Articles Tagués ‘the fourth is bearded’

Le 5 février prochain, The Fourth is Bearded sortira son tout premier album. Nous avons eu le privilège de recevoir le bébé en avant-première.

Nb : Je parlerai ici de la version CD, sur laquelle figure Winter Sun en Bonus Track. En effet, par soucis de place sur le support, elle n’est pas disponible sur la version vinyle.

tfib

Constat à la première écoute : des morceaux de 10 minutes, de la Delay, des parpaings, des sentiments. Les choses s’annoncent plutôt bien. On remarque aussi que l’album est divisé en deux grandes parties : la première est plutôt massive et énervée alors que la seconde, beaucoup plus atmosphérique, est ponctuée par de longues plages instrumentales typiquement post-rock.

[Teaser : https://vimeo.com/145112320]

Sleepless Night ouvre l’album proprement et efficacement. Assez répétitif et lancinant, on se retrouve immédiatement happé par la musique. On assiste à une superposition d’ambiances : tantôt, ce sont des riffs qui nous explosent au visage, tantôt on se noie sous une avalanche de delay saupoudrée de longs monologues parlés. La structure du morceau n’est pas sans nous faire penser à la manière dont Lost in Kiev structure ses compositions. Quoi qu’il en soit, le ton de l’album est donné : tristesse, souffrance, et autres joyeusetés.

Préparez-vous à sentir votre cœur se serrer et l’angoisse vous envahir. C’est le moment d’écouter His Eyes. Niveau composition, le groupe a joué la carte de la simplicité. En effet, ce morceau ne brille pas pour son originalité. Mais le travail vocal est tel que cela devient vite un détail. Impossible de ne pas être touché par ces intonations, cette voix presque cassante, qui donne une impression de profonde douleur et d’extrême fragilité.

End of an Era, seul morceau de moins de cinq minutes marque la fin de la première partie de l’album dont je parlais précédemment. Ici, The Fourth is Bearded a joué la carte de l’avalanchedeparpaingsdanstaface (oui, en un seul mot, parfaitement). C’est lourd, c’est violent, c’est direct, et ça fait du bien.

Puis vient notre Bonus Track, Winter Sun (le clip est juste au dessus, n’hésite pas à y jeter un coup d’oeil). Des plages instrumentales planantes, des samples, encore des plages instrumentales, un peu de chant pour agrémenter le tout. Je suis très curieuse de découvrir ce morceau en live !

Adixia (incontestablement mon gros coup de cœur de l’album) et Insomnia suivent à peu près le même chemin. L’agencement de la tracklist est judicieuse. En effet, on sent une réelle continuité entre ces trois morceau. De ce fait, difficile d’en écouter un sans avoir envie d’écouter les deux autres.

De manière générale, The Fourth is Bearded maîtrise l’art de créer de longs morceaux durant lesquels on ne s’ennuie pas. L’habile mélange de post-rock et de post-hardcore permet à l’auditeur d’explorer un riche panel d’émotions, bien que l’ambiance générale soit assez sombre. On appréciera particulièrement les longues plages instrumentales qui nous permettent de souffler et de prendre du recul sur ce que la musique nous procure.

On notera tout de même que le chant peut sembler un peu fort sur certains morceaux, notamment sur Sleepless Night, et que la batterie aurait gagné à être mise un peu plus en avant afin d’amplifier le côté massif des compositions axées post-hardcore.

Et si vous vous demandez ce que cela donne en live (Spoiler : ça déchire), vous pourrez retrouver The Fourth is Bearded à l’occasion de leur Release Party le 5 février au Havre, le 6 février à Caen, le 7 février à Paris (en compagnie de MIME que je vous recommande d’aller voir si vous en avez l’occasion) ou encore le 13 février à Rouen.

Vous pouvez retrouver l’album sur leur bandcamp.

Mardi 17 mars, le 106 nous offrait une soirée mouvementée à l’occasion de la 42ème édition du 106 expérience (tous les mois, le 106 organise un concert gratuit où sont présentés trois groupes régionaux sélectionnés par l’équipe d’accompagnement). Au programme, TOBOGGAN, un groupe de Post-Hardcore originaire de Rouen, The Fourth Is Bearded et leur Post-Hardcore teinté de Post-Rock, qui nous viennent du Havre, et Mick Hypnotik Sensation un groupe de Grunge / Stoner lui aussi originaire de Rouen.

  • TOBOGGAN [Post-Hardcore, Rouen]
Antonia Eros, au 106

Antonia Eros, au 106

SET-LIST : Wings for Icarus, I died a thousand times, Prayers of dust, Cur(s)e, Black screen/Sleepless night, Born dead, There’s a Storm coming

C’est TOBOGGAN qui ouvre le bal, avec Wings for Icarus. Sans prendre de pincettes. L’entrée en matière a pu sembler violente pour nos esprits encore un peu anesthésiés. Il a suffit de quelques secondes pour palper la monstrueuse énergie qui se dégage du groupe, pour être submergé par la puissance du son. Le chanteur ne tarde pas à se mêler au public, parmi lequel il passera la majeure partie de son temps. La foule s’agite, la température monte un peu plus à chaque morceau. Et lorsque l’on croit apercevoir quelques minutes de répit à l’horizon, tout s’agite à nouveau. TOBOGGAN ne nous a pas laissé souffler, nous a tenu en haleine du début à la fin de son set. Les morceaux s’enchaînent naturellement et les moments de communication avec le public sont toujours emplis d’humour et de sympathie. Bien que formé depuis relativement peu de temps (fin 2013), on a peu de reproches à faire sur cette performance live, et n’avons à aucun moment l’impression d’être face à des amateurs. Bref, des découvertes live comme celle-ci, j’en veux bien tous les jours !

  • The Fourth Is Bearded [Post-Hardcore/Post-Rock, Le Havre ]
Aské

Aské

SET-LIST : Winter Sun, End of an Era, Adixia, Insomnia

Le temps d’une bière et d’une cigarette, et on enchaîne sur The Fourth Is Bearded. Les musiciens s’installent, et soudain, on comprend l’origine du nom du groupe. Il est vraiment très très barbu, le quatrième. Et il a même agrémenté sa pilosité faciale de petites fleurs, la preuve en image !

Trêve de plaisanterie. The Fourth Is Bearded est incontestablement mon plus gros coup de cœur de la soirée. Et l’un de mes plus gros coup de cœur en live depuis un moment. Le groupe a su harmonieusement mêler la puissance du Post-Hardcore à la douceur et la mélancolie d’un Post-Rock plus posé, mettant parfois nos émotions à rude l’épreuve. Le jeu est propre, calé et fluide, les compositions nous touchent droit au cœur par leur sincérité, l’intensité fluctue en permanence, nous surprend. A aucun moment le groupe ne sombre dans le pathos, ni dans cette espèce de « trop énergique » mal dosé que l’on peut parfois rencontrer dans le genre. Puis vient le moment où The Fourth Is Bearded annonce son dernier morceau, Insomnia. On s’y plonge corps et âme, tentant de ne pas rater la moindre la note, la moindre subtilité. On aimerait que le temps s’arrête, que la musique continue encore un petit moment. Et puis c’est la fin. Le bruit de fond reprend le dessus. On se sent un peu démuni, presque mis à nu, privé du cocon offert cette musique enveloppante.

  • Mick Hypnotik Sensation [Grunge/Stoner, Rouen]

SET-LIST : non communiquée

Suite à ces deux agréables surprises, c’est plutôt confiante que j’attends Mick Hypnotik Sensation, bien que l’étiquette Grunge/Stoner me fasse toujours un petit peu peur. Mais malheureusement, ce que je redoutais le plus arriva. Messieurs, s’il vous plaît, arrêtez d’imiter la voix de Kurt Cobain. N’étant pas une adepte du genre, je pense ne pas être totalement objective, mais le temps m’a semblé long. On ne peut pas dire que leur set était désagréable, que la technique n’était pas là, ou que le groupe n’étais pas sympathique, bien au contraire. Mais disons qu’après la claque offerte par TOBOGGAN et The Fourth Is Bearded, Mick Hypnotik Sensation semble un peu faiblard. Cependant, une bonne partie du public avait l’air d’apprécier. Vous savez les goûts et les couleurs, hein.

Bref, un 106 expérience comme on aimerait en avoir tous les mois ! Encore merci aux groupes pour leur talent et leur générosité.

Toboggan

The Fourth is Bearded

Mick Hypnotic Sensation

Le weekend du 12 & 13 décembre dernier, L’Oreille Qui Traîne nous proposait son Marathon Fest : 2 soirées, 10 groupes à passer, le tout dans leur salle située rive gauche de Rouen, en association avec Emergence et Postghost Records..

J’ai donc bravé ma toux de tuberculeuse, la pluie normande et les relous du métro pour accompagner Baha lors de cet évènement pour vous proposer un live report à 4 mains.

12/12/14

  • La salle

L’Oreille Qui Traîne est une toute petite salle comme je les aime, intimiste, avec un petit bar aux prix carrément chouettes et des tables réservées au merch. L’une d’entre elles propose un beau stock de CD, vinyles, et même cassettes dans lequel on peut trifouiller à loisir. Il n’y a pas encore grand monde, mais on se sent bien, on pose nos culs sur des chaises après y avoir empilé nos affaires et on trinque au bon déroulement de la soirée avant d’aller recevoir les groupes.

  • Android Vegas [Death Metal Indus, Rouen]

10341596_629845177099915_4480369447199954574_n

Baha

Qui ne connait pas Android Vegas sur Rouen (celui qui lève le doigt dégage de la salle), l’un des pionniers de l’indus rouennais avec Noein (pour ne citer qu’eux). Découvert il y a quelques années, puis dans la cave du Gibier (il s’en passe des choses dans cette cave), au cœur du Théâtre du P’tit Ouest avec Noein et enfin à l’Oreille, ce soir-là. C’est l’occas’ également de chopper leur EP pour pas cher, afin de supporter l’un de nos groupes les plus connu de Rouen, avec Noein, Drenaï et j’en passe…

Pour en revenir à l’Oreille, le groupe lancera la première soirée et remuera doucement les spectateurs blasés par le taff, les cours, la vie quoi… Après tout, si on est ici, c’est pour se défouler, se prendre une bonne part de cake dans la tronche et être avec des gens qui, comme moi ou Squid, avons envie de passer un bon moment. Ça headbang doucement sur un indus maitrisé teinté d’une voix forte. Les lutins de Squid s’éclatent dessus en plein milieu du set. La soirée commence bien, pourtant… Pourtant !

Il y a un truc qui manque à Android Vegas, un je-ne-sais-quoi qui empêche le groupe d’avoir une vraie part de personnalité. Ça sonne trop « random » dans leurs compos et le synthé présent sur scène est vite oublié. On ne peut pas nier le talent des musiciens, ni qu’il s’agit de leur premier EP, mais même si j’ai passé un très bon moment pour cette ouverture, ça ne restera pas mémorable.

Squid

Je les ai déjà vus au Gibier de Potence en octobre, et j’avais bien kiffé ma race. Ils avaient la pouquette, on headbangait joyeusement avec les copains, bref, j’étais contente de les voir attaquer la soirée.

Pour l’anecdote, la bouille du chanteur et ses intonations me font clairement penser à Till Lindemann. Ce qui déclenche d’office pas mal de choses dans ma culotte. Je sais, c’est vous emmener très loin dans mon intimité mais Baha voulait que je commente sur le monsieur vu que j’ai pu dire un ou deux trucs sales pendant le concert à ce sujet. Voilà voilà.

Sinon, pour ce qui est du live : ils font le nécessaire pour chauffer le public, comme tant de premières parties avant eux, et les têtes bougent même si l’ambiance n’est pas à son maximum. Les lutins du premier rang par contre sont déjà à fond, à headbanger bien comme il faut collés devant le chanteur, qui interagit avec eux de manière tout à fait sympatoche.

Mais niveau présence scénique, je reste sur ma faim quand je compare à leur prestation au Gibier de Potence, où je les avais trouvé bien plus pêchus. Je trouve aussi, pour avoir réécouté par la suite, que le synthé avait tendance à se faire un peu oublier, ce qui est dommage.

Vous pouvez les retrouver ici et les écouter .

 

  • The Fourth Is Bearded [Massive Post Hardcore/Stoner, Le Havre]

10355701_949038238458503_8610000061224809703_o

Baha

Aie… Je n’ai rien contre le post, mais il y a un truc à ne pas faire… Ne jamais, JAMAIS, mettre du post en plein milieu d’une soirée. Android Vegas avait réussi à donner le ton, The Fourth is Bearded calmera les ardeurs. Après quelques échanges avec quelques membres bénévoles de l’Oreille, on apprendra que ce choix est surtout stratégique pour le groupe, qui nous vient du Havre et qui avait tout de même un bout de route à faire.

J’ai beau avoir commencé la critique sur un ton plutôt négatif, il n’en est rien du groupe ! J’ai appris à aimé le post avec les découvertes de Tenta ou encore avec ce que me propose Postghost Records. Je dois vous avouer que The Fourth Is Bearded tourne pas mal dans ma playlist maintenant.

Les gars ont une certaine présence sur scène, ils se montrent, prouvent qu’ils savent ce qu’ils font. Je me surprendrai à plusieurs reprises à fermer les yeux pour me laisser couler dans leur posthardcore.

Un petit regret quand même, mais des moindres. Je ne sais pas si c‘est dû à une certaine timidité ou juste sa personnalité, mais le chanteur qui a pourtant une certaine présence sur scène, se contentera de dire que quelques mots dans le micro, du bout des lèvres, un simple « merci » qui sera presque inaudible… Bah peu importe, leur set était plaisant et je serais ravi de les revoir sur scène, mais dans un concert uniquement post…

Squid

On enchaîne avec ce groupe au son nettement post-rock venu de chez moi (LH RPZ sisi (pardon)), qui cite comme références principales Cult Of Luna, Neurosis et Caspian (mais sans s’y limiter, précisent-ils).

Si tu veux encore une anecdote débile sur le chanteur, il me fait vaguement penser à l’un de mes cousins 10 ans plus tôt.

Pas de folie dans le public ; on écoute calmement en suivant la batterie, on se laisse porter. Quelques samples interviennent sur les morceaux, ce que j’aime beaucoup. Cependant, Baha et moi partageons le même avis : il est dommage que du post joue en deuxième. Mais après Android Vegas qui a cherché à chauffer le public, The Fourth Is Bearded le calme, ce qui nous fait espérer que les groupes suivants n’en pâtiront pas s’ils sont punchy. Et personnellement, j’aurais sans doute plus apprécié leur prestation en fin de soirée, après le rush, histoire de redescendre en douceur et de savourer davantage.

Cependant, le public est plus nombreux. Ah, ces gens qui arrivent à la bourre en festoche…

Ils sont et vous pouvez écouter leur titre Winter Sun ici.

 

  • Lost Pagan [Hardcore Marécageux, Amiens]

10369884_388937274609048_1466532437259822508_n

Baha

Je n’ai pas accroché à l’écoute de leur bandcamp, j’étais plus sur le groupe suivant (Tetchiot Krov) et c’est là mon erreur. Il y a vraiment un fossé entre l’écoute sur le net et les voir sur scène, te foutre une claque dans ta tronche tout en te disant «c’est du bon ça ! ».

Originaire d’Amiens, le groupe nous a offert un core sombre, aux mélodies lourdes et avec une voix d’outre-tombe. D’ailleurs le chanteur semble être totalement ailleurs, parti dans un univers que seul lui connait et le transmet à la salle avec le set de leur premier album.

Dans la salle, l’ambiance revient et la fureur de certains se libère dans le pit. Un homme-crabe passe par la, sans aucun rapport et on se tape une bonne banquette du core de Lost Pagan. Ça nous permet de nous préparer pour la suite !

Squid

Et « teinté de noirceur métallique » d’après leur bandcamp.

Le chanteur frétille, les musiciens sont dedans, l’ambiance redécolle sans problème après la douce parenthèse de The Fourth Is Bearded. Les lutins caracolent au premier rang, et se lancent même dans des pogos pour le moins sujets à débat (quand une demi-douzaine de personnes prend un espace de 2 fois la taille de mon salon pour se mettre sur la gueule véner tu te poses quelques petites questions quant à leur respect d’autrui, mais je ferais sûrement un article à part entière là-dessus).

On a la pouquette, on se dandine aussi bien qu’on puisse se dandiner dans un fest métalleux, on apprécie carrément l’énergie du groupe, très communicative. Le public est donc bien chaud pour accueillir le dernier groupe, que Baha et moi attendions avec une curiosité grandissante.

Ces messieurs sont  et tu peux acheter leur album et écouter un extrait ici.

 

  • Tetchiot Krov [Russian Death Metal, Rouen]

296588_232615560131373_1396636442_n

Baha

T’imagine même pas la patate que j’ai eu lors de ce concert. L’un des seuls groupes que j’ai eu le temps d’écouter en amont avant le fest et celui que j’attendais le plus pour cette soirée. Tetchiot Krov, un death métal russe fait par des Rouennais pour « la gloire de la mère patrie ».

Une session de 45min d’un death metal bien technique et franchement plaisant (je n’accroche quasi pas au death, c’est donc rare de me voir prendre mon pied sur ce genre). Malgré sa voix qui déconne (et encore, moi je n’ai pas vu la différence), le chanteur à la trique, descend dans la fosse, joue avec le public et reste dans son rôle toute le set.

Tecthiot Krov conclura parfaitement cette première soirée du marathon, offrant même par la, l’occasion d’avoir un avant-goût du lendemain !

Squid

C’est chapka sur le crâne et faucille en main que le chanteur démarre pour un cours de death metal communiste. Le grand final, blague sur Boris Yeltsin comprise (malgré les plaintes des lutins qui crient leur peine car ils ignorent qui est ce monsieur (sans déconner cliquez le lien c’est mon fou rire du soir)). On nous prévient que le chanteur a la voix niquée depuis le début de semaine, mais la prestation reste à la hauteur de nos attentes.

C’est cool, ça passe crème, on en redemande même. Le public est au maximum, à slammer contre un fond de Jack Daniel’s, la fosse à nouveau dangereuse pour quiconque ne souhaite pas recevoir des tatanes un peu trop enthousiastes et même berceau d’un authentique homme-crabe tellement à donf qu’on ne peut qu’avoir la banane.

On s’éclate, on se quitte en se fendant la gueule, et on a hâte de voir ce que la soirée du lendemain nous réserve.

Ces cocos sont ici et tu peux les écouter .

 

13/12/14

 

  • Murder Sermon [Horror Hardore, Rouen]

10846102_909186855760601_4198834514026485036_n

Baha

H&C horror show venu de Rouen, c’est le plat d’entrée pour cette seconde soirée du marathon et on tape fort avec Murder Sermon. Premier constat, y’a plus de monde au rendez-vous, la fosse prend ses premiers pogos de la soirée et le groupe met déjà le feu sur scène. Quoi de mieux pour commencer la nuit ?

Bon, je n’accroche pas à Murder Sermon, la voix me rebute un peu et l’univers ne m’invite pas à entrer (ou alors c’est moi qui reste sur le pas de la porte), mais je ne peux pas nier que le groupe à pas mal travailler sur lui-même, la compo est fluide, on comprend la voix du chanteur et leur set est varié.

La salle est chaude au bout d’une quinzaine de minutes, on peut passer à la suite, en espérant que le groupe suivant ne soufflera pas le froid comme la soirée passée.

Squid

Je précise de suite que je n’ai aucune légitimité pour donner un avis objectif car… je n’aime pas le hardcore.

Rien à faire, j’accroche pas. Du coup je me sens plutôt mal placée pour critiquer, que ce soit en positif ou en négatif, quelque chose que je ne connais pas et ne suis de toute façon pas capable d’apprécier à sa juste valeur.

Voilà qui est dit.

Pour attaquer cette soirée, c’est Murder Sermon, un groupe local dont l’EP est en cours d’enregistrement.

Il y a plus de monde que la veille, et l’ambiance chauffe aussi plus rapidement. On retrouve nos lutins maléfiques et intenables qui sautent partout. Il y a de l’ambiance, ça se bouge, il fait déjà presque trop chaud. Une belle mise en jambe qui se fera avec moins de difficultés que la veille.

Retrouvez-les sur leur facebook.

 

  • A Rising Hand For Elijah [Metal/Hardcore/Progressive, Louviers]

1506795_909187409093879_8979745427425815073_n

Baha

OK, claque dans ma gueule…

A Rising Hand For Elijah, c’est un groupe de metalcore dopé aux amphet’, survitaminé et maintenu en éveil constant par de la caféine en intraveineuse. Tu as deviné tout seul champion, mais ce groupe est l’une de mes grosses surprises et découvertes de la soirée.

Murder Sermon avait posé les fondations, A Rising Hand For Elijah y mettra les murs, le plafond, les chiottes et les rideaux (pourquoi les rideaux ? On s’en fout). Inspiré par des groupes comme Architects, August Burns Red ou Viatrophy encore. Sinon, sur scène, ça donne quoi ? Bah les ptits gars  s’amusent comme des fous en restant pro, le chanteur est dans son trip et ça, c’est du bon. Le set nous en balance plein les mirettes. C’est du core clair, avec une compo bien maitrisée, autant plaisant à l’écoute que dans le pogo. En plus, leurs trois premiers titres sont dispo gratuitement sur leur bandcamp si tu veux t’y essayer.

N’empêche, grosse surprise au bout du compte, c’était leur premier concert sur scène. Sur le coup, je me dis que ce groupe mérite un putain de coup de projecteur sur eux et je leur souhaite de poursuivre leurs aventures !

Squid

Comme l’a souligné le patron, première prestation sur scène, même si chaque membre a déjà joué auparavant. J’ai plus apprécié que Murder Sermon, à titre personnel, mais je ne saurais pas m’expliquer exactement.

Enfin, je suis plus sensible à la voix du chanteur, certes, mais quant à savoir le reste du pourquoi, je suis moi-même sur la touche. Je trouve également leurs titres studio plutôt chouettes, même si on reste loin de mon registre (pourtant bien random et wtf). Je me laisse porter par le groupe, j’ai le sourire et la pouquette.

Ils sont  et tu peux les écouter ici.

 

  • Nasty Toaster [Modern Hardcore/Metal, Rouen/Le Havre]

10846252_909188222427131_402487349445200510_n

Baha

Allez, ça continue ! Nasty Toaster est un groupe qui virevolte pas mal sur Rouen et Le Havre, qu’on retrouve souvent sur scène et qui s’est déjà bien fait connaitre. Autant dire que c’est de la qualité, leur prestation pour cette soirée sera à la hauteur de leur réputation.

Le grille-pain infernal balance sans complexe son hardcore/modern métal avec un chanteur qui bondit sur scène, qui se roule par terre et qui profite de son public. C’est cool, ça claque bien, un gars tente un slam et se mange le sol, ça sera le gros LOL de la soirée ! Le set se poursuit, brutal et implacable, Nasty Toaster retourne la tête des spectateurs et certains marchent « littéralement » au plafond lors des slams.

Mais ce qu’on ressent surtout, c’est que Nasty Toaster, outre son professionnalisme, prépare la scène pour le groupe suivant. Les musicos enchainent les morceaux, ne laissant aucun répit à la salle et la fait chauffer à blanc. Lorsqu’ils arrêteront, l’odeur de sueur se fait sentir et la vibration qui secoue tes os est encore la, bien présente, en attendant de ressortir pour le clou du spectacle.

Squid

Encore du hardcore, décidément, cette soirée n’est pas la mienne!

Des problèmes de dos assez violents m’empêcheront de profiter du concert de toutes façons. J’ai passé le set assise derrière la foule, ce qui ne permet pas vraiment de kiffer.

Je ne peux donc que vous conseiller de vous fier à l’avis de Baha.

Leur page ici, leur bandcamp .

 

  • Noein [Cyber Metal, Rouen]

 10372007_909190122426941_5112833530477848529_n

Baha

On le savait un peu avant le marathon, c’était la dernière de Jenni, la chanteuse du groupe Noein, l’un des autres piliers du métal indus de Rouen, alors quoi de mieux qu’une dernière danse à l’Oreille pour conclure cette belle aventure ?

C’est dans cette esprit que le groupe s’est installé sur scène avant de balancer la sauce Noein : des riffs rapides, saccadés, puissants, une batterie qui cogne au rythme du cœur d’un petit vieux en train de copuler, agrémentant une compo sombre, mécanique, le tout servant de tapis rouge à la voix de Jenni, une voix forte, brutale et sombre qui colle parfaitement avec le thème de Noein (clonage, corporation… Bref, le futur sale).

Le set du groupe dura un peu plus que prévu, il faut bien conclure cette page en beauté et le groupe s’en donnera à fond ! La dernière fois que je les ai vus, c’était au concert dans le théâtre le P’tit Ouest et je peux dire que leur passage a été le meilleur que j’ai vu du groupe.

Au final, Jenni quitte le groupe pour de nouvelles aventures et c’est sur une belle photo que le concert de Noein se termine.

Squid

Groupe rouennais qu’on ne présente plus, Noein était bien entendu LA tête d’affiche de ce festival, et pour cause : c’est le dernier concert avec leur chanteuse actuelle, qui quitte le groupe pour raisons personnelles. Ils sont attendu de pied ferme, le nom Jenny est hurlé à tire-larigot, et les gens sont transis dès que Noein débarque. C’est la folie, ça hurle, ça fait même une pyramide de cheerleaders (POURQUOI) qui sera dégagée assez violemment par une demoiselle (merci mille fois).

Cette prestation de Noein, c’est la première pour moi, et je me sens un peu exclue de débarquer à the end of an era. Ma première et ma dernière avec Jenny comme chanteuse, donc.

Anybref, qu’est-ce que ça vaut en live aux yeux d’une noob? C’est bon, c’est très bon, la voix est puissante, les zikos mènent un train d’enfer, ça sent la sueur et les cheveux dans la gueule. Mon dos soulagé par la station assise pendant Nasty Toaster, je kiffe bien, je sautillerais presque, prise dans la chaleur de la fosse et du groupe dont l’enthousiasme est putain de communicatif.

J’aurais vraiment raté quelque chose si je n’avais pu assister à ce concert.

Leur facebook et leur site officiel.

10351228_10152875509300270_4895888751671512953_n

Malheureusement, la fatigue et le dos pourri aidant, nous ne pourrons assister à la performance des 2 derniers groupes. Je ne doute pas qu’ils ont été à la hauteur pour reprendre la scène après l’explosion Noein, et souhaite de tout cœur pouvoir les applaudir rapidement.

 

  • Alors ? Heureuse…

 

Baha

Notre premier report se termine sur le départ de Jenni, mais également sur une putain de bonne soirée de fin d’année, qui nous a permis de découvrir de nombreux groupes et de retravailler avec l’Oreille qui traîne.

Premier report et on voit nos lacunes, nos manques…C’était plus un entrainement pour moi, afin de voir ou nous pourrions aller la prochaine fois ! Les fêtes de fin d’année nous ayant retardés, on espère que ce report vous a rappelé de bon souvenir, à contrario, de découvrir d’excellents groupes et de vous donner envie de traîner l’oreille à l’Oreille (ahaha, jeu de mot pourri, j’ai honte !).

Merci à l’équipe de L’Oreille qui traîne, Postghost records et Émergence records pour leurs invitations et leur sympathie, aux groupes pour la soirée et à Fabien Giraud pour les photos de la seconde soirée ! Les autres photos viennent des FB des groupes.

Et enfin, merci à Squid d’avoir bravé fièrement ses douleurs et d’être venu taffer avec moi !