Articles Tagués ‘live report’

 

Baha et moi sommes partis vers la côte le week-end dernier à l’occasion de la deuxième édition du Stoned Pebble Night organisé par Nek-Ros. Le flyer plus qu’alléchant en plus d’être canon nous parlait de petits gris et de liquide cérébro-spinal, ce qui fait résonner mon petit cœur d’aspirante neurobiologiste fan de X-Files since 2001, pour nous vendre une soirée de stoner psychédélique en compagnie de Brain Pyramid et The Fur.

C’est la toute première fois que nous sommes officiellement invités pour chroniquer l’événement, et on a même notre logo sur le flyer signé Will Argunas.

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Ouais ouais. Biatch.

 

Du coup, est-ce que ça valait pour moi le coup de frôler la crise cardiaque en traversant un pont qui me fout grave les miquettes, pour Baha de m’écouter débiter une demi-heure sur des bébés calamars difformes et de se perdre en arrivant aux abords de Dieppe parce que décidément, nous sommes incapables de partager une caisse plus de 25 bornes sans finir dans des coins chelous ?

  • L’accueil

Nous arrivons un peu après 17h à la Maison Jacques Prévert à Dieppe, accueillis par Vincent de Nek-Ros. The Fur est en train de faire sa balance, les gars de Brain Pyramid ne sont pas encore arrivés, Will Argunas non plus. On est larges, très larges pour réaliser nos interviews et poser nos marques.

La team de Nek-Ros est très cool, les gâteaux sont déjà sortis, on a vite une bière à la main pour nous mettre dans l’ambiance. On visite les locaux, la salle est assez cool, mais on se rend très vite compte que l’acoustique n’est pas au top pour ce genre de concerts… Ce n’est bien entendu pas imputable à Nek-Ros, mais c’est dommage.

On pose notre bordel dans le coin cuisine qui sert de loges, où nous attendent les m’n’ms qu’on pillera allègrement avec Brain Pyramid.

Les stands sont en cours d’installation, coin buvette, merch de Nek-Ros, The Fur et Will Argunas. L’ambiance est cool et ne laisse présager que du bon pour la soirée à venir.

On retrouve chez Nek-Ros les t-shirts de la soirée, compil du précédent Stoned Pebble Night, albums du label (dont Larmor Light chroniqué précédemment par le patron), chez Will des t-shirts, badges, tirages d’affiches de Roller Derby et d’illustrations issues de Pure Fucking People, aussi en vente. Enfin, chez The Fur, on retrouve des t-shirts et leur album éponyme.

 

  • Brain Pyramid

Squid

On nous avait promis des influences 60s-70s, le ton est donné dès les premières notes. La voix chaude du chanteur-guitariste est raccord avec ses pattes d’éph’ et son attitude scénique qui apporte une bouffée d’air frais bienvenue. C’est carrément dansant, l’ambiance monte très vite et reste constante.

Baha

Je n’ai pas encore dit un mot sur cet article, vous voyez comment Squid bosse bien ? Future boss de Rock’in radio, mais pas avant que je me sois retrouvé la tête dans une sono en train de me masturber, mort d’une crise cardiaque soit dûe au choc, soit… Han bordel, ça me réussit pas d’être malade (Ps : santé de merde).

Je reviens sur le sujet, avec Brain Pyramid, petit aparté avant de débuter : Le stoner n’est pas ma tasse de thé, pourtant j’accrocherais assez bien aux deux groupes. Comme dit dans l’ITW de Brain Pyramid, ils ont une grosse influence 70’, d’un côté nous avons une basse et une batterie plutôt calmes et de l’autre, une guitare qui partira dans un trip psyché durant la bonne partie du set.

C’est un stoner vif, lourd, bien maitrisé qui nous a été donné dans la salle. Brain Pyramid s’éclatera durant leurs quarante-cinq minutes. Je ne suis pas resté jusqu’au bout, puisque j’avais une ITW sur le feu avec Vincent de Nek-Ros. Néanmoins, c’est avec plaisir que j’écoute leur album sur Bandcamp.

 

  • The Fur

Squid

Petit aparté avant de débuter : je kiffe bien beaucoup le stoner. Et j’aime bien partir très très loin quand j’écoute quelque chose, ce qui m’est vachement plus facile avec de l’instrumental. Donc j’étais grave curieuse de voir ces petites bouilles d’ados envoyer du pâté en live.

Autant dire qu’après la pouquette que nous avait filé Brain Pyramid, j’appréhendais un peu, sûrement à cause de l’effet retombée de soufflé qu’on avait eu avec l’interlude post-rock à l’Oreille Qui Traîne. Il faut que la sauce prenne de suite, faute de perdre le public. Cela n’a pas du tout été le cas ce soir, parce que le public était un public de connaisseur, et parce que The Fur a effectivement envoyé du pâté.

J’ai rencontré les Petits Gris promis par le flyer du fest et je suis rentrée loin dans ma tête toute la durée du set. Le truc où tu fermes les yeux et te dandines maladroitement sur tes pattes, complètement bercée par la musique.

J’ai acheté l’album et débardeur trop d’la balle avec un chaton psyché qui baille. J’ai aussi pris le flipbook astronaute, mais je n’en avais absolument pas besoin pour planer.

Baha

Un groupe qui se fait appelé « la fourrure » et qui a comme pochette d’album un combattant (le poisson), ça te donne tout de suite l’ambiance. Comparé à Brain Pyramid qui à un stoner plutôt bourru, vif et énergique, The Fur est carrément psyché, calme et enivrant. Tu as l’impression de te laisser porté par une rivière calme sous un soleil couchant… Bon, après tu peux aussi te choper une ou deux pastilles magiques, je suis sûr que l’effet sera la même.

Plus sérieusement et aucune apologie derrière ça : The Fur est un stoner qui te fait fermer les yeux et qui t’emporte très très loin dans ton esprit. Ca été la même au concert, où j’ai laissé faire le boulot aux oreilles alors que je fermais les yeux pour mieux en profité. La guitare part dans des aigus bien maitrisés, qui donne ce côté onirique, pendant que la basse et la batterie servent de fil conducteur à la compo.

Au sein de la salle, ils sont tous un peu comme moi, pris par la rêverie, autant dire que The Fur gère son set, tellement qu’il y aura un rappel ! De plus, les Belges feront l’effort de quelques mots de remerciement en français. Bref, grave cool !

 

  • Alors ? Heureuse ?

Squid

Premier gros event pour nous, première interview pour moi (et premier « taf » en coulisses de manière générale), affronter l’autoroute avec le patron… Je flippais ma race d’être nulle/awkward/en train de râler non stop/yadda yadda yadda.

En fin de compte, je n’en ai retiré que du positif. Je me sens plus capable et crédible dans ce projet, ce qui me donne envie de m’investir encore davantage.

Et les groupes étaient trop cools. Et les gens super sympas. J’ai vraiment kiffé ma soirée. J’aime trop ce taf.

Baha

Quand j’ai reçu le mal de Vincent pour le festival, je partais pour Poitiers, fêter Noël… Autant te dire que j’avais grave le smile à ce moment-là. En partant pour le festival, j’étais à mort stressé sans pour autant que ça se voit… Première grosse soirée couverte par Rock’in radio, que dois-je faire, comment m’y prendre, gérer des ITW avec un nouveau matos que je ne maîtrise pas encore… Durant le fest, tout s’est super bien passé grâce aux bénévoles de Nek-ros, par leurs gentillesses et leurs présences, également grâce aux groupes, super accessibles.

Le hic fut au retour, quand j’ai vu que j’avais mal calibré mon appareil, l’écho derrière les ITW était tellement dégueulasse que, même retravaillé, le son n’était pas plus beau… D’où le temps qu’on a mis à faire ce dossier (et je m’en excuse auprès de Nek-Ros et des groupes)

Mais au final, cette soirée fut une excellente expérience. Des découvertes, des rencontres et du bon son, voilà pourquoi j’aime ce genre de soirée ! Pour ma part, je n’abandonne pas, je finaliserais ces ITW, qui j’espère, seront disponible très bientôt !

En attendant, n’hésitez pas à découvrir vous aussi Brain Pyramid et The Fur, qui sont d’excellents groupes et à qui je souhaite tout le courage !

Merci aussi à Nek-Ros pour l’invitation, à toute l’équipe de bénévole et à Vincent pour nous avoir fait confiance, également pour l’ITW, comme celle de Will Argunas, Brain pyramid et The Fur. Merci à vous tous et restez rock !

Le weekend du 12 & 13 décembre dernier, L’Oreille Qui Traîne nous proposait son Marathon Fest : 2 soirées, 10 groupes à passer, le tout dans leur salle située rive gauche de Rouen, en association avec Emergence et Postghost Records..

J’ai donc bravé ma toux de tuberculeuse, la pluie normande et les relous du métro pour accompagner Baha lors de cet évènement pour vous proposer un live report à 4 mains.

12/12/14

  • La salle

L’Oreille Qui Traîne est une toute petite salle comme je les aime, intimiste, avec un petit bar aux prix carrément chouettes et des tables réservées au merch. L’une d’entre elles propose un beau stock de CD, vinyles, et même cassettes dans lequel on peut trifouiller à loisir. Il n’y a pas encore grand monde, mais on se sent bien, on pose nos culs sur des chaises après y avoir empilé nos affaires et on trinque au bon déroulement de la soirée avant d’aller recevoir les groupes.

  • Android Vegas [Death Metal Indus, Rouen]

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Baha

Qui ne connait pas Android Vegas sur Rouen (celui qui lève le doigt dégage de la salle), l’un des pionniers de l’indus rouennais avec Noein (pour ne citer qu’eux). Découvert il y a quelques années, puis dans la cave du Gibier (il s’en passe des choses dans cette cave), au cœur du Théâtre du P’tit Ouest avec Noein et enfin à l’Oreille, ce soir-là. C’est l’occas’ également de chopper leur EP pour pas cher, afin de supporter l’un de nos groupes les plus connu de Rouen, avec Noein, Drenaï et j’en passe…

Pour en revenir à l’Oreille, le groupe lancera la première soirée et remuera doucement les spectateurs blasés par le taff, les cours, la vie quoi… Après tout, si on est ici, c’est pour se défouler, se prendre une bonne part de cake dans la tronche et être avec des gens qui, comme moi ou Squid, avons envie de passer un bon moment. Ça headbang doucement sur un indus maitrisé teinté d’une voix forte. Les lutins de Squid s’éclatent dessus en plein milieu du set. La soirée commence bien, pourtant… Pourtant !

Il y a un truc qui manque à Android Vegas, un je-ne-sais-quoi qui empêche le groupe d’avoir une vraie part de personnalité. Ça sonne trop « random » dans leurs compos et le synthé présent sur scène est vite oublié. On ne peut pas nier le talent des musiciens, ni qu’il s’agit de leur premier EP, mais même si j’ai passé un très bon moment pour cette ouverture, ça ne restera pas mémorable.

Squid

Je les ai déjà vus au Gibier de Potence en octobre, et j’avais bien kiffé ma race. Ils avaient la pouquette, on headbangait joyeusement avec les copains, bref, j’étais contente de les voir attaquer la soirée.

Pour l’anecdote, la bouille du chanteur et ses intonations me font clairement penser à Till Lindemann. Ce qui déclenche d’office pas mal de choses dans ma culotte. Je sais, c’est vous emmener très loin dans mon intimité mais Baha voulait que je commente sur le monsieur vu que j’ai pu dire un ou deux trucs sales pendant le concert à ce sujet. Voilà voilà.

Sinon, pour ce qui est du live : ils font le nécessaire pour chauffer le public, comme tant de premières parties avant eux, et les têtes bougent même si l’ambiance n’est pas à son maximum. Les lutins du premier rang par contre sont déjà à fond, à headbanger bien comme il faut collés devant le chanteur, qui interagit avec eux de manière tout à fait sympatoche.

Mais niveau présence scénique, je reste sur ma faim quand je compare à leur prestation au Gibier de Potence, où je les avais trouvé bien plus pêchus. Je trouve aussi, pour avoir réécouté par la suite, que le synthé avait tendance à se faire un peu oublier, ce qui est dommage.

Vous pouvez les retrouver ici et les écouter .

 

  • The Fourth Is Bearded [Massive Post Hardcore/Stoner, Le Havre]

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Baha

Aie… Je n’ai rien contre le post, mais il y a un truc à ne pas faire… Ne jamais, JAMAIS, mettre du post en plein milieu d’une soirée. Android Vegas avait réussi à donner le ton, The Fourth is Bearded calmera les ardeurs. Après quelques échanges avec quelques membres bénévoles de l’Oreille, on apprendra que ce choix est surtout stratégique pour le groupe, qui nous vient du Havre et qui avait tout de même un bout de route à faire.

J’ai beau avoir commencé la critique sur un ton plutôt négatif, il n’en est rien du groupe ! J’ai appris à aimé le post avec les découvertes de Tenta ou encore avec ce que me propose Postghost Records. Je dois vous avouer que The Fourth Is Bearded tourne pas mal dans ma playlist maintenant.

Les gars ont une certaine présence sur scène, ils se montrent, prouvent qu’ils savent ce qu’ils font. Je me surprendrai à plusieurs reprises à fermer les yeux pour me laisser couler dans leur posthardcore.

Un petit regret quand même, mais des moindres. Je ne sais pas si c‘est dû à une certaine timidité ou juste sa personnalité, mais le chanteur qui a pourtant une certaine présence sur scène, se contentera de dire que quelques mots dans le micro, du bout des lèvres, un simple « merci » qui sera presque inaudible… Bah peu importe, leur set était plaisant et je serais ravi de les revoir sur scène, mais dans un concert uniquement post…

Squid

On enchaîne avec ce groupe au son nettement post-rock venu de chez moi (LH RPZ sisi (pardon)), qui cite comme références principales Cult Of Luna, Neurosis et Caspian (mais sans s’y limiter, précisent-ils).

Si tu veux encore une anecdote débile sur le chanteur, il me fait vaguement penser à l’un de mes cousins 10 ans plus tôt.

Pas de folie dans le public ; on écoute calmement en suivant la batterie, on se laisse porter. Quelques samples interviennent sur les morceaux, ce que j’aime beaucoup. Cependant, Baha et moi partageons le même avis : il est dommage que du post joue en deuxième. Mais après Android Vegas qui a cherché à chauffer le public, The Fourth Is Bearded le calme, ce qui nous fait espérer que les groupes suivants n’en pâtiront pas s’ils sont punchy. Et personnellement, j’aurais sans doute plus apprécié leur prestation en fin de soirée, après le rush, histoire de redescendre en douceur et de savourer davantage.

Cependant, le public est plus nombreux. Ah, ces gens qui arrivent à la bourre en festoche…

Ils sont et vous pouvez écouter leur titre Winter Sun ici.

 

  • Lost Pagan [Hardcore Marécageux, Amiens]

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Baha

Je n’ai pas accroché à l’écoute de leur bandcamp, j’étais plus sur le groupe suivant (Tetchiot Krov) et c’est là mon erreur. Il y a vraiment un fossé entre l’écoute sur le net et les voir sur scène, te foutre une claque dans ta tronche tout en te disant «c’est du bon ça ! ».

Originaire d’Amiens, le groupe nous a offert un core sombre, aux mélodies lourdes et avec une voix d’outre-tombe. D’ailleurs le chanteur semble être totalement ailleurs, parti dans un univers que seul lui connait et le transmet à la salle avec le set de leur premier album.

Dans la salle, l’ambiance revient et la fureur de certains se libère dans le pit. Un homme-crabe passe par la, sans aucun rapport et on se tape une bonne banquette du core de Lost Pagan. Ça nous permet de nous préparer pour la suite !

Squid

Et « teinté de noirceur métallique » d’après leur bandcamp.

Le chanteur frétille, les musiciens sont dedans, l’ambiance redécolle sans problème après la douce parenthèse de The Fourth Is Bearded. Les lutins caracolent au premier rang, et se lancent même dans des pogos pour le moins sujets à débat (quand une demi-douzaine de personnes prend un espace de 2 fois la taille de mon salon pour se mettre sur la gueule véner tu te poses quelques petites questions quant à leur respect d’autrui, mais je ferais sûrement un article à part entière là-dessus).

On a la pouquette, on se dandine aussi bien qu’on puisse se dandiner dans un fest métalleux, on apprécie carrément l’énergie du groupe, très communicative. Le public est donc bien chaud pour accueillir le dernier groupe, que Baha et moi attendions avec une curiosité grandissante.

Ces messieurs sont  et tu peux acheter leur album et écouter un extrait ici.

 

  • Tetchiot Krov [Russian Death Metal, Rouen]

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Baha

T’imagine même pas la patate que j’ai eu lors de ce concert. L’un des seuls groupes que j’ai eu le temps d’écouter en amont avant le fest et celui que j’attendais le plus pour cette soirée. Tetchiot Krov, un death métal russe fait par des Rouennais pour « la gloire de la mère patrie ».

Une session de 45min d’un death metal bien technique et franchement plaisant (je n’accroche quasi pas au death, c’est donc rare de me voir prendre mon pied sur ce genre). Malgré sa voix qui déconne (et encore, moi je n’ai pas vu la différence), le chanteur à la trique, descend dans la fosse, joue avec le public et reste dans son rôle toute le set.

Tecthiot Krov conclura parfaitement cette première soirée du marathon, offrant même par la, l’occasion d’avoir un avant-goût du lendemain !

Squid

C’est chapka sur le crâne et faucille en main que le chanteur démarre pour un cours de death metal communiste. Le grand final, blague sur Boris Yeltsin comprise (malgré les plaintes des lutins qui crient leur peine car ils ignorent qui est ce monsieur (sans déconner cliquez le lien c’est mon fou rire du soir)). On nous prévient que le chanteur a la voix niquée depuis le début de semaine, mais la prestation reste à la hauteur de nos attentes.

C’est cool, ça passe crème, on en redemande même. Le public est au maximum, à slammer contre un fond de Jack Daniel’s, la fosse à nouveau dangereuse pour quiconque ne souhaite pas recevoir des tatanes un peu trop enthousiastes et même berceau d’un authentique homme-crabe tellement à donf qu’on ne peut qu’avoir la banane.

On s’éclate, on se quitte en se fendant la gueule, et on a hâte de voir ce que la soirée du lendemain nous réserve.

Ces cocos sont ici et tu peux les écouter .

 

13/12/14

 

  • Murder Sermon [Horror Hardore, Rouen]

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Baha

H&C horror show venu de Rouen, c’est le plat d’entrée pour cette seconde soirée du marathon et on tape fort avec Murder Sermon. Premier constat, y’a plus de monde au rendez-vous, la fosse prend ses premiers pogos de la soirée et le groupe met déjà le feu sur scène. Quoi de mieux pour commencer la nuit ?

Bon, je n’accroche pas à Murder Sermon, la voix me rebute un peu et l’univers ne m’invite pas à entrer (ou alors c’est moi qui reste sur le pas de la porte), mais je ne peux pas nier que le groupe à pas mal travailler sur lui-même, la compo est fluide, on comprend la voix du chanteur et leur set est varié.

La salle est chaude au bout d’une quinzaine de minutes, on peut passer à la suite, en espérant que le groupe suivant ne soufflera pas le froid comme la soirée passée.

Squid

Je précise de suite que je n’ai aucune légitimité pour donner un avis objectif car… je n’aime pas le hardcore.

Rien à faire, j’accroche pas. Du coup je me sens plutôt mal placée pour critiquer, que ce soit en positif ou en négatif, quelque chose que je ne connais pas et ne suis de toute façon pas capable d’apprécier à sa juste valeur.

Voilà qui est dit.

Pour attaquer cette soirée, c’est Murder Sermon, un groupe local dont l’EP est en cours d’enregistrement.

Il y a plus de monde que la veille, et l’ambiance chauffe aussi plus rapidement. On retrouve nos lutins maléfiques et intenables qui sautent partout. Il y a de l’ambiance, ça se bouge, il fait déjà presque trop chaud. Une belle mise en jambe qui se fera avec moins de difficultés que la veille.

Retrouvez-les sur leur facebook.

 

  • A Rising Hand For Elijah [Metal/Hardcore/Progressive, Louviers]

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Baha

OK, claque dans ma gueule…

A Rising Hand For Elijah, c’est un groupe de metalcore dopé aux amphet’, survitaminé et maintenu en éveil constant par de la caféine en intraveineuse. Tu as deviné tout seul champion, mais ce groupe est l’une de mes grosses surprises et découvertes de la soirée.

Murder Sermon avait posé les fondations, A Rising Hand For Elijah y mettra les murs, le plafond, les chiottes et les rideaux (pourquoi les rideaux ? On s’en fout). Inspiré par des groupes comme Architects, August Burns Red ou Viatrophy encore. Sinon, sur scène, ça donne quoi ? Bah les ptits gars  s’amusent comme des fous en restant pro, le chanteur est dans son trip et ça, c’est du bon. Le set nous en balance plein les mirettes. C’est du core clair, avec une compo bien maitrisée, autant plaisant à l’écoute que dans le pogo. En plus, leurs trois premiers titres sont dispo gratuitement sur leur bandcamp si tu veux t’y essayer.

N’empêche, grosse surprise au bout du compte, c’était leur premier concert sur scène. Sur le coup, je me dis que ce groupe mérite un putain de coup de projecteur sur eux et je leur souhaite de poursuivre leurs aventures !

Squid

Comme l’a souligné le patron, première prestation sur scène, même si chaque membre a déjà joué auparavant. J’ai plus apprécié que Murder Sermon, à titre personnel, mais je ne saurais pas m’expliquer exactement.

Enfin, je suis plus sensible à la voix du chanteur, certes, mais quant à savoir le reste du pourquoi, je suis moi-même sur la touche. Je trouve également leurs titres studio plutôt chouettes, même si on reste loin de mon registre (pourtant bien random et wtf). Je me laisse porter par le groupe, j’ai le sourire et la pouquette.

Ils sont  et tu peux les écouter ici.

 

  • Nasty Toaster [Modern Hardcore/Metal, Rouen/Le Havre]

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Baha

Allez, ça continue ! Nasty Toaster est un groupe qui virevolte pas mal sur Rouen et Le Havre, qu’on retrouve souvent sur scène et qui s’est déjà bien fait connaitre. Autant dire que c’est de la qualité, leur prestation pour cette soirée sera à la hauteur de leur réputation.

Le grille-pain infernal balance sans complexe son hardcore/modern métal avec un chanteur qui bondit sur scène, qui se roule par terre et qui profite de son public. C’est cool, ça claque bien, un gars tente un slam et se mange le sol, ça sera le gros LOL de la soirée ! Le set se poursuit, brutal et implacable, Nasty Toaster retourne la tête des spectateurs et certains marchent « littéralement » au plafond lors des slams.

Mais ce qu’on ressent surtout, c’est que Nasty Toaster, outre son professionnalisme, prépare la scène pour le groupe suivant. Les musicos enchainent les morceaux, ne laissant aucun répit à la salle et la fait chauffer à blanc. Lorsqu’ils arrêteront, l’odeur de sueur se fait sentir et la vibration qui secoue tes os est encore la, bien présente, en attendant de ressortir pour le clou du spectacle.

Squid

Encore du hardcore, décidément, cette soirée n’est pas la mienne!

Des problèmes de dos assez violents m’empêcheront de profiter du concert de toutes façons. J’ai passé le set assise derrière la foule, ce qui ne permet pas vraiment de kiffer.

Je ne peux donc que vous conseiller de vous fier à l’avis de Baha.

Leur page ici, leur bandcamp .

 

  • Noein [Cyber Metal, Rouen]

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Baha

On le savait un peu avant le marathon, c’était la dernière de Jenni, la chanteuse du groupe Noein, l’un des autres piliers du métal indus de Rouen, alors quoi de mieux qu’une dernière danse à l’Oreille pour conclure cette belle aventure ?

C’est dans cette esprit que le groupe s’est installé sur scène avant de balancer la sauce Noein : des riffs rapides, saccadés, puissants, une batterie qui cogne au rythme du cœur d’un petit vieux en train de copuler, agrémentant une compo sombre, mécanique, le tout servant de tapis rouge à la voix de Jenni, une voix forte, brutale et sombre qui colle parfaitement avec le thème de Noein (clonage, corporation… Bref, le futur sale).

Le set du groupe dura un peu plus que prévu, il faut bien conclure cette page en beauté et le groupe s’en donnera à fond ! La dernière fois que je les ai vus, c’était au concert dans le théâtre le P’tit Ouest et je peux dire que leur passage a été le meilleur que j’ai vu du groupe.

Au final, Jenni quitte le groupe pour de nouvelles aventures et c’est sur une belle photo que le concert de Noein se termine.

Squid

Groupe rouennais qu’on ne présente plus, Noein était bien entendu LA tête d’affiche de ce festival, et pour cause : c’est le dernier concert avec leur chanteuse actuelle, qui quitte le groupe pour raisons personnelles. Ils sont attendu de pied ferme, le nom Jenny est hurlé à tire-larigot, et les gens sont transis dès que Noein débarque. C’est la folie, ça hurle, ça fait même une pyramide de cheerleaders (POURQUOI) qui sera dégagée assez violemment par une demoiselle (merci mille fois).

Cette prestation de Noein, c’est la première pour moi, et je me sens un peu exclue de débarquer à the end of an era. Ma première et ma dernière avec Jenny comme chanteuse, donc.

Anybref, qu’est-ce que ça vaut en live aux yeux d’une noob? C’est bon, c’est très bon, la voix est puissante, les zikos mènent un train d’enfer, ça sent la sueur et les cheveux dans la gueule. Mon dos soulagé par la station assise pendant Nasty Toaster, je kiffe bien, je sautillerais presque, prise dans la chaleur de la fosse et du groupe dont l’enthousiasme est putain de communicatif.

J’aurais vraiment raté quelque chose si je n’avais pu assister à ce concert.

Leur facebook et leur site officiel.

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Malheureusement, la fatigue et le dos pourri aidant, nous ne pourrons assister à la performance des 2 derniers groupes. Je ne doute pas qu’ils ont été à la hauteur pour reprendre la scène après l’explosion Noein, et souhaite de tout cœur pouvoir les applaudir rapidement.

 

  • Alors ? Heureuse…

 

Baha

Notre premier report se termine sur le départ de Jenni, mais également sur une putain de bonne soirée de fin d’année, qui nous a permis de découvrir de nombreux groupes et de retravailler avec l’Oreille qui traîne.

Premier report et on voit nos lacunes, nos manques…C’était plus un entrainement pour moi, afin de voir ou nous pourrions aller la prochaine fois ! Les fêtes de fin d’année nous ayant retardés, on espère que ce report vous a rappelé de bon souvenir, à contrario, de découvrir d’excellents groupes et de vous donner envie de traîner l’oreille à l’Oreille (ahaha, jeu de mot pourri, j’ai honte !).

Merci à l’équipe de L’Oreille qui traîne, Postghost records et Émergence records pour leurs invitations et leur sympathie, aux groupes pour la soirée et à Fabien Giraud pour les photos de la seconde soirée ! Les autres photos viennent des FB des groupes.

Et enfin, merci à Squid d’avoir bravé fièrement ses douleurs et d’être venu taffer avec moi !