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Pour sa rentrée, l’Oreille qui Traîne, Emergence et Postghost nous offraient un concert aux allures plutôt atypiques : un dimanche après midi (16h30 – 20h), avec les petits gâteaux (et le P.A.F.) à prix libre, des petites tables autour desquelles s’asseoir, des enfants qui dansent dans le public et surtout, des groupes absolument abracadabrantesques.

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On commence avec les lillois de Prolapsus et leur « Impronoisefree ». Je me permet de reprendre la magnifique description du groupe que l’on retrouve sur l’événement Facebook : «Y’a rien à écouter et n’allez pas taper ce nom dans un moteur de recherche vous allez regretter. Surtout les images ». Je ne sais pas pour vous, mais personnellement, ça me vend déjà du rêve.

Pour résumer, nous avons ici un sample, une trompette, un clavier, une basse agressive, jouée classiquement, avec un archer ou encore une paire de ciseaux, et un trombone à coulisse, qui a une place centrale sur scène. Et de temps en temps, le tout est agrémenté par les voix de trois messieurs, qui ne font qu’accentuer ce cirque rocambolesque. En effet, le groupe nous transporte dans une ambiance malsaine, dans la tête d’un fou qui prendrait plaisir à se replier dans son monde intérieur empli de sentiments contradictoires. La claviériste semble être le seul élément stable, du moins, de visu, si on fait abstraction de quelques passages plus conventionnels disséminés à quelques endroits stratégiques du set, comme un rempart qui apparaît devant nous mais que l’on n’attendait plus. Alors on tente de s’y raccrocher quand les choses dégénèrent, mais en vain. La musique reprend naturellement ses droits et vient court-circuiter nos neurones les uns après les autres. Certains verront dans Prolapsus un délire de musiciens camés jusqu’aux oreilles, alors qu’en réalité, ce genre d’exercice exige une bonne maîtrise de son instrument, mais aussi un sens de la dynamique de groupe assez incroyable. En ce qui me concerne, ce fut mon gros coup de cœur de la soirée (ou devrais-je dire, de l’après-midi).

On mange une part de gâteau à la banane, et PaVé, « le duo à 4 » prend le contrôle de la scène avec ses chemises à fleurs et ses lunettes en forme de cœur. La formation est un peu plus classique : une guitare, une basse, une batterie… et une flûte traversière qui, clairement, donne au groupe son identité (la flûtiste sera cependant absente sur deux morceaux, composés à l’époque où le groupe n’étais qu’un trio). Le groupe a su mélanger différents styles et influences qui n’ont pas grand chose à voir les uns avec les autres (prog, punk, psyché, ska, metal…) tout en gardant un ensemble cohérent. Forcément, on admire la performance Ça bouge sur scène, le batteur bondit sur son siège et finira par faire tomber la chemise, le public suit le mouvement et s’abandonne à quelques pas de danse, tout le monde passe un bon moment. En ce qui concerne le jeu en lui-même, il n’y a pas grand chose à noter, si ce n’est que chacun semble à l’aise avec son instrument. Tout est propre et bien calé du début à la fin. Un petit régal ! (gardez l’oeil ouvert, la chronique de leur EP arrivera prochainement).

Puis c’est Syntax Error qui clôture le bal, avec son concert d’adieu plein d’émotions. Cette fois-ci, nous avons affaire à un trio guitare / batterie / basse dans lequel chacun des membre est aussi chanteur. Le guitariste est le chanteur lead, mais il est assez rare de n’entendre que lui. Bien souvent, les trois chantent en cœur. De ce fait, la voix semble littéralement fondue dans l’instrumentation.

Bien que ce groupe soit beaucoup plus conventionnel que les deux précédents, on ne tombe pas pour autant dans quelque chose de classique. En effet, les compositions sont parfois déstructurées, et certaines plages instrumentales relativement dissonantes. Le génie de Syntax Error se trouve dans leur capacité à faire de la musique très accessible, qui nous rappellerait presque notre adolescence et tous les groupes plus ou moins honteux que l’on savourait à cette époque, mais qui en fait est plutôt complexe et travaillée.

On se souviendra particulièrement du dernier morceau de leur set : le même thème, répété en boucle de manière plus ou moins identique pendant une dizaine de minutes. Le groupe s’amuse malicieusement avec le public, qui s’attend à ce que le concert se termine à chaque moment de silence. Et ça dure, encore et encore. On y prend goût, on en rit, on ne veut pas que ça s’arrête. Mais toutes les bonnes choses ont une fin, malheureusement.

Postghost, Emergence, l’Oreille qui Traîne, si vous nous entendez : des dimanches comme ça, on en veut toutes les semaines !

The Von Corda (anciennement J. Von Corda & The C. Southern Poison Light – bien moins facile à retenir, je vous l’accorde-), groupe français originaire de Toulouse ont enregistré trois EP, de cinq titres chacun, entre septembre 2014 et février 2015, intitulés Carnation #1, Carnation #2 et Carnation #3. Avant de continuer votre lecture, je vous invite à regarder ces trois pochettes dans le détail, parce qu’elles sont sacrément classes.

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Difficile de parler d’un EP sans parler de tous les autres, tant les trois opus semblent indissociables. Von Corda nous offre un son teinté de folk, de noise, et même de quelques touches de post-rock par-ci par-là. Parfait pour déverser ses états d’âme pleins d’amertume.

On peut classer les morceaux de Carnation en deux catégories : il y a les morceaux chantés, avec une voix masculine, et les spoken words, avec une voix féminine cette fois-ci. Globalement, chaque titre est plutôt court, et ne dure pas plus de 3 minutes 30.

Voici quelques petites choses à retenir sur chacun des EP :

Carnation #1 (release : 22/09/14) : Jerk, morceau plus Rock’n’Roll que le reste de l’EP. On apprécie aussi Amour, morceau minimaliste nous rappelant vaguement Noir Désir, du moins au niveau de l’ambiance. Ici, c’est la voix qui fait tout.

Carnation #2 (release : 11/10/14) : Certains morceaux, notamment Le Grand Mouvement ou A621 ne sont pas sans nous inspirer un savant mélange de Noir Désir et de Louise Attaque. Dans Cul de sac, la technique vocale évolue pour arriver à mi-chemin entre chant et spoken word.

Carnation #3 (release : 11/02/15) : Avec Tocsin, on entre dans la sphère nébuleuse des morceaux de plus de 5 minutes. On sent nettement l’influence des Pixies et de Radiohead, sans pour autant tomber dans le cliché de la pâle copie. Affût se réfugie dans le noise : des samples de radio que l’on règle, des effets sur la voix la rendant très artificielle… Et enfin, le très post-rock Sucre, qui mêle les deux voix avec lesquelles nous nous sommes familiarisées depuis le début de l’aventure Carnation.

On constate une nette progression dans la composition et l’interprétation, surtout dans Carnation #3. En effet, à partir de là, le groupe ne lésine plus sur les effets, les compositions semblent mieux construites, et les voix plus maîtrisées. Malgré tout, le groupe reste fidèle à son identité et, sans se faire d’infidélité, nous montre la manière dont il est capable d’évoluer. Affaire à suivre !

A l’heure où les genres et les sous genres se multiplient (qui n’a jamais entendu parlé de post-dark-cold-indus-pagan-metal ?), il reste de ces ovnis musicaux que l’on ne se risque pas à vouloir gentiment ranger dans une case. Hear the Chief Moo Downtown fait partis de ceux-là. Klymt nous offre donc un album, sorti chez Postghost, à la croisée de l’Indus, de la Noise, de la Coldwave, le tout saupoudré de quelques touches Electro savamment dosées.

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La première écoute nous laisse plein d’interrogations. Dans un premier temps, on assimile aisément le groupe à My Own Private Alaska, Nine Inch Nails ou encore Pendulum. Puis, on saisit les quelques touches Electro à la Daft Punk et à la Kavinsky. Il nous arrive même d’avoir une pensée pour certaines formations Coldwave telles que Bauhaus, New Order, No Tears ou encore Dead Can Dance. Toujours est-il qu’une fois terminé, Hear the Chief Moo Downtown continue à nous trotter dans la tête, comme une expérience déroutante à laquelle on ne trouverait pas d’explication. Et puis, au fil du temps, les choses deviennent plus limpides : Klymt, à travers ses ambiances saisissantes et entraînantes a su s’imposer comme un groupe à la patte bien particulière sur une scène où il devient de plus en plus difficile de se démarquer.

On commence avec Concrete Mantra. Ce morceau semble très accessible dans un premier temps : un vocodeur sur les couplets, un refrain plus distinct, des guitares pour donner de la substance, des synthétiseurs qui occupent la majorité de l’espace sonore. On appréciera ce contraste entre la voix froide, très mécanique des couplets et celle des refrains, emplie de sentiments tellement humains. La fin du morceau est quant à elle plus agressive, plus tachante. On imagine sans peine cet homme torturé, en proie à lui-même, luttant de toutes ses forces pour sa survie psychique. Impulse se la joue plus pop. Niveau ambiance, on change radicalement. Ici, la voix chantée est plus légère, la ligne de basse et les touches électro plus entraînantes. La petite interlude, massive, donnera tout son intérêt au morceau. Et pour finir cette trilogie, c’est We’ll Find a Use for your Laugh qui régale. En comparaison avec Impulse, les performances vocales semblent plus maîtrisées, la mélodie plus entêtante, plus percutante, mais la recette est globalement la même .

Puis vient l’avalanche de riffs. The Low a presque un petit côté Depeche Mode. Ce titre semble légèrement moins abouti que les autres, nous laisse un peu sur notre faim. Cependant, par effet de contraste perceptif, After Me, The Flood paraît on ne peut plus majestueux. Il s’agit incontestablement de la pièce maîtresse de l’album. Dès les premières secondes, un écho malsain résonne dans la voix (qui pourra nous rappeler Radiohead à certains moments). Celle ligne dissonante nous oppresse, nous fait perdre l’équilibre. On suffoque, on cherche désespérément quelque chose à quoi nous raccrocher. Et la seule chose qui est à notre portée, c’est cette voix dégoulinante de psychose paranoïaque au milieu de ce capharnaüm. Suite à cela, Cactus est salvateur. Niveau ambiance, on passe du coq à l’âme. Ce poids, si lourd sur notre poitrine se dissipe et laisse place à la légèreté de quelques notes de guitare acoustique. Ce qui pourrait n’être qu’un morceau naïf prend de l’ampleur grâce à la voix déchirée, mise au premier plan.

Mother of a Trembling Heart est difficilement descriptible. Il mise sur une structure musicale simple mais efficace. On a, d’un côté, cette voix totalement déshumanisée, et de l’autre, des plages très Rock’n’Roll. On a du mal à saisir le message que Klymt tente de nous faire passer tant le panel d’émotions qui nous est présenté est immense. Il en est de même pour Roads, qui vient fermer l’album. A travers ce morceau, l’ambiance plus Electro et les riffs dissonants ne font plus qu’un, comme pour permettre à l’auditeur de remettre un peu d’ordre dans ce qui vient de s’abattre sur lui.

Hear the Chief Moo Downtown est un album abouti, aux ambiances et à la composition soigneusement travaillées. Certains seront gênés par la technique vocale parfois malhabile, tandis que d’autre trouveront ce petit défaut parfaitement adapté à l’univers de Klymt.

L’album est téléchargeable sur le Bandcamp de Klymt pour la modique somme de 4€.

Décidément, L’Oreille qui Traîne ne cesse de nous offrir des concerts de qualité. Le 16 avril, ce sont Eye Of The Liger (Grunge/Blues), Greyfell (Black Metal/Stoner) et Pneu (« Maths-machin, Noise Truc » venu de Tours, nous dit l’événement) qui étaient à l’honneur.

  • Eye Of The Liger [Grunge/Blues, Yvetôt/Dieppe]

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Quand un groupe est étiqueté « Grunge », je crains toujours de devoir subir une énième pâle copie de Nirvana, pas forcément désagréable, mais sans cette touche d’originalité qui retiendra mon attention. De ce fait, j’ai été d’autant plus surprise par Eye Of The Liger, qui a su tirer son épingle du jeu et se créer une identité musicale qui lui est propre. La formation est déjà atypique en elle-même : un chanteur guitariste, et un batteur choriste. Et, qu’on se le dise, voir un musicien qui arrive à coordonner ses baguettes et sa voix, je trouve ça fascinant. Ce duo vitaminé était donc parfaitement approprié pour introduire la soirée. Leur musique, en parfaite adéquation avec la météo estivale, nous inspire ces soirées adolescentes à faire griller des saucisses dans le jardin familial quand nos parents s’étaient absentés pour le week-end, et les longues heures de routes sous un soleil de plomb, à mourir de chaud entassés à 5 dans une 205 sans climatisation. Bref, de la bonne humeur par paquets de douze !

  • Facebook (allez lire leur bio dans l’onglet « à propos », c’est à mourir de rire)

 

  • Greyfell [Black Metal/Stoner, Rouen]

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Greyfell, que l’on ne présente plus, prend le relais. J’avais entendu parlé d’eux un bon paquet de fois, sans jamais avoir eu l’occasion de les voir. Quoi qu’il en soit, ce concert m’a prouvé qu’ils étaient à la hauteur de leur réputation. D’ailleurs, eux aussi font chanter leur batteur. A croire que c’était le thème de la soirée ! Je jette un œil sur scène : plein de pédales, un appareil bizarroïde qui sert à produire des sons étranges. Ok, de base, ça met direct en confiance. Si tu veux de la musique hybride, qui mélange tout un tas d’influences pour obtenir un cocktail détonnant, en voici en voilà. Ma première impression ? « Je vais faire l’amour à la voix du chanteur » (comprenez par là que le monsieur a une voix qui a tout de suite parlé à mon petit cœur). Autour de cette voix, il y une ambiance musicale complexe et travaillée, un jeu propre et calé (même quand le groupe affirme ne pas maîtriser un morceau, on a juste droit à quelques pains réglementaires). Là où ça pêche peut-être un peu, c’est au niveau de l’émotion transmise au public. Bien que la musique de Greyfell ait l’air de se prêter aux voyages de l’âme [edit : toute ressemblance entre cette phrase et un certain album bien connu d’Alcest n’est que pure coïncidence], elle ne m’a pas atteinte outre mesure sur ce plan. Mais ça n’empêche pas d’apprécier, loin de là.

  • Pneu [Maths-machin/Noise truc, Tour]

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Et le clou du spectacle, tout droit venu de Tours pour nous faire perdre notre latin, j’ai nommé Pneu ! Laissez moi vous faire un bref résumé : « Hier soir, je suis allée à un concert à L’Oreille qui Traîne. Il y avait un groupe de Math-Rock. Les mecs, ils ont pris tout leur matos, ils se sont installés au milieu du public, et là, c’était la folie ». Jouer sur scène ? TOO MAINSTREAM. Des morceaux structurés ? TOO MAINSTREAM. Du chant et une basse ? TOO MAINSTREAM AGAIN. J’aimerais tellement vous transmettre mes souvenirs de la foule, agglutinée autour des deux musiciens martyrisant leurs instruments, s’agitant comme atteinte d’une crise d’épilepsie qui se serait propagée telle un virus destructeur, au rythme des mélodies décousues qui dégoulinaient des amplis. Bien que relativement familière à ce genre musical, je n’avais jamais osé imaginer vivre une telle expérience de live. Si jamais tu as l’occasion de les voir, n’hésite pas une seconde. C’est une expérience hors du commun, susceptible de plaire à tous.

Je le répète un fois de plus mais, si tu aime rouler ta bosse en concert et découvrir des groupes venus d’horizons différents, viens faire un tour à l’Oreille. C’est la garantie de ne pas être déçu.

Les habitués de la scène locale ont très certainement déjà entendu parler de Sounds Against Vultures. Pour les autres, faisons les présentations. SAV est un groupe havrais formé en 2010. C’est quatre ans plus tard que leur premier EP, Write your Pain, vit le jour. L’enregistrement, le mixage et le mastering sont signés Eric Docteur (Studio des Docks), et la très jolie pochette est l’œuvre de Wobadé (je vous conseille d’ailleurs vivement d’aller jeter un œil à son travail : http://wobade.com/). Le groupe évolue dans un univers teinté de Rock Noise, mêlé à quelques touches Hardcore.

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La première écoute est assez déroutante lorsque l’on a découvert le groupe en live. En effet, les compositions semblent plus posées, moins pêchues. Fort heureusement, cette impression est vite balayée après quelques écoutes. D’entrée, bien que les influences de SAV se font légèrement sentir (Neurosis, Fugazi, Noir Désir, Sleepers…), le groupe impose sa recette bien personnelle, difficile à assimiler à un genre ou à un groupe bien particulier. L’originalité est de mise !

C’est Write your Pain, morceau éponyme, qui introduit l’EP. Dès les premières secondes, SAV nous présente sa marque de fabrique : un savant mélange de riffs bien lourds, de mélodies entraînantes, et une voix transpirante d’émotions, sans jamais se vautrer dans l’excès. La structure de ce morceau reste assez classique, mais les variations sont suffisamment présentes pour permettre à l’auditeur de ne pas se lasser. On savoure particulièrement les plages instrumentales, et la manière dont les guitares semblent se faire plus discrètes sur les couplets, faisant ainsi de la voix un instrument à part entière, se mêlant harmonieusement à l’ensemble.

On enchaîne sur Naufragés. Ici, la voix semble légèrement plus en retrait et la mélodie plus enragée, rendant l’ambiance générale du morceau très pesante. Le sentiment de malaise s’accentue quand le chanteur troque son chant crié contre une voix claire, presque parlée. La structure est assez linéaire et répétitive, alimentant la sensation d’être prisonnier d’une spirale infernale dont il est difficile de s’extraire.

Bleeding vient nous sortir de là, à coup de « Wake up now ! ». Fini les ruminations, il faut que ça bouge ! Ce morceau bourré d’énergie, un peu plus léger, mais toujours aussi furieux nous fait sortir de notre torpeur, comme un coup de fouet qui nous rappelle à l’ordre. Belle manière de maintenir l’attention de l’auditeur !

Et puis, c’est tout naturellement que L’humanité succède à Bleeding. SAV semble être ici au sommet de son art, autant par la puissance des riffs que par la longueur des plages instrumentales très habilement agencées. A ce stade de l’EP, on commence à réaliser que l’ordonnancement des morceaux a été savamment pensé. Depuis le début, le groupe nous raconte une histoire, que chacun interprétera à sa guise.

Le temps passe vite quand on s’amuse. C’est déjà l’heure du majestueux Break, en guise de conclusion. La pression retombe un peu. Puis vient la montée en puissance. Ce morceau a tantôt une allures Prog, tantôt une allure Post-Rock. SAV met ici en avant sa capacité à bâtir quelque chose qui lui est propre en mélangeant des tonnes d’ingrédients qui n’ont pas grand chose à voir les uns avec les autres. Il faudra attendre la quatrième minute pour que le chanteur se manifeste, comme pour nous dire au revoir. Et le rideau tombe.

Cet EP est disponible à prix libre sur leur bandcamp, n’hésitez pas à le télécharger contre un petit quelque chose!