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C’est encore une bien belle affiche que nous proposait Braincrushing vendredi dernier à l’Emporium Galorium. En effet, Grey Widow (Brighton, UK) et Sons of Tonatiuh (Atlanta, US) nous ont fait l’honneur de faire un petit crochet par Rouen lors de leur tournée européenne. Au programme : du Sludge, du Doom, et même quelques pincées de Punk, le tout à un volume très très élevé. Je tiens d’ailleurs à préciser que les deux groupes ont réalisé un split, que vous pouvez retrouver ici.

Malheureusement, Ruines (Post-Black / Sludge, Tours) n’était pas de la partie comme il était prévu initialement, suite au braquage de leur van. On espère tout de même avoir l’occasion de les voir prochainement dans nos froides contrées normandes.

On chausse ses boules Quies, obligatoires, au risque de laisser nos tympans et éventuellement quelques miettes de cervelle sur les murs déjà peu ragoûtants de la cave du bar, on prend un Kinder et quelques bonbons pour la route (vous a t-on déjà dit que monsieur Braincrishing, a.k.a. Jordan, offre à chaque concert de quoi ne pas finir sourd et des sucreries ? Vous savez ce que ça veut dire pour un béhavioriste ?), et on y va.

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Setlist : X, III, Obey, VIII, IX

Grey Widow s’installe. On peut lire que le groupe s’est formé sur les cendres de Dopefight (Sludge), Parole (Sludge / Crust / Doom) et The Ergon Carousel (Punk / Noise Rock / Grind / Tralala). Les musiciens n’en sont donc pas à leur premier coup d’essai dans le genre, à savoir le Sludge / Doom. Je jette rapidement un œil à leur page Facebook : « Nihilistic Putrid Fuckin Hatred », clame leur photo de couverture. Ma curiosité est à son maximum. D’entrée, on s’attend à un son gras et à une avalanche de parpaings.

Les premières secondes du set s’apparentent à un ras de marée. Le groupe joue si fort que le son, presque palpable, nous heurte de plein fouet. Lorsque le bassiste (face à son ampli, dos au public la grande majorité du temps, pour un maximum de Drone) frôle les cordes de son instrument, c’est le public qu’il vient frapper à coup de poing dans la mâchoire. Il faudra un léger temps d’adaptation avant de se familiariser avec les sensations physiques engendrées par la musique et réussir à aller outre cette impression d’avoir perdu tous ses repères. Et par on ne sait quelle prouesse technique, malgré un tel amont de décibels, on distingue parfaitement la voix et chaque instrument.

Alors que les musiciens sont installés bien tranquillement sur scène, le chanteur, duquel émane une certaine froideur (alors qu’en réalité, il s’avère être quelqu’un de très sympathique !), est au plus près du public. Le chant est assez classique et ne se différencie par de ce que l’on peut entendre habituellement dans le genre. Toutefois, celui-ci est propre et bien maîtrisé. On en demande pas plus. La voix principale est d’ailleurs soutenue par celle du guitariste, qui assure les backing vocals. Alors qu’en studio, la combinaison des deux voix peut parfois sembler un peu étrange, le rendu live, quant à lui, est plutôt intéressant, et donne du relief à l’ensemble.

Le son de la guitare ainsi que ce fond très drone créé par la basse ne sont pas sans nous rappeler Sunn O))). Parce que Grey Widow, c’est aussi l’art et la manière de donner à ses compositions Sludge / Doom ce je ne sais quoi de bruitiste qui nous captive. Malgré tout, le groupe a su placer des passages plus mélodiques, permettant aux non adeptes des longueurs d’onde venant du fin fond des abysses d’y trouver leur compte.

Le temps passe à une vitesse vertigineuse, et le set se termine comme il a commencé, poisseux, suintant la haine. Le public est conquis, même si les âmes les plus sensibles ont dû quitter la salle en cours de route. Avouons que c’était une sacrée expérience. C’est donc un sans faute pour Grey Widow !

Le changement de plateau se fait en deux temps trois mouvements. Rapidement, les américains de Son of Tonatiuh prennent les commandes. On change d’ambiance, mais pas radicalement non plus : mettez le drone et la haine au placard, faites place aux gros riffs et aux rythmiques punks sur fond de Sludge.

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Si ce papier traîne depuis des jours, c’est à cause de mon incapacité à écrire quelque chose pouvant rendre honneur à la musique de SoT. En effet, sur le moment, j’ai aimé leur prestation, les morceaux joués pendant le set, le jeu de scène, la manière qu’avait le bassiste de faire sonner ses cordes, le mélange de la voix lead (cependant bien trop basse par rapport aux instruments pour que l’on puisse l’apprécier à sa juste valeur) et des backing vocals qui se mariaient à la perfection, la batterie très punk, rendant l’ensemble plus sautillant qu’écrasant, comme on peut s’y attend habituellement dans le Sludge…

Mais paradoxalement, je ne peux pas dire que ce show m’ait marqué. Habituellement, on aurait tendance à reprocher aux concerts organisés par Braincrushing de faire traîner les changements de plateau, mais, cette fois, celui-ci a pu nous paraître trop court . Ayant encore la tête embuée et le cœur remué par la musique de Grey Widow, un temps de latence un peu plus long aurait été appréciable (mais cela n’était pas faisable à cause de certaines contraintes horaires). Je vais donc m’arrêter ici, ne pas m’étendre en blabla inutiles et te conseiller fortement d’aller jeter une oreille à leur musique.

On vous donne rendez-vous prochainement pour la chronique de l’album de Grey Widow !

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Du 10 septembre au 19 octobre à la Maison de l’Université (Campus de Mont-Saint-Aignan), vous pourrez venir admirer les planches originales de La Favorite, de Matthias Lehmann. A travers des dessins à la plume très vifs desquels émanent une violence inouïe, et des planches déstructurées, mêlant le réel et l’imaginaire à l’échelle d’un enfant de 10 ans, l’auteur aborde les questions de maltraitance, d’alcoolisme, de maladie mentale, et de genre. L’ambiance paisible, très lumineuse de la pièce d’exposition ne fait que renforcer la noirceur et le malaise qui se dégagent des planches encadrées sur les quatre murs blancs.

Une fois toutes les planches parcourues, une question reste en suspens (il vous suffira de lire intégralement la BD pour avoir une réponse) : d’où vient le sadisme de la grand-mère ?

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Matthias Lehmann, auteur de BD et illustrateur a fait ses premiers pas au lycée en éditant des fanzines autoproduits à la linogravure. Maintenant présent à la cité internationale de la BD et à la maison des auteurs à Angoulême, il a su se faire un nom au fil des années.

La Favorite, c’est l’histoire de Constance, un petit garçon, travesti depuis toujours par sa grand-mère maltraitante qui l’élève depuis la disparition de ses parents. Coincé entre l’alcoolisme de son pépé, et le sadisme de sa mémé, l’enfant tente de grandir et de son construire du mieux qu’il peut

Jusqu’au jour où un couple de gardiens et leurs deux enfants viennent s’installer, bouleversant la situation. L’auteur aborde ici les questions de découverte de soi à travers l’autre et à travers le corps.

Pour sa rentrée, l’Oreille qui Traîne, Emergence et Postghost nous offraient un concert aux allures plutôt atypiques : un dimanche après midi (16h30 – 20h), avec les petits gâteaux (et le P.A.F.) à prix libre, des petites tables autour desquelles s’asseoir, des enfants qui dansent dans le public et surtout, des groupes absolument abracadabrantesques.

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On commence avec les lillois de Prolapsus et leur « Impronoisefree ». Je me permet de reprendre la magnifique description du groupe que l’on retrouve sur l’événement Facebook : «Y’a rien à écouter et n’allez pas taper ce nom dans un moteur de recherche vous allez regretter. Surtout les images ». Je ne sais pas pour vous, mais personnellement, ça me vend déjà du rêve.

Pour résumer, nous avons ici un sample, une trompette, un clavier, une basse agressive, jouée classiquement, avec un archer ou encore une paire de ciseaux, et un trombone à coulisse, qui a une place centrale sur scène. Et de temps en temps, le tout est agrémenté par les voix de trois messieurs, qui ne font qu’accentuer ce cirque rocambolesque. En effet, le groupe nous transporte dans une ambiance malsaine, dans la tête d’un fou qui prendrait plaisir à se replier dans son monde intérieur empli de sentiments contradictoires. La claviériste semble être le seul élément stable, du moins, de visu, si on fait abstraction de quelques passages plus conventionnels disséminés à quelques endroits stratégiques du set, comme un rempart qui apparaît devant nous mais que l’on n’attendait plus. Alors on tente de s’y raccrocher quand les choses dégénèrent, mais en vain. La musique reprend naturellement ses droits et vient court-circuiter nos neurones les uns après les autres. Certains verront dans Prolapsus un délire de musiciens camés jusqu’aux oreilles, alors qu’en réalité, ce genre d’exercice exige une bonne maîtrise de son instrument, mais aussi un sens de la dynamique de groupe assez incroyable. En ce qui me concerne, ce fut mon gros coup de cœur de la soirée (ou devrais-je dire, de l’après-midi).

On mange une part de gâteau à la banane, et PaVé, « le duo à 4 » prend le contrôle de la scène avec ses chemises à fleurs et ses lunettes en forme de cœur. La formation est un peu plus classique : une guitare, une basse, une batterie… et une flûte traversière qui, clairement, donne au groupe son identité (la flûtiste sera cependant absente sur deux morceaux, composés à l’époque où le groupe n’étais qu’un trio). Le groupe a su mélanger différents styles et influences qui n’ont pas grand chose à voir les uns avec les autres (prog, punk, psyché, ska, metal…) tout en gardant un ensemble cohérent. Forcément, on admire la performance Ça bouge sur scène, le batteur bondit sur son siège et finira par faire tomber la chemise, le public suit le mouvement et s’abandonne à quelques pas de danse, tout le monde passe un bon moment. En ce qui concerne le jeu en lui-même, il n’y a pas grand chose à noter, si ce n’est que chacun semble à l’aise avec son instrument. Tout est propre et bien calé du début à la fin. Un petit régal ! (gardez l’oeil ouvert, la chronique de leur EP arrivera prochainement).

Puis c’est Syntax Error qui clôture le bal, avec son concert d’adieu plein d’émotions. Cette fois-ci, nous avons affaire à un trio guitare / batterie / basse dans lequel chacun des membre est aussi chanteur. Le guitariste est le chanteur lead, mais il est assez rare de n’entendre que lui. Bien souvent, les trois chantent en cœur. De ce fait, la voix semble littéralement fondue dans l’instrumentation.

Bien que ce groupe soit beaucoup plus conventionnel que les deux précédents, on ne tombe pas pour autant dans quelque chose de classique. En effet, les compositions sont parfois déstructurées, et certaines plages instrumentales relativement dissonantes. Le génie de Syntax Error se trouve dans leur capacité à faire de la musique très accessible, qui nous rappellerait presque notre adolescence et tous les groupes plus ou moins honteux que l’on savourait à cette époque, mais qui en fait est plutôt complexe et travaillée.

On se souviendra particulièrement du dernier morceau de leur set : le même thème, répété en boucle de manière plus ou moins identique pendant une dizaine de minutes. Le groupe s’amuse malicieusement avec le public, qui s’attend à ce que le concert se termine à chaque moment de silence. Et ça dure, encore et encore. On y prend goût, on en rit, on ne veut pas que ça s’arrête. Mais toutes les bonnes choses ont une fin, malheureusement.

Postghost, Emergence, l’Oreille qui Traîne, si vous nous entendez : des dimanches comme ça, on en veut toutes les semaines !

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La plupart des grandes villes de France ont leurs conventions tatouages… Paris, Nantes, Tours, Lyon, Nancy… Même Nancy, putain ! Mais Rouen ? Jusqu’alors, on a eu les puces rouennaises, Créativa, le master du camping-car… Ah et aussi, le salon de l’érotisme, faut pas déconner quand même ! Rapport ? Aucun, je voulais juste faire une intro qui sert à rien !

Pour revenir au sujet, c’est grâce au shop Chair et Tendre et à l’association Terrain Vague  que la première convention tatouage de Rouen fut possible et ce, les 19&20 septembre (tu n’étais pas là ? Tant pis pour toi, passe ton tour et attend l’année prochaine !) et qui s’est déroulée dans la salle de concert la plus réputée de Rouen, le 106, sur les quais.

Que vaut cette première et tant attendue convention ? C’est ce que j’ai été découvrir le samedi 19, à la fois pour me faire du mal (mais pas à la peau malheureusement) et aussi pour m’en envoyer plein les mirettes ! Bonnes et mauvaises choses, je vous dis tout dans ce report d’event !

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Nota : Pour des raisons d’emploi du temps, je ne suis venu que la journée de samedi et dû à mes soucis de dos, je ne suis pas resté toute la journée, j’ai cependant fait une grosse partie de l’event, assez en tout cas pour en faire une bonne chronique.

Merci à l’équipe de Mort Bleue pour l’événement, l’accueil et l’organisation.

Crédit photoBen RedCatCity (Galerie Mort Bleue)

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Samedi 15h, l’event est ouvert depuis une bonne heure. Si j’arrive à cette heure, c’est pour voir l’affluence de ce premier jour. Pari réussi en arrivant aux portes du 106, heureusement que j’ai pris mon pass sur le site de la salle. Une trentaine de personnes font la queue au guichet, pendant que ceux qui ont déjà leurs places entre dans la convention sans attendre. J’apprendrai plus tard de la part d’amis que la journée du samedi aura signé sold-out, mettant en colère quelques personnes ayant fait une longue route pour se retrouver refoulées. Je peux comprendre, mais prendre son billet à l’avance via le site du 106 est un moindre effort pour se retrouver dedans en moins de 2min, bracelet en main et prog dans l’autre. Faute du staff ? Il fallait s’y attendre, mais je ne pense pas que l’équipe ait quoi que ce soit à se reprocher !

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L’entrée du 106 avec son bar propose son lot de stands, où je parviens (et j’ai eu la bonne idée) de choper deux t-shirts (sur 200 prévu) de l’event. Il n’y aura que du L, le S et le M ayant déjà disparus. Plus tard, j’apprendrais qu’il ne reste que quelques XL et ça, vers 17h. J’ai le plaisir de revoir les filles du Garage, chez qui je me fais couper les tifs maintenant, s’occupant du stand de leur boutique, mais aussi de faire quelques barbes et coupes de cheveux. L’entrée du 106 permet aussi de voir l’expo « Mauvais garçon » dispo jusqu’au 12 décembre, qui permet de tuer un peu le temps entre deux concerts vers 16h30. On découvre pas mal de chose sur la pègre française à travers ses tatouages (d’ailleurs, ça me permettra aussi de faire un article plus complet sur cet event, à voir gratuitement au 106).

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Passons à ce qui nous intéresse le plus là-dedans. Quand on entre dans la salle de concert (et c’est là que tu te rends compte que c’est vachement petit en fait), le chant du paradis se fait entendre… ou de la douleur, ça dépend de quel côté de l’aiguille du te trouve. Ici pas de basse, de guitare folle ou de chant métal, c’est le « Bzzz » incessant et qui gratte à la porte de ta dépendance à l’encrage ! Sur plusieurs allées, une trentaine de shops connus et moins connus se font la part belle en présentant leurs books tout en encrant quelques masos… passionnés de body-mod (dont le gars qui a eu le courage de se faire tatouer le pied, il a dû prendre… son pied… Ok, juste pour ça, je gagne un point « blague de merde »). L’allée centrale, pas la peine d’y penser, on ne passera pas et il faut jouer des coudes pour voir quelques books ou le taf des tatoueurs.

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En prenant mon temps, je mets une petite demi-heure à faire mon premier tour afin de repérer quelques tatoueurs : Rogers Weir, la boucherie moderne, Capitaine Plum’, Sixo ou encore Mr Tot, sur qui je suis resté bloqué vu son taf, non pas avec une machine à tatouer, mais direct à la plume traditionnel, bluffant ! Ça sera pas le seul, car l’un des books propose carrément de la scarification, mais qui ne sera pas visible au sein de la conv’ (me demandez pas qui, j’ai un blanc sur le nom du shop, désolé !).

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En refaisant un tour, j’aurai l’occasion de discuter avec quelques un des tatoueurs et avec l’équipe de Rouen Veg, dont le stand très appétissant me donne faim… et je n’ai pas de thune, tiens si on allait retirer pour voir. Sauf que j’oublie, le 106 n’as pas de tireuse (à bière… Non pardon, sérieusement, c’était tentant !), du coup je demande à l’équipe de bénévoles si il y a une tireuse à proximité, mais non… il faut retraverser les ponts de Rouen et mon dos me dira d’aller me faire foutre. Un mauvais point donc, pour les gens qui comme moi, ne pensent pas à prendre assez de thune pour se faire plaisir lors d’un tel événement. Mais une tireuse installée comme en festival, dans un coin de la salle, aurait été un plus. Un autre truc me saute aux yeux, là par contre la question reste ouverte au staff de Mort Bleue : seul un tatoueur rouennais est présent. Je sais qu’il faut de la place pour les guests, mais certains tatoueurs rouennais méritaient quand même une présence lors de l’event. Alors volonté d’ouverture, oublie, membre rouennais qui refuse ou l’envie de mettre un seul tatoueur sous les projos : Titou ; de De Bruit et d’encre.

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A côté des tatoueurs, on retrouve les stands de De Bruit et d’encre avec sa jolie collection de vinyles, Urban Tribe pour les bijoux en tout genre, My Queendom for…, Mabricole qui fait dans les accessoires recyclés via des sacs cabas de supermarché et Chris Bonobo et ses créations originales comme une pipe en forme de crâne.

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Il est 16h30 quand commencent les concerts proposés par la convention, au programme Baron Crane, Greyfell, Surrounded by Sins et The Birds End… Je ne savais pas ce que valais Baron Crane, impossible de trouver un bandcamp (puis trouvé, mais à l’écriture de ses lignes) sur lequel découvrir le groupe, j’y vais donc en mode yolo et les oreilles grandes ouvertes.

Baron Crane, c’est donc du post-rock parisien, dommage ce n’est pas mon style de prédilection à part quelques groupes et malgré un faux départ (problème technique), je n’accroche pas à ce post-hipster-jazzy-chelou… En milieu de morceau, ma conscience m’engueule et me demande d’arrêter de réfléchir, je me vide la tête et j’écoute le reste du set. Au final, je reviens avec un avis plutôt positif envers le groupe, qui prend son pied à jouer sur scène et dont les compos, au lieu d’être chelou, son vachement plus travaillées que je ne le pensais, mettant en place une véritable atmosphère. On apprend à la fin du set que c’était leur premier concert en salle. Félicitation les gars, beau départ et je pense revenir vers vous, pour faire découvrir ça à Tenta.

Une prestation à ne pas louper, c’était bien "The Birds end"... Erf

Une prestation à ne pas louper, c’était bien « The Birds end »… Erf

Si j’ai pris autant de temps à parler de Baron Crane, c’était surtout comme je l’ai précisé, leur premier concert. Greyfell (Rouen) vient ensuite et je n’accroche pas du tout, je n’ai jamais vraiment aimé ce groupe malgré leurs performances. Les goûts et les couleurs, dans l’ensemble je n’irai pas critiquer, simplement parce que le groupe mérite tout de même ses applaudissements. C’est simplement que je n’aime pas, voilà tout ! Viens ensuite Surrounded by Sins, du hardcore qui vient du Havre, un groupe qui me file la patate, mais que mon dos n’arrivera pas à suivre. Je décide de prendre la tangente pour sauvegarder ce qui me reste de ma colonne vertébrale. Je ne verrai donc pas The Birds end (Rouen), groupe que j’attendais. Déjà vu à l’Oreille qui Traîne, c’était une belle claque ! Ça sera pour une prochaine.

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A 20h30, Chris Bonobo a remis le Best of the Day à Seven Echek pour le meilleur tatouage de la journée.

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Pour terminer, cette journée a été une réussite complète pour l’équipe de Mort Bleue, même si je pense qu’il y a des choses à revoir. Même si le 106 est une excellente place, il se trouve être vite rempli et on voit très vite que la salle est petite. Désolé pour ceux qui ne sont pas rentrée dans le 106, qui ont poireauté jusqu’au sold-out, mais comme il a été dit, il valait mieux avoir sa place avant. Dans l’ensemble, je ne pense que du bien de cet event, même si je vous avoue qu’en off, certains points me gênent… Mais c’est du off et si j’ai l’occas’ un jour, j’aimerais que l’équipe de Mort Bleue m’éclaire. En attendant, j’espère que l’event sera remis au gout du jour l’année prochaine, mais PLEASE ! PAS EN MÊME TEMPS QUE CIDRE & DRAGON !…. Oui, parce que l’an prochain, j’y manque pas, je passe sous l’aiguille !

 

Plus d’info:

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Samedi 12 septembre, pour sa rentrée, Braincrushing organisait un concert placé sous le signe du Post Black Metal français à l’Emporium Gallorium. Au programme, Mutiara Damansara (Caen / Rouen), Déluge (Nancy) et Je (Besançon).

  • Mutiara Damansara [Dream Pop/Black Metal, Caen/Rouen]

Setlist : Annual Winter Depression, All the Boys Love Mandy Lane, Artificial Dim Light, Farewell, Laura Palmer’s Spiritual Brother, Nothing Left

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Tenta : Mutiara Damansara ouvre la soirée avec un set un peu plus brutal qu’à leur habitude. Suivant le groupe depuis pas mal de temps, je me contenterai de dire qu’on constate un net progrès ces derniers temps en ce qui concerne la présence scénique et la maîtrise des compositions en live. Pour le reste, je laisse Squid et son œil un peu plus objectif vous faire un petit compte rendu.

Squid : Objectif, objectif… Cela reste difficile quand c’est un groupe de potes. On a du mal à se mettre dedans avec un œil professionnel, on note plus les petits à côté (la posture statuesque péteuse d’Ulysse, la chevelure incroyablement soyeuse de Sven Cousin Machin…), mais je vais essayer de faire de mon mieux. Effectivement, pour avoir vu plusieurs concerts de Mutiara dans le passé, ils ont passé la seconde. On retrouve toujours ce côté planant et pailleté, mais l’énergie est là, beaucoup plus concrète. C’est pêchu, ça envoie, ça fait remuer les petits chats. Une évolution qui fait plaisir à voir et promet une dynamique beaucoup plus efficace pour conquérir le public.

 

  • Déluge [Black Metal/Post-Hardcore, Nancy]

Setlist : Bruine, Mélas | Khōlé, Avalanche, Naufrage, Houle

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Tenta : Déluge prend le relais. Au revoir les chevelures soyeuses virevoltantes au gré du vent et la traînée de paillettes laissée dans l’atmosphère par Mutiara. Outre le fait que la musique de Déluge nous inspire bien plus un sludge à la Cult of Luna que du black metal (ce n’est pas moi qui vais m’en plaindre!), et que leur ingé lumière semble avoir une dent contre les épileptiques (beaucoup de stroboscopes et de spotlights agressifs, mais avouons que ce n’est pas sans faire son petit effet), j’appelle ça une claque monumentale. Je n’avais pas eu un tel coup de cœur en live depuis pas mal de temps. C’était puissant, plombant, et fabuleusement hypnotique. Le public, pourtant bien présent depuis de début de la soirée osait à peine se manifester enter deux morceaux. Le bruit de la pluie et les petits oiseaux en arrière plan offraient quelques secondes de calmes disséminées à des endroits stratégiques du set, renforçant cette impression de se faire littéralement broyer l’optimisme. On notera aussi que leur son n’était pas trop mauvais, et dans une salle comme celle-ci, ça relève de l’exploit. De ce fait, je n’ose pas (du moins, pas encore, ça viendra !) écouter ce que donnent les enregistrements studios, de peur de ne pas retrouver les mêmes sensations qu’en live. Bref, gros coup de cœur de la soirée !

Squid : La mise en scène joue ici un rôle crucial pour la performance. Toujours de dos entre chaque morceau, avec cette ambiance sonore qui sent bon le sel et les embruns, on attend la grosse claque qui nous foutra par terre. Quant aux lumières… J’ai eu du mal, beaucoup de mal. Non pas que c’était mal foutu, au contraire, puisque ça a été hyper efficace pour la grande majorité du public. Mais j’ai les yeux fragiles et les projos en mode « pleins phares dans ta gueule » et les stroboscopes qui ne s’arrêtent jamais, en alternance pendant toute la durée des chansons, ça a fini par me déranger car ça en devenait douloureux pour mes pupilles. Au lieu de profiter des quelques secondes d’ambiance entre les morceaux, je clignais des yeux, je galérais à voir quelque chose, et quand je retrouvais une vue normale, c’était pour me reprendre le spotlight en pleine tronche. Résultat, ça me sortait du concert. Il m’a fallu attendre la moitié du set pour arriver à une habituation qui m’a permis de kiffer malgré l’agressivité des jeux de lumière. Mais cela reste dû à mes yeux de bigleuse qui supportent mal la lumière, qu’elle soit naturelle ou artificielle, et si vous n’avez pas ce genre de sensibilité très chiante, ne vous laissez pas abattre. Musicalement, c’était lourd, poisseux de sel, maîtrisé et ultra-efficace. Comme l’a dit Tenta, personne n’osait bouger à la fin des morceaux, personne n’a applaudi avant la fin du concert. On était pris aux tripes, à la merci du groupe, qui nous a asséné claque après claque. Et le plus beau, c’est qu’on en redemandait.

 

  • Je [Post-Black Metal, Besançon]

Setlist : Homines Humilitas , Ces Cités Fosses Communes, Melpomène, La Transhumance des Mourants, Miasmes de Haine, Un Lac de Souffrance, Cendres de Rêves, Un Royaume de Nuit

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Tenta : Et puis, c’est déjà au tour de Je. Le black est là, mais le post est toujours porté disparu. Corpse paint, vestes à patchs et abondance capillaire sont de mise. Au niveau des instrumentations, pas grand chose à redire. Bien que les compositions n’aient rien d’extraordinaires ou d’innovant, le groupe envoie des riffs efficaces à se décrocher les cervicales, les plages un peu plus mélodiques sont maîtrisées, et les musiciens semblent prendre un réel plaisir à se produire. Le public, déjà bien chaud, apprécie. En revanche, la voix suraiguë du chanteur, qui n’est pas sans vaguement nous rappeler Silencer, peut dérouter, voire même rebuter. On pourra cependant leur reprocher d’en faire un peu trop, voire même de manquer de sincérité. Encore une fois, ce n’est qu’une question de goût, mais le côté visages peinturlurés et scarifications, c’est peut-être un petit peu too much. Surtout quand on prétend faire du post-black.

Squid : Ils ont mis l’ambiance. Voilà une chose d’assurée. Mais la voix, c’était impossible. Vraiment. En plus, je suis du genre à complètement bloquer lorsque je ne supporte pas la voix (sûrement à tort, je le reconnais, mais c’est comme ça, si j’ai juste l’impression d’entendre un porcelet qu’on étrangle, je vais pas pouvoir me mettre dedans et juger objectivement). Niveau compo, rien à rajouter, Tenta a tout dit. Et effectivement, ce n’est qu’une question de goût (Je s’est tout de même produit au Motocultor, ce ne sont donc pas des ados qui jouent au black metal dans leur garage en s’inspirant des portraits de gothiques des séries télé policières mais un groupe qui a sa fanbase et, je n’en doute pas, ses qualités), mais la mise en scène, c’est également quelque chose qui me laisse complètement froide. La surenchère (les scarifications sur les bras ayant été la goutte d’eau pour moi) de clichés du black m’a plus agacée qu’autre chose. Mais on ne peut qu’applaudir Braincrushing pour avoir ramené ce groupe dans la cave lugubre de l’Emporium Galorium, et les applaudir eux pour avoir su combler leur public.

Prof de musique très cher à Tenta qui l’a rencontré au lycée, Christophe Queruel fait des soirées de reprises rock qui fleurent bon les 70s. Vendredi 12 juin, il était justement au Café Noir à Rouen, où il a joué de 19h à 23h tout seul avec son instru, sa voix et sa guitare. Avant de faire notre livereport de la soirée, on lui a posé quelques questions.

 

Cristophe Queruel, chanteur, guitariste, homme de multiples talents… Pour commencer un peu large, expliquez-nous ce que vous faites.

L’idée m’est venue par une accumulation de frustrations, parce que j’en avais marre de monter des groupes qui se défaisaient pour x ou y raison. Un jour, en 2008-2009, je faisais des exercices de guitare chez moi avec des mp3 instrumentaux qu’on trouve gratuitement en ligne pour s’entraîner, et j’ai vu aussi d’autres choses, par exemple sur youtube on trouve pas mal de karaokés… Et tout d’un coup les 2 idées se sont télescopées, ça m’a rappelé un lointain souvenir d’un mec que j’ai vu en Grande Bretagne quand j’étais assistant en 1989, qui s’accompagnait d’une machine et jouait et chantait de la guitare en même temps. C’était en 1989, tu feras le calcul toi-même, c’était à Birmingham, et ce mec-là m’a complètement scotché quoi. Et tout d’un coup en pensant à ça, je me suis demandé « pourquoi je ferais pas la même chose ? ». Depuis je ne suis jamais revenu en arrière, et pour moi c’est terminé le problème des groupes. La seule chose qui puisse ne pas marcher, c’est l’ordinateur, et les instruments évidemment.

 

Lors de ces soirées, vous faites des reprises de grands tubes rock. Est-ce qu’il vous arrive quand même de composer à côté ?

Alors en fait, j’ai composé quelques chansons par le passé. Même y’a très longtemps, plus de 25 ans, j’ai réalisé une paire d’albums solo, qui sont bien cachés chez moi. Mais en fait, j’ai un petit peu renoncé aux compositions personnelles, parce que je me dis, certainement à tort, que les gens quand ils viennent dans un établissement, c’est pour s’amuser, boire, et entendre de la musique qu’ils connaissent. Si c’est des choses pas du tout connues, ça risque de les rebuter, et généralement quand la musique plaît pas, la clientèle s’en va, et ça, ça plaît pas au patron. C’est bassement mercantile ce que je dis, mais voilà. Sinon, pour moi personnellement, pas mal de monde m’a déjà demandé si je peux réécrire des morceaux, écrire des chansons. J’en ai déjà fait plein en anglais, quelques unes en français, j’en ai des tonnes mais j’ai arrêté tout simplement. Avec les progrès de la technologie, j’aimerais avoir du matériel suffisamment performant, avec des logiciels comme Pro Tools, qui permettent de composer, d’enregistrer chez soi, tranquillement, sans avoir la pression d’un producteur, d’un ingénieur du son, d’un directeur artistique, d’une maison de disques, etc. Je veux être totalement indépendant et responsable de tout ce que je vais faire.

 

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Vous êtes un amoureux du rock. D’où vient cette passion ?

Déjà, mes parents écoutaient de la chanson française, mais ils avaient aussi un peu un œil sur la scène anglaise de l’époque, et je me rappelle que parmi leurs albums, ils avaient Dark Side of the Moon de Pink Floyd. C’est un album que j’ai écouté quand j’avais 9-10 ans. Y’avait aussi les Rolling Stones, mais je m’y suis mis un peu plus tard, je pensais que c’était un peu de la musique de vieux. Je réagissais avec une mentalité de gamin quoi. Mais au début des années 80, le gros choc, le truc qui a tout changé d’une seconde à l’autre, c’est quand The Police a sorti Message in a Bottle, et l’introduction de cette chanson, ce son de guitare, je me suis dis « oulah, y’a un truc là, qu’est ce que c’est, qu’est-ce qu’il se passe ? », et en fait je suis immédiatement devenu un grand fan de Police. Dans la foulée, ils ont eu tout un tas de tubes, Walking on the Moon, Roxanne, qui a eu une deuxième vie, Don’t Stand So Close to Me, je me suis dit « woh purée, la musique c’est génial ! ». Et de fait, presque spontanément, qu’est-ce que j’ai eu pour Noël ? Je m’en souviens très bien, c’était en 1980, j’avais 13 ans, mes parents m’ont offert Highway to Hell et High Voltage de AC/DC. Je me souviens très bien : j’ai posé le vinyle de Highway to Hell sur ma platine, je l’ai écouté, et c’est la première fois de ma vie que dès que la chanson était terminée, je l’ai remise 5 ou 6 fois d’affilée. Première fois de ma vie que j’ai fait ça. Je suis devenu un grand fan d’AC/DC, j’ai essayé de récupérer tous les albums, et après je me suis mis au métal. Iron Maiden, Judas Priest, Def Leppard, plein de saxons, de groupes comme ça. Mais j’avais toujours aussi ce côté un peu pop. Pink Floyd j’ai toujours adoré aussi, Police, Dire Straits je m’y suis mis aussi, Genesis qui était énorme à l’époque. Au lycée on s’échangeait pas mal de vinyles à la récré, maintenant les élèves s’échangent autre chose.

Ça nous amène directement à 1985-1986, quand je suis arrivé à Rouen pour faire des études d’anglais. J’ai eu la chance, le privilège que mes parents me payent des cours de guitare. J’ai eu un excellent prof de guitare, qui faisait du jazz, je lui ai dit « voilà, ce que je voudrais faire c’est du Deep Purple, du Maiden, du AC/DC », et il a su tout de suite quoi faire de moi. Il m’a appris les bases de ce style de musique, le blues. La première fois que j’ai appris les gammes de blues, les plans, j’ai écouté la musique autant en temps que musicien qu’en temps que mélomane. Je me suis rendu compte que beaucoup de mes idoles utilisaient ces règles-là, ces outils-là, j’ai pas le choix, si je veux jouer comme ça je vais devoir apprendre par cœur. Après il m’a montré d’autres choses, puis encore d’autres choses, forcément il a de très grandes connaissances en tant que jazzman. A partir de là, suite à cette étincelle avec Police en 1979, ça a été un raz-de-marée au point d’en définir même ma propre personnalité. J’ai découvert et continué à apprendre apprendre apprendre, je me suis éloigné du métal, j’ai découvert le jazz, la musique indienne, où il y avait plein d’improvisations étranges, je me disais « mais qu’est-ce qu’ils foutent ? ». Je comprenais rien au début, mais finalement, c’était génial.

J’ai pris des cours pendant 2 ans et demi et arrêté parce que l’école a fermé. De 1989 jusqu’à aujourd’hui, j’ai appris tout le reste, en écoutant, lisant des tas de choses pendant des centaines d’heures, en pratiquant l’instrument pendant des centaines d’heures. J’ai toujours un amour pour cette musique là. Alors oui j’aime le rock, mais on y retrouve du blues, on y retrouve de la pop, c’est le rock au sens large du terme. Ça peut être heavy, comme très calme, comme planant… Toutes ces nuances-là, je pense qu’elles viennent des années 70, on les retrouve moins maintenant. Même si je connais, comme tout le monde, les tubes de Nirvana ou de Radiohead ou de Muse, même si c’est bien, je trouve pas cette espèce d’éclectisme qu’il y avait. J’aime une musique qui illustre une époque où j’étais qu’un gamin. C’est étonnant de me dire que c’est cette période-là qui me plaît le plus.

 

C’est vrai qu’aujourd’hui, tout ce qui va être plus rock/métal, c’est beaucoup plus underground, et peut-être moins accessible au grand public… ?

Non, je pense pas. Je pense que ce soit du métal, de l’underground… Je pense qu’au contraire il y en a trop. Il y a trop de tout. Il y a 10.000 candidats pour prendre ta place, tout le monde peut faire de la musique chez soi et faire son petit CD. Du coup, le public, qui est parfois aussi le musicien, ne sait plus où donner de l’oreille et je pense que le cerveau est limité pour encaisser tout ça. Parfois il arrive qu’on présente un groupe, qui est génial, et je regarde l’année de parution, « ça a déjà 10 ans, je connaissais pas… ». Il y a beaucoup, beaucoup de groupes comme ça, c’est vachement difficile de percer maintenant tellement il y a de gens qui font de la musique. Regardez ce qu’on vous propose dans les bacs à la Fnac ou en ligne. Il y a beaucoup trop de groupes, de produits, c’est décourageant. J’ai toujours eu l’impression d’avoir attrapé la queue d’une comète. J’ai eu du pot, j’ai juste touché la fin.

Exclu photo : Squid et les chevilles de Tenta

Exclu photo : de la vraie guitare jouée derrière la tête, Squid et la cheville de Tenta

 

Vous avez prouvé maintes et maintes de fois que vous êtes un très bon guitariste qui aime faire le show, comment le public reçoit ça ?

Faire le show… A cause de mon opulence, je peux pas bondir non plus, ou je ferais des dégâts…

C’est quand même pas souvent qu’on voit jouer de la guitare avec les dents !

Oh, je le fais très mal. Et puis faut dé-diaboliser ça en fait, c’est la langue qu’on utilise. C’est vrai, c’est un muscle, et c’est très sensuel quelque part, mais c’est vrai. Jouer derrière la tête comme Jimi Hendrix par contre, c’est facile quand vous connaissez par cœur vos gammes et vos accords, c’est dans la tête et pas dans le manche.

 

Pour faire plaisir au grand Patron, le mot de la fin ?

Bah le mot de la fin : fin.

 

 

Retrouvez prochainement l’interview en intégrale sur notre soundcloud et le livereport de la soirée ici-même!

Merci à M. Queruel pour nous avoir accorder cette interview et pour cette soirée, même si on lui en veut presque un peu pour Comfortably Numb, parce que c’est pas gentil d’émouvoir des jeunes filles comme ça sans prévenir.