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The Von Corda (anciennement J. Von Corda & The C. Southern Poison Light – bien moins facile à retenir, je vous l’accorde-), groupe français originaire de Toulouse ont enregistré trois EP, de cinq titres chacun, entre septembre 2014 et février 2015, intitulés Carnation #1, Carnation #2 et Carnation #3. Avant de continuer votre lecture, je vous invite à regarder ces trois pochettes dans le détail, parce qu’elles sont sacrément classes.

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Difficile de parler d’un EP sans parler de tous les autres, tant les trois opus semblent indissociables. Von Corda nous offre un son teinté de folk, de noise, et même de quelques touches de post-rock par-ci par-là. Parfait pour déverser ses états d’âme pleins d’amertume.

On peut classer les morceaux de Carnation en deux catégories : il y a les morceaux chantés, avec une voix masculine, et les spoken words, avec une voix féminine cette fois-ci. Globalement, chaque titre est plutôt court, et ne dure pas plus de 3 minutes 30.

Voici quelques petites choses à retenir sur chacun des EP :

Carnation #1 (release : 22/09/14) : Jerk, morceau plus Rock’n’Roll que le reste de l’EP. On apprécie aussi Amour, morceau minimaliste nous rappelant vaguement Noir Désir, du moins au niveau de l’ambiance. Ici, c’est la voix qui fait tout.

Carnation #2 (release : 11/10/14) : Certains morceaux, notamment Le Grand Mouvement ou A621 ne sont pas sans nous inspirer un savant mélange de Noir Désir et de Louise Attaque. Dans Cul de sac, la technique vocale évolue pour arriver à mi-chemin entre chant et spoken word.

Carnation #3 (release : 11/02/15) : Avec Tocsin, on entre dans la sphère nébuleuse des morceaux de plus de 5 minutes. On sent nettement l’influence des Pixies et de Radiohead, sans pour autant tomber dans le cliché de la pâle copie. Affût se réfugie dans le noise : des samples de radio que l’on règle, des effets sur la voix la rendant très artificielle… Et enfin, le très post-rock Sucre, qui mêle les deux voix avec lesquelles nous nous sommes familiarisées depuis le début de l’aventure Carnation.

On constate une nette progression dans la composition et l’interprétation, surtout dans Carnation #3. En effet, à partir de là, le groupe ne lésine plus sur les effets, les compositions semblent mieux construites, et les voix plus maîtrisées. Malgré tout, le groupe reste fidèle à son identité et, sans se faire d’infidélité, nous montre la manière dont il est capable d’évoluer. Affaire à suivre !

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Tiens, si je me remettais à écrire des chroniques ? Mais avant de vous parler du sujet, je vous laisse en compagnie de vieilles mamies sympathiques comme intro !

Le bon côté, c’est que mon humour de merde ne m’a pas quitté, mais au moins on a déjà un pied dans la thématique de cette chronique… Non, pas le couscous, les pirates ! (Suis un peu lecteur !).

Pour le coup, je vais vous parler de Barbar’O’Rhum, un groupe qui nous vient de Toulouse et qui joue du pirate folk métal… Allez, on embarque et on lève l’ancre !

 

Mets ton tricorne et bois ton rhum !

C’est dans la marée humaine toulousaine que le navire de Mathieu (Libertalia/Ex-Les compagnons du Gras jambon) vogue depuis huit ans en composant des dizaines de morceaux avec pour thématique la piraterie, les Caraïbes et le rhum (oui lecteur, tu vas avoir beaucoup de référence à cet alcool !). Durant son voyage à travers les mers, il rencontre en 2013, deux flibustiers avec qui Mathieu créera son équipage : Boris (Basse/ ex-Natural Mortica) et Colin (Synthétiseur/ Ex-Natural Mortica aussi).

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Avril 2014, deux autres marins rejoignent le navire, d’un côté Corentin (Guitare) et Richard (Batterie/Ex-Brick A Drac) et en 2015, on peut déjà compter un grand nombre d’abordages sur les scènes du Sud-Ouest de la France (Le Bikini de Toulouse a été également victime d’actes de piraterie de la part du groupe) et d’une excursion en Allemagne pour le Festival Maritim.

Ainsi naît Barbar’O’Rhum, un Rock & Rhum, agrémenté de flûte, de cornemuse, le tout avec la basse, la guitare et la batterie d’une scène métal. Un groupe qui a débarqué en début d’année chez Rock’in Radio et à qui ont a promis une critique sur leur démo Barbar’O’Rhum. Du coup, j’enfile mon tricorne, je prends mon sabre, je m’engloutis un shoot de Kraken et je file à l’abordage !

 

Ce qu’en pense le Kraken… Euh, le dragonnet !

La démo de nos chers pirates est dispo sur Soundcloud et contient trois morceaux, enregistrés, mixés et masterisés par PhormorG en 2014. Les trois morceaux, tous chantés en français et d’une durée d’à peu près cinq minutes chacune, racontant chacun une histoire se rapprochant des grandes légendes des mers… Barbe Noire ou bien le Hollandais volant, c’est ce que nous propose le groupe !

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Cœur de l’océan est le premier morceau et nous raconte une belle histoire d’amour… de cul… Bref ! Notre bon capitaine tombe sous le charme d’une donzelle lors d’un abordage et s’en retrouve envouté par la belle sirène. Première chose qui me fait tiquer… La voix ! Sur le soundcloud du groupe, elle est partiellement couverte par la compo des autres membres du groupe, ce qui fait que j’ai loupé certains passages, avant de réécouter et de tendre l’oreille… Ou alors c’est foutu et je deviens sourd ! Par contre, le fait de chanter dans la langue de Molière ne me gêne absolument pas, j’ai pris un malin plaisir à écouter les histoires du groupe, mais revenons au Cœur de l’océan qui reste un morceau énergique avec la flûte qui accompagne le tout ! Mi-figue, mi-raison et pas trop de rhum pour le coup avec ce premier morceau malgré l’énergie dont elle déborde.

Le trésor maudit de Barbe Noire que je dédie au cap’taine du Gibier de Potence, lui qui veut tellement prendre la mer (ou ta mère, ça dépend des fois)! C’est une chanson de taverne, une histoire de pirate sur le fameux trésor du maître des mers, le capitaine Barbe Noire. Encore une fois, la voix se fait mâcher par la composition, que je n’accroche pas totalement pour le coup avec le synthé derrière, malgré la présence des instruments à vent. Je ne dis pas que le morceau est mauvais, attention ! Mais sa construction me laisse pensif, peu être que s’il avait été un poil moins rapide, on comprendrait mieux le chant (même si le refrain est tout à fait audible ?!).

Le Hollandais Volant transforme la donne, j’entends enfin la voix bordel !!! La rythmique est beaucoup plus accrocheuse et le côté pirate de la compo ressort plus. Par rapport aux autres morceaux, que je trouvais un tantinet faiblards, celui-ci dévoile toute l’identité de Barbar’O’Rhum : des chansons de pirates sur des instruments à vents et électriques, qui nous racontent l’histoire des mers et de ceux qui tentent de la dompter ! Est-ce parce qu’il s’agit du dernier enregistré et que le groupe à eu le temps de gérer les quelques soucis ?

 

Alors cap’taine ? On fait quoi pour le rhum ?

On le boit ! Pardon…

Que dire de Barbar’O’Rhum ? J’y crois ! Bien sûr, j’adore l’univers, la thématique pirate et ce côté folk. Comme le disent les potos de Drenaï (Rouen) dans le folk, vous avez plein d’univers variés, mais tous très utilisés… La piraterie reste l’un des rares qu’on ne voit pas à tous les concerts de folk… Oui bon, vous avez Alestorm et puis ? Je pense que Barbar’O’Rhum à un énorme potentiel, malgré que, deux morceaux sur trois, je n’entends pas la voix (ou alors il est temps de me mettre un sonotone).

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Je conseille ce groupe aux plus curieux, mais aussi aux amateurs de folk et de pirate. De mon côté, j’attends la suite… Allez les gars, sortez un Ep qu’on puisse reprendre la mer avec vous !

 

MAJ 04/07: Il semblerait que ce soit mon son qui merde, après discussion avec un autre amateur de musique pirate… Je vais donc réecouter avec un casque et en fonction, j’éditerais la chrochro !

 

Des liens, plein de lien !

 

Quand je vois la scène de Léonidas (du film « 300 ») balançant les Perses dans son trou (glory hole !), je peux plus m’empêcher maintenant d’imaginer cette même scène, mais avec du Alea Jacta Est derrière. Ca change tout, on ne dirait pas qu’il s’agit d’une exécution en bonne et du forme, non non, mais d’un putain de moshpit en préparation ! Imagine maintenant tout le film comme ça et c’est juste un concert de hardcore entre Spartiates et Perses, rien de plus (quoi le sang et les morts ? Ce n’est pas habituel dans le hardcore ? Ah… bon…).

 

 

Bon déjà, c’est quoi le trip que je me tape avec ce mix hardcore/Spartiate ? C’est un peu représentatif de la personnalité du groupe que je tiens à vous faire découvrir dans cette chronique. Alea jacta Est  (qui veut dire en bon latin, le sort en est jeté) est un groupe de hardcore toulousain, crée en 2006 et s’inspirant pas mal des péplums romains, mythes grecs et autres masses de muscles à demi nues et  poilues recouvert de sueur (non je parle des gladiateurs, pas des coreux… même si ça se ressemble !). On y retrouve des inspi comme celle de Strife, Terror, Madball…

Alea Jacta Est débute dans le milieu coreux avec une démo de trois titres et une tournée en 2007. Le groupe ne tarde pas à fait un split avec le groupe « Fat Ass » en 2009 avant de gratter un temps pour sortir leur premier album Gloria Victis en 2010. Rien de bien folichon jusqu’à maintenant, sauf que Alea Jacta Est se retrouve à être bien vite connu à travers le monde… Le groupe fait notamment partie des labels USELESS PRIDE RECORDS (Europe), FONO LTD (Russie), PANDA CLAW RECORDS (USA) et SAMSTRONG RECORDS (Asie). Autant dire que ça ne chôme pas et que la qualité est au rendez-vous (maintenant, explique-moi pourquoi j’ai la musique de Minus et Crtex en tête ?).

Après plusieurs tournées (en Russie notamment), le groupe nous pond un nouvel album, le deuxième, intitulé Vae Victis, en avril 2014.

Alors à l’écoute, qu’est-ce qu’a dans le ventre le hardcore d’Alea Jacta Est ? On se retrouve avec onze morceaux énergiques, bourrins,  massifs, déboulant de nulle part pour te foutre la race de ta vie. Des riffs qui ronronnent comme un tigre perse avant de se prendre une furieuse raclée par 300 spartiates entre deux two-steps qui donnent enfin un peu d’air pour respirer à travers ce massacre de tripes à l’air. Vous l’aurez compris, c’est du violent, du bon, du hardcore qui défoule, avec une grosse inspi guerrière derrière ! Ceux qui n’aiment pas le hardcore pourraient être surpris, le chant est plutôt clair et la compo vachement fluide, c’est du travaillé, avec pas mal d’idées derrière comme ces samples sur 300, Gladiator, Rocky ou même Star Wars (oui oui, écoute le final !), on sent que ça a bien déconné derrière une fois la guerre finie.

À coup sûr, élu meilleur album de harcore de cette année et dans mon top 5 des meilleures découvertes de Rock’in Radio. Je finirai cette petite découverte par quelques mots qu’on retrouve sur le FB du groupe : « We are a rock band, playing metal music, with hardcore attitude & a punk rock mentality. »

Fuck Yeah ! Je m’en vais rejoindre Léonidas et Maximus dans le pogo !

Baha