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La plupart des grandes villes de France ont leurs conventions tatouages… Paris, Nantes, Tours, Lyon, Nancy… Même Nancy, putain ! Mais Rouen ? Jusqu’alors, on a eu les puces rouennaises, Créativa, le master du camping-car… Ah et aussi, le salon de l’érotisme, faut pas déconner quand même ! Rapport ? Aucun, je voulais juste faire une intro qui sert à rien !

Pour revenir au sujet, c’est grâce au shop Chair et Tendre et à l’association Terrain Vague  que la première convention tatouage de Rouen fut possible et ce, les 19&20 septembre (tu n’étais pas là ? Tant pis pour toi, passe ton tour et attend l’année prochaine !) et qui s’est déroulée dans la salle de concert la plus réputée de Rouen, le 106, sur les quais.

Que vaut cette première et tant attendue convention ? C’est ce que j’ai été découvrir le samedi 19, à la fois pour me faire du mal (mais pas à la peau malheureusement) et aussi pour m’en envoyer plein les mirettes ! Bonnes et mauvaises choses, je vous dis tout dans ce report d’event !

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Nota : Pour des raisons d’emploi du temps, je ne suis venu que la journée de samedi et dû à mes soucis de dos, je ne suis pas resté toute la journée, j’ai cependant fait une grosse partie de l’event, assez en tout cas pour en faire une bonne chronique.

Merci à l’équipe de Mort Bleue pour l’événement, l’accueil et l’organisation.

Crédit photoBen RedCatCity (Galerie Mort Bleue)

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Samedi 15h, l’event est ouvert depuis une bonne heure. Si j’arrive à cette heure, c’est pour voir l’affluence de ce premier jour. Pari réussi en arrivant aux portes du 106, heureusement que j’ai pris mon pass sur le site de la salle. Une trentaine de personnes font la queue au guichet, pendant que ceux qui ont déjà leurs places entre dans la convention sans attendre. J’apprendrai plus tard de la part d’amis que la journée du samedi aura signé sold-out, mettant en colère quelques personnes ayant fait une longue route pour se retrouver refoulées. Je peux comprendre, mais prendre son billet à l’avance via le site du 106 est un moindre effort pour se retrouver dedans en moins de 2min, bracelet en main et prog dans l’autre. Faute du staff ? Il fallait s’y attendre, mais je ne pense pas que l’équipe ait quoi que ce soit à se reprocher !

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L’entrée du 106 avec son bar propose son lot de stands, où je parviens (et j’ai eu la bonne idée) de choper deux t-shirts (sur 200 prévu) de l’event. Il n’y aura que du L, le S et le M ayant déjà disparus. Plus tard, j’apprendrais qu’il ne reste que quelques XL et ça, vers 17h. J’ai le plaisir de revoir les filles du Garage, chez qui je me fais couper les tifs maintenant, s’occupant du stand de leur boutique, mais aussi de faire quelques barbes et coupes de cheveux. L’entrée du 106 permet aussi de voir l’expo « Mauvais garçon » dispo jusqu’au 12 décembre, qui permet de tuer un peu le temps entre deux concerts vers 16h30. On découvre pas mal de chose sur la pègre française à travers ses tatouages (d’ailleurs, ça me permettra aussi de faire un article plus complet sur cet event, à voir gratuitement au 106).

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Passons à ce qui nous intéresse le plus là-dedans. Quand on entre dans la salle de concert (et c’est là que tu te rends compte que c’est vachement petit en fait), le chant du paradis se fait entendre… ou de la douleur, ça dépend de quel côté de l’aiguille du te trouve. Ici pas de basse, de guitare folle ou de chant métal, c’est le « Bzzz » incessant et qui gratte à la porte de ta dépendance à l’encrage ! Sur plusieurs allées, une trentaine de shops connus et moins connus se font la part belle en présentant leurs books tout en encrant quelques masos… passionnés de body-mod (dont le gars qui a eu le courage de se faire tatouer le pied, il a dû prendre… son pied… Ok, juste pour ça, je gagne un point « blague de merde »). L’allée centrale, pas la peine d’y penser, on ne passera pas et il faut jouer des coudes pour voir quelques books ou le taf des tatoueurs.

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En prenant mon temps, je mets une petite demi-heure à faire mon premier tour afin de repérer quelques tatoueurs : Rogers Weir, la boucherie moderne, Capitaine Plum’, Sixo ou encore Mr Tot, sur qui je suis resté bloqué vu son taf, non pas avec une machine à tatouer, mais direct à la plume traditionnel, bluffant ! Ça sera pas le seul, car l’un des books propose carrément de la scarification, mais qui ne sera pas visible au sein de la conv’ (me demandez pas qui, j’ai un blanc sur le nom du shop, désolé !).

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En refaisant un tour, j’aurai l’occasion de discuter avec quelques un des tatoueurs et avec l’équipe de Rouen Veg, dont le stand très appétissant me donne faim… et je n’ai pas de thune, tiens si on allait retirer pour voir. Sauf que j’oublie, le 106 n’as pas de tireuse (à bière… Non pardon, sérieusement, c’était tentant !), du coup je demande à l’équipe de bénévoles si il y a une tireuse à proximité, mais non… il faut retraverser les ponts de Rouen et mon dos me dira d’aller me faire foutre. Un mauvais point donc, pour les gens qui comme moi, ne pensent pas à prendre assez de thune pour se faire plaisir lors d’un tel événement. Mais une tireuse installée comme en festival, dans un coin de la salle, aurait été un plus. Un autre truc me saute aux yeux, là par contre la question reste ouverte au staff de Mort Bleue : seul un tatoueur rouennais est présent. Je sais qu’il faut de la place pour les guests, mais certains tatoueurs rouennais méritaient quand même une présence lors de l’event. Alors volonté d’ouverture, oublie, membre rouennais qui refuse ou l’envie de mettre un seul tatoueur sous les projos : Titou ; de De Bruit et d’encre.

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A côté des tatoueurs, on retrouve les stands de De Bruit et d’encre avec sa jolie collection de vinyles, Urban Tribe pour les bijoux en tout genre, My Queendom for…, Mabricole qui fait dans les accessoires recyclés via des sacs cabas de supermarché et Chris Bonobo et ses créations originales comme une pipe en forme de crâne.

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Il est 16h30 quand commencent les concerts proposés par la convention, au programme Baron Crane, Greyfell, Surrounded by Sins et The Birds End… Je ne savais pas ce que valais Baron Crane, impossible de trouver un bandcamp (puis trouvé, mais à l’écriture de ses lignes) sur lequel découvrir le groupe, j’y vais donc en mode yolo et les oreilles grandes ouvertes.

Baron Crane, c’est donc du post-rock parisien, dommage ce n’est pas mon style de prédilection à part quelques groupes et malgré un faux départ (problème technique), je n’accroche pas à ce post-hipster-jazzy-chelou… En milieu de morceau, ma conscience m’engueule et me demande d’arrêter de réfléchir, je me vide la tête et j’écoute le reste du set. Au final, je reviens avec un avis plutôt positif envers le groupe, qui prend son pied à jouer sur scène et dont les compos, au lieu d’être chelou, son vachement plus travaillées que je ne le pensais, mettant en place une véritable atmosphère. On apprend à la fin du set que c’était leur premier concert en salle. Félicitation les gars, beau départ et je pense revenir vers vous, pour faire découvrir ça à Tenta.

Une prestation à ne pas louper, c’était bien "The Birds end"... Erf

Une prestation à ne pas louper, c’était bien « The Birds end »… Erf

Si j’ai pris autant de temps à parler de Baron Crane, c’était surtout comme je l’ai précisé, leur premier concert. Greyfell (Rouen) vient ensuite et je n’accroche pas du tout, je n’ai jamais vraiment aimé ce groupe malgré leurs performances. Les goûts et les couleurs, dans l’ensemble je n’irai pas critiquer, simplement parce que le groupe mérite tout de même ses applaudissements. C’est simplement que je n’aime pas, voilà tout ! Viens ensuite Surrounded by Sins, du hardcore qui vient du Havre, un groupe qui me file la patate, mais que mon dos n’arrivera pas à suivre. Je décide de prendre la tangente pour sauvegarder ce qui me reste de ma colonne vertébrale. Je ne verrai donc pas The Birds end (Rouen), groupe que j’attendais. Déjà vu à l’Oreille qui Traîne, c’était une belle claque ! Ça sera pour une prochaine.

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A 20h30, Chris Bonobo a remis le Best of the Day à Seven Echek pour le meilleur tatouage de la journée.

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Pour terminer, cette journée a été une réussite complète pour l’équipe de Mort Bleue, même si je pense qu’il y a des choses à revoir. Même si le 106 est une excellente place, il se trouve être vite rempli et on voit très vite que la salle est petite. Désolé pour ceux qui ne sont pas rentrée dans le 106, qui ont poireauté jusqu’au sold-out, mais comme il a été dit, il valait mieux avoir sa place avant. Dans l’ensemble, je ne pense que du bien de cet event, même si je vous avoue qu’en off, certains points me gênent… Mais c’est du off et si j’ai l’occas’ un jour, j’aimerais que l’équipe de Mort Bleue m’éclaire. En attendant, j’espère que l’event sera remis au gout du jour l’année prochaine, mais PLEASE ! PAS EN MÊME TEMPS QUE CIDRE & DRAGON !…. Oui, parce que l’an prochain, j’y manque pas, je passe sous l’aiguille !

 

Plus d’info:

CISCO KSL est avant tout un street-artist… Et si j’ai envie de parler street-art, je vais faire un autre blog, mais passons !

Le môssieur, outre de faire de superbes toiles urbaines, s’est également mis au tatouage et on vous offre une petite sélection, question d’apprécier son art ou d’y prendre un peu d’inspiration !

Le Tumblr de CISCO KSL est déjà bien fourni, ainsi que son site, sachez juste que si vous êtes tenté/e, il vous faudra vous rendre en Espagne pour vous faire encrer par l’artiste !

Hey !

Vous vous souvenez du film Lego et de sa moralité (et son message sous-entendu commercial) comme quoi les legos, bah ce n’est pas uniquement pour les enfants (je plaide coupable, j’ai acheté un kit lego juste for fun après avoir vue le film…).

Encore une preuve que non, les enfants ne sont pas V.I.P avec ce personnage lego « Ink ». Un lego tatoué du bout des cubes jusqu’à l’espèce de… de… c’est quoi ce truc qu’il a sur le crâne ?

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20 dollars, c’est quand même salement cher pour ce que c’est, mais les plus collectionneurs d’entre vous y verront surement un sacrifice nécessaire et puis bon, avouez que sur le bureau d’un tatoueur, ça a de la gueule ! Faut savoir aussi que ce n’est pas du lego officiel, mais une boite américaine qui fait dans le custom.

Pour le lego, c’est ici => et le reste, c’est la =>

TOUTES LES PHOTOS DE CET ARTICLE SONT DES PHOTOS PERSONNELLES OU TROUVÉES SUR INTERNET (FACEBOOKS OFFICIELS DES TATOUEURS, TUMBLR). JE SOURCE LES ARTISTES DES QUE POSSIBLE.

 

Je viens d’aller faire des retouches sur mon bras, du coup j’ai bien envie de te causer de tatouage.

  • Législation

Tout d’abord : en France, il est interdit de se faire tatouer en-dessous de 16 ans révolus, et l’accord parental est obligatoire ; le tatoueur doit conserver l’accord écrit pendant une période minimale de 3 ans. Il est donc impératif que tout le monde ait sa carte d’identité.

Et il est aussi tout à fait possible que le tatoueur refuse de te donner rendez-vous, même avec un accord.

Pour ce qui est de la législation en matière d’hygiène, je te laisse consulter cette page du Syndicat National des Artistes Tatoueurs et celle du site officiel de l’administration française.

 

  • Pourquoi ne JAMAIS JAMAIS JAMAIS se faire tatouer à domicile

Les mesures d’hygiène dans un salon sont drastiques. Tout doit être nettoyé et désinfecté matin et soir, plus entre chaque client. Tout le matériel doit être stérile. De plus, les déchets doivent être mis dans des containers spécifiques pour éviter tout risque de contamination, ce qui nécessite du matériel pas donné et une récupération du contenu spécialisée.

Tu te vois reproduire les mêmes conditions dans ton salon ou ta salle de bain?

Toi aussi, essaye de trouver toutes les sources de contamination!

Propre ne veut pas dire suffisamment hygiénique pour une procédure impliquant de se faire de multiples plaies. Car un tatouage, c’est ça : une aiguille qui perfore la peau très très rapidement pour placer de l’encre suffisamment profondément dans le derme, pour qu’en cicatrisant, les nouvelles cellules ne puissent pas rejeter les pigments.

S’il y a un un animal, que ce soit dans la pièce à tatouer ou non, c’est la porte ouverte aux infections au moindre poil.

Donc, par pitié, va pas ruiner ton corps chez un scratcher, ces « tatoueurs » qui s’achètent une machine au rabais sur eBay et proposent des dessins pas chers chez eux ou chez toi, souvent d’une qualité exécrable.

Ton pote connait un pote dont la cousine a été tatouée par un mec chez lui et même que « ça s’est super bien passé et c’est grave moins cher qu’en salon »? Bah te mets pas en danger et essaye de convaincre le pote en question que c’est juste super dangereux et joyeusement illégal tout ça.

S’il s’en fout, change de pote. Après, lui il s’en fout peut-être de se faire tatouer n’importe quoi, mais tu as sûrement un chouïa plus de jugeote, non?

T’es mineur/e, tes parents veulent pas et t’as la flemme d’attendre? Attend quand même.

Sans déconner, je vois pas quel autre conseil donner. Et pour faire la vieille conne, tu risques de regretter. Je parle de ma propre expérience ; si, à 15 ans, j’avais décidé d’aller chez un scratcher faire ce qui me plaisait à l’époque… Je vivrais dans une grotte et je porterais des pulls à col roulé toute ma vie.

Et puis merde, une image vaut mieux qu’un long rambling véner :

Wow. Ces lignes droites. Cet ombrage délicat. Ces yeux étincelants de vie. Ce- non sans déconner c’est de la merde.

Je suis la seule qui pense que les nanas ont un poisson mort qui leur sert de bouche ou bien?

DAT SYMÉTRIE.

Je pense qu’il a fait la même gueule en passant devant le miroir après la séance.

Parce que oui : savoir bien dessiner N’EST PAS bien savoir tatouer. La très grande majorité des tatoueurs sont de très bons dessinateurs, mais l’inverse n’est pas vrai (tous les rectangles sont des carrés mais un carré n’est pas un rectangle, toussah toussah).

Anybref, le scratcher c’est caca.

Quoi? Tu t’en fous, toi celui que tu connais, il est super bon et tout est clean?

Okay, bon courage pour traiter une infection si en plus de te foutre d’avoir un truc moche, tu as la poisse.

L’une des infections les plus courantes chez les tatouages de scratcheurs. On en a pour plusieurs mois, et je te laisse imaginer le résultat.

Au cas où, je rappelle que certaines infections peuvent être mortelles et pour peu que l’aiguille n’ait pas été changée, tu peux choper quantité de saloperies venues de quelqu’un d’autre. Hépatite anyone? Osef. HIV? On s’en fout y’aura bientôt un vaccin laule.

Ceci est également valable si tu veux te tatouer toi-même en stick’n’poke, soit t’entêter à te piquer la peau des centaines de fois avec n’importe quel truc assez pointu et n’importe quelle encre, ce qui est tout aussi dangereux (en même temps, une épingle à nourrice et de l’encre de chine ou une aiguille à coudre et de l’encre à stylo, faut pas s’attendre à des miracles à la base, mais semblerait que les neurones soient fragilisés pour certains) et dont le rendu est systématiquement désastreux.

Déjà, regarde la race des « tatouages » de ceux qui font carrément des tutos sur le sujet :

Oui, il s’enfonce une plume de stylo dans la peau. Dieu seul sait comment il a pu se dire que c’était une chouette idée.

Admirez la régularité de cette pokéball.

Oui, il y en a qui en sont fiers.

Perplexe, si tu comprends ce que c’est, je paye une route du rhum.

S’il te plait, lecteur, sois sage et patient.

Économise, fais tes recherches, et surtout ne te mets pas inutilement en danger.

  • Choisir son tatoueur :

Consulte plusieurs tatoueurs. Compare les styles, les prix, les recommandations sur ton motif, les salons.

Demande à voir son book. Les tatouages présentés sont-ils frais ou cicatrisés? Les couleurs sont-elles assez intenses pour toi, les dégradés assez fluides? Les lignes sont-elles bien droites? Les aplats de noirs sans démarcation? Les tatouages sont-ils en accord avec l’anatomie? Quid de leur proportion?

Visite le salon. Est-ce que tout est propre? Du sol au plafond? La pièce où tu te feras peut-être tatouer est-elle immaculée? Quels produits sont utilisés, et quel matériel? Comment sont traités les différents déchets?

Pose des questions. T’as le droit de demander des renseignements, que ce soit sur le tatouage que tu veux, ceux des books, les dessins qu’on te propose, l’hygiène.

Le tatoueur te met-il suffisamment à l’aise? Tu vas peut-être lui confier ta peau et te faire piquer parfois pendant des heures et pas forcément super habillé (pour mon poulpe, qui me fait le bas du dos, l’intégralité de la fesse, la hanche et la cuisse, je suis nue des pieds à la taille ; pourrais-tu te mettre ainsi si nécessaire sans sentir plus de peur ou stress que la situation l’exige?). Si tu le sens pas : n’y va pas. C’est aussi simple que ça. L’instinct est ton meilleur atout.

QU’EST-CE QUI DEVRAIT TE FAIRE PARTIR EN COURANT EN HURLANT COMME UN MANIAQUE :

– Si le tatoueur n’a pas de book à te montrer, même sommaire ou sur une page web.

– S’il refuse que tu visites le salon dans son intégralité, de l’accueil aux toilettes.

– S’il te dit des choses qui te paraissent bizarres/incohérentes, par exemple si on te propose une seule séance de 4h « sans problème » si tu veux faire l’intégralité du dos des épaules au creux des reins en full couleur avec un motif très détaillé.

– Si ce qu’on te montre te semble mal réalisé, aux lignes tordues/coupées, aux couleurs trop vite fades ou mal dégradées, aux proportions ratées, pas adapté aux corps, etc.

– Si n’importe quelle partie du salon ne semble pas sur-méga-propre.

– Si on ne répond pas à ta question, ou si la réponse te semble bien trop vague.

– S’il n’est pas capable de reproduire un dessin.

– S’il n’est pas capable de te dire ce qu’il fait des déchets.

– S’il ne respecte pas les règles sanitaires au moment de tatouer : peau nettoyée, désinfectée et rasée en cas de pose de calque, port de gants, toutes les surfaces de travail utilisées nettoyées et désinfectées, aiguille stérile empaquetée ouverte et manipulée devant tes yeux à tout instant.

– S’il te met mal à l’aise au-delà du raisonnable.

 

  • Choisir son style :

 

L’OLDSCHOOL :

Aussi appelé Sailor Jerry, ce style typiquement occidental est aimé pour son côté rétro. Les motifs sont simples, souvent nautiques ou militaires. Ancres, pin-ups, navires, avions, roses, cœurs transpercés d’un poignard, etc. sont autant de motifs classiques. Les lignes sont nettes et assez épaisses, les ombrages limités, et les couleurs (le plus souvent chaudes) sont utilisées avec parcimonie.

ARTISTE : BAXTER DE DOUBLETROUBLE, ROUEN

ARTISTE : BAXTER DE DOUBLETROUBLE, ROUEN

 

 LE NEWSCHOOL :

Les codes sont moins stricts, on joue sur le côté street art ou cartoon, avec beaucoup de couleurs très flashy. Tous les thèmes s’y prêtent.

ARTISTE : ANTOINE DE CUP OF INK, ROUEN

 

LE LETTERING :

La clé des letterings se trouve dans le choix de la police. Type machine à écrire, manuscrit, gothique… Presque toutes peuvent s’y prêter. Il faut faire très attention à ce que le tatouage soit propre et lisible. Tout compte, la taille, la netteté, l’espacement des lettres et des mots… Autant de détails qui peuvent foirer un lettering. On trouve aussi beaucoup de jeux d’optique. Par exemple, un mot vu à l’envers en donnera un autre (un p devient un d).

ARTISTE : PIERRE DE MONSTER FAMILY TATTOO, GUINGAMP

 

LE NOIR ET GRIS :

Comme son nom l’indique, le noir et gris joue sur l’ombrage et le contraste pour être réussi. Deux écoles : certains utilisent directement de l’encre grise, d’autres exclusivement de l’encre noire diluée selon les besoins. Le rendu est quelque peu différent. Si tu veux du noir et gris, n’hésite pas à demander quelle technique le tatoueur utilise.

ARTISTE : BAXTER DE DOUBLETROUBLE, ROUEN

LE TRIBAL :

D’un noir bien opaque, ils sont utilisés dans des centaines de cultures à travers le monde depuis des siècles. Les aplats doivent être parfaitement homogènes et flatter l’anatomie. Chaque culture a ses propres codes et motifs. Le tatouage tribal comprend aussi bien les motifs classiques qu’on retrouve chez beaucoup de tatoueurs que les styles polynésiens.

Parenthèse chiante!

Le tatouage polynésien a toujours eu le vent en poupe, mais il serait bon d’éviter les amalgames.

Le tatouage maori est un type de tatouage polynésien. Un tatouage polynésien n’est pas forcément maori (les carrés, les rectangles, belote et rebelote). Chaque île polynésienne a ses propres codes et motifs, car il n’y a pas un seul peuple polynésien. Les tatoueurs spécialisés ont souvent un ou deux styles fétiches.

Si tu as l’occasion un jour, fais-toi tatouer là-bas, par un professionnel. Un ami qui a bossé aux Îles Marquises s’est fait faire le haut du bras sur place. Il a raconté les grands éléments de sa vie au tatoueur, qui a dessiné en conséquence avec les motifs et symboles propres à sa culture. C’est canon et plus authentique qu’un motif « style polynésien ». Mais ce n’est pas pour autant qu’on ne trouve pas en France d’excellents tatoueurs qui connaissent leurs motifs.

ARTISTE : PETER DE MEATSHOP TATTOO, COPENHAGUE

ARTISTE : PETER DE MEATSHOP TATTOO, COPENHAGUE

 

LE PORTRAIT :

Souvent en noir et blanc, mais ils peuvent être réussis en couleur. Beaucoup de tatoueurs ne sont pas spécialisés en portrait réaliste et vous orienteront vers des collègues qu’ils estiment plus experts.

ARTISTE : BAXTER DE DOUBLETROUBLE, ROUEN

ARTISTE : BAXTER DE DOUBLETROUBLE, ROUEN

 

LE BIOMÉCANIQUE :

Le biomécanique peut être ultra réaliste ou fantaisiste. Le but est de créer une illusion d’optique, en incluant des éléments métalliques souvent en rapport avec la partie du corps tatouée. Ainsi, on peut faire un cœur biomécha en tatouant un système de pompes et tuyaux représentant un afflux de sang artificiel.

ARTISTE : MIKE COLE, USA

ARTISTE : MIKE COLE, USA

 

LE JAPONAIS :

Le tatouage japonais est souvent en 2D, et la texture rappelle une tapisserie ou un dessin. Noir ou couleur, ils exploitent des symboles classiques : dragons, carpes koi, cerisiers en fleurs, monstres mythologiques. Ce sont souvent de très grandes pièces, dos entier, sleeve complète…

ARTISTE : MIKE DE CHIALE BABY, LILLE

ARTISTE : MIKE DE CHIALE BABY, LILLE

 

LE WATERCOLOR :

Comme son nom l’indique, on joue sur les effets qu’on retrouve dans la peinture aquarelle. Les couleurs peuvent être douces ou franches, le principal est qu’on retrouve les dégradés obtenus avec l’effet liquide de la peinture. Le côté « coup de pinceau » peut être très soft ou exagéré.

ARTISTE : AYGUL DE MEATSHOP TATTOO, COPENHAGUE

ARTISTE : AYGUL DE MEATSHOP TATTOO, COPENHAGUE

 

LE DOTWORK :

Le seul et unique stick’n’poke, qui se pratique à la main ou avec la machine. Les motifs sont géométriques ou culturels (celtique, hindou, ou nordique comme ci-dessous).

ARTISTE : WOLFE DE MEATSHOP TATTOO, COPENHAGUE.

 

LE BLACKWORK :

Encore plus de noir que dans le tribal! Le but est simple : recouvrir une partie du corps d’un noir mat, bien solide et parfait.

ARTISTE : MIKKI BOLD D’OBSCURUM INK, PETIT QUEVILLY

 

LES ENCRES UV OU A LUMIÈRE NOIRE :

A ma connaissance, en France, ça ne se fait pas, mais c’est de plus en plus populaire aux USA. L’encre réagit à la lumière noire et émet donc une phosphorescence. En gros ça envoie du bois en boîte. Attention, si l’encre est invisible à la lumière normale, la cicatrice, elle, est visible.

Egalement à noter, ces tatouages étant extrêmement récents, aucune étude n’a été faite sur leur façon de vieillir ou sur la composition des encres… Méfiance.

ARTISTE : CALLIE DE ART ADDICTION A BATON ROUGE, LOUISIANE

 

LE GÉOMÉTRIQUE :

.Ce sont soit des motifs culturels et/ou sacrés (mandalas, swastikas) soit des illusions d’optique souvent toutes en profondeur. On recommande l’usage d’un calque pour être sûr d’avoir une symétrie/des lignes parfaites.

ARTISTE : PETER DE MEATSHOP TATTOO, COPENHAGUE

 

L’ENCRE BLANCHE :

De plus en plus populaires, l’encre blanche est utilisée en France depuis seulement quelques années, mais fonctionne sur toutes les couleurs de peau. Le look fait cependant bien plus cicatrice que tatouage, mais c’est souvent le but recherché.

Attention cependant, à long terme, l’encre blanche peut se mettre à jaunir…

 

ARTISTE : MIKKI BOLD D'OBSCURUM INK, ROUEN

ARTISTE : MIKKI BOLD D’OBSCURUM INK, ROUEN

 

  • Taille et emplacement :

Plus un tatouage est petit, plus il sera rapide à faire (de quelques minutes à quelques heures mais toujours en une séance) et à cicatriser ; en revanche, plus un tatouage est grand, plus il pourra être détaillé. Inutile donc de ramener une feuille A4 recouverte et de le vouloir sur le poignet en plus petit. Le style est aussi à prendre en compte : le dotwork comportant énormément de petits détails, on le préfère en moyennes ou grandes pièces, alors que certains motifs traditionnels de l’oldschool (au pif, une ancre marine par exemple) se prêtent davantage à de petits emplacements comme un bout de bras.

Un bon tatoueur demandera systématiquement où tu veux te faire piquer pour pouvoir te conseiller sur la taille du motif et sa forme. Les lignes droites sont préférées sur les avant-bras et les mollets par exemple, alors que les courbes sont plus belles sur l’arrondi d’une épaule ou une hanche. Il est primordial de se fier à l’œil du tatoueur afin qu’il puisse placer le dessin le mieux possible. Un bon tatouage suit la forme du corps et embellit l’anatomie. C’est pourquoi certains tatouages se retrouvent plus sur les hommes (haut du dos) que sur les femmes (creux des reins) : la morphologie est différente. Cependant, tant que la forme du motif est adaptée à ton corps, aucune zone n’est interdite!

Certains te diront que l’emplacement influe sur la douleur. Vrai et faux. Les os sont toujours plus sensibles et font vibrer le reste du corps, si l’aiguille passe sur la colonne vertébrale ou la malléole d’une cheville, tu vas le sentir passer et ce quel que soit ton seuil de tolérance. Mais tout le monde a une gestion différente : la mastoïde réputée infernale, derrière mon oreille, ne m’a pas fait tiquer une seule fois alors ma hanche me fait méchamment grimacer à chaque passage de l’aiguille. La peau fine des poignets ou des pieds est très sensible et au ras des os, alors que le bras ou la cuisse sont très souvent mieux vécus.

 

  • Le dessin :

Alors là, c’est 100% ton choix. Certains ne vivent que pour des tatouages symboliques leur rappelant quelque chose, pour d’autres ce n’est que quelque chose d’esthétique.

Cependant, pour les premiers tatouages, on te conseillera souvent de faire quelque chose de petit et facile à cacher. La grande majorité des tatoueurs refusent de faire les mains et le visage, à moins que tu ne sois dans la profession ou déjà tatoué à hauteur de 60 à 80% du corps.

Certains tatoueurs te proposeront un motif sur mesure. Ainsi, pour mon avant-bras, j’ai juste demandé à mon tatoueur de me faire quelque chose de son cru sur le thème neurone :

ARTISTE : ANTOINE DE CUP OF INK, ROUEN A la moitié du temps, pendant la couleur, et 1h après. Au départ il était dans les rouges mais c’est vachement plus chouette en vert alien.

Il l’a donc dessiné de A à Z.

D’autres voudront que tu leur amènes un support d’abord : images trouvés sur le net, tatouages dans le style de ce que tu voudrais. Ils vont ensuite prendre les éléments et les intégrer dans leur propre dessin.

Parfois, tu craqueras sur un flash, ces dessins déjà faits (soit trouvés sur une planche de motifs standards, soit dessinés par le tatoueur et proposés parce qu’il a envie de les tatouer). C’est ainsi que j’ai eu mon Cthulhu. Un flash à la convention de Caen.

Tu veux peut-être qu’il tatoue un dessin que tu as toi-même dessiné ou qu’on a fait pour toi. Il se peut que le tatoueur demande à ce qu’on le retouche un peu (taille, forme inadéquate par exemple).

Enfin, il se peut que tu ne vois même pas le dessin avant qu’il ne soit sur toi. C’est le cas pour mon poulpe géant. Mon tatoueur me l’a dessiné une fois à même le corps, l’a pris en photo et s’en est servi pour le redessiner en l’améliorant à la première séance. Tout se fait en instantané. On appelle ça du freehand.

ARTISTE : ANTHO DE QUAI 37, ROUEN On voit bien la différence entre le tracé de la première séance, très fin, et celui de la deuxième qu’on a beaucoup épaissi et où on a commencé à faire les effets au croisement des tentacules.

  • Le temps :

Très, très variable selon le dessin, il faut prendre en compte :

– la taille

– le nombre de détails

– l’emplacement (certaines zones peuvent être plus difficiles à tatouer, notamment là où la peau est épaisse ou sur des vergetures)

– la quantité de lignes à faire

– la quantité d’aplats de couleurs brutes à faire

– la quantité de dégradés

Le tatoueur peut aussi avoir besoin de changer d’aiguille selon ce qu’il faut encrer. Les très grosses pièces comme mon poulpe se font en plusieurs séances, pour laisser la peau se reposer, ne pas dépasser le seuil de tolérance à la douleur qui grimpe au fur et à mesure que le temps passe, et aussi pour que le tatoueur ne perde pas sa concentration à force d’avoir le nez dessus.

A titre d’exemple, ces tatouages ont été faits en une grosse demi-heure :

ARTISTE : ANTHO DE QUAI 37, ROUEN

ARTISTE : ANTHO DE QUAI 37, ROUEN (Désolée pour la qualité de la photo je faisais la bonnasse avec ma webcam)

ARTISTE : YOHANN DORE, PERPIGNAN

Quant à bébé Cthulhu, on en a eu pour 3h à peu près :

ARTISTE : DAVID DE MONSTER FAMILY TATTOO, GUINGAMP

 

T’as tout à fait le droit de demander à faire des pauses pendant la séance, mais n’en abuse pas non plus. Pause pipi et clope avant de commencer éviteront d’interrompre le tatouage au bout d’une heure.

La majorité des tatouages nécessite des retouches après cicatrisation : ligne un peu effacée, couleur pas 100% homogène… Elles prennent souvent beaucoup, beaucoup moins de temps que le tatouage, car on ne repasse que sur les zones qui en ont besoin.

 

  • Le prix :

La plupart des tatoueurs ont un minimum incompressible pour chaque tatouage, souvent entre 60 et 80€. Certains font payer à la pièce, d’autres à l’heure, il est donc très très important de demander un devis pour éviter les mauvaises surprises… Beaucoup demandent également des arrhes à hauteur de 30% du montant total lorsque tu fixeras la date de votre rendez-vous. On peut te demander de régler avant le début de la séance ou après, et pour les grosses pièces en plusieurs fois, c’est à la préférence du tatoueur : soit tout au début, soit tout à la fin, soit un échéancier au fil des séances.

Méfie-toi des tatouages « à prix coûtant » ou aux tarifs trop attractifs. Dans le monde de la bodmod, on a que ce pour quoi on paye.

Plus le travail est élaboré et long, plus faudra raquer.

 

Encore une fois juste pour donner un ordre d’idée :

– L’insecte m’a coûté 50€, c’était un flash spécial Halloween chez ma perceuse.

– Les neurones m’ont coûté 80€ (ce qui objectivement est peu cher), 100% personnalisé, gros aplats de noir et couleur.

– Le Cthulhu m’a coûté 300€ au lieu de 350 car il a été fait en convention, donc j’ai eu une ristourne pour compenser le manque de confort (et parce que j’ai bien accroché avec le tatoueur, en même temps, Cthulhu quoi), peu de lineart mais beaucoup de dégradés et 19 couleurs en tout.

Si je fais le calcul, une fois le poulpe fini j’en aurais pour 980€ de tatouage sur le corps. Ce n’est pas une somme maigrelette et j’en ai parfaitement conscience.

Pour ce qui est des retouches, elles sont souvent comprises dans le prix de départ. Mais si tu les fais ailleurs que chez le tatoueur, attends-toi à devoir sortir le porte-feuilles!

 

  • De la bienséance qui va bien :

– Sois poli. De toute façon, tu devrais tout le temps être poli. Sauf si vraiment, vraiment, on te casse trop les couilles.

– Alcool/drogue interdit/e 24h avant la séance et 24h après.

– Fais un bon repas maximum 2h avant chaque séance.

– Ne chipotes pas trop. Essaye de voir ce qu’on peut te dire comme de la critique constructive. Ce serait mieux par-là. Ce serait plus joli si on le mettait dans cet angle. Il faudrait retravailler cette partie pour que ce soit harmonieux. Bien entendu, TU vas porter le tatouage toute ta vie, mais le but de tout tatoueur qui se respecte est de faire quelque chose de beau. Ce qui nous amène au point suivant.

– Fais confiance à ton tatoueur. Il s’y connait mieux que toi dans ce domaine.

– Sois propre. Ouais je sais, ça parait con, mais si tu te fais tatoueur le pied ou près de l’aisselle, ça coûte rien de prendre une douche juste avant d’aller te faire piquer et de porter des vêtements propres.

– Ne bouge pas. Ou en tout cas, le moins possible. Oui, ça va chatouiller, picoter, ou faire carrément mal. Reste le plus détendu et immobile possible. Si tu gigotes, non seulement le tatoueur va en chier pour faire son boulot correctement, mais tu risques de faire dévier sa main et de ruiner le dessin par une ligne tordue ou carrément dans la mauvaise direction.

– Ne viens pas avec toute la famille. Normal que tu sois en flip si c’est ton premier, ou que tu souhaites avoir de la compagnie si t’aimes papoter et que le tatoueur n’est pas loquace. Néanmoins, pas plus d’une personne avec toi, tant pour le confort du tatoueur (bruit par exemple) que pour l’hygiène. Il est aussi possible que le tatoueur n’autorise pas l’accompagnant à suivre le tatouage si la pièce ne s’y prête pas. S’il accepte, essayez de rester un minimum discrets et courtois.

– Alcool/drogue interdit/e 24h avant la séance et 24h après. A moins que tu kiffes pisser le sang pendant la séance au point que le tatoueur n’y voit plus que dalle, mais j’en doute.

Fais un bon repas maximum 2h avant chaque séance. Même si tu gères bien la douleur, ton corps va naturellement essayer de la repousser, car c’est une invasion en profondeur. Tu vas donc sortir de chez le tatoueur très fatigué et affamé, car cette résistance bouffe la quasi-totalité de tes réserves énergétiques. De plus, si tu stresses, tu vas commencer à attaquer les-dites réserves avant même d’avoir commencé, et tu risques de faire un malaise. Même si tu n’as pas faim, essaye de manger copieusement et quelque chose de consistant.

 

  • Aftercare :

On y est, tu vas pouvoir frimer avec ta nouvelle encre! Le tatoueur va te donner la marche à suivre, mais voici un rappel essentiel pour garder son tatouage beau le plus longtemps possible:

– On ne touche son tatouage qu’avec des mains PROPRES lavées juste avant. On ne met PAS son tatouage en contact avec les mains d’autrui ou des surfaces/objets sales.

Pas de bain, de piscine et de mer pendant minimum 1 mois. Dans une douche, l’eau est constamment renouvelée. Dans un bain, l’eau stagnante regorge vite de bactéries et de poussières. BERK.

Pas d’exposition au soleil pendant minimum 1 mois. Si tu dois aller au soleil, cellophane le tatouage (voir plus bas) et porte un vêtement.

Tu le laves normalement sans frotter. Si la peau est trop douloureuse, laisse juste couler l’eau dessus. Pour sécher, tamponne avec une serviette PROPRE, sans jamais frotter.

Ne te rase pas avant cicatrisation complète et parfaite du tatouage s’il est sur une zone rasée/épilée régulièrement.

Garde toujours le tatouage gras. Le plus souvent, on conseillera de la bepanthen. J’utilise personnellement du cicalfate : texture moins désagréable, sans odeur et qui s’étale mieux.

Garde la peau à l’air libre un maximum. Si c’est le bras, reste sans manches ou torse nu. Si c’est la jambe, tombe le futal dès que possible (en faisant attention à ce que le tatouage ne touche rien qui n’ait pas été lavé juste avant). La peau a besoin de respirer un maximum. Plus ta peau sera découverte, plus vite tu cicatriseras.

Si tu sors et que tu ne peux pas laisser le tatouage à l’air libre, applique une BONNE couche de crème et entoure-le de cellophane tant que tu portes des vêtements.

– Au bout d’un moment, le tatouage va te gratter. BEAUCOUP. La peau morte va petit à petit se détacher. Alors oui, c’est extrêmement tentant d’accélérer le processus naturel, mais surtout, n’enlève pas les bouts de peau morte et ne te gratte sous aucun prétexte. Si vraiment les démangeaisons sont insupportables, masse avec la crème après t’être lavé les mains, ou tapote doucement la zone qui gratte. Ça soulage pas mal. Mais bon, c’est comme les piqûres du moustique : moins on y pense, moins ça démange.

– Si tu as des retouches à faire, ce sera la même marche à suivre jusqu’à la nouvelle cicatrisation.

– Une fois que le calvaire est passé, 2 conseils pour garder les couleurs belles et éviter qu’elles ne s’estompent rapidement : évite un maximum l’exposition au soleil ou, si tu n’as pas le choix, baigne-toi dans la crème solaire et garde ta peau hydratée. J’utilise une crème nivéa lambda sur tous mes tatouages après ma douche et quand je sais qu’ils vont être forcés de prendre le soleil, j’utilise une protection indice 50 et reste le plus possible à l’ombre.

 

Maintenant que tu connais la marche à suivre, réfléchis à ton projet, parle-en à des professionnels, sois prudent et fais-toi plaisir!

Si le corps est un temple, rien n’empêche d’y creuser des douves et de peindre les murs. Après tout, les tatouages, c’est ce qui te quittera en dernier une fois dans la tombe.