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Tiens ami lecteur, cela fait longtemps que je n’ai pas chroniqué de Hardcore (le dernier en date, c’est Alea Jacta Est) et c’est dans un petit coup de chaud, suite à une critique comme l’aiment les gens comme moi, qui bosse en Freelance, que je me suis lancé Sensorial Damage, un petit groupe proposé par Go Music France pour que j’en dise ce que je pense et pour bien me défouler. Bon, tu te rendras compte lecteur qu’au final, j’ai été très mitigé, commençons par le début…

Originaires de Poitiers, Matthieu (batterie), Mattéo (guitare et chant), Guillaume (guitare et chant), Moussa (basse) et Antoine (frontman) sont apparus dans le paysage coreux poitevin vers mai 2010. Ils nous font un métal hardcore teinté de touche de metalcore (mais refuse l’appellation modern metalcore) et qui en ont dans les baskets, mate un peu ça :

La seconde place du tremplin Helloween fest 2014, la demi-finale du Fallen fest 2014, une Ppestation à Zo Prod de l’année 2014, un Second prix du concours Crouss musical de Poitiers et une 2ème édition du Brutal Night Fever. Une rafle de prix et de prestations en 2014, assez pour attiser ma curiosité.

J’ai donc choppé quatre morceaux de leur EP pour découvrir ce groupe et dire ce que j’en pense.

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Ce que le dragonnet en pense

New Mind est le premier titre que j’ai écouté, c’est là déjà qu’on peu voir le doublé hardcore/metalcore. La compo est claire, assez libre et pas franchement agressive, alors que la voix est tout autre, grave, violente, Antoine crache dans le micro et se déchaine de façon à ce qu’on comprenne bien à qui ont a à faire. Et justement, a qui avons-nous à faire ? New Mind et ses petits accents metalcore ouvrent le bal et déjà, première grimace : c’est bien trop commun. Même si c’est agréable à l’écoute, que la piste te démange un peu, en dehors tu restes stoïque. Rien à dire sur la compo qui est variée et qui lorgne plus sur le metalcore que sur le hardcore lui-même.

In – Out  démarre de la même façon, avec encore une fois cette note de metalcore dans la compo. Le morceau se veut plus énergique que le précédent, avec des riffs beaucoup plus accrocheurs et un refrain qui bombarde bien, sûrement plus sympa à voir en live avec une dizaine de coreux agglutinés sur la scène en levant le poing ! Plus dynamique, plus violent (malgré l’atténuation constante que donne le côté metalcore), In – Out est l’un des morceaux phares de l’EP.

 

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Face To Disgust dégage le côté metalcore pour vraiment tomber dans le bon vieux hardcore. Des quatre morceaux, c’est le plus rapide dans sa compo, le plus violent dans sa voix. Bref, c’est du hardcore qui créée les moshpit et les pogos. Le morceau nous offre des riffs plus nerveux jusqu’au milieu où la guitare nous montre de quel bois elle est faite avant de se relancer, toujours aussi nerveusement. La fin du morceau ralentit la cadence et se laisse aller à un moment de pur instru qui prépare le dernier morceau, Endless Sunset.

Endless Sunset commence un peu comme les trois autres, violemment, on ouvre la porte de chez toi pour te gueuler dans les oreilles. Et puis subitement, même pas un quart du morceau passe et cette rage se dilue à travers un long passage qui restera pour le reste du morceau et qui pourrait être jugé d’atmosphérique, la voix en second plan. Endless Sunset termine donc l’EP sur un hardcore atmosphérique, assez étrange… On ne sait pas où cela nous emmène, mais le morceau se termine lentement, comme pour calmer toute l’énergie dépensée lors de ses quatre titres…

Alors, quoi de neuf docteur ?

Chroniquer du hardcore, ce n’est pas simple… Vous avez surement eu le droit un jour à cette réflexion typique « ouais, mais le hardcore, c’est toujours la même chose », le genre de phrase qui me fait bien rire !

Malheureusement, Sensorial Damage, ce n’est pas ça… Il n’y avait aucune raison de faire une mauvaise chronique, mais aucune non d’encenser le groupe non plus. Pour l’instant, Sensorial Damage se noie parmi les autres groupes au hardcore beaucoup trop commun, même l’aspect metalcore ne change rien… Il manque le truc, ce putain de truc qui va te faire remuer chez toi, le truc qui va mettre te mettre le groupe dans ta playlist « retour du travail – envie de tuer le patron –divorcer à coup de boule de ma femme ». Bien entendu, cette critique n’engage que moi.

« Alors tu expliques comment leur réussite ? ». Le live ! Bon dieu, le live ! Le hardcore est une musique scénique, que tu écoutes pour libérer ta rage et t’oublier un peu dans tout ce bordel auditif qui va rarement te laisser une part de ton âme une fois perdu dans un moshpit. Sensorial Damage, je ne les ai pas vu sur scène et c’est ça qui pêche, car le groupe doit avoir un tout autre jeu qui changerait certainement ma vision des choses.

Je te le dis lecteur, cette chronique est naturellement faussée… Sans avoir vu le groupe jouer, je ne peux clairement pas donner mon avis plus que ça. L’EP n’est pas indispensable pour moi pour l’instant. Pourtant, si je vais à l’un de leur concert et que je reviens sur cette chronique, j’aurai sûrement plus de choses à dire, plus de choses à creuser. Bon ou mauvais ? Je ne donne pas mon avis et je peux déjà mettre ce groupe dans la catégorie « à revoir » de Rock’in Radio et ça sera surement le cas, je n’aime pas faire les choses à moitié.

 

Des liens, plein de liens :

 

Quand je vois la scène de Léonidas (du film « 300 ») balançant les Perses dans son trou (glory hole !), je peux plus m’empêcher maintenant d’imaginer cette même scène, mais avec du Alea Jacta Est derrière. Ca change tout, on ne dirait pas qu’il s’agit d’une exécution en bonne et du forme, non non, mais d’un putain de moshpit en préparation ! Imagine maintenant tout le film comme ça et c’est juste un concert de hardcore entre Spartiates et Perses, rien de plus (quoi le sang et les morts ? Ce n’est pas habituel dans le hardcore ? Ah… bon…).

 

 

Bon déjà, c’est quoi le trip que je me tape avec ce mix hardcore/Spartiate ? C’est un peu représentatif de la personnalité du groupe que je tiens à vous faire découvrir dans cette chronique. Alea jacta Est  (qui veut dire en bon latin, le sort en est jeté) est un groupe de hardcore toulousain, crée en 2006 et s’inspirant pas mal des péplums romains, mythes grecs et autres masses de muscles à demi nues et  poilues recouvert de sueur (non je parle des gladiateurs, pas des coreux… même si ça se ressemble !). On y retrouve des inspi comme celle de Strife, Terror, Madball…

Alea Jacta Est débute dans le milieu coreux avec une démo de trois titres et une tournée en 2007. Le groupe ne tarde pas à fait un split avec le groupe « Fat Ass » en 2009 avant de gratter un temps pour sortir leur premier album Gloria Victis en 2010. Rien de bien folichon jusqu’à maintenant, sauf que Alea Jacta Est se retrouve à être bien vite connu à travers le monde… Le groupe fait notamment partie des labels USELESS PRIDE RECORDS (Europe), FONO LTD (Russie), PANDA CLAW RECORDS (USA) et SAMSTRONG RECORDS (Asie). Autant dire que ça ne chôme pas et que la qualité est au rendez-vous (maintenant, explique-moi pourquoi j’ai la musique de Minus et Crtex en tête ?).

Après plusieurs tournées (en Russie notamment), le groupe nous pond un nouvel album, le deuxième, intitulé Vae Victis, en avril 2014.

Alors à l’écoute, qu’est-ce qu’a dans le ventre le hardcore d’Alea Jacta Est ? On se retrouve avec onze morceaux énergiques, bourrins,  massifs, déboulant de nulle part pour te foutre la race de ta vie. Des riffs qui ronronnent comme un tigre perse avant de se prendre une furieuse raclée par 300 spartiates entre deux two-steps qui donnent enfin un peu d’air pour respirer à travers ce massacre de tripes à l’air. Vous l’aurez compris, c’est du violent, du bon, du hardcore qui défoule, avec une grosse inspi guerrière derrière ! Ceux qui n’aiment pas le hardcore pourraient être surpris, le chant est plutôt clair et la compo vachement fluide, c’est du travaillé, avec pas mal d’idées derrière comme ces samples sur 300, Gladiator, Rocky ou même Star Wars (oui oui, écoute le final !), on sent que ça a bien déconné derrière une fois la guerre finie.

À coup sûr, élu meilleur album de harcore de cette année et dans mon top 5 des meilleures découvertes de Rock’in Radio. Je finirai cette petite découverte par quelques mots qu’on retrouve sur le FB du groupe : « We are a rock band, playing metal music, with hardcore attitude & a punk rock mentality. »

Fuck Yeah ! Je m’en vais rejoindre Léonidas et Maximus dans le pogo !

Baha