Articles Tagués ‘Rock Progressif’

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Je ne connais pas grand groupe rouennais de rock progressif, je ne pourrai donc pas faire de comparaison et c’est peut être mieux ainsi, ça me permettra d’avoir l’esprit clair quand je vais vous parler de Shadow Dream.

(Enfin clair… Les gens qui me connaissent savent que je ne suis pas très clair comme gars… Bref, ce n’est pas la question !)

Shadow Dream ou « Le Rêve de l’Ombre » – « L’Ombre du Rêve » ou simplement « Ombre » et « Rêve » comme dit dans leurs bio, alors qui sont-ils, d’où viennent-ils et qu’est-ce qu’ils ont dans le coffre ? Allons fouiller le domaine de Sandman découvrir tout ça !

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Shadow Dream est donc originaire de la ville aux cent clochers (Rouen), fondé en 2012 et nous fait un rock/métal progressif, avec quelques accents métal symphonique. Les membres du groupe (Béatrice : chant, Benjamin : basse, Laurent : guitare, Tahitala : guitare, batterie (poste vacant)) viennent tous d’influences différentes (Béatrice à notamment bossé avec Mylidian, un groupe de métal symphonique qui est passé sur Rock’in Radio a l’époque de R2R, Laurent a eu un groupe de Jazz-rock du nom de CHUNGA, Tahitala fait dans la pop-electro…), on s’attend donc avec Shadow Dream à un éventail de morceaux aux influences variées, mais finalement complémentaires.

L’histoire du groupe veut que « l’ombre » et le « rêve » soit deux éléments majeurs, deux entités distinctes et pourtant proches qui sont présentes dans chacune des compos du groupe, d’où ce côté rock progressif aux sonorités très claires, bien portées et profondes. La voix de l’ancienne chanteuse (car oui, l’album a été fait avant le changement de Line-up) ouvre le bal avec un ton qui rappelle forcément le métal symphonique, surtout que celle-ci ne cherche pas à en faire trop (j’avais eu ce petit souci avec The Way i am avec la voix de la chanteuse partant dans le scream à outrance, qui est le seul groupe dont le jeu me rappelle Shadow Dream) et du coup, ça se marie parfaitement avec le jeu des autres membres, chacun apportant sa pierre à l’édifice. La guitare nous offre parfois un moment de solo tout aussi agréable, maitrisé et bien diversifié, alors que le reste de la compo prend parfois une teinte un peu plus électrique.

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À vrai dire, j’ai du mal à les catégoriser… Rock progressif ou métal symphonique ? Dans tous les cas, le boulot mis en place donne du crédit au groupe, rien que sur le morceau Into The Dark qui est mon préféré de l’album Winter où justement, je le mettrais plus dans la case métal symphonique. Bref, c’est onirique, beau, hypnotique, sombre sans être dépourvu de lumière, agréable à l’écoute et largement diversifié, et ça, dans les cinq morceaux que l’album nous propose.

Tiens, parlons de Winter justement. Enregistré en aout 2013, on peut le retrouver sur le site pour une dizaine d’euros. L’album nous entraine dans cinq morceaux d’un rock qui est bon à mettre en fin de journée, après une journée de taff, afin de calmer ses ardeurs et de se poser quelque temps.

December est le morceau d‘intro et surement celui qui m’a le moins accroché. Une intro assez longue et un passage en instru tout aussi long (bon, c’est un morceau de 12min, c’est sûr qu’ils peuvent se le permettre) gâchent un peu le lancement. Attention, je ne dis pas que le morceau est mauvais, juste un poil long pour une ouverture. Pour le reste, on voit bien qu’on est dans du rock progressif, la compo est plutôt calme et variée, avec quelques moments dynamiques.

Bon, je n’ai pas accroché à December, tu l’as bien compris cher lecteur. Cependant, le second morceau Into The Dark, beaucoup plus dynamique et avec des accents de métal symphonique rattrape le tout. On découvre le savoir-faire et la passion qu’y ressort de Shadow Dream dans ce morceau, avec un solo de guitare qui emmène bien loin son auditeur. Comme je le disais plus haut, c’est beau, sombre, mais pas dépourvu de lumière et ce morceau en est la preuve parfaite !

Beetwen Dog and Wolf commence encore plus dynamiquement que son prédécesseur, mais également de façon bien plus sombre. Plus lent sur la voix et avec une compo plus agressive, c’est un morceau que j’ai du mal à saisir et qui, dès les quatre minutes passées, devient plus étrange, plus complexe et gagne en intensité de noir. Rainy Day qui suit ce morceau s’ouvre sur une intro plus onirique, plus légère et cela va suivre tout le long du morceau, avec des chœurs en fond. Alors que Beetwen Dog And Wolf prenait en obscurité, Rainy Day récupère de la lumière et aussi de ce côté rêveries.

Altaïr (pas l’assassin) ferme l’album sur un morceau calme et lent, mais qui prend son envol au tiers du morceau livrant toute la force contenue dans l’album. Il est le clou du spectacle et offre une fin qui convient parfaitement à l’album sur un moment d’instru qui porte à rêver dans la nuit noire.

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Photo prise lors de la réalisation du clip « Into the dark » par Romain Flohic

Qu’est-ce que j’en ai à dire pour la fin de cette chronique ? Je ne m’en suis pas lassé, à part December. Le désir de créer et d’offrir une musique qui puisse faire rêver, toucher l’auditeur, est bien présent et le but est, je pense que je peux le dire sans prétention, clairement réussi !

Si vous aimez le rock progressif et le métal symphonique, alors Shadow Dream»mérite l’écoute et bien plus encore. Je le conseille également à ceux qui veulent passer une fin de soirée au calme (après l’apéro et le vomi) afin de poser une ambiance de rêverie au travers de cette compo onirique.

C’est dans la discothèque de Rock’in radio et avec un grand plaisir ! Maintenant, il ne nous reste plus qu’a rêver que le groupe décolle et nous sorte un deuxième album.

Des liens, plein de lien:

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Magnolia est le dixième album studio du groupe. All the Wars, sont prédécesseur, avait mis la barre très haut. Et, heureusement pour nous, Magnolia reste dans la même lignée, autant en terme de sonorités que de qualité. La recette reste la même : des morceaux relativement courts, ce qui reste rare dans le genre, à la fois accessibles, accrocheurs et sophistiqués, quelques touches de mélancolie, et une bonne dose d’énergie. La voix de Bruce Soord, meilleure que jamais, nous offre un discours authentique, une ambiance intimiste et accentue notre sentiment de pénétrer au cœur d’un univers sombre, mais toutefois porteur d’espoir.

Bien que les influences « prog » se fassent encore sentir, difficile de coller cette étiquette à Magnolia, penchant tantôt vers une pop énergique, tantôt vers un rock « heavy ». Bond, qui ferme l’album, est certainement le seul morceau du disque à rappeler le passé du groupe grâce à ses passages atmosphériques et hypnotiques, caractéristiques de nos voleurs d’ananas.

On peut reprocher à Magnolia d’être quelque peu inconstant. Bien que nous offrant des titres merveilleusement bien orchestrés tels que Alone at the Sea, un titre pêchu, rythmé et agrémenté de quelques touches électro, Season’s Past et ses envolées mélancoliques, Don’t Tell Me et sa montée en puissance qui prend aux tripes, Sense of Fear, titre à la construction intéressante, qui n’est pas sans nous rappeler les compositions de Muse, ou encore l’enivrant The One you Left to Die, d’autres titres auront plus de mal à convaincre. En tant que single et morceau d’ouverture, Simple as That et ses guitares agressives peut paraître un peu simpliste, et From Me vient littéralement casser le rythme de l’album. Enfin, Coming Home, A Loneliness et Breathe (qui nous fera une fois de plus penser à Muse !) restent objectivement de bons morceaux si on les considère de manière isolée, mais font pale figure parmi le reste. Question de contraste perceptif, très certainement.

 

 

Bien qu’irrégulier, Magnolia reste un album de qualité, que l’on appréciera autant en fond musical qu’en écoute plus attentive. Il s’inscrit de manière logique dans l’évolution musicale du groupe. Les arrangements renforcent les atmosphères et donnent, en plus de la voix colorée de Bruce Soord, cet aspect palpable à la musique. On notera aussi que la dynamique de cet album semble parfaite pour le live. Bref, encore une belle réussite pour The Pineapple Thief.

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