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Décidément, L’Oreille qui Traîne ne cesse de nous offrir des concerts de qualité. Le 16 avril, ce sont Eye Of The Liger (Grunge/Blues), Greyfell (Black Metal/Stoner) et Pneu (« Maths-machin, Noise Truc » venu de Tours, nous dit l’événement) qui étaient à l’honneur.

  • Eye Of The Liger [Grunge/Blues, Yvetôt/Dieppe]

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Quand un groupe est étiqueté « Grunge », je crains toujours de devoir subir une énième pâle copie de Nirvana, pas forcément désagréable, mais sans cette touche d’originalité qui retiendra mon attention. De ce fait, j’ai été d’autant plus surprise par Eye Of The Liger, qui a su tirer son épingle du jeu et se créer une identité musicale qui lui est propre. La formation est déjà atypique en elle-même : un chanteur guitariste, et un batteur choriste. Et, qu’on se le dise, voir un musicien qui arrive à coordonner ses baguettes et sa voix, je trouve ça fascinant. Ce duo vitaminé était donc parfaitement approprié pour introduire la soirée. Leur musique, en parfaite adéquation avec la météo estivale, nous inspire ces soirées adolescentes à faire griller des saucisses dans le jardin familial quand nos parents s’étaient absentés pour le week-end, et les longues heures de routes sous un soleil de plomb, à mourir de chaud entassés à 5 dans une 205 sans climatisation. Bref, de la bonne humeur par paquets de douze !

  • Facebook (allez lire leur bio dans l’onglet « à propos », c’est à mourir de rire)

 

  • Greyfell [Black Metal/Stoner, Rouen]

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Greyfell, que l’on ne présente plus, prend le relais. J’avais entendu parlé d’eux un bon paquet de fois, sans jamais avoir eu l’occasion de les voir. Quoi qu’il en soit, ce concert m’a prouvé qu’ils étaient à la hauteur de leur réputation. D’ailleurs, eux aussi font chanter leur batteur. A croire que c’était le thème de la soirée ! Je jette un œil sur scène : plein de pédales, un appareil bizarroïde qui sert à produire des sons étranges. Ok, de base, ça met direct en confiance. Si tu veux de la musique hybride, qui mélange tout un tas d’influences pour obtenir un cocktail détonnant, en voici en voilà. Ma première impression ? « Je vais faire l’amour à la voix du chanteur » (comprenez par là que le monsieur a une voix qui a tout de suite parlé à mon petit cœur). Autour de cette voix, il y une ambiance musicale complexe et travaillée, un jeu propre et calé (même quand le groupe affirme ne pas maîtriser un morceau, on a juste droit à quelques pains réglementaires). Là où ça pêche peut-être un peu, c’est au niveau de l’émotion transmise au public. Bien que la musique de Greyfell ait l’air de se prêter aux voyages de l’âme [edit : toute ressemblance entre cette phrase et un certain album bien connu d’Alcest n’est que pure coïncidence], elle ne m’a pas atteinte outre mesure sur ce plan. Mais ça n’empêche pas d’apprécier, loin de là.

  • Pneu [Maths-machin/Noise truc, Tour]

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Et le clou du spectacle, tout droit venu de Tours pour nous faire perdre notre latin, j’ai nommé Pneu ! Laissez moi vous faire un bref résumé : « Hier soir, je suis allée à un concert à L’Oreille qui Traîne. Il y avait un groupe de Math-Rock. Les mecs, ils ont pris tout leur matos, ils se sont installés au milieu du public, et là, c’était la folie ». Jouer sur scène ? TOO MAINSTREAM. Des morceaux structurés ? TOO MAINSTREAM. Du chant et une basse ? TOO MAINSTREAM AGAIN. J’aimerais tellement vous transmettre mes souvenirs de la foule, agglutinée autour des deux musiciens martyrisant leurs instruments, s’agitant comme atteinte d’une crise d’épilepsie qui se serait propagée telle un virus destructeur, au rythme des mélodies décousues qui dégoulinaient des amplis. Bien que relativement familière à ce genre musical, je n’avais jamais osé imaginer vivre une telle expérience de live. Si jamais tu as l’occasion de les voir, n’hésite pas une seconde. C’est une expérience hors du commun, susceptible de plaire à tous.

Je le répète un fois de plus mais, si tu aime rouler ta bosse en concert et découvrir des groupes venus d’horizons différents, viens faire un tour à l’Oreille. C’est la garantie de ne pas être déçu.

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Quand j’ai commencé a écouter Soundcrawler, je me suis dit que c’était un son qui aurait parfaitement sa place dans un univers comme Fallout… Un monde post-apocalyptique, avec comme bande-son la musique lourde, grasse et aux accents atmosphériques de Soundcrawler, qui rendrait presque poétiques les bâtiments en ruine, la nature sauvage et la vie de maraudeur d’un tel univers…

Alors quand j’ai commencé à lire le press-book, je n’étais pas loin… Soundcrawler est un métal proche du stoner et du grunge, dont les cordes de guitares grippent sur le sable chaud et où la batterie est recouverte d’un fin voile de poussière. Avant d’être un groupe, Soundcrawler est une histoire qui se déroule dans un univers aride, ou chaque morceau forme le chapitre d’une grande histoire, celle du « Sandcrawler ». J’enfile ma tenue de survie, prends ma gourde et ma carte avant de parcourir les étendues désertiques de Soundcrawler pour faire faire découvrir ce groupe et son second album, The Dead-end Host.

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Soundcrawler est né en 2011 de Remy Pocquet (au chant) et de Clément Revieriego (Guitariste et compositeur). En 2012, le premier album montre le bout de son nez et laisse du sable partout, voilà Sandcrawler, contant l’histoire du protagoniste errant dans un désert aride et allant à la rencontre d’une entité au nom éponyme de l’album. D’abord acoustique, le groupe grandit avec l’arrivée de Paul, Firouze et Robin, rendant la chose beaucoup plus dynamique et ils feront la première partie de The Nothing.

En 2014, le groupe enregistre The Dead-end Host, qui clôture l’aventure du Sandcrawler. Guillaume Bernard (compositeur dans Klone) ajoute sa touche avec la prod’ des voix et quelques arrangements (et bordel, ça s’entend !). La galette sort du four, on croque dedans… Alors, un goût de sable ?

 

Ce qu’en pense le dragonnet

Il existe le stoner qui te fait décoller, aller loin dans ta tête et qui te fait passer le temps, un peu comme Brain Pyramid ou The Fur. Puis, il y a le stoner de Soundcrawler, qui part chacun de ses riffs, et construit tout un univers. Chacun des morceaux qui composent The Dead-end Host forme son histoire à part entière grâce à une compo étonnement intelligente, fluide et variée. Loin de la forme d’un stoner/grunge qui se répète une fois sur deux, Soundcrawler à su foutre en neuf morceaux assez d’influences et de tons pour offrir l’un des albums avec l’une des personnalités les plus travaillées que j’ai pu voir depuis que j’ai lancé Rock’in radio.

Raiders s’ouvre et comme je l’avais pressenti, on peut déjà sentir le sable chaud tanner la peau de notre voyageur. Les riffs sont lourds et gras, la batterie l’accompagne par à-coups, la voix semble lointaine, nous faisant profiter d’un écho plus que bienvenu dans la compo et fait très penser à un narrateur omniscient. Bref, on a la couleur de l’album dès le premier morceau, on sait où ça veut aller et dès que Raiders se termine d’un coup, sans prévenir, on passe à la suivante avec plus d’intérêt et de curiosité.

Burning Scales quitte l’ambiance « introductive » du premier morceau pour une autre, qui laisse la batterie, la basse et la guitare ouvrir sur quelque chose de plus sale et de plus violent. On a le droit à plusieurs longs moments de solo, comme si le narrateur de cette longue histoire était en train d’admirer un paysage dévasté. On assiste aussi à quelques moments de calme dans la compo du morceau. Le morceau coupe tout aussi sèchement pour laisser place à A God to Feed.

Quand je vous dis que Soundcrawler a vraiment du génie et de la personnalité dans la composition de son album, ce n’est pas pour rien. Le troisième morceau de l’album est rapide, en dents de scie, et commence violemment sans attendre une quelconque intro avant un passage de calme d’une trentaine de secondes avant de reprendre sa course folle. Jusque là, aucun ennui, aucun temps mort…

Long Coma Slow me fait penser à l’un de ses bars à la lumière tamisée, aux fauteuils en cuir et aux planchers de bois craquant sous tes pas. On change de registre pour une ballade, avec une guitare aux sons toujours aussi gras et à la voix toujours aussi pénétrante. Un morceau « passerelle » vers Souls from the Trash.

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Cette fois, tu veux du son gras, tu ne seras pas déçu, la guitare prend toute la place, occultant la voix. Ce n’est qu’au milieu du morceau qu’on reprend notre respiration avec un son beaucoup plus libre, moins saturé, pour retomber dedans. Autant Long Coma Slow nous bordait quelque peu, autant Souls from the Trash essaye de nous noyer sous ses riffs aussi brutaux que lourds. La dernière minute va de plus en plus vite, comme si on se retrouver étouffé, qu’un besoin d’air se faisait de plus en plus sentir.

The Plastic Truth sonne comme le glas de l’album. Ce n’est pas l’un des meilleurs morceaux, mais il a un je-ne-sais-quoi qui te fera comprendre que le narrateur est devant l’un des tournants de son existence. Après, Civil avec son petit côté électro, un peu cuivré et résonnant, nous donne encore une fois cette impression de fin qui approche, sans pour autant que l’album s’essouffle.

Infinite Genocide change la donne. Civil était un morceau quelque peu calme, Infinite Genocide s’excite et rend celui-ci nerveux, alors que la voix reste calme, la fracture rendra ce passage tout aussi bon, avec toujours cette impression de ne pas s’ennuyer de tout l’album.

And All the Seconds Left est une ballade instrumentale qui termine l’album sur une touche de calme atmosphérique, qui nous force à jeter un regard en arrière sur les huit autres morceaux et qui nous pose la question : est-ce la fin du Sandcrawler ? Vraiment ? Alors on appuie sur « Restart » et on relance l’album une nouvelle fois…

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Un long chemin à travers les sables…

J’ai mis du temps à chroniquer cet album, que j’ai eu bien avant sa sortie en février (20/02). J’ai tourné et retourné la galette un nombre incalculable de fois dans mon mp3, sur l’ordi alors que j’écrivais la chronique ou après une journée de taff sur la chaine hi-fi… Je vous avoue que j’ai eu du mal à écrire cette chronique, car je cherchais quelques points noirs, mais non… Rien, j’étais simplement absorbé par Soundcrawler, qui est (et ce n’est que mon avis encore une fois) une surprise de taille dans la metalsphere, à écouter au moins une fois.

On aime ou on n’aime pas, chacun son choix, pour ma part Soundcrawler est l’un des meilleurs albums Stoner/Grunge du premier trimestre 2015. Puissant, inventif, varié… Quelques mots pour le désigner… Je l’encense depuis le début de cette chronique, mais The Dead-end Host, album concept, un l’un des mes plus gros coups de cœur depuis 2 ans de Rock’in radio !

En attendant, n’hésitez pas à jeter un coup d’œil sur leur Facebook et sur leurs dates de concert… Si vous avez du sable dans les chaussures, ce n’est pas une coïncidence !

 

Des liens, plein de liens

C’est au Bureau, sur les quais de Rouen, que je suis accueilli par Loïc et Cédric, membres du groupe Snake Oil. Au lieu d’une simple chronique, j’ai directement été les voir pour découvrir Snake Oil pour une interview du groupe, de leurs influences et de leurs projets. Pour la petite histoire, cela fait un moment que Snake Oil devait passer sur Rock’in Radio… Il vaut mieux tard que jamais ! En piste !

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Salut Loïc, salut Cédric et merci d’avoir accepté cette interview pour parler de Snake Oil, mais avant tout, présentez-vous en quelques mots.
Loïc : Je suis le bassiste du groupe, présent depuis le début avec Nico, le chanteur. À côté de ça, je suis professeur, dessinateur et poète à mes heures perdues.
Cédric : Je suis le batteur depuis janvier 2014 et dans la vie de tous les jours, je suis musicien classique à l’opéra de Rouen.

 

Alors vous êtes avec moi aujourd’hui pour parler de Snake Oil… Parlez-moi un peu de ses débuts, de sa construction et surtout, pourquoi ce nom ?
Loïc : Au tout début, avec Nico, on n’avait pas de titre… c’était plutôt la phase de recherche, de composition. Nico avait déjà eu une précédente formation et en 2010, on a trouvé un batteur, un deuxième guitariste, tous avec leurs univers musicaux. Les compos se sont enchainées et très vite, on a enregistré le premier EP et le premier album. Au début, on s’appelait pas Snake Oil, on avait un autre nom (je m’en souviens plus !), mais ça ne le faisait pas, alors en cherchant et en composant l’image du premier album, on c’est dit qu’on avait une musique à la fois chaude et désertique, qu’il nous faillait un nom qui rappelle le sable chaud, la graisse, l’huile… Snake Oil nous plaisait bien et puis ça rappelle les remèdes miracles. Le nom rappelait pas mal aussi certains textes, certaines thématiques de Nico.

 

Votre musique guérit toutes les âmes alors !
Loïc : On verra bien, c’est la potion magique, celle qui soigne tout les tracas (rire).
Du coup, Cédric, tu es arrivé en 2014. Comment c’est déroulé ton entrée dans Snake Oil ?
Cédric : Déjà, c’est mon premier groupe. Je faisais un peu de batterie de temps en temps et j’ai pris trois ans de cours avec Alexis Damien (personnage assez connu sur Rouen) et c’est Marc (le nouveau guitariste) qui m’a dit que le groupe cherchait un batteur. J’ai essayé et apparemment, ça leur a plu (rire). J’ai écouté leurs compos, j’en ai appris quelques une et on est parti tout de suite à la création de nouvelles compos !

 

Effectivement, le premier album est arrivé assez vite, de ce que j’ai compris ?
Loïc : On a mis à peu près un an pour le faire. Nico est moi avions pas mal bossé dessus. Nico est une grosse partie de Snake Oil, puisqu’il a fait le gros de la composition et des textes. Après, on a chacun apporté nos univers, nos idées. C’est ce qui fait ce mélange intéressant. On avait déjà pas mal de travail donc et on a tous proposé au batteur et au guitariste de l’époque, ce qui à permis d’enchaîner aussitôt ! On a enregistré un an après.

 

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Dans votre bio, vous dites avoir eu un style plutôt grunge, puis vous êtes partis sur le stoner. Pourquoi ce revirement ?
Loïc : C’est une question qu’on se pose justement ! On essaye de nous caser, en nous demandant dans quel tiroir Snake Oil se range. On a plein d’influences, chacun apporte sa pierre à l’édifice et c’est ce qu’on met dans Snake Oil et qui produit notre musique. Après pour la classer ? Il y a des traces de grunge, un peu de stoner, du rock, voir du hard, du heavy, plein de choses comme ça…
Cédric : On est plus stoner crossover.
Loïc : Ouais, un bon gros « désert rock ». Je ne suis même pas sûr que ça existe, mais si j’y pense, c’est que ça doit forcement l’être ! Mais quand tu regardes la bio du stoner, il y a plein de sous-genres, selon l’endroit et le style musical. Le principal, c’est que de notre côté, ce qu’on fait nous représente.

 

Vous avez sorti un EP cette année, Atlar of Lies. Pouvez-vous m’en parler ?
Loïc : C’était au moment où Marc est arrivé, on avait un nouveau morceau en tête et du coup, c’est encore parti très vite. C’est devenu la nouvelle monture de Snake Oil, plus rock, plus dur, plus rocailleux.

 

 

Du coup, où l’avez-vous enregistré ?
Cédric : On l’a enregistré avec mon ancien prof de batterie, Alexis Damien, qui a ouvert un studio rue des bons enfants. Encore une fois, ç’a été rapide, en quatre jours sans sortir du studio avec un peu plus de temps pour le mixage. Le tout dans une bonne ambiance et c’était mon premier studio.
Loïc  : On en garde un bon souvenir. On avait déjà travaillé les titres, composés depuis un certain temps. Ça nous a permis une certaine liberté et d’avoir moins de pression derrière.

 

Quelles sont vos influences ?
Cédric : Je n’y connais pas grand-chose en stoner, je suis plus du genre heavy, thrash, le traditionnel on va dire !
Loïc : Comme je le disais tout à l’heure, on a plein d’influences, chacun de notre côté. Moi, je suis très grunge, très stoner, mais aussi le heavy des années 80 comme Iron Maiden… mais tout ce mélange se mêle très très bien et avec le premier album, il y avait des références du genre : « ça ressemble à du Soundgarden », « tiens, la on retrouve du Alice in Chains » par petites touches, mais ça restait du Snake Oil, notre Snake Oil.

 

S’il y avait quelque chose à changer de votre premier album, ça serait quoi ?
Loïc : Si tu écoutes le premier album, puis l’EP, l’ambiance est différente, plus soft. Même le son n’est pas le même, plus… Je ne sais pas… Volupté ? Dans l’EP, il y a une rythmique qui t’emporte dans ce fameux désert un peu perdu. C’est un son plus « sale ». je pense qu’on pourrait lui faire prendre plus d’ampleur, plus de son dans la prod’. Je pense qu’on pourrait se permettre de réenregistrer ces cinq titres-là.
Cédric : Beaucoup de choses ont évolué, je mets beaucoup plus de doubles pédales de mon côté (surtout en live). Les choses avancent et chaque fois qu’on joue, on peaufine nos morceaux.
Loïc : Pour le mois de juin, on a un concert qui nous demande un set plus particulier, l’occasion de sortir nos anciens morceaux et on va retravailler ça, pour que ça ressemble à l’EP actuel.

 

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Votre dernier concert était à Paris, une première fois et avec un groupe connu de Rock’in Radio, Beyond the Styx. Quel souvenir en gardez-vous ?
Cédric : Oh bah super !
Loïc : Royal ! Très bonne ambiance, l’endroit… je ne m’attendais pas du tout à ça. Parfait pour y jouer, l’orga au top. Sans parler des autres groupes qui étaient tous géniaux !
Cédric : Pour nous, c’était un challenge. C’était une affiche très très métal. Nous, on débarque pour ouvrir les hostilités avec deux groupes de death après et ce n’était pas gagné d’avance, mais finalement les gens se sont mis dedans et sans avoir un truc de fou, c’était génial !
Loïc : c’est notre style, notre rage… on s’impose, comme le veut la couleur de l’EP.

 

Quels sont vos projets pour la suite de l’année ?
Cédric : Préparer ce fameux concert en juin, on a deux sets à préparer, et puis, trouver des dates parce que ce n’est pas forcement facile vu que nous avons chacun un rythme différent (rien que Marc qui a deux autres groupes et bosse sur Paris).
Loïc : Dans l’idée, on veut présenter le projet, prendre de l’importance et se créer un réseau. Et puis, le deuxième album ! C’est aussi bien de composer, de faire ce deuxième album que de jouer en live. C’est nourrissant !

 

Un dernier mot ?
Loïc : Venez écouter Snake Oil, venez aux concerts et si ça vous intéresse de bosser avec nous, n’hésitez pas à venir sur notre page facebook, nous, on est demandeur !

 

Des liens, plein de liens !

Mardi 17 mars, le 106 nous offrait une soirée mouvementée à l’occasion de la 42ème édition du 106 expérience (tous les mois, le 106 organise un concert gratuit où sont présentés trois groupes régionaux sélectionnés par l’équipe d’accompagnement). Au programme, TOBOGGAN, un groupe de Post-Hardcore originaire de Rouen, The Fourth Is Bearded et leur Post-Hardcore teinté de Post-Rock, qui nous viennent du Havre, et Mick Hypnotik Sensation un groupe de Grunge / Stoner lui aussi originaire de Rouen.

  • TOBOGGAN [Post-Hardcore, Rouen]
Antonia Eros, au 106

Antonia Eros, au 106

SET-LIST : Wings for Icarus, I died a thousand times, Prayers of dust, Cur(s)e, Black screen/Sleepless night, Born dead, There’s a Storm coming

C’est TOBOGGAN qui ouvre le bal, avec Wings for Icarus. Sans prendre de pincettes. L’entrée en matière a pu sembler violente pour nos esprits encore un peu anesthésiés. Il a suffit de quelques secondes pour palper la monstrueuse énergie qui se dégage du groupe, pour être submergé par la puissance du son. Le chanteur ne tarde pas à se mêler au public, parmi lequel il passera la majeure partie de son temps. La foule s’agite, la température monte un peu plus à chaque morceau. Et lorsque l’on croit apercevoir quelques minutes de répit à l’horizon, tout s’agite à nouveau. TOBOGGAN ne nous a pas laissé souffler, nous a tenu en haleine du début à la fin de son set. Les morceaux s’enchaînent naturellement et les moments de communication avec le public sont toujours emplis d’humour et de sympathie. Bien que formé depuis relativement peu de temps (fin 2013), on a peu de reproches à faire sur cette performance live, et n’avons à aucun moment l’impression d’être face à des amateurs. Bref, des découvertes live comme celle-ci, j’en veux bien tous les jours !

  • The Fourth Is Bearded [Post-Hardcore/Post-Rock, Le Havre ]
Aské

Aské

SET-LIST : Winter Sun, End of an Era, Adixia, Insomnia

Le temps d’une bière et d’une cigarette, et on enchaîne sur The Fourth Is Bearded. Les musiciens s’installent, et soudain, on comprend l’origine du nom du groupe. Il est vraiment très très barbu, le quatrième. Et il a même agrémenté sa pilosité faciale de petites fleurs, la preuve en image !

Trêve de plaisanterie. The Fourth Is Bearded est incontestablement mon plus gros coup de cœur de la soirée. Et l’un de mes plus gros coup de cœur en live depuis un moment. Le groupe a su harmonieusement mêler la puissance du Post-Hardcore à la douceur et la mélancolie d’un Post-Rock plus posé, mettant parfois nos émotions à rude l’épreuve. Le jeu est propre, calé et fluide, les compositions nous touchent droit au cœur par leur sincérité, l’intensité fluctue en permanence, nous surprend. A aucun moment le groupe ne sombre dans le pathos, ni dans cette espèce de « trop énergique » mal dosé que l’on peut parfois rencontrer dans le genre. Puis vient le moment où The Fourth Is Bearded annonce son dernier morceau, Insomnia. On s’y plonge corps et âme, tentant de ne pas rater la moindre la note, la moindre subtilité. On aimerait que le temps s’arrête, que la musique continue encore un petit moment. Et puis c’est la fin. Le bruit de fond reprend le dessus. On se sent un peu démuni, presque mis à nu, privé du cocon offert cette musique enveloppante.

  • Mick Hypnotik Sensation [Grunge/Stoner, Rouen]

SET-LIST : non communiquée

Suite à ces deux agréables surprises, c’est plutôt confiante que j’attends Mick Hypnotik Sensation, bien que l’étiquette Grunge/Stoner me fasse toujours un petit peu peur. Mais malheureusement, ce que je redoutais le plus arriva. Messieurs, s’il vous plaît, arrêtez d’imiter la voix de Kurt Cobain. N’étant pas une adepte du genre, je pense ne pas être totalement objective, mais le temps m’a semblé long. On ne peut pas dire que leur set était désagréable, que la technique n’était pas là, ou que le groupe n’étais pas sympathique, bien au contraire. Mais disons qu’après la claque offerte par TOBOGGAN et The Fourth Is Bearded, Mick Hypnotik Sensation semble un peu faiblard. Cependant, une bonne partie du public avait l’air d’apprécier. Vous savez les goûts et les couleurs, hein.

Bref, un 106 expérience comme on aimerait en avoir tous les mois ! Encore merci aux groupes pour leur talent et leur générosité.

Toboggan

The Fourth is Bearded

Mick Hypnotic Sensation

 

Baha et moi sommes partis vers la côte le week-end dernier à l’occasion de la deuxième édition du Stoned Pebble Night organisé par Nek-Ros. Le flyer plus qu’alléchant en plus d’être canon nous parlait de petits gris et de liquide cérébro-spinal, ce qui fait résonner mon petit cœur d’aspirante neurobiologiste fan de X-Files since 2001, pour nous vendre une soirée de stoner psychédélique en compagnie de Brain Pyramid et The Fur.

C’est la toute première fois que nous sommes officiellement invités pour chroniquer l’événement, et on a même notre logo sur le flyer signé Will Argunas.

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Ouais ouais. Biatch.

 

Du coup, est-ce que ça valait pour moi le coup de frôler la crise cardiaque en traversant un pont qui me fout grave les miquettes, pour Baha de m’écouter débiter une demi-heure sur des bébés calamars difformes et de se perdre en arrivant aux abords de Dieppe parce que décidément, nous sommes incapables de partager une caisse plus de 25 bornes sans finir dans des coins chelous ?

  • L’accueil

Nous arrivons un peu après 17h à la Maison Jacques Prévert à Dieppe, accueillis par Vincent de Nek-Ros. The Fur est en train de faire sa balance, les gars de Brain Pyramid ne sont pas encore arrivés, Will Argunas non plus. On est larges, très larges pour réaliser nos interviews et poser nos marques.

La team de Nek-Ros est très cool, les gâteaux sont déjà sortis, on a vite une bière à la main pour nous mettre dans l’ambiance. On visite les locaux, la salle est assez cool, mais on se rend très vite compte que l’acoustique n’est pas au top pour ce genre de concerts… Ce n’est bien entendu pas imputable à Nek-Ros, mais c’est dommage.

On pose notre bordel dans le coin cuisine qui sert de loges, où nous attendent les m’n’ms qu’on pillera allègrement avec Brain Pyramid.

Les stands sont en cours d’installation, coin buvette, merch de Nek-Ros, The Fur et Will Argunas. L’ambiance est cool et ne laisse présager que du bon pour la soirée à venir.

On retrouve chez Nek-Ros les t-shirts de la soirée, compil du précédent Stoned Pebble Night, albums du label (dont Larmor Light chroniqué précédemment par le patron), chez Will des t-shirts, badges, tirages d’affiches de Roller Derby et d’illustrations issues de Pure Fucking People, aussi en vente. Enfin, chez The Fur, on retrouve des t-shirts et leur album éponyme.

 

  • Brain Pyramid

Squid

On nous avait promis des influences 60s-70s, le ton est donné dès les premières notes. La voix chaude du chanteur-guitariste est raccord avec ses pattes d’éph’ et son attitude scénique qui apporte une bouffée d’air frais bienvenue. C’est carrément dansant, l’ambiance monte très vite et reste constante.

Baha

Je n’ai pas encore dit un mot sur cet article, vous voyez comment Squid bosse bien ? Future boss de Rock’in radio, mais pas avant que je me sois retrouvé la tête dans une sono en train de me masturber, mort d’une crise cardiaque soit dûe au choc, soit… Han bordel, ça me réussit pas d’être malade (Ps : santé de merde).

Je reviens sur le sujet, avec Brain Pyramid, petit aparté avant de débuter : Le stoner n’est pas ma tasse de thé, pourtant j’accrocherais assez bien aux deux groupes. Comme dit dans l’ITW de Brain Pyramid, ils ont une grosse influence 70’, d’un côté nous avons une basse et une batterie plutôt calmes et de l’autre, une guitare qui partira dans un trip psyché durant la bonne partie du set.

C’est un stoner vif, lourd, bien maitrisé qui nous a été donné dans la salle. Brain Pyramid s’éclatera durant leurs quarante-cinq minutes. Je ne suis pas resté jusqu’au bout, puisque j’avais une ITW sur le feu avec Vincent de Nek-Ros. Néanmoins, c’est avec plaisir que j’écoute leur album sur Bandcamp.

 

  • The Fur

Squid

Petit aparté avant de débuter : je kiffe bien beaucoup le stoner. Et j’aime bien partir très très loin quand j’écoute quelque chose, ce qui m’est vachement plus facile avec de l’instrumental. Donc j’étais grave curieuse de voir ces petites bouilles d’ados envoyer du pâté en live.

Autant dire qu’après la pouquette que nous avait filé Brain Pyramid, j’appréhendais un peu, sûrement à cause de l’effet retombée de soufflé qu’on avait eu avec l’interlude post-rock à l’Oreille Qui Traîne. Il faut que la sauce prenne de suite, faute de perdre le public. Cela n’a pas du tout été le cas ce soir, parce que le public était un public de connaisseur, et parce que The Fur a effectivement envoyé du pâté.

J’ai rencontré les Petits Gris promis par le flyer du fest et je suis rentrée loin dans ma tête toute la durée du set. Le truc où tu fermes les yeux et te dandines maladroitement sur tes pattes, complètement bercée par la musique.

J’ai acheté l’album et débardeur trop d’la balle avec un chaton psyché qui baille. J’ai aussi pris le flipbook astronaute, mais je n’en avais absolument pas besoin pour planer.

Baha

Un groupe qui se fait appelé « la fourrure » et qui a comme pochette d’album un combattant (le poisson), ça te donne tout de suite l’ambiance. Comparé à Brain Pyramid qui à un stoner plutôt bourru, vif et énergique, The Fur est carrément psyché, calme et enivrant. Tu as l’impression de te laisser porté par une rivière calme sous un soleil couchant… Bon, après tu peux aussi te choper une ou deux pastilles magiques, je suis sûr que l’effet sera la même.

Plus sérieusement et aucune apologie derrière ça : The Fur est un stoner qui te fait fermer les yeux et qui t’emporte très très loin dans ton esprit. Ca été la même au concert, où j’ai laissé faire le boulot aux oreilles alors que je fermais les yeux pour mieux en profité. La guitare part dans des aigus bien maitrisés, qui donne ce côté onirique, pendant que la basse et la batterie servent de fil conducteur à la compo.

Au sein de la salle, ils sont tous un peu comme moi, pris par la rêverie, autant dire que The Fur gère son set, tellement qu’il y aura un rappel ! De plus, les Belges feront l’effort de quelques mots de remerciement en français. Bref, grave cool !

 

  • Alors ? Heureuse ?

Squid

Premier gros event pour nous, première interview pour moi (et premier « taf » en coulisses de manière générale), affronter l’autoroute avec le patron… Je flippais ma race d’être nulle/awkward/en train de râler non stop/yadda yadda yadda.

En fin de compte, je n’en ai retiré que du positif. Je me sens plus capable et crédible dans ce projet, ce qui me donne envie de m’investir encore davantage.

Et les groupes étaient trop cools. Et les gens super sympas. J’ai vraiment kiffé ma soirée. J’aime trop ce taf.

Baha

Quand j’ai reçu le mal de Vincent pour le festival, je partais pour Poitiers, fêter Noël… Autant te dire que j’avais grave le smile à ce moment-là. En partant pour le festival, j’étais à mort stressé sans pour autant que ça se voit… Première grosse soirée couverte par Rock’in radio, que dois-je faire, comment m’y prendre, gérer des ITW avec un nouveau matos que je ne maîtrise pas encore… Durant le fest, tout s’est super bien passé grâce aux bénévoles de Nek-ros, par leurs gentillesses et leurs présences, également grâce aux groupes, super accessibles.

Le hic fut au retour, quand j’ai vu que j’avais mal calibré mon appareil, l’écho derrière les ITW était tellement dégueulasse que, même retravaillé, le son n’était pas plus beau… D’où le temps qu’on a mis à faire ce dossier (et je m’en excuse auprès de Nek-Ros et des groupes)

Mais au final, cette soirée fut une excellente expérience. Des découvertes, des rencontres et du bon son, voilà pourquoi j’aime ce genre de soirée ! Pour ma part, je n’abandonne pas, je finaliserais ces ITW, qui j’espère, seront disponible très bientôt !

En attendant, n’hésitez pas à découvrir vous aussi Brain Pyramid et The Fur, qui sont d’excellents groupes et à qui je souhaite tout le courage !

Merci aussi à Nek-Ros pour l’invitation, à toute l’équipe de bénévole et à Vincent pour nous avoir fait confiance, également pour l’ITW, comme celle de Will Argunas, Brain pyramid et The Fur. Merci à vous tous et restez rock !

Stoned Pebble Night

 

Le 7 février dernier, Squid et moi, on se perdait dans la campagne dieppoise. Pas de remake de film d’horreur là-dedans, juste un festival, le Stoned Pebble Night » ou la soirée stoner sur Dieppe, organisée par l’association Nek-Ros ! On est finalement arrivé à bon port et à l’heure, l’occasion de vous ramener nos impressions et quelques interviews de cette soirée qui mérite le détour… Mais avant qui, quoi, quand, ou et pourquoi ? On vous dit tout dans cette intro, sur Nek-Ros, le Stone Pebble Night et les invités. En piste !

Nek-ros : initiateur d’un gros bordel auditif

10380885_282759998571863_6056476034054255381_nNek-Ros est un label, producteur, diffuseur d’artistes et d’événements culturels indépendants (autant dire une belle schizophrénie créative ou dans le langage pro du « 360 »), fondé en 2011 par Vincent et son frangin. On y retrouve de tous les styles, autant le grunge de Larmor Light que la world music de Bantou Style en passant par le jazz d’Akasam, mais ça ne s’arrête pas la puisqu’ils font aussi dans le spectacle vivant et dans l’art visuel… Il y en a pour tous les goûts, mangez un peu de culture les gars ! Ce mélange culturel a bien entendu un but :

« On peut facilement croiser les arts » explique Vincent au micro de Rock’in’Radio. « Prends l’exemple de Sons of Apache, dont la pochette a été faite par un dessinateur/sculpteur de l’assoc’ (bien qu’il vole de ses propres ailes maintenant). L’idée est que tout se croise au sein de l’association. L’artiste qui a fait la pochette de Sons of apache était très heureux de voir son œuvre sur milles pochettes de CD. »

Nek-Ros est bien plus qu’une association, c’est également un tremplin, un moyen d’avoir de l’aide, des conseils et une véritable opportunité de professionnalisation. Un peu le cas de Larmor Light par exemple (Déjà ITW ici) et de son chanteur Reynald Lynden au niveau de son projet solo.

Situé à Dieppe, mais avec le souhait d’un développement sur d’autres régions, Nek-Ros nous offre un bon bol de culture accessible via le site où vous pourrez retrouver l’intégralité de leur catalogue en art et en artistes !

D’ailleurs, si vous voulez les rencontrer, durant tout le mois d’avril une expo sur le Polaroïd est organisée à la maison Jacques Prévert de Dieppe, co-organisée par Nek-Ros, Impossible, Triphase et la ville de Dieppe… (enfin, ce n’est pas le sujet enfin si, c’est toujours utile la pub pour les copains) ! Ce qui nous intéresse vraiment, c’est le Stoned Pebble Night.

Le Stoned Pebble Night : La nuit du stoner dieppois

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Sous un soleil de plomb, dans un désert aride où se côtoient serpent, scorpion et crâne de bœuf (qui plairait à Squid pour son cabinet de curiosité, tiens), une mustang avale des kilomètres de bitume à la vitesse de l’éclair. Dans son habitacle, le son du moteur ne s’entend que d’une oreille, comme le ronronnement d’un chat ou le rugissement d’un tigre, a toi de voir, pendant que de l’autre oreille, Brain Pyramid et The Fur offrent une bande-son au coucher de soleil, au néon des motels bon marché sur la route et aux petits gris venus foutre des sondes anales dans le cul des pécores du coin…

Bienvenue au Stoned Pebble Night, je pense que j’aurais pu faire une intro en deux lignes, mais c’est bien l’ambiance qui en ressort quand tu regardes le flyer de l’événement. Le 7 Février dernier, à 21h, Dieppe est devenu la ville du Stoner, encore une fois puisqu’il s’agissait de la deuxième édition.

Squid et moi étions présents pour quelques interviews et pour découvrir l’assoc’. J’étais plutôt chaud et plutôt impatient vu que notre logo était sur le flyers et les affiches, le premier gros event ou nous étions invités pour rendre compte (même si entre temps par des soucis perso, j’ai trainé un peu).

Mais avant de parler des groupes et du partenaire, Will Argunas, parlons un peu du Stoned Pebble Night ? Présentation ! Attention top chrono pour le speed dating !

« En France, le stoner est très peu représenté » explique Vincent, « alors que dans tous les autres pays autour de la France, le stoner est un genre représenté depuis les années 90. À part les gros festivals (tel que le Hellfest, le Stoned Gathering de Paris…), il y a très peu de festivals de stoner, qui est un style émergeant en France et pourtant, on touche un public qui est sur du plus de vingt-cinq ans. »

Je prends un coup de vieux, mais c’est plutôt juste, le stoner étant un genre influencé par les années 70 et le psychédélique (Ah, Jimmy Hendrix…), nos futurs retraités écouteront surement plus de stoner que de la musette !

Ce désir de faire connaitre le stoner et de le sortir des sentiers battus a permis la création de ce festival (je le rappelle encore une fois, deuxième édition) qui a vu des groupes comme Stonebirds, Taman Shud, Sons of Apache, ainsi que Brain Pyramid et The Fur, fouler la salle Jacques Prevert.

Dieppe, Capitale du Stoner ? Le Stoned Pebble Night est un événement récurrent (trois fois par an de prévu) afin de créer, vers 2016, un festival consacré au stoner, pas forcément sur Dieppe. Mais l’idée, quant à elle, a bien germé dans l’esprit de Vincent.

« L’idée est que les soirées du Stoned Pebble Night soit une prémisse à un plus gros événement » confie Vincent, « mais il y a du travail à faire derrière, même si on vise une petite jauge, du six cents personnes et si on a trois cent, je serais content ! »

Que dire de plus ? Un accueil chaleureux, une ambiance agréable où les gens se côtoient sans soucis autant sur les stands que dans la salle, des groupes adorables, pro et fun, sans oublier le partenaire, Will Argunas, qui a dessiné le visuel du Stoned Pebble Night !

Les groupes présents et le partenaire de cette deuxième édition

Cette édition était marquée par la présence de Will Argunas, partenaire du Stoned Pebble Night, déjà present lors de la première édition.

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On connait Will Argunas pour son boulot au Hellfest, ainsi que pour ses livres Pure Fucking People (ainsi que le prochain à sortir Pure Fucking Roller Derby) et ses bandes dessinées (éditées chez Casterman). Vincent a découvert Will via son boulot pour le Hellfest. Dans l’ensemble, toute l’association accroche au travail de Will, un univers très américain, un style esthétique proche et allant dans le thème que Nek-Ros veut pour le festival, c’était suffisant pour le visuel : une mustang roulant sur une route en plein milieu du désert avec les drive-in, motels et cactus. Le tout, signé Will Argunas.

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De l’autre côté, deux groupes étaient présents ce soir la : Brain Pyramid et The Fur. D’un côté, nous avions Brain Pyramid, groupe breton qui tourne énormément, revenant d’une tournée en Espagne et de l’autre, dans l’optique d’inviter des groupes européens, The Fur, trio belge qui a tourné avec Sons of Apache, autre groupe de stoner de Nek-Ros.

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La prochaine soirée du Stoned Pebble Night sera en juin (date encore à définir), mais pourrait bien voir sa localisation changée : Rouen, Le Havre ? Rien n’est encore décidé.

En tout cas, pour cette deuxième édition du Stoned Pebble night, nous avons bien pris notre pied avec l’équipe de Nek-ros et les deux groupes présents. Je ne peux que vous inviter à poursuivre la lecture du dossier, avec les ITW de Brain Pyramid, The Fur et de Will Argunas, pour vous donner un aperçu ou de bons souvenirs de cette soirée du Stoned Pebble Night !

La suite, c’est ici !

Et les liens, c’est ici aussi !

Stoned pebble night – ITW Brain Pyramid

Lors du Stone Pebble Night (samedi 7 février), deux groupes sont venus animer la soirée avec leurs stoner, l’un était The Fur et l’autre, Brain Pyramid. D’ailleurs, c’est d’eux dont cet article parle !

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Formé en fin 2012 et venant de Rennes, Brain Pyramid (Gaston Lainé : guitariste ; Baptiste Gautier-Lorenzeo : batterie ; Paul Arends : basse) a accepté de répondre à nos questions. Groupe de stoner psychédélique et un poil bluesy, ils étaient les premiers ce soir la à passer sur la scène du Stoned Pebble Night.

« On s’est trouvé, un peu comme sur Meetic… » explique Baptiste « On a joué, fait quelques morceaux et comme je suis en école du son à Rennes, on est partis direct en studio. Ça nous a permis de débuter assez vite ! »

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Premier disque sorti en 2013, Magic Carpet Ride est plus une démo qu’un disque, enregistré en quelques jours. Le groupe n’attend pas le train et saute déjà dans un autre en direction du Portugal.

« Quelque temps plus tard, un mec nous contacte pour une tournée au Portugal (on y reviendra), puis au retour, nouveau disque (Chasma Hideout), nouveau concert… On a vite vu que le projet tenait la route, mais les temps changent en ce moment, disons qu’on a rencontré des nanas à Barcelone et… qui vivra verra. »

On laisse de côté les histoires de cœur pour revenir sur Brain Pyramid, d’ailleurs d’où est venu ce nom ?

« On voulait un nom qui sonne cool, pas comme… Black Eyed Peas **rire**. Plus sérieusement, on trouvait le concept intéressant, une pyramide de cerveaux… Ça va très bien avec le genre du groupe, un stoner psyché. Mais il n’y a pas de double sens ou d’anecdote là-dedans. »

Le genre du groupe c’est construit autour de deux grosses influences : le rock des 70’ et le stoner, chaque inspiration venant de Gaston et Baptiste, qui vont de Led Zeppelin, Hendrix, Sabbath, Motörhead, Blue Cheer à la scène actuelle avec Kyuss, Sleep, Nebula, Earthless, Orange Goblin, etc.

« Notre première démo sonne très Hendrix… On a plus mélangé nos influences sur Chasma Hideout, ce qui creuse un gros fossé dans notre façon de travailler entre la première démo et l’actuel LP. C’est pour ça qu’on l’a enregistré rapidement, Magic Carpet Ride ne nous représentait plus tellement ».

Cette mise à jour du groupe avait aussi pour but d’avoir une base de tournée, car après une rencontre avec un bookeur portugais, les voilà sur une tournée avec un groupe anglais. Mais suite à un désaccord sur le contrat, le groupe anglais ne bougera pas de leur pays. Finalement, c’est Brain Pyramid qui prend la tournée.

« On s’est fait vachement d’expérience. Sur cinq-six dates, on a découvert comment ça marchait, ce qu’il fallait faire. On a rencontré vachement de monde et ça nous à permis de faire une deuxième tournée. C’était grisant et tu sens que tu ne fais pas de la musique pour rien. C’était pour ça aussi que je voulais faire de la musique, pas pour faire des repêt’ tous les dimanches dans le garage. »

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Au Stoned Pebble Night, c’était leur premier concert depuis quelque temps, depuis leur dernière date en Belgique en fin novembre.

« On va se décrasser, prendre notre pied et vous en mettre plein à la vue ».

Prochain projet ? Un nouveau disque tant que le groupe est encore entier (ah, la tentation des femmes du sud !) et un split avec Missing Miles (Caen). En attendant, nous on a profité de leur prestation sur scène et on ne peut que vous conseiller ce groupe.

Des liens, plein de liens !