuse de voir ces petites bouilles d’ados envoyer du pâté en live.

Autant dire qu’après la pouquette que nous avait filé Brain Pyramid, j’appréhendais un peu, sûrement à cause de l’effet retombée de soufflé qu’on avait eu avec l’interlude post-rock à l’Oreille Qui Traîne. Il faut que la sauce prenne de suite, faute de perdre le public. Cela n’a pas du tout été le cas ce soir, parce que le public était un public de connaisseur, et parce que The Fur a effectivement envoyé du pâté.

J’ai rencontré les Petits Gris promis par le flyer du fest et je suis rentrée loin dans ma tête toute la durée du set. Le truc où tu fermes les yeux et te dandines maladroitement sur tes pattes, complètement bercée par la musique.

J’ai acheté l’album et débardeur trop d’la balle avec un chaton psyché qui baille. J’ai aussi pris le flipbook astronaute, mais je n’en avais absolument pas besoin pour planer.

Baha

Un groupe qui se fait appelé « la fourrure » et qui a comme pochette d’album un combattant (le poisson), ça te donne tout de suite l’ambiance. Comparé à Brain Pyramid qui à un stoner plutôt bourru, vif et énergique, The Fur est carrément psyché, calme et enivrant. Tu as l’impression de te laisser porté par une rivière calme sous un soleil couchant… Bon, après tu peux aussi te choper une ou deux pastilles magiques, je suis sûr que l’effet sera la même.

Plus sérieusement et aucune apologie derrière ça : The Fur est un stoner qui te fait fermer les yeux et qui t’emporte très très loin dans ton esprit. Ca été la même au concert, où j’ai laissé faire le boulot aux oreilles alors que je fermais les yeux pour mieux en profité. La guitare part dans des aigus bien maitrisés, qui donne ce côté onirique, pendant que la basse et la batterie servent de fil conducteur à la compo.

Au sein de la salle, ils sont tous un peu comme moi, pris par la rêverie, autant dire que The Fur gère son set, tellement qu’il y aura un rappel ! De plus, les Belges feront l’effort de quelques mots de remerciement en français. Bref, grave cool !

 

  • Alors ? Heureuse ?

Squid

Premier gros event pour nous, première interview pour moi (et premier « taf » en coulisses de manière générale), affronter l’autoroute avec le patron… Je flippais ma race d’être nulle/awkward/en train de râler non stop/yadda yadda yadda.

En fin de compte, je n’en ai retiré que du positif. Je me sens plus capable et crédible dans ce projet, ce qui me donne envie de m’investir encore davantage.

Et les groupes étaient trop cools. Et les gens super sympas. J’ai vraiment kiffé ma soirée. J’aime trop ce taf.

Baha

Quand j’ai reçu le mal de Vincent pour le festival, je partais pour Poitiers, fêter Noël… Autant te dire que j’avais grave le smile à ce moment-là. En partant pour le festival, j’étais à mort stressé sans pour autant que ça se voit… Première grosse soirée couverte par Rock’in radio, que dois-je faire, comment m’y prendre, gérer des ITW avec un nouveau matos que je ne maîtrise pas encore… Durant le fest, tout s’est super bien passé grâce aux bénévoles de Nek-ros, par leurs gentillesses et leurs présences, également grâce aux groupes, super accessibles.

Le hic fut au retour, quand j’ai vu que j’avais mal calibré mon appareil, l’écho derrière les ITW était tellement dégueulasse que, même retravaillé, le son n’était pas plus beau… D’où le temps qu’on a mis à faire ce dossier (et je m’en excuse auprès de Nek-Ros et des groupes)

Mais au final, cette soirée fut une excellente expérience. Des découvertes, des rencontres et du bon son, voilà pourquoi j’aime ce genre de soirée ! Pour ma part, je n’abandonne pas, je finaliserais ces ITW, qui j’espère, seront disponible très bientôt !

En attendant, n’hésitez pas à découvrir vous aussi Brain Pyramid et The Fur, qui sont d’excellents groupes et à qui je souhaite tout le courage !

Merci aussi à Nek-Ros pour l’invitation, à toute l’équipe de bénévole et à Vincent pour nous avoir fait confiance, également pour l’ITW, comme celle de Will Argunas, Brain pyramid et The Fur. Merci à vous tous et restez rock !