Articles Tagués ‘stoner crossover’

C’est au Bureau, sur les quais de Rouen, que je suis accueilli par Loïc et Cédric, membres du groupe Snake Oil. Au lieu d’une simple chronique, j’ai directement été les voir pour découvrir Snake Oil pour une interview du groupe, de leurs influences et de leurs projets. Pour la petite histoire, cela fait un moment que Snake Oil devait passer sur Rock’in Radio… Il vaut mieux tard que jamais ! En piste !

10858430_750485371671758_380794109033593319_n

 

Salut Loïc, salut Cédric et merci d’avoir accepté cette interview pour parler de Snake Oil, mais avant tout, présentez-vous en quelques mots.
Loïc : Je suis le bassiste du groupe, présent depuis le début avec Nico, le chanteur. À côté de ça, je suis professeur, dessinateur et poète à mes heures perdues.
Cédric : Je suis le batteur depuis janvier 2014 et dans la vie de tous les jours, je suis musicien classique à l’opéra de Rouen.

 

Alors vous êtes avec moi aujourd’hui pour parler de Snake Oil… Parlez-moi un peu de ses débuts, de sa construction et surtout, pourquoi ce nom ?
Loïc : Au tout début, avec Nico, on n’avait pas de titre… c’était plutôt la phase de recherche, de composition. Nico avait déjà eu une précédente formation et en 2010, on a trouvé un batteur, un deuxième guitariste, tous avec leurs univers musicaux. Les compos se sont enchainées et très vite, on a enregistré le premier EP et le premier album. Au début, on s’appelait pas Snake Oil, on avait un autre nom (je m’en souviens plus !), mais ça ne le faisait pas, alors en cherchant et en composant l’image du premier album, on c’est dit qu’on avait une musique à la fois chaude et désertique, qu’il nous faillait un nom qui rappelle le sable chaud, la graisse, l’huile… Snake Oil nous plaisait bien et puis ça rappelle les remèdes miracles. Le nom rappelait pas mal aussi certains textes, certaines thématiques de Nico.

 

Votre musique guérit toutes les âmes alors !
Loïc : On verra bien, c’est la potion magique, celle qui soigne tout les tracas (rire).
Du coup, Cédric, tu es arrivé en 2014. Comment c’est déroulé ton entrée dans Snake Oil ?
Cédric : Déjà, c’est mon premier groupe. Je faisais un peu de batterie de temps en temps et j’ai pris trois ans de cours avec Alexis Damien (personnage assez connu sur Rouen) et c’est Marc (le nouveau guitariste) qui m’a dit que le groupe cherchait un batteur. J’ai essayé et apparemment, ça leur a plu (rire). J’ai écouté leurs compos, j’en ai appris quelques une et on est parti tout de suite à la création de nouvelles compos !

 

Effectivement, le premier album est arrivé assez vite, de ce que j’ai compris ?
Loïc : On a mis à peu près un an pour le faire. Nico est moi avions pas mal bossé dessus. Nico est une grosse partie de Snake Oil, puisqu’il a fait le gros de la composition et des textes. Après, on a chacun apporté nos univers, nos idées. C’est ce qui fait ce mélange intéressant. On avait déjà pas mal de travail donc et on a tous proposé au batteur et au guitariste de l’époque, ce qui à permis d’enchaîner aussitôt ! On a enregistré un an après.

 

10360393_744362222284073_2298513193059919687_n

 

Dans votre bio, vous dites avoir eu un style plutôt grunge, puis vous êtes partis sur le stoner. Pourquoi ce revirement ?
Loïc : C’est une question qu’on se pose justement ! On essaye de nous caser, en nous demandant dans quel tiroir Snake Oil se range. On a plein d’influences, chacun apporte sa pierre à l’édifice et c’est ce qu’on met dans Snake Oil et qui produit notre musique. Après pour la classer ? Il y a des traces de grunge, un peu de stoner, du rock, voir du hard, du heavy, plein de choses comme ça…
Cédric : On est plus stoner crossover.
Loïc : Ouais, un bon gros « désert rock ». Je ne suis même pas sûr que ça existe, mais si j’y pense, c’est que ça doit forcement l’être ! Mais quand tu regardes la bio du stoner, il y a plein de sous-genres, selon l’endroit et le style musical. Le principal, c’est que de notre côté, ce qu’on fait nous représente.

 

Vous avez sorti un EP cette année, Atlar of Lies. Pouvez-vous m’en parler ?
Loïc : C’était au moment où Marc est arrivé, on avait un nouveau morceau en tête et du coup, c’est encore parti très vite. C’est devenu la nouvelle monture de Snake Oil, plus rock, plus dur, plus rocailleux.

 

 

Du coup, où l’avez-vous enregistré ?
Cédric : On l’a enregistré avec mon ancien prof de batterie, Alexis Damien, qui a ouvert un studio rue des bons enfants. Encore une fois, ç’a été rapide, en quatre jours sans sortir du studio avec un peu plus de temps pour le mixage. Le tout dans une bonne ambiance et c’était mon premier studio.
Loïc  : On en garde un bon souvenir. On avait déjà travaillé les titres, composés depuis un certain temps. Ça nous a permis une certaine liberté et d’avoir moins de pression derrière.

 

Quelles sont vos influences ?
Cédric : Je n’y connais pas grand-chose en stoner, je suis plus du genre heavy, thrash, le traditionnel on va dire !
Loïc : Comme je le disais tout à l’heure, on a plein d’influences, chacun de notre côté. Moi, je suis très grunge, très stoner, mais aussi le heavy des années 80 comme Iron Maiden… mais tout ce mélange se mêle très très bien et avec le premier album, il y avait des références du genre : « ça ressemble à du Soundgarden », « tiens, la on retrouve du Alice in Chains » par petites touches, mais ça restait du Snake Oil, notre Snake Oil.

 

S’il y avait quelque chose à changer de votre premier album, ça serait quoi ?
Loïc : Si tu écoutes le premier album, puis l’EP, l’ambiance est différente, plus soft. Même le son n’est pas le même, plus… Je ne sais pas… Volupté ? Dans l’EP, il y a une rythmique qui t’emporte dans ce fameux désert un peu perdu. C’est un son plus « sale ». je pense qu’on pourrait lui faire prendre plus d’ampleur, plus de son dans la prod’. Je pense qu’on pourrait se permettre de réenregistrer ces cinq titres-là.
Cédric : Beaucoup de choses ont évolué, je mets beaucoup plus de doubles pédales de mon côté (surtout en live). Les choses avancent et chaque fois qu’on joue, on peaufine nos morceaux.
Loïc : Pour le mois de juin, on a un concert qui nous demande un set plus particulier, l’occasion de sortir nos anciens morceaux et on va retravailler ça, pour que ça ressemble à l’EP actuel.

 

10407223_750484488338513_2318444649637604114_n

 

Votre dernier concert était à Paris, une première fois et avec un groupe connu de Rock’in Radio, Beyond the Styx. Quel souvenir en gardez-vous ?
Cédric : Oh bah super !
Loïc : Royal ! Très bonne ambiance, l’endroit… je ne m’attendais pas du tout à ça. Parfait pour y jouer, l’orga au top. Sans parler des autres groupes qui étaient tous géniaux !
Cédric : Pour nous, c’était un challenge. C’était une affiche très très métal. Nous, on débarque pour ouvrir les hostilités avec deux groupes de death après et ce n’était pas gagné d’avance, mais finalement les gens se sont mis dedans et sans avoir un truc de fou, c’était génial !
Loïc : c’est notre style, notre rage… on s’impose, comme le veut la couleur de l’EP.

 

Quels sont vos projets pour la suite de l’année ?
Cédric : Préparer ce fameux concert en juin, on a deux sets à préparer, et puis, trouver des dates parce que ce n’est pas forcement facile vu que nous avons chacun un rythme différent (rien que Marc qui a deux autres groupes et bosse sur Paris).
Loïc : Dans l’idée, on veut présenter le projet, prendre de l’importance et se créer un réseau. Et puis, le deuxième album ! C’est aussi bien de composer, de faire ce deuxième album que de jouer en live. C’est nourrissant !

 

Un dernier mot ?
Loïc : Venez écouter Snake Oil, venez aux concerts et si ça vous intéresse de bosser avec nous, n’hésitez pas à venir sur notre page facebook, nous, on est demandeur !

 

Des liens, plein de liens !